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        <title>Touraine Sereine - tographe</title>
        <description>Touraine Sereine</description>
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        <lastBuildDate>Sun, 14 Sep 2008 11:51:08 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Notule pour &quot;Scanners&quot; de David Cronenberg</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 07 May 2008 09:57:23 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Scanners&lt;/em&gt; : inversion du mythe d'Abel et Caïn, puisque le mauvais fils - sacrilège et destructeur - est ici l'aîné.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cela dit, on ne sait si,&amp;nbsp;à la fin, l'un des deux corps réduit en bouillie volcanique, le survivant est &quot;le bon fils&quot;, comme il le proclame (&lt;em&gt;I am Cameron&lt;/em&gt;), ou si c'est Caïn/Darryl qui a triomphé, sous son vrai visage. L'hypothèse d'une fusion des deux n'est pas à exclure, ni, d'ailleurs, que tout cela soit du parfait Portninwak...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'un &lt;em&gt;&lt;strong&gt;est&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; l'autre, comme dans tout schéma duel (et non dualiste).&lt;/p&gt; 
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                <title>I'll Sleep When I'm Dead</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Tographe</category>
                                                <pubDate>Sat, 13 Oct 2007 09:55:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;HIer soir, c'était, après une longue et belle journée très cérébrale, &lt;em&gt;I'll Sleep When I'm Dead&lt;/em&gt; de Mike Hodges, film impressionnant à bien des titres. Le savant dosage d'accents cockney très variés n'est pas pour rien dans le plaisir très musical que j'ai pris à regarder ce film, sans compter plusieurs gros plans sur des &quot;gueules&quot; mémorables (yeux de Clive Owen, face tordue de Jonathan Rhys-Meyer, rictus tickyholgadesques de Jamie Foreman, impassibilité vibrante de Charlotte Rampling, profil plus qu'aquilin du légiste...) et une intrigue mêlant habilement la simplicité du film noir à quelques impasses sémantiques bien senties.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a aussi, immanquablement, quelques posters de Coltrane, ou la mention comme en passant, sur un message de répondeur anodin, d'un concert de Terence Blanchard, qui situe l'esthétique &quot;noire&quot; du film aussi du côté du jazz post-bop des années 1960, ce qui n'est pas rien. Il y a aussi cette contre-plongée isolée sur Foreman et Owen juste avant leur première incursion dans le jardin de l'assassin sodomite.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Après les nanards de ces derniers temps (&lt;em&gt;Gattaca&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Million Dollar Baby&lt;/em&gt;), that was a real whiff of fresh air, mate !&lt;/p&gt;
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                <title>Tony Takitani, d'un désir hérésie</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Tographe</category>
                                                <pubDate>Sun, 15 Apr 2007 09:15:16 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Palatino Linotype'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Un film qui laisse à penser que l’œuvre littéraire dont il est l’adaptation ne mérite pas qu’on s’y intéresse mais qui vous laisse, en revanche, profondément impressionné et désireux de mieux connaître le cinéaste, voilà un objet précieux de fantasme, un terrain de hantise.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Palatino Linotype'&quot;&gt;En 1997, à Paris, je fis découvrir à des amis – dans la cave surchauffée qui tenait lieu de salle vidéo – un film qui revêtait pour moi une importance capitale, investi d’une valeur esthétique qui tenait autant au paysage (à la scène), qu’aux visages (aux faces) et à l’affrontement (au jeu). Il s’agissait d’&lt;i&gt;Onibaba&lt;/i&gt; de Kaneto Shindo, un film de 1964 que j’ai regardé trois ou quatre fois, puis plus jamais revu (ni aucun autre du même cinéaste d’ailleurs). Je nageais alors en pleine péri&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Palatino Linotype'&quot;&gt;od&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Palatino Linotype'&quot;&gt;e Ozu, et &lt;i&gt;Onibaba&lt;/i&gt;, tout aussi génial, est une sorte d’anti-Ozu absolu.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Palatino Linotype'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Jeudi soir, j’ai découvert &lt;i&gt;Tony Takitani&lt;/i&gt; de Jun Ichikawa. Ce film se signale par une technique de fondu linéaire et panoramique qui permet d’enchaîner les scènes au moyen d’objets-écrans&amp;nbsp;: la caméra glisse, de gauche à droite, derrière une lampe qu’elle interpose entre la scène et le regard, le gris noircit puis, sur la droite apparaît progressivement la séquence suivante. Cette technique &lt;i&gt;entrecoupante&lt;/i&gt; est très caractéristique du film (comme la musique de Ryuichi Sakamoto), en ce sens qu’elle donne rapidement une impression de surcharge, d’excès esthétique, qu’elle témoigne d’un désir outré, outrancier, exagéré. Que le cadrage et la mise en scène même soient le creuset où s’ancre le plus profondément le désir du cinéaste – et celui du spectateur –, il y a longtemps que je m’en persuade, et les films d’Ozu, en ce sens, furent une étape majeure. Ici donc, enchaînement surjoué des séquences&amp;nbsp;; présence envahissante de la musique&amp;nbsp;; effacement des dialogues par rapport à la voix off&amp;nbsp;: une représentation en acte de l’obsession (thème (ou sujet&amp;nbsp;?) du film).&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Palatino Linotype'&quot;&gt;Dans la mesure où l’obsession crée le film, où c’est elle qui le porte, en enfante l’imaginaire autant que les images, on peut dire qu’elle en est le sujet. L’obsession a fait naître ce film de toutes pièces (obsession du prénom, phobie obsessionnelle tant de la vie de couple que du délaissement, obsession vestimentaire, obsession des machines et de leurs détails) et dans toutes les pièces&amp;nbsp;: s’il est un point de rencontre entre ce film d’Ichikawa et le cinéma d’Ozu, c’est dans la passion des lieux, et singulièrement des lieux clos (les «&amp;nbsp;pièces de &lt;i&gt;x&lt;/i&gt; tatami&amp;nbsp;» des nouvelles d’ Osamu Dazai). Lorsque l’employée de Tony, subjuguée par les centaines d’habits de la défunte et submergée d’émotion, se met à sangloter en allant d’un cintre à l’autre, c’est dans cette pièce qui n’avait été qu’à peine vue auparavant et sur laquelle la caméra s’attardera vide plus tard. Les piles, plutôt m&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Palatino Linotype'&quot;&gt;od&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Palatino Linotype'&quot;&gt;estes, de vieux vinyls auront remplacé les tissus précieux, mais la pièce, elle, happe, si elle hante.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Palatino Linotype'&quot;&gt;En revanche, la nouvelle de Haruki Murakami, si tant est qu’elle soit reprise fidèlement dans le texte lu en &lt;i&gt;off&lt;/i&gt;, ne suscite pas, chez moi, le moindre désir. Déjà, j’ai abandonné à son sort, il y a quelque temps, un roman – &lt;i&gt;Kafka sur le rivage&lt;/i&gt; – que C. a lu avec des sentiments mi-figue mi-raisin. Un bref survol de la Toile m’apprend, cependant, que &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://french.imdb.com/name/nm0406722/&quot;&gt;Jun Ichikawa&lt;/a&gt; a réalisé une petite quinzaine de films… et &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Kaneto_Shind%C3%B4&quot;&gt;Kaneto Shindo&lt;/a&gt; quarante au bas mot&amp;nbsp;! Tout un programme&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Time’s Mirror / Train shuffle</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Ecrit(o)ures</category>
                                <category>Jazeur méridional</category>
                                <category>Tographe</category>
                                                <pubDate>Sat, 30 Dec 2006 10:15:05 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Les remous du drap blanc qui va servir de nappe – lors d’un pique-nique pré-électoral – envahissent l’écran sans que l’on sache, le temps d’une ou deux pulsations, si l’action va désormais se transporter sur un navire, dans le ciel des anges, dans une fabrique d’édredons. Ce drap blanc qui frétille, tangue au gré des gestes gracieux de deux figurantes, représente aussi ces fausses mers de théâtre, comme, par exemple, dans la première scène de &lt;i&gt;La&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Tempête&lt;/i&gt;, a lieu le naufrage. Mais aussi, comme tout cela ne dure qu’une poignée de secondes (nous n’aurions pas même le temps de passer sous le drap, la nappe, par jeu), cette image si brève – dans un film qui sait, par ailleurs, prendre le temps des descriptions, des cadrages savants, des démonstrations subtiles – est le miroir du temps, dans l’éclatement des cuivres qui fait suite à la lente et douce mélopée. La tempête après le calme, avec ces ondulations de la nappe, annonce aussi le bringuebalement du train d’enfer, entre deux ères, entre deux lignes, entre deux fenêtres, entre deux arcs-en-ciel. Duvet de plumes d’eider s’échappant d’un trombone folâtre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Trop la louze</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Tographe</category>
                                                <pubDate>Fri, 24 Nov 2006 19:22:57 +0100</pubDate>
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                    Pas un seul cinéma à Tours qui passe &lt;em&gt;Borat&lt;/em&gt; en V.O.. Va être obligé de se mater &lt;em&gt;nescioquid&lt;/em&gt; encore.
                </description>
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                <title>Pride &amp; Prejudice, de Laurence Olivier</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Tographe</category>
                                                <pubDate>Fri, 03 Nov 2006 14:55:29 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Hier soir, nous avons vu &lt;em&gt;Pride &amp;amp; Prejudice&lt;/em&gt;, dans la version tournée par Robert Z. Leonard en 1940 aux Etats-Unis, avec Greer Garson et Laurence Olivier dans les rôles principaux. Je connais déjà bien la vers&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://blogdifferent.canalblog.com/archives/2006/01/29/1292212.html&quot;&gt;i&lt;/a&gt;on la pl&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://nadezhdas.blogspot.com/2006/08/watching-pride-and-prejudice-2005-joe.html&quot;&gt;u&lt;/a&gt;s ré&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://movizenvrak.blogs.allocine.fr/movizenvrak-55343-orgueil_et_prejuges.htm&quot;&gt;c&lt;/a&gt;ente, de J&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://wtsgb.blogspot.com/2006/10/orgueil-et-prjugs-ddicace-ry-iphia-et.html&quot;&gt;o&lt;/a&gt;e Wr&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://rosesdedecembre.blogspot.com/2006/01/pride-and-prejudice.html&quot;&gt;i&lt;/a&gt;ght (20&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://crushedbyinertia.blogspot.com/2006/02/pride-and-prejudice.html&quot;&gt;0&lt;/a&gt;5), car elle se trouve être, cette année,&amp;nbsp;au programme des concours d'enseignement.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Aucune des deux n'est véritablement à la hauteur (ni même n'arrive à la cheville, s'il m'est permis de risquer cette personnification hardie) du roman, mais c'est une autre histoire. Au moins, le film américain de 1940 a le mérite de souligner (au risque même de l'exagération) les aspects comiques et satiriques du roman, ce que la plupart des &quot;lectures&quot; récentes tendent à gommer ou effacer, au profit de contresens romanticisants et &lt;em&gt;fleur bleue&lt;/em&gt; qui sont à l'extrême opposé de l'esthétique de Jane Austen.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce qui est très divertissant, dans le film de Robert Z. Leonard, ce sont justement les contresens délibérés, les libertés prises avec l'intrigue et&amp;nbsp;les personnages, libertés qui, au moins, suggèrent au spectateur de ne pas attendre une quelconque (hypothétique ! irréalisable ?)&amp;nbsp;fidélité au texte. Le plus hallucinant est le dérapage hollywoodien qui transforme la tante de Darcy, Lady Catherine de Bourgh, en entremetteuse qui regarde d'un oeil bienveillant&amp;nbsp;la passion de son neveu pour Elizabeth ! Toutefois, tout cela est assumé avec tant de franchise et de bonne grâce que l'on parvient à trouver cette relecture tout à fait stimulante.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Apparemment, beaucoup d'encre a coulé au sujet des costumes qui, récupérés après le tournage de &lt;em&gt;Gone with the Wind&lt;/em&gt;, sont tout à fait anachroniques. C'est juste, mais là encore, il s'agit d'une transposition délibérée de la part du cinéaste et de son scénariste, qui n'est autre qu'Aldous Huxley. En effet, dès le début, Mrs Bennet annonce : &quot;Best news we've had since Waterloo!&quot;. D'emblée, cette réplique place l'histoire dans un contexte historique qui n'est pas du tout celui du roman, à savoir la toute fin du dix-huitième du siècle. On pourrait multiplier les exemples : les Bingley jouent au piquet, et non plus au lanturlu. De même, lors du bal, la valse est considérée par Miss Bingley comme une danse totalement démodée, et la mazurka fait son apparition.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'interprétation est,&amp;nbsp;à certains égards,&amp;nbsp;datée ou stéréotypée, mais elle rend compte, de manière générale, des relations entre personnages. Il est toujours possible de hausser les sourcils en remarquant que l'actrice choisie pour jouer Lizzie a dix ans de plus que la soeur aînée (vérification faite, Greer Garson avait bel et bien sept ans de plus que Maureen O' Sullivan) et quinze de plus que n'en requiert le rôle, mais, en fin de compte, cela n'a pas une très grande importance. Après tout, dans le film de Joe Wright, Keira Knightley a &lt;em&gt;le bon âge&lt;/em&gt;, mais elle ne joue pas bien, alors...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;P.S. : Accessoirement, ceci est la 1309ème note publiée dans ce &lt;em&gt;carnétoile&lt;/em&gt;... Pour en finir avec les chiffres ronds...&lt;/p&gt;
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                <title>Call me Yootha...</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 09 Oct 2006 08:35:13 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Grâce à une étudiante, qui m'a prêté plusieurs DVD, j'ai enfin découvert, hier soir, une série mythique des années 1970, &lt;em&gt;Mildred and George&lt;/em&gt;. (J'ai vécu une année en Angleterre, mais je n'avais pas la télévision (ce qui m'a permis d'ailleurs de passer tout mon temps libre (et donc tout mon temps)) dans les bibliothèques et dans les pubs (et il est à remarquer que les bibliothèques, contrairement aux pubs, n'avaient pas d'heure de fermeture et qu'on pouvait s'y trouver à trois heures du matin (ce qui ne m'est jamais arrivé)) et d'y perfectionner mon anglais), d'où mon ignorance d'un certain nombre de monuments.)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La série est traversée, illuminée, ensorcelée par l'excellentissime Yootha Joyce, dont c'était, apparemment, le vrai prénom.&amp;nbsp; Elle réussit à porter les répliques de son personnage, pourtant stéréotypé, à des sommets d'une subtilité, d'une variété quasiment infinies.&amp;nbsp; Elle a aussi une voix invraisemblablement stylée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le plus passionnant, dans le seul épisode que j'ai vu, est que la série repose entièrement sur des contrastes de classes sociales qui sont d'autant plus frappants, dans leur mise en scène à des fins comiques, que les représentants des classes antagonistes sont, en fait, très proches. Voici l'un des dialogues les plus drôles, entre George et la voisine, qui essaie vainement de lui proposer des thés fins :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;- Milk or lemon ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;- No, I'll stick with tea, thank you.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Home cinema ?</title>
                <link>http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2006/07/02/home-cinema.html</link>
                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Tographe</category>
                                                <pubDate>Sun, 02 Jul 2006 19:25:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Nous ne regardons jamais la télévision, et pas même des films. Travail, lectures, promenades, travaux, sommeil&amp;nbsp;et Web passent avant.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Parmi le vaste choix de DVD à notre disposition, en attente, j'hésite ce soir entre &lt;em&gt;La Salamandre&lt;/em&gt; d'Alain Tanner, &lt;em&gt;Nous nous sommes tant aimés&lt;/em&gt; d'Ettore Scola, &lt;em&gt;Le Pont des Arts&lt;/em&gt; d'Eugène Green, &lt;em&gt;Le Chant de la fidèle Chungyang&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Casanova&lt;/em&gt; de Fellini.&lt;/p&gt;
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                <title>A Boy and a Bicycle</title>
                <link>http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2006/01/29/a-boy-and-a-bicycle.html</link>
                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Tographe</category>
                                                <pubDate>Sun, 29 Jan 2006 16:30:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;C’est le titre d’un excellent court métrage (de 25 minutes environ) que Ridley Scott tourna en 1965. Je ne connais pas tellement les films de Ridley Scott, à l’exception de cette navrante idiotie qui a fait date (&lt;i&gt;Alien&lt;/i&gt;) et de &lt;i&gt;Thelma et Louise&lt;/i&gt;, que j’avais bien aimé. (Mes souvenirs en sont vagues.) Mais celui-ci donne furieusement envie d’en voir plus&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Tout est beau&amp;nbsp;: plans d’une grande originalité, noir et blanc à la fois terne et lumineux, longs aplats de lumière pour détailler le décor, alternance de point de vue interne et de vision extérieure, voix &lt;i&gt;off&lt;/i&gt; du seul personnage, collusion des images de la scène finale dans la bicoque du clochard et de celles qui ouvrent le film (chambre de l’adolescent)…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Pour résumer à grands traits l’intrigue innarrable d’&lt;i&gt;A Boy and a Bicycle&lt;/i&gt;, je vois un lycéen qui s’éveille lentement en écoutant les bruits domestiques, part en bicyclette puis sèche les cours avant d’errer le long de la jetée, puis de pénétrer dans un lieu imprécis, bicoque de vagabond où il retrouve des objets familiers – ou qui lui paraissent tels.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Le soleil est cendreux, l’océan morose. Les rayons de la bicyclette sont le cercle où se perd la parole déglinguée de l’oisif.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Le démon de l’association</title>
                <link>http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2006/01/23/le-demon-de-l’association.html</link>
                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Affres extatiques</category>
                                <category>BoozArtz</category>
                                <category>Moments de Tours</category>
                                <category>Tographe</category>
                                                <pubDate>Mon, 23 Jan 2006 15:42:34 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;De la table du déjeuner, une longue giclée d’orange sanguine atteignit le plancher, en parquet flottant. Peu s’en fallut que les grosses gouttes rosées ne tâchassent mon chandail (qui s’en serait remis) ou l’une des innombrables copies d’examen qui jonchaient la table, hâtivement repoussées pour permettre au tâcheron de se sustenter. L’image de ces gouttes vastes et violentes, que j’essuyai d’un coup de chiffon vigoureux, fit naître devant mes yeux quelques réminiscences de &lt;i&gt;Kill Bill&lt;/i&gt;, vu tout récemment. En dépit de l’inévitable distanciation que provoque le mélange grossier d’humour décalé et de parodie propre à Tarantino, la violence de ce film demeure, et m’a choqué, sans doute comme pour C., qui avait pris à cœur certaines scènes de &lt;i&gt;Casino&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: dans ce cas précis, le génie de Scorcese avait fait, de mon côté, passer la pilule.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Ces quatre ou cinq gouttes d’orange sanguine venaient clore, en point d’orgue, un repas fruste mais délicieux qui avait pour charnière trois œufs sur le plat&amp;nbsp;; il se trouve, pensais-je en faisant la vaisselle et en regardant, pour une énième fois, la reproduction de l’une des versions de la &lt;em&gt;Vierge&lt;/em&gt; de Munch qui est collée à l’un des carreaux au-dessus de l’évier, que j’avais écrit, adolescent, un mauvais poème dont l’image principale était l’analogie, pour un prisonnier devenu anorexique et anémique, entre le jaune d’œuf servi à la cantine et le sang de son crime.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;La carte postale qui représente cette &lt;em&gt;Vierge&lt;/em&gt; peinte en 1895, achetée en 1998 à Paris lors de la grande exposition consacrée au &lt;em&gt;Fauvisme en Europe&lt;/em&gt;, a longtemps orné l’un des côtés de l’étagère de bois blanc fabriquée par mon grand-père maternel, et qui servit, dans notre appartement puis notre maison de Beauvais, de séparation entre salon et salle à manger.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;La vaisselle faite, j’écrivis les quelques bribes de phrase qui devaient me rappeler l’essentiel de ce billet à l’encre rouge (celle dont j’usais pour corriger les copies d’examen que n’avaient pas effleuré les gouttes de jus sanguin), puis, la cartouche faisant &lt;em&gt;flic&lt;/em&gt;, &lt;a class=&quot;undefined&quot; href=&quot;http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2006/01/21/envers-et-contre.html&quot;&gt;à l’encre verte&lt;/a&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;………&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;En écoute&lt;/b&gt; (en boucle)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Rag&amp;nbsp;» de Julien Jacob (album &lt;i&gt;Cotonou&lt;/i&gt;. Wrasse Records, 2005. WRASS 138)&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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