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        <title>Touraine Sereine - un_fouillis_de_vieilles_vieilleries</title>
        <description>Touraine Sereine</description>
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        <lastBuildDate>Sun, 14 Sep 2008 11:51:08 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Le Vieillard et la mer</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 04 Dec 2007 16:10:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Dans son étude passionnante, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Jean Dubuffet et la fabrique du titre&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; (CNRS Editions, 2006), Marianne Jakobi évoque les lectures du peintre, en précisant que de nombreux envois émanent des écrivains, d'éditeurs tels que Jean Paulhan ou André Dimanche, mais aussi de libraires :&lt;/div&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Jacques Fourcade, libraire rue de Rennes, lui fait lire&lt;/i&gt; Le Vieil homme et la mer &lt;i&gt;d'Hemingway (qu'il intitule dans son cahier de notes de lecture&lt;/i&gt; Le Vieillard et la mer&lt;i&gt;, erreur inattendue de transcription chez un lecteur si sourcilleux de précision.)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;(Jakobi, p. 153)&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Par un ultime tour d'écrou, on pourrait faire remarquer à Marianne Jakobi que c'est justement là un élément de re-création titrologique (pour reprendre la formule), mais aussi que la dyade &lt;i&gt;vieil homme / vieillard&lt;/i&gt; se retrouve, sous sa plume, dans la confusion &lt;i&gt;soucieux / sourcilleux&lt;/i&gt; !&lt;/div&gt;
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                <title>L’égaré</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Un fouillis de vieilles vieilleries</category>
                                                <pubDate>Sat, 01 Dec 2007 11:47:08 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C’est un timbre de l’année 1985, peut-être ma première approche – mon premier souvenir de Dubuffet. En 1985, on m’a offert mon premier “Pléiade”, le tome 1 des œuvres d’Eluard, avec le poème pour «&amp;nbsp;Monsieur Dubuffet&amp;nbsp;», mais je doute de m’être beaucoup renseigné sur le peintre à cette occasion-là. &lt;img name=&quot;media-694835&quot; src=&quot;http://tourainesereine.hautetfort.com/media/00/02/60c5295ec6d0ba6447a296c5504a754d.jpg&quot; alt=&quot;60c5295ec6d0ba6447a296c5504a754d.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-694835&quot; /&gt;(De plus, en y songeant bien, je me dis que le poème en question doit se trouver dans le tome 2, qui couvre les années 1945 à 1953.)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Aujourd’hui, cette image mélancolique quoique chargée d’une joie profonde suggère le plaisir que j’éprouve toujours à lire – et à traduire, si tant est qu’un éditeur un jour veuille bien de ma proposition de traduction de &lt;em&gt;The Witch Herbalist of the Remote Town&lt;/em&gt; – les romans d’Amos Tutuola. En se perdant, en s’égarant, en suivant le flot (comme pour Saint-Simon) ou les ressassements (comme avec Thomas Bernhard), on signe sa propre lecture, son oubli profond, sa terrible reconnaissance, sa vraie jouissance.&lt;/p&gt;
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                <title>Parachiffre XLIX</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Un fouillis de vieilles vieilleries</category>
                                                <pubDate>Fri, 30 Nov 2007 10:33:08 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt;uarante-neuf rues où s’abîmer en rêveries. Quanrante-neuf plongées dans les abîmes de la nuit. Quarante-neuf secondes pour voir d’un seul coup apparaître la phrase précédente à l’écran, de longtemps tapée (quarante-neuf secondes). Quarante-neuf mots alignés pour servir de parade nuptiale au bleu gris. Quarante-neuf visages perdus dans les décombres d’une mémoire inutile, blasée. Quarante-neuf stratagèmes d’écriture qu’on ne comprend pas soi-même en se relisant sept semaines plus tard. Quarante-neuf oursons à la gomme, de couleurs vives et diverses, ornaient ce matin le trottoir (ça change des merdes de chien). Quarante-neuf sourires nous ont adouci le réveil, avec ta main que je serre doucement dans la mienne. Quarante-neuf trottoirs à pleurer des diamants. Quarante-neuf tartines griffonnées, sans ce gris bleu je ne suis rien.&lt;/p&gt;
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                <title>Banque des équivoques</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Un fouillis de vieilles vieilleries</category>
                                                <pubDate>Mon, 26 Nov 2007 18:25:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;C'est rigolo d'avoir des 7, c'est rigolo d'avoir des 8.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Des 97 zones hachurées de rouge, seules quelques-unes peuvent être, avec quelque légitimité, qualifiées d'enclaves. Les sept fragments de nuit qui attendent que les yeux se ferment, de fatigue, pour envahir le tableau ont tout de voies sans issue. Ce que l'on voit au fond des puits quand on se penche ensuite.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mon fils aîné est fou de batailles, et pas seulement chevaleresques.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bien entendu, un bonhomme de neige déguisé en banquier se dissimule dans le paysage, avec les filles des pommes de terre, effilochées, qui attendent que les yeux se ferment pour en prendre de la graine. La neige gagne ces espaces à grands coups de canon, à grands renforts d'apéritifs raffinés. Ce que l'on voit au fronton des mairies quand on rêve de forêt vierge.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;On attend de voir le dessous de jugeotte.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Métro</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Un fouillis de vieilles vieilleries</category>
                                                <pubDate>Sun, 25 Nov 2007 20:10:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Trois dames à tricorne napoléonien croisent des mains pareilles à des tentacules. Trois dames à voilettes vertes de dimensions différentes, et dont les visages se vêtent de reflets, nous regardent sans sembler savoir qu'elles ont des voisines. La plus timide est la muette. La plus audacieuse est la moins belle. La plus douce est embarrassée par ses quilles.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Rauchen verboten&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un carrousel au fond inaugure l'espace.&lt;/p&gt;
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                <title>L'Instant propice</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Un fouillis de vieilles vieilleries</category>
                                                <pubDate>Fri, 23 Nov 2007 16:09:40 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Amplement temps reprendre chantier. &lt;em&gt;Un peu de rouge dans la titraille [...] n'aurait peut-être pas été mauvais&lt;/em&gt;.* C'est toujours l'instant propice, et &lt;em&gt;ce n'est jamais le bon moment&lt;/em&gt;.** Que dans ces parages les hachures zébrées de vermillon tiraillent à hue et à dia, c'est beaucoup pour le regard, et c'est peu demander au peintre. Savez-vous que deux étudiantes qui font partie du comité de blocage du site des Tanneurs ont clairement dit l'autre jour qu'elles trouvaient que la &quot;&lt;em&gt;culture&lt;/em&gt;&quot; n'avait pas &quot;&lt;em&gt;sa place à l'université&lt;/em&gt;&quot; ? (N'esayez pas de leur expliquer que ce sont des idées d'extrême-droite : ils ont décidé une bonne fois pour toutes que le &lt;em&gt;facho&lt;/em&gt;, c'était vous.)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Enfin bref amplement temps reprendre chantier. &lt;em&gt;J'ai traîné, j'ai perdu du temps, je ne me suis pas assez botté les fesses.&lt;/em&gt;*** Alors la milice m'envoie ces quatre drilles joyeux et colorés se dandinant comme des ectoplasmes aux corps mordus et dont l'un a deux têtes, et je pense soudain que c'est la milice des écrivains, alors que je n'ai pas bu le calice, et je pense soudain que c'est la milice du macadam, alors que je n'ai pas ouvert la boîte de Pandore, et je pense soudain qu'il suffit d'écouter &lt;em&gt;Off Minor&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Epistrophy&lt;/em&gt; en se fermant au bruit du monde, alors que le vent se lève, la pluie déchante, que se passe-t-il ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;* et *** &lt;em&gt;Corée l'absente&lt;/em&gt;, p. 117 et 113.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;** &lt;em&gt;Celui qui marche devant&lt;/em&gt;, 3ème strophe.&lt;/p&gt;
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                <title>Araucaria à la dérive</title>
                <link>http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2007/11/21/araucaria-a-la-derive.html</link>
                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Comme dirait le duc d'Elbeuf</category>
                                <category>Le Livre des mines</category>
                                <category>Lect(o)ures</category>
                                <category>Moments de Tours</category>
                                <category>Un fouillis de vieilles vieilleries</category>
                                <category>Words Words Words</category>
                                                <pubDate>Wed, 21 Nov 2007 15:15:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Aucun des quatre billets &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2006/11/21/&quot;&gt;&lt;strong&gt;publiés le 21 novembre 2006&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; n'a reçu de commentaire : il y a des jours où même les quarterons n'attirent pas les foules.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce matin, dans l'ouvrage d'entraînement à la version et au commentaire de traduction de Sébastien Salbayre et Nathalie Vincent-Arnaud, j'ai lu un texte dElizabeth Jane Howard,&amp;nbsp;extrait de son roman&amp;nbsp;&lt;em&gt;Confusion&lt;/em&gt; (que je ne connaissais pas) et où se trouvait l'expression &lt;em&gt;monkey puzzle&lt;/em&gt;, que je ne connaissais pas non plus et qui désigne, semble-t-il, l'araucaria.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le soleil a fini par se lever, &lt;em&gt;le feignant des bureaux d'obsèques&lt;/em&gt;. (Cette apodose ferait, pour Bruno Schulz, un bon titre. Jean Dubuffet me souffle que &lt;em&gt;&lt;strong&gt;c'est l'essentiel&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, quoique je sache désormais que je dois me méfier de ses dires, et plus encore de ses pinceaux ou de son fil à tailler le polystyrène.)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans &lt;em&gt;The Drift Latitudes&lt;/em&gt;, le fils de Rachel saute sur une mine. (C. n'a pas aimé la troisième partie ; je me tâte.)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h1 align=&quot;justify&quot;&gt;......... où &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2005/11/21/villandry-le-retour.html&quot;&gt;Villandry signe&lt;/a&gt; blanc .........&lt;/h1&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
                </description>
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                <guid isPermaLink="true">http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2007/10/29/lit-de-debris-au-pied-du-mur.html</guid>
                <title>Lit de débris au pied du mur.</title>
                <link>http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2007/10/29/lit-de-debris-au-pied-du-mur.html</link>
                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Un fouillis de vieilles vieilleries</category>
                                                <pubDate>Mon, 29 Oct 2007 06:30:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Des papillons s'envolent. Des éclats ! Une odeur enfermée des jours durant à moisir. Des pavillons s'enroulent. Des éclats ! Une odeur enferrée des jours de rang à moisir. Papillons s'envolent. Les éclats ! Un rôdeur enfermé dans les fours d'aciérie à brûler. Des papilles s'emballent. Des éclats ! Une saveur retenue des jours durant à mordre. Des papillons s'envolent. Des papillons s'envolent ! Des papillons s'envolent. Papillons. Des papillons s'envolent. S'en vont. Vont. Des papillons s'envolent. Des papiers. Papillons s'envolent. Des papillons s'envolent. S'envolent. S'en veulent de voler. Des papillons s'envolent. Des éclats !&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2007/10/28/le-voyageur-a-la-pelisse.html</guid>
                <title>Le Voyageur à la pelisse</title>
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                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
                                                <category>Un fouillis de vieilles vieilleries</category>
                                                <pubDate>Sun, 28 Oct 2007 13:22:09 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est long et large délavé comme cancéreux.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans ce paysage informe ce sont les flaques d'eau que l'on cherche à éviter, mais qui nous absorbent, comme Bob.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sur la toile de ce paysage ce sont les mares qui.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sur la toile de ce paysage ce sont les bavures qui portent des pics, tracent des aspérités.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comme l'eau se fait pierreuse, à l'océan.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comme le sable troue l'étendue, dans le long manteau de brume.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce sont les mares qui. Ce sont les noms des mots. Ce sont les mots des morts. Ce sont les morts qui.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;À la découpure horizontale de la chaîne de montagnes, on voit passer, délavée cancéreuse, la silhouette lourde quoique décharnée du voyageur à la pelisse.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Des averses vermillon ou roses qui.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On se récite des poèmes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On se fend d'une prose de temps à autre, pour pleurer mieux.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Qui marquent de leur empreinte la silhouette bientôt fanée du voyageur à la pelisse.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2007/10/24/l-autobus-15-mars-1961.html</guid>
                <title>L'autobus, 15 mars 1961</title>
                <link>http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2007/10/24/l-autobus-15-mars-1961.html</link>
                <author>noreply@ (Guillaume CINGAL)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 24 Oct 2007 15:20:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ils sont quatorze, comme les vers d'un sonnet, et presque comme eux disposés : le chauffeur et le passager debout forment une sorte de distique final écartelé, tandis que, six de chaque côté, les figures hâves et déconcertées des autres voyageurs inventent de nouvelles tortures pour les quatrains.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;En rouge brun :&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;EAU MINE&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;RALE&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;GRANDE SOURCE&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le cerceau à barres bien en main, le conducteur emporte tout ce beau monde vers l'Opéra, dont, dans le bruit des moteurs, la cohue des voix, le tohu-bohu des aisselles, tout le monde (il faut bien l'écrire) se contrefout. Hagards, les regards s'élèvent déjà vers le pinacle, mais comme en dedans : d'allure, ces visages regardent fixement le vide face à eux. Les roues s'enfoncent dans les flaques de boue.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On ne peut pas imaginer que cette momie figée debout que l'on voit infiniment se tortiller pourra s'extirper à temps de l'autobus.&lt;/p&gt;
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