mardi, 02 juin 2026
My Brilliant Career
J’ai commencé ce matin à lire un classique australien que je voulais lire depuis des lustres, My Brilliant Career de Miles Franklin. C’est très vivant, très astucieux ; certains passages, comme le chapitre V, relèvent pleinement de la littérature prolétarienne, avec même une dimension antispéciste antipatriarcale. Il me semble que l’intrigue amoureuse va être plus convenue, dans une lignée Austen/Brontë finalement nettement moins moderne que le reste du roman.
Ce premier roman publié à 22 ans à Edimbourg par son autrice est resté inédit en Australie jusqu’après la mort de celle-ci, pourtant couronnée de succès pour ses autres livres. C’est l’un des deux seuls traduits en français… et d’ailleurs j’aimerais bien jeter un œil à la traduction, car il y a de vraies gageures. J’ai d’ailleurs corné plusieurs pages dans l’idée d’y pêcher des textes de version.

Ici, il faudrait vérifier les termes techniques liés à l’art équestre.

Là, il faut trouver un jeu de mots passable. ——— N'attrape pas un coup de soleil ! Et toi, ne prends pas goût au soleil ! ——— C'est nul car il y a évidemment une allusion qui relève ici de la pure drague
Plus loin, la narratrice évoque, dans une scène champêtre très proche du ton de certaines nouvelles de Maupassant, “the plop, plop of a platypus disporting itself mid stream” : comment restituer une allitération avec notre foutu ornithorynque ?? j’ai tenté « le plic, ploc d'un ornithorynque folâtrant dans le courant », mais il faudrait un verbe avec au moins un son /k/ pour remplacer le verbe folâtrer.
18:22 Publié dans 2026, Lect(o)ures, Translatology Snippets | Lien permanent | Commentaires (0)

