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mercredi, 15 novembre 2017

Sunology

On ne parle pas assez de Pat Patrick, et encore moins d'Art Hoyle.

mardi, 24 octobre 2017

Contribution à une histoire du machisme sur les réseaux sociaux

nils.jpg

 

 

Hier, un peu avant minuit, je vois ceci apparaître sur mon fil. 

Pas sympa, j'avoue, je commente : « Ce qui est bien quand ce n'est pas drôle, c'est qu'on est sûr que c'est sexiste. »

Six heures plus tard, mon commentaire a disparu.

 

Ainsi, ce Nils Detournay, qui crée des groupes Facebook sur le thème de l'hypertexte à seule fin d'y déverser des reposts de ses tweets (et sans qu'il soit jamais question d'hypertexte) ne se contente pas d'être sexiste et arrogant : il n'aime pas qu'on le lui dise... Il ne se rend probablement pas compte qu'entre sa blague nulle sur le thème éculé et frelaté de souvent femme varie et le harcèlement de rue il n'y a qu'un pas... Dans le contexte actuel, ça laisse rêveur.

mercredi, 04 octobre 2017

En bilingue latin/ribéryen

5 octobre 2015

Version latine

Suave imbro magno venella Tanneurorum

magna tremulantes adspectare auditores

dum Tityre tu pernabutyrum sandwichum es

atque nigram potionem caldam potas.

 

Version ribéryenne

On a doux qu'on est vu sur le trottoir magueule

Les étudiants eux qu'ils bien se trempont la gueule.

lundi, 18 septembre 2017

Dizain bizarre (19.09.2014)

il pleut

des claques et des calligrammes

 

il pleut

du vide autant que du plein

 

odeur de

graisse rance peuple les faubourgs

 

il pleut toujours

des vers brûlant la verticale

 

un début d'au-

tomne furtif à l'angle mort

vendredi, 15 septembre 2017

Pas vu, pas pris

pamuk.jpg

 

 

Quand, dans un roman en traduction, la première phrase d'un certain passage est en contradiction avec les deux suivantes et que tu ne peux pas savoir si c'est une erreur de la traductrice (“étaient en réalité du même ordre” / n'étaient pas du tout du même ordre) ou une contradiction fondamentale du personnage ainsi mise en avant dès le texte- source, ce d'autant moins que tu ne connais pas la langue d'écriture du roman.

lundi, 11 septembre 2017

Toilettes & grammaire trans-genre

NR.jpg

Pour s'accorder au sujet de l'article, la journaliste de la NR adopte la grammaire trans-genre.   

mardi, 07 mars 2017

Poèmes foireux de 2017

à fond dans le tramway

elle écoute du Keen'V

sans comprendre pourquoi

tout le monde la

regarde d'un air mauvais

(4 mars)

 

elle cherche des trucs sur le Web en usant de Lilo

juste pour distribuer les gouttes d'eau

à une assoce qui fait la promo

des circuits courts et des paniers bio

(2 mars)

 

il joue le rondeau

d'Abdelazar au pipeau

comme il fait la voix B

il a bien l'air teubé

(1er mars)

 

il n'était pas vieux

mais il aimait draguer les mémères

& il ne trouva rien de mieux

que d'aller voter aux primaires

(29 janvier)

 

un sandwich

au pâté de biche

avec un verre de coca

avant d'aller

baratiner

les étudiants de Cluj Napoca

(13 janvier)

vendredi, 03 février 2017

Tweets alternatifs

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lemurs.jpg

lem3.jpg

Borée

Vent glacial

À l'arrêt Marne

Le tramway débarque

Ce n'est pas sans mal

 

Les yeux mi-clos

Du sommeil qui a fui

Bien de la nuit

Sans reste dû

Fixe les carrés

Blancs de l'immeuble gris

Un trou de souris

Pour ta langue à l'arrêt

 

lundi, 30 janvier 2017

Çamedi çoir çur l'atterre

28 janvier, soir

Shampooing ? Ciboulette ? shampooing à la ciboulette ?

Dans l'Angoumois je suis moi.

Refais passer le côtes-du-rhône, que je prêche un prône.

Avec ce que j'ai déjà mal à la tronche en permanence, pas de risque que je picole.

Écrire jusqu'au 141e signe, écrire jusqu'à ce que la police rapetisse.

Sona Jobarteh, tout de même, quelle voix, quel toucher.

On pond des œufs pour les futurs textes robotiques.

Facebook côté poulailler ou côté poêle à frire ?

Ce truc de vidéo t'a énervé, avoue.

La çoquille prend une cédille.

A-t-on assez commémoré les 940 ans de Canossa ?

La coquille ne prend pas de cédille.

La coquılle , on lui mettrait les poınts sur les “i”.

Pollock soufflerait ses 105 bougies, raison pour faire du dripping sur Facebook ?

Dégoulinure de jaune d'œuf. (Écoutez “Jarabi”.)

Robert Wyatt et Ismaïl Kadaré s'envoient des textos, laissez-moi en dehors.

L'observatoire des gloutons est une bonne affaire.

Comment prononce-t-on “çoquille” ? Je vais écrire à Arnaldur Indriðason.

Un œuf cassé. Sohba saya. Un œuf mangé.

« On ne marque pas un essai sans faire d'omelette. » (Sireli Bobo)

Pénibles, les mecs. Tout ça pour déborder un robot.

C'est SALE dans la machine.

On ne met pas la table en toute impunité.

Notifie : environ 888 résultats.

Villiers de l'Isle-Adam n'est pas né un 28 janvier. Ève de St Roch non plus.

« il importe que je vous notifie la résolution sacrée que j'ai prise touchant votre avenir »

_________________________________________

 

Je ne suis pas devenu fou, mais j'étais parti dîner.

De quoi John Tavener et Marcel Broodthaers sont-ils le nom ?

On a trop tardé. Le Capra n'est plus sur le cloud.

La chatte est assise à côté du coquetier qui sert de gobelet à anches.

Dan Carter pète un bras lyonnais.

∆ Pluton scandalisé nous fit repasser l'onde. ∆

217.218 textes dans Wikisource.

√ À vrai dire l'ipécacuanha saurait hâter l'heure gente. √

Boire de l'arak avec Michalak ou un pastaga avec Nalaga ?

Au moins on saura pourquoi ça ne trafique pas.

C'est triste, tout de même, qu'on n'ait jamais retrouvé la Riparographie.

¢ Le bouvreuil, le linot, le geai, le hochequeue ¢

Trois poteaux rentrants en une mi-temps pour Frédéric.

37-25. Le LOU est rentré dans Paris.

mardi, 17 janvier 2017

Nous repartons routine...

6 janvier, 7 h 42 — 7 h 56

 

Nous repartons routine

Tramway sans préposition

Pile à l'heure un coup de fion

Forfait dans la tontine

 

Arrêt Coppée toujours

Ce coup de blues

D'une voisine qui jouer-

Ait à Candy Crush

 

Hier le soleil dans la fac-

E en descendant à la fac ;

Aujourd'hui visage en glac-

E aux yeux noyés comme un lac.

 

J'ai remisé ma gomme :

Plus besoin.

Dans le foin

Dormirait un homme.

 

Contre l'attrape

À coups de fourche

Langue dérape

Pour rien dans ma course

 

Collégiens de Léonard

En tchatches éparses

On ferait des farces

À grandes gorgées de Ruinart

 

Une poussette monte

Au Christ-Roi.

Tout le monde à l'étroit,

Pas de fausse honte.

 

Hauts totems

Rayés

S'élancent au ciel

Comme des poèmes

 

À Mi-Côte les collégiens

En masse descendent.

Trop nombreux -- certains

Sont coincés. Esclandre ?

 

Voici la Loire. Pas

Comme avant-hier, la

Nuit régnant,

Je ne verrai les goélands.

 

La Loire tourne son limon.

Mon regard s'accointe

À la pointe

De l'île Simon.

 

lundi, 16 janvier 2017

Quel est ce ciel laiteux...

4 janvier, 9 h 54 — 10 h 12

Quel est ce ciel laiteux

Qui nous emmène

Depuis une semaine

Au nouvel an boiteux

3b.jpg67-65-63

Avenue de l'Europe

Cette plaque qu'on croit

Avoir vu même myope

 

On attend dans le froid

Ce tramway qui sait

Se faire attendre. C'est

Autre chose que ce qu'on croit.

 

Croire, une fois au chaud,

Au halo

Lumineux,

Mais de peu.

 

Le clavier qui

Écrit ces quatrains :

Cadavre exquis

Pour d'autres trains.

 

Ciel gris, laitance.

Attente au bord du vide.

Le visage livide

Se saigne de croyance.

 

Reprise des semaines :

Couple taiseux,

Dealer sourcilleux,

Un anorak doublé à l'arrêt Trois-Fontaines.

 

Ces vers ? Des bidules

Fredonnés, crayonnés.

J'en connais un rayon

Pour bercer les crédules.

 

"Rêveur. Réas. Ancore."

Mur couvert de tags

Dont la surface en body-bags

Toujours se redore.

 

Le clavier qui presque

Seul pianote.

Pas même une frasque,

Même pas de faute.

 

L'absurdité se niche

Au hasard

Sur une enseigne ou une affiche :

"La Maison du placard".

 

Longue traîne sur un banc

De sable :

Goélands.

Je reprends mon cartable.

mercredi, 11 janvier 2017

Nul doute

Le tintement de la ceinture

Contre l'enrouleur à papier hygiénique,

On eût dit, sans boursouflure,

Quelque air électronique

De Pierre Henry ou de Sciarrino,

Ou peut-être Boulez... Qui sait... Luigi Nono ?

 

Nul doute, aucune échappatoire :

J'étais bien dans les gogues du Conservatoire !

samedi, 31 décembre 2016

Nouvelle saynète robotique

Les paragraphes ci-dessous peuvent être confiés à un nombre variable d'acteurs, de 1 à 4.

 

L'objet au sein même du camp d'Alain Juppé. Toutefois, l'annonce a gardienné tout le long du Boulevard où s'abreuve chaque jour mon statut, et en cendres.

Cet endroit par son calme et le temps libres aux Triominos mes sincères remerciements ▬▓▬▓▬ Bonjour Guillaume, Je suis préoccupée par un excellent cuisinier.

Nolohom sey Hey hey hey ! Askoudou aloundap.

Vous aimerez aussi plus particulièrement dans les couloirs en inspectant les quarts, on se mouche, mais que Shakespeare, Tolkien et également capturécrané, mais c'est tout.

Vitres fermées, on entend distinctement toute émission télé politique.

Valérie Boyer emploie des Lettres en gabegie — oh, ce pouce nouveau Zorro !

LA FOLIE peuvent faire partie du papa du papa etc.

Enfin, si, Castaneda contre la blague Carambar du jour je prof dans un livre, notamment des facettes de...

Je t'assure que j'ai une petite mine d'or que je veux vérifier que ce soit pas bonne ne constitue pas un vrai poète.

« Coucou, tu sais quel texte original. »

7, 2011 j'ai finalement choisi un soir avec la période dans laquelle l'auteur illustre les auvents, elles aiment démesurément, Barbe du plumitif pour les humains.

“English, please,” mimicked Albertine, in heavily accented English. AnneMarie's spectacles wobbled on the eagle stirs up her body is silver. The ermine will creep through.

Hermant et Pasquier, je n'en veux pas un ours.

dimanche, 25 décembre 2016

Dia(b)logue robotique

X — Ce film de la venaison hôpital hostile à la primaire de la fois la façon dont nos amours.

Y — Je triche ?

X — Le pharmacien ne m'a pas approuvé...

Y — Le monde veut vraiment ?

X — C'est la fiancée d’Angelo qui avait déjà emprunté s'intitule Histoire des liens vers nouvelles fièvres à trouver toujours eu des romans et j’ai parcouru les deux tours.

Y — La crinière est choquante ?

X — Je reconnais mes professeurs insufflant l’envie de...

Y — Am I had what is the word ?

X — J’étais perdue car on disait facilement fridolins.

Y — Tiens, Corinne, you're not into onto ?

X — Je reconnais mes lunettes, anéfé.

Y — Ni souvenir, ni image, nada.

X — Je reconnais mes étudiants d'échange.

Y — Don't mistake Irish settlers for Irish coffee ?

X — La crinière est en caravane dès les tissus comme une étudiante d’échange. Franchement, ce qui est überpoilant avec lui.

mercredi, 21 décembre 2016

Huitain retrouvé

dites-moi

ces grands réverbères

ces illuminations

les voit-on mieux les yeux fermés

 

ou s'imagine-t-on

la venue d'autres étoiles

parmi les myriades de mélancolies

murmurées

27.11.2013.

mardi, 20 décembre 2016

Ai-je déjà raconté...

14 décembre 2016, 7 h 52 — 8 h 04

Ai-je déjà raconté

Cet émoi quand s'éloigne

Un visage entrevu

Dans la noirceur de l'aube

 

La douceur gagne

Les premiers prés

Dissipés sous le bitume

Un regard une robe

 

Qui habite ce saule

Seul imprévu

Pour d'autres horizons té

Nèbres sans un signe

 

Moi aussi dans l'étuve

Glaciale j'aurai été

Mieux que le colobe :

Le singe au cœur qui saigne

 

L'avenue

Luisant de chatoyances mauves

Offre la plaie

De sa modernité maligne

 

Le cœur qui saigne cogne

Dans le cadastre étoilé

De la besogne

Corps couvert par sa verrue

 

Descendant vers la Tranchée

J'aurais pu écrire "vertu",

L'apparence sauve

Et le parfum des châtaignes

 

Voici dans la cohue

L'image se dérobe

Pour un point à la ligne

Ou un point de côté

 

Grand assemblage des

Pierres le long du

Boulevard où s'abreuve

Chaque jour mon regard

.

dimanche, 18 décembre 2016

Musique d'endives

27.11.2013.

aujourd'hui pas de lessive ·

je joue aux congas

avec deux endives ·

vous voyez les gars

 

c'est pas compliqué ·

c'est pas des salades

brumes maussades ·

une tronche de vieux ticket

 

hachuré par la moissonneuse ·

mine poisseuse

 

je tape sur des bongos ·

avec la pince à linge

peau tendue les méninges ·

un bruit de vieux frigo

samedi, 17 décembre 2016

Anciens sans hapax

Recyclage de statuts FB n'ayant eu aucun like.

 

6.XI.2016.

Mon épouse fait des powtoon, et après j'ai la petite musique casse-noix dans la tête pendant des plombes.

 

6.XI.2016

Pour ceux qui comprennent le russe...

Et, pour les autres, l'occasion d'entendre un opéra du vingtième siècle avec, si je pige, un seul personnage. Combien existe-t-il d'opéras-monologues ?

(Et, curieusement, connaissant Gogol, j'ai l'impression d'entraver quelque chose à ces modulations du baryton.)

 

5.XI.2016. — 3 h 37

Encore la grasse matinée.

 

4.XI.2016. — 13 h 37 (après le cours de Littérature L3)

C'est poussif aujourd'hui.

 

3.XI.2016.

Découverte de Valentin Jamerey Duval.

 

3.XI.2016.

Tabish Khair. — JIHADI JANE, Indian edition of Just Another Jihadi Jane, listed for the Tata Book of the Year Award.

mercredi, 16 novembre 2016

Distiques ribéryens culinaires (retrouvés)

16 novembre 2012

Je n'a pas comprendu comment que la salive

Dégoulinur bien dur si on mordur l'endive.

 

Hugo golri me faisit croire on dit 'endaïve"

Comme Parme Ritals qu'avons partu en live.

 

Bogoss trop Valencienne où nous dire "chicon"

Si que César aussi franchu le Rubicon.

 

Virginia que laïker distique remontant

Où ai-je dur de chantir pas Yves Montant.

 

On est ras-le-crampon de Guillaume Cingale

Et tripote internat qu'alors qu'on a la gale.

 

dimanche, 13 novembre 2016

De Donald Trump, et des encyclopédies

Je viens de dénicher encore un très bon exemple pour mon cours de documentation sur les encyclopédies, dans lequel je démontre notamment que :

1. la Wikipedia, anglophone mais pas seulement, est un outil d'approfondissement et de connaissance souvent plus fiable que bien des sources “autorisées” *

2. les encyclopédies “classiques” doivent faire l'objet d'un regard aussi critique que ce qui se trouve sur le Web

 

L'exemple ?

Il s'agit de l'article “Donald Trump” de l'Universalis en ligne (accessible seulement aux abonnés, donc gratuite pour tous nos étudiants via leur ENT).

Cet article en français, dont l'auteur est pourtant un éminent américaniste (vice-président du jury d'agrégation, crois-je savoir), comporte plusieurs énoncés non neutres, plusieurs erreurs rédactionnelles, et surtout des faits non avérés, ou discutables. Par exemple, l'auteur reprend comme une évidence ce que plusieurs instituts de statistique ou politologiques contestent, à savoir que Trump a été élu en parvenant « à mobiliser largement les abstentionnistes de son socle électoral, majoritairement les Blancs non diplômés de l’enseignement supérieur ».

Sur WP, un tel article se verrait immédiatement apposer un ou plusieurs bandeaux d'avertissement : neutralité, nécessité de citer les sources etc. Sur l'Encyclopédie Universalis, le vénérable professeur d'histoire américaine est libre de signer son nom un article contenant plusieurs approximations, et, je le suppose, de dire — comme tant de collègues qui n'ont jamais regardé de près la Wikipedia et son fonctionnement — du mal de Wikipedia !

 

* Ce que j'essaie de montrer dans ce cours, en expliquant le fonctionnement des bandeaux, le système de recherche dans l'historique, le système de vote collectif pour améliorer ou supprimer des articles, c'est que le fait que tout le monde puisse être auteur ne se fait pas au détriment de la qualité. (Au contraire, même : la WP est actuellement l'outil encyclopédique le plus complet et le mieux écrit, en anglais notamment.)

La majorité de nos collègues en sont restés à l'époque des débuts, vers 2004, où on pouvait écrire n'importe quoi et où ça restait en ligne pendant des semaines. Cela est nettement moins vrai de nos collègues anglophones, qui, depuis très longtemps, participent activement aux portails des domaines dont ils sont spécialistes.

En France, quand apparaît un outil formidable mais bouleversant les codes, on préfère cracher dans la soupe plutôt que de participer à l'améliorer. L'exemple plus frappant, dans cette histoire des rapports de frilosité des élites intellectuelles françaises vis-à-vis du numérique, restera pour moi cette baderne de Fumaroli fustigeant le Projet Gutenberg et Google Books en vantant les mérites de Gallica, qui était, à l'époque, cent fois moins complet et surtout cent fois moins pratique que Gutenberg ou Wikisource. Depuis, d'ailleurs, Gallica s'est considérablement améliorée... en se gutenbergisant.

mardi, 08 novembre 2016

Pour renouer avec le robot

Le 21 décembre 2014, à 6 h 31 du matin, j'écrivais ceci sur Facebook, avant de me lancer dans de maigres — et très short-lived — publications de textes robotiques ici même, ce que vient de me rappeler, façon ping-pong, la rédaction du billet du jour dans Untung-untung :

On ne va pas se quitter sur des mots de robot, tout de même. Et puis le robot, il faut l'alimenter. (Les mots de robot, ce sont mes mots. Le robot compose des textes ou des blocs.)

Ce petit logiciel rigolo (mon fils aîné était plié de rire hier soir à un bon quart des textes bricolés par whatwouldisay) sert de structure générative (abstraite mais pas seulement), fait ressortir des bribes enfouies (appel à la mémoire des milliers de moments répertoriés ou créés sur Facebook), enfin enseigne ce que cela signifie d'avoir un robot à sa disposition et comment la possibilité technique, encore une fois, configure l'écriture.

Là, par exemple, suis obligé de faire bien abstraction, de me lancer phrase après phrase dans ma réflexion pour oublier que tous ces fragments de phrases, tel ou tel mot, se retrouveront plus tard, mêlés aléatoirement à d'autres, à une portée de clic.

Volonté de penser le réagencement, donc faire le partage entre blocs de texte tels quels et la possibilité de recoller, mettre ensemble. Par exemple, est-il possible de composer un sonnet régulier avec des bribes de textes robotiques sans les retoucher ? et, si oui, combien de fragments faut-il faire générer au logiciel avant d'avoir la matière du sonnet ? un tel sonnet prendra peut-être 50 fois plus de temps à composer qu'un sonnet normal.

Bref — pourquoi écris-je tout ça ici ? je me suis espalasé, ça irait mieux au blog.

dimanche, 16 octobre 2016

Cinq saints rares du 16 octobre

16 octobre 2013.

 

Un naïf du nom de Bercaire

Aime beaucoup Cora Vaucaire.

Il sait qu'on dit en teuton

Gesang pour la chanson

— Et le trafic se dit fercaire.

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un néo-iznogoud, Eliphe,

Voudrait être caliphe en place du caliphe.

Afin que stressé il soit moins,

On lui a conseillé le joint

Car rien ne vaut, pour se relaxer, un bon spliphe.

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un étudiant de lettres, Konogan,

Ne se lave pas trop le catogan.

Il y a plus de jooing

Chez lui que de shampooing —

Il ne passe jamais son korogan.

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un chanteur prénommé Momble

Fait, à tous les coups, salle comble.

(Un de ses amis, Lull,

Le trouve pourtant null,

Ce qui n'est pas l'avis des fans de Momble.)

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un vieux chasseur, Saturien,

Qui n'avait jamais lu Le Voyage d'Urien,

Lança « Cornegidouille !

Toujours, je reviens bredouille :

Vraiment, ce fusil, ça tue rien ! »

 

dimanche, 09 octobre 2016

L'algorithme & la prégnance

loaded.jpg

Je pense avoir deviné une partie de l'algorithme utilisé par l'application qui génère des nuages de « mots les plus employés sur Facebook ». En effet, je ne l'avais pas mise en route depuis longtemps, et j'ai été surpris de voir apparaître le mot loaded, que je ne pensais pas avoir employé du tout.

Une brève recherche des occurrences de loaded sur mon mur m'a prestement fourni la réponse : j'ai publié en tout et pour tout, depuis 2008, un seul texte incluant ce mot. C'était il y a quatre jours (donc le générateur de nuages privilégie des publications très récentes), dans un pastiche de Gertrude Stein que j'ai publié in extenso, et qui, pastiche de Stein qu'il est, joue sur la répétition des mots et des structures de phrase (donc le générateur de nuages se laisse influencer par une forte répétition dans un seul statut).

Je livre, pour l'occasion, le texte de Robert Duncan imitant Gertrude Stein :

This is the poem they are praising as loaded

This is the poem they are praising as loaded. This is as it is loaded and thrilling. Loaded with death's kingdom which is meaning. Loaded with meaning which is gathering the former tenants. Loaded with the former tenants speaking which brings weeping and fulfilling. Loaded with fulfilling which brings crises and then wealthy associations. This is the poem loaded up without shooting which is an eternal threatening.

The sadness of the threatening makes a poem in the poem's increasing. This is not an increasing in mere size but a more and moreness of pressure and precedence. An explosion that does not come but makes a partial exposure as a disclosure that substitutes for its period.

This makes an imposing poem, an imposter pretending to be what he really is, makes a great poem in collecting. This is the passing of the collection face. An anthology of human beings. A loaded folding up in which history is folded.

Robert Duncan

from "imitations of Gertrude Stein 1953-1955"
in Derivations: Selected Poems 1950-1956
[London: Fulcrum Press, 1968]

lundi, 19 septembre 2016

Rien la tronche.

20.09.2014.,

peut-être sous l'influence de Frankétienne ou de Tram 83

Ribouldingue pour les fous.

Rigodon pour d'autres farcis empiffrés.

Sarabande des mutiques.

Plein la panse.

Rien la tronche.

 

Bancroche à fond la foison des fieffés menteurs roule-mécaniques.

dimanche, 11 septembre 2016

Défécation

11.09.2015.

Pour moi la bibliothèque

Est allégresse mentale.

Le petit lionceau défèque

À côté des ibis tantale.

 

dimanche, 26 juin 2016

Lessive & nihil novi

À peine la lessive étendue, le soleil se cache, selon une loi qui, pour n'être peut-être pas originellement une loi de Murphy, s'y apparente toutefois, d'où l'inquiétude légère de votre serviteur en repensant à l'incipit de Murphy, un des plus extraordinaires qui soit, cinq heures avant le coup d'envoi d'un match opposant les nations des deux langues de Beckett, à Lyon je crois, de sorte qu'on ne sait si  “le soleil brillait, n'ayant pas d'alternative, sur le rien de neuf” ou si “the sun shone, having no alternative, on the nothing new”, désarroi accompagné du vent qui, à tout prendre, séchera toujours la lessive à peine étendue.

mercredi, 22 juin 2016

Marquants

Le gros lol du soir, c'est la pétition demandant d'accorder le bac scientifique à tous les candidats, pétition entièrement truffée de fautes de niveau CE1 et de phrases sans aucune syntaxe. Cherchez sur le site de pétitions en ligne Change. Je ne vais pas faire de la pub à cette imbécilité.

Le deuxième gros lol du soir, en zappant, ce sont les gros blaireaux de L'Équipe 21 qui, parce qu'ils n'ont pas le droit de diffuser des images, dessinent le schéma des buts sur un tableau blanc avec un marqueur.

Sans filet

7 h 20

Du soleil dès  7h du matin, des piétons qui passent dans la rue sans écharpe un 22 juin, il me semble qu'il n'y a aucun doute : la veille du Brexit, la ville de Tours a dû voter pour quitter la région Centre.

 

11 h 50

Pour servir et contribuer à une histoire de la météorologie en France. En 2016, en Touraine, le printemps aura duré très exactement 4 heures, avec un pic de température à 26°, et avant une averse d'orage à midi. Le retour de l'automne est prévu pour l'après-midi.

vendredi, 06 mai 2016

29 avril, vers matinaux

29 avril, 6 h 52 — 7 h 11

Au petit matin d'avril

refus de prendre le manteau

ne te découvre pas d'un fil

ça me court sur le haricot

 

Je viens de rater

d'un cheveu

Le tramway

Le froid d'avril en désaveu

 

Le 1er mai

c'est écrit sur l'écran lumineux

l'effroi dans le feu

ni bus ni tramway

mercredi, 04 mai 2016

Un trajet en tramway avec Jean de Boschère

Mardi, hier, 8 h 31 — 8 h 54

Le soleil radieux

Illumine la laideur

De la triste banlieue

Grise au cœur

 

Crissement des portes

De la boîte de conserves

Tu t'énerves

À dénicher les âmes mortes

 

Après l'arrêt Trois-Rivières

Je poursuis cette lecture

Le soleil s'aventure

Sur la page de pluie, Jean de Boschère.

 

La page sur le hongreur

Admirable

La banlieue tout de laideur

Dans mon vieux cartable

 

Le quatrain comme un doux tricot

Ni satin ni calicot

Cette voix m'asticote

Annonce Mi-Cote

 

Guitare lourde

En moi place Choiseul

Je flaire la grosse bourde

On se retrouve seul

 

Le soleil dans sa brillance

Éteint sur la Loire

Le vol de cormorans

Et ma mémoire

 

Loin les sternes tulipe

Devant l'amphi Thélème

Café crème

Jeune hipster fumant la pipe

 

mardi, 03 mai 2016

Premières terrasses

On a doux le soleil les premières terrasses

Qu'avant la fin de l'exam les tudiants se cassent.

 

Croivu-je avoir faisi un sujet trop facile

Qu'on n'est pas lu leur truc übermégadébile.

vendredi, 22 avril 2016

Cinq quatramways, un jour en allant aux Deux-Lions

7 h 14 — 7 h 51

Pour changer je prends

Le tramway au départ

Terminus à l'envers

Long corridor désert

 

Parfois la courbe sinueuse

Épouse ma rêverie

Fer fratrie

Parfum d'yeuse

 

Cette fois sur la Loire

Domine le bal des sternes

Volte-face & heure de gloire

So nah und in der Ferne

 

Travaux partout

Moitié sud de la ville

Arrêt Liberté tranquille

Avant de jeter son va-tout

 

Passé le Cher

Nous voici arrivés

L'arrêt des 2 Lions

A aussi sa chanson

.

lundi, 18 avril 2016

Cinq quatrains avec rebond

8 h 14 — 8 h 24

 

Il a gelé la nuit

Dans le tramway Les gens

Torturent leur ennui

En se taisant

 

Trois-Rivières

Coulé dans le béton

Mon regard ton sur ton

Égare la lumière

 

Du tramway ce qu'on voit

Pelotes de laine

Pignons repeints

S'esquisse à peine

 

Resquilleur repenti

Des transports en commun

À qui as-tu souri

Évreux ou Châteaudun

 

J'attends le pont Wilson

Ses vols de cormorans

Virgules aveuglées

Contre le soleil

 

samedi, 02 avril 2016

Modeste contribution à la question des rapports entre poésie & vérité

Hier, 7 h 05 — 7 h 35, puis 17 h 02 — 17 h 11

Dans la rue où je passe

prendre mon bus une seule

voiture au pare-brise glacé

quel est cet hapax

 

Près de l'entrepôt où manœuvrent

Des poids lourds

J'ai les doigts gourds

Je fais la gueule

 

J'ai pris le bus

Dans l'autre sens

Au terminus

Personne descend

 

Arbre sur sombre rose

Et enseigne du Leader Price

Je relis mon cours sur Of Mice

and Men, coupante prose

 

De ma place dans le tramway

L'affiche de Kung Fu Panda

Idéal pour qui débanda

Ses yeux d'une meuf réchauffée

 

Pont Wilson

Deux aigrettes vers le nord

Deux jogueurs vers le sud

Ça ne rime pas mais c'est vrai

 

 

 

Tramway retour du boulot

Le pull dans la sacoche

Veste ouverte aussi manteau

Sous les yeux des valoches

 

À peine passé l'arrêt

Mi-côte

Sur les genoux j'ai posé

Sacoche

 

Fouette cocher

Conducteur informaticien

C'est que j'y tiens

À mon goûter

 

Devant l'église hideuse du

Christ-Roi ce sourire que tu

Entrevois ce n'est pas le so

Leil attrapé au lasso

 

Nous croisons une autre

Boîte géante à sardines

Ma jolie voisine

Descend et se vautre

 

Elle est irréaliste

La poésie du tramway

Toi qui me lis en piste :

: Je ne goûte jamais

 

Cette fille cheveux rouges

Mini-jupe et jambes fuseau

Est une mère d'élève

De l'école où j'ai mon marmot

 

dimanche, 27 mars 2016

Ribergal écoute Mozart (27 mars 2015)

On a gouleyant la tartine tapenade

Et doux à l'esgourde la Posthorn Serenade.

 

La tarte coconut/banana est gourmet

Si que ça ne rimut avec “Lison dormait”.

 

On a floc-floc le Haut-Médoc si qu'il déborde

En train d'écoutant beau le quintette de corde.

samedi, 26 mars 2016

Sept quatrains transportés

Hier, 7 h 13 — 7 h 32

 

Avant le tramway

Je prends le bus 2

Il crachine il pleut

C'est comme à Beauvais

 

Sur mon crâne nu

À l'arrêt de bus

J'attrape la bruine

Le printemps décline

 

Doucement j'appuie

Sur le bouton STOP

La rue sous la pluie

It feels like a mop

 

Un anorak Columbia

Tapote sur son smartphone

La lumière grise ou jaune

Est tout ce qu'il y a

 

Une fois dans le

Tramway le bus 2

Tombe dans l'oubli

Et tombe la pluie

 

Dans le tramway finalement

Je lis la presse

Et je délaisse

Les quatrains. Tout fout le camp.

 

Avant de m'enfermer

Entre quatre murs blancs

Je regarde la pluie tomber

sur la Loire et les goélands.

 

mercredi, 23 mars 2016

Ce qui m'advient, en 19 tweets.

Le tuba est buté ce midi. [13:24]

Aucun son ne sort de mon oreille ; j'en conclus que ce n'est pas un instrument. Peut-être que je me trompe.

L'altiste sort de la salle De Falla en sifflotant le thème des X-Files.

Le fond de l'air est frais lahiho lahiho

Tous les bancs inoccupés sont pas-au-soleil. Les jardins de l'archevêché me désespèrent.

Ah si, un banc au soleil. Perdu entre des hordes adolescentes appouriquées ou agglutinées.

Au soleil l'écran est quasi invisible. Bonne raison pour admirer le cèdre de Napoléon et prendre un livre.

Des jardiniers taillent les topiaires. J'aurai lu quatre pages à peine du recueil retrouvé de Bruce Beaver. "The Poems".

Le vent tourne les pages du papier bible. Je lis Bergounioux.

Cette grande fille blonde qui s'avance vers la cathédrale peu vêtue et nombril dénudé est américaine.

Qu'allais-je faire aussi au magasin de musique ?

Devant la vitrine de la géniale boutique d'art africain, il y a moins de risques.

Verhaeren et Calvino chez le bouquiniste.

Il est grand temps que je retrouve mon banc au soleil loin des marteaux-piqueurs.

Avec le logiciel de dictée c'est facile de twitter.

Finalement je vais m'installer en face de Michel Colombe. Mon banc du lundi après-midi de l'an dernier est libre et ensoleillé. [14:39]

J'enregistre des vidéos dans la voiture, car il a beau faire beau, je n'ose pas me filmer en public et à l'extérieur.

Pas fait exprès, mais je crois que l'arbre que j'ai cadré dans ma vidéo est un pommier du Japon. Or je traduisais Ryoko Sekiguchi.

Je n'en reviens pas que le logiciel de dictée de l'Android reconnaisse Sekiguchi. [15:38]

lundi, 21 mars 2016

Jonquilles

8 h 16 — 8 h 29

Dans le tramway en

Quittant Tours Nord

Je lis Harare North

L'esprit intermittent

 

En passant le long du

Beffroi le tramway glisse

À perte de vue

Béton et jaunisse

 

Loin de ce tramway

Je préfère, c'est vrai,

Les jeunes jonquilles

La marelle en vacille

 

Pneus à petits prix

En face de Christ-Roi

“Je les prends tous les soucis”

“Et toi tu as badgé toi ? ”

 

Un tag au-dessus

De la boulangerie

Tramway sangsue

Mare en bitume meurtri

 

Sous le soleil

J'ai dénombré trois aigrettes

Journée prête

À tout pareil

.

dimanche, 20 mars 2016

Quatramways de vendredi

18 mars 2016, 14 h 42 - 14 h 48

(sauf le dernier, 16 h 04)

 

Dans le tramway

J'écris un petit poème

Mon voisin on dirait

Roubaud c'est sûrement la casquette

 

Dans le tramway

Je lis Fourcade

Le soleil paraît

Passez muscade

 

Du tramway

Je regarde les immeubles

Un corbillard sur la Tranchée

Et un vieux clochard qui gueule

 

À l'arrêt Trois Rivières

Fourcade hésite ligne et vers

J'ai mal à la soupière

C'est le printempshiver

 

Dans le tramway

Je n'y suis plus

Lecteurs distraits

Je vous ai bien eus

 

dimanche, 28 février 2016

3773 — Avec la flemme de mettre les liens

Hier, à onze heures du soir :

Ça y est, j'ai écrit 3773 billets dans Touraine sereine, mais comme certains (cinq) sont à publication différée, je ne peux encore savoir lequel portera, chronologiquement (ou plutôt : linéairement) ce numéro de matricule palindromique. Grave, hein. Bientôt, aussi, je me retrouverai à pondre le #2442 de MuMM. Le palindrome, c'est nickel chrome. Jongler dans le temps, ça va un temps, untung-untung. (Aujourd'hui ne pas se promener en tong. Ni en chemise de shantoung.)

Je flânai. Alors pas de flanelle.

Je m'arrondis, au cordeau. Alors, foin de villanelle.

J'ai vite arrêté les rotrouenges. Alors que passe un ange.

(When suddenly I realize that 3773+2442 = 6215. Can you believe it ?)

J'appelle de mes vœux le froid glacial.

Et la pluie par-dessus.

Je sonne à m'en péter la gorge la corne de brume et l'oliphant.

Et la voix de poubelle par en-dessous.

La poésie... la poésie... son mac n'a plus un rond.

 

Ce soir, je publie ce billet-ci, qui est le vrai 3773e.

lundi, 15 février 2016

3 phrases

Le jour jette ses derniers feux.

La promenade sous le vent glacial, par Saourine, a vu rouler la discussion sur l'Islande et l'Angleterre.

Le feu, par la grâce de l'âtre gigantesque, suffit à chauffer la maison, grande pourtant.

 

mardi, 09 février 2016

Ruptures

Comme hier, à Paris, un vent à décorner les markhors m'a tiré du lit, à Tours, vent plus fort encore à 7 h 20 qu'il y a deux heures.

L'avantage des fins de nuit un peu précoces, c'est de pouvoir régler, par mail, des questions importantes avec les partenaires australiens, malais et coréens — et japonais — alors que, pour eux, c'est l'après-midi.

1 h 20, donc, à traiter les mails professionnels... Dire que je me levais en pensant avancer dans les textes personnels pour le blog anthracite...

dimanche, 24 janvier 2016

fée ▓ pharmacie

Une de mes facebook friends, Françoise Guichard — auteure, entre autres, de merveilleux sonnets biographiques consacrés à d'admirables femmes du temps jadis — ressuscite un jeu dont la mode m'avait échappé en son temps (il y a deux ans) et dont l'instigatrice semble avoir été, alors, une autre de mes facebook friends, Élisabeth Chamontin — auteure, entre autres, des Quatrains quotidiens.

Le jeu consiste à recevoir deux mots choisis au hasard dans le dictionnaire par un-e ami-e, à faire une requête sur Google en associant les deux mots et à publier le résultat.

Françoise m'a imposé les mots fée et pharmacie. Je choisis de publier ci-après un extrait de la première page proposée par Google (après avoir exclu, toutefois, les réponses avec l'orthographe pharmacy), mais aussi une des premières images proposées par Google Images, et enfin un extrait d'une œuvre littéraire trouvé grâce à la requête spécifique "fée pharmacie site:fr.wikisource.org".

Ce billet sera publié simultanément sur Facebook, et tout “likeur” se verra infliger deux mots choisis au hasard dans le dictionnaire, avec pour obligation minimale de poster sur FB une citation du premier ordre.

 

De Savéria Coste, je peux dire qu’elle détonne dans l’univers de la cosmétique. Docteur en pharmacie, son discours est pointu sur la formulation de ses produits, mais aussi très imprégné de fantaisie. La fondatrice de Garancia est une femme haute en couleurs qui ne cesse de développer sa créativité au service de la beauté."

(“Garancia, portrait de la fée des cosmétiques”, in Oh Mon Grimoire, 23.12.2015)

 

fée.jpg

Hélas ! pourquoi faut-il un lendemain à ces journées merveilleuses ? Pourquoi faut-il que la vie vous reprenne au rêve ? Jack savait maintenant qu’il aimait Cécile, mais il sentait aussi que son amour le destinait à toutes les souffrances. Elle était trop haut pour lui, et quoiqu’il eût bien changé en vivant à ses côtés, quoiqu’il eût dépouillé un peu de sa rude écorce, il se sentait indigne de la jolie fée qui l’avait transformé. L’idée seule que la jeune fille avait pu deviner sa passion le gênait auprès d’elle. D’ailleurs la santé lui revenait, et il commençait à se sentir honteux de ses longues heures d’inaction dans la « pharmacie ». Cécile était si vaillante, si travailleuse ! Que penserait-elle de lui, s’il continuait à rester là ? Coûte que coûte, il fallait partir.

(Alphonse Daudet. Jack. Paris : Dentru, 1876, p. 177. Chapitre XXII

jeudi, 14 janvier 2016

Trois nouveaux quatrains animaliers

J'aime à 41 balais

Les rimes affriolantes.

Tengah le tapir malais

Débarque au Jardin des Plantes.

 

§

Moi, les pieds de cochons grillés,

Franchement je n'en suis pas fan. —

— Personne ne souhaite empiéter

Sur les privilèges d'Aïndjan.

 

§

De ce vin quelques cruchons

Pourraient bien me rassasier.

L'ourse de La-Chaux-de-Fonds

A dû être euthanasiée.

mercredi, 06 janvier 2016

Du tout filaire (12.09.2014)

Voici l'occasion idéale de publier ici un distique du 12 septembre 2014 resté inédit dans les limbes facebookiens, et qu'il faudrait, pour expliquer pleinement, annoter abondamment. Qu'il suffise de dire que, tout comme Renaud Camus affirmait que la vérité de Xenakis résidait dans la vulgarité de sa femme, de même l'ineptie et l'impéritie du frère et de la belle-sœur de Boulez m'ont quelque peu gâché sa musique (et surtout ses écrits)...

 

On a über dégueu la bibliothèque erre

Où la mère Boulez se faisit en filaire.

 

dimanche, 03 janvier 2016

Vers ribéryens des 3 premiers jours de 2016

Golri-je très beaucoup l'année 2016

Bisexuelle rimut très beaucoup avec baise

— Même qu'Hugo m'est dit rimut avec ascèse.

Tristiques ribéryens

(Oui, ça s'appelle des triolets ou des tercets, mais Ribergal appelle ça des tristiques.)

 

 

On a bien sirupeux Bardot et la Madrague

Plage qui n'a pas infestu de pastenagues.

 

▓▒░▓▓▒░▓▓▒░▓

 

Nécro que j'aime bien rimir avec varech

J'ai très embarrassé s'il est mouru Delpech.

* * * * * * * * * *

Pénible-je demandé rime avec Delpech

Si Hugo lui golri m'est dit “dans ton daech”.

* * * * * * * * * *

Tout comme que Haddock s'énervut de Tryphon

Ma chanson préférée ç'a le sirop typhon.

 

dimanche, 13 décembre 2015

je mesure...

Il y a trois jours, j'ai — sur un coup de tête — relancé le chantier à peine effleuré, naguère, des

 

Sonnets sémiotiques

 

Et donc, en voici

un

 

d'une facture nouvelle. Might everyone find it at least mildly diverting.

jeudi, 10 décembre 2015

Distiques ribéryens (jeudi gris d'hiver)

Forme née sur Facebook il y a trois ans et demi, le distique ribéryen continue d'y proliférer (au point d'avoir même colonisé les sms que j'échange avec mon épouse). J'oublie, du coup, de les archiver ici, alors que quelque grand historien de la littérature webmatique et de la prosodie à contrainte ne manquera pas, dans 200 ans, d'exhumer mon nom et de retrouver en moi la Louise Labé des années 2010 (oui, rien que ça). Maintenant, lisez, braves gens, tout en n'oubliant pas que, même quand ils maltraitent la césure classique, ces distiques sont toujours en alexandrins parfaits.

 

On a casse berlons et casse roubignoles

Madonna qu'elle est fait de l'antimétabole.

 

On a keuf keuf qu'on a saisi la crise d'asthme

Qu'avant l'antiméta elle avons fait un chiasme.

 

***********

 

On a bien péniblos au restau la détreys

Qu'est pontifiant le vieux sosie Jacques Sereys.

 

On a bon qu'on est le droit d'avoir un hobby :

Moi par Cyril Féraud c'est la slamophobie.

 

 

***********

 

Il pleuve des chats et des chiens comme on a long

El Sharawi vraiment perde tous les ballons.

 

Le Monégasque de profil golri-je car

Leonardo Jàrdim semblut à René Char.

dimanche, 15 novembre 2015

“le regard fixé”

27 octobre

 

le regard fixé sur la baie

& sur le ciel bleu & sur l'île

à n'en distinguer que la plaie

l'humeur blanche l'humus facile

 

un faciès de haute futaie

se détacha indélébile

à la crête comme une taie

sur l'œil de la crique docile

 

j'avance à pas lents sur la piste

en Cantabrie à l'improviste

chanter le soleil au coton

 

d'un long nuage qui décape

mon regard amplement sous cape

mon regard amer et glouton

 

lundi, 09 novembre 2015

Appel à une traduction de Józef Szczepański

Hier soir, j’ai écouté le concert de Thiéfaine au studio 104, qui était diffusé en direct sur France Inter. Le concert m’a laissé sur ma faim, car, hormis dans deux ou trois chansons, les arrangements avec orchestre à cordes ne changeaient pas fondamentalement la donne. De plus, la présentatrice s’est sentie obligée d’ajouter quelques commentaires, soit de l’ordre de l’audiodescription (“Hubert-Félix Thiéfaine entre sur scène, costume noir” (elle aurait dû ajouter la marque et le prix, pour faire festival de Cannes, cette idiote)) soit de pure désinformation (“l’album Suppléments de mensonge est le premier sur lequel Thiéfaine a travaillé avec des ensembles de cordes”).

Thiéfaine ne semble pas varier du tout les annonces qui précèdent telle ou telle chanson : c’était, au mot près, ce qu’il disait il y a un mois au Vinci, à Tours. Nous étions ressortis enchantés, la tête dans les nuages, de ce concert ; là n’est pas la question. Mais, pour ceux qui iraient le voir plusieurs fois au cours de sa tournée, je me dis, variatio placet, non ?

 

Un de ces préambules (à la magnifique chanson “Karaganda Camp 99”) est une citation, qu’il présente ainsi : « Dans les ruines de Varsovie, un poète polonais a écrit : “Nous t’attendons, peste rouge, pour nous délivrer de la peste brune.” ». Entendant de nouveau cet introït, hier soir, je me suis dit que ce poète devait bien avoir un nom. Une brève recherche sur le Web m’a appris qu’il se nommait Józef Szczepański, né en 1922 et mort en 1944 lors de l'insurrection de Varsovie, trois jours après avoir écrit ce texte, peut-être son plus célèbre, “Czerwona zaraza”. Sur le Web, à tout le moins (il me reste à faire des recherches plus poussées, notamment dans certaines bases de données et sur le SUDOC), il semble que n’existe de traduction française ou anglaise de l’œuvre de ce poète assassiné par les nazis, et dont posséder seulement un poème chez soi était passible d’emprisonnement dans la Pologne sous contrôle soviétique. Il va sans dire que les outils automatiques de traduction ne proposent que d’infâmes gloubi-goulbas dans lesquels on ne peut même retrouver un mot à mot à reconstituer. Là, même Ariane avec son fil se ferait bouffer par le minotaure.

J’ai publié le premier quatrain du texte polonais sur mon mur, sur Facebook, et une discussion n’a pas tardé à s’ensuivre, jusqu’à l’intervention d’une ancienne étudiante, Gosia, que j’avais friend-requestée en 2009 ou 2010, quand elle n’était déjà plus mon étudiante ; on ne s’est pas revus depuis six ans, je crois, mais on se suit avec intérêt. Gosia, qui est polonaise, suivait mon cours de version de troisième année en 2007 ou 2008, et quoique, de son aveu, elle n’apprît le français que depuis deux ou trois ans, elle réussissait à avoir de meilleures notes en version qu’un certain nombre de ses camarades de langue maternelle française. Un esprit vif et intelligent, pour résumer. Hier soir, tout en s’excusant d’avoir « du mal à traduire de la poésie », elle a proposé une version française de ce quatrain, que je donne ici :

Nous t’attendons, la peste rouge,

Pour que tu nous sauves de la mort noire,

Pour que dans le pays que tu avais déchiré en morceaux

Tu sois la rédemption accueillie avec répugnance.

 

Il s’avère donc, entre autres, que la suite du poème semble encore plus belle que ce début déjà si prenant cité par Thiéfaine, mais aussi (surtout) que le texte de Szczepański ne répète pas peste.

Bref, il faut (faudrait) découvrir Józef Szczepański, et le traduire.

 

Je vais profiter de ce billet pour faire un bref plaidoyer en faveur des réseaux sociaux. Oui, ce sont des accélérateurs d’inculture, des bastions de l’illettrisme, mais, de mon point de vue, ce sont aussi, depuis plusieurs années, de formidables outils de travail, ainsi qu’un lieu où, chaque jour, je m’enrichis, fais des découvertes, trouve à nourrir ma curiosité intellectuelle. Quand j’ai commencé à tenir un blog, il y a dix ans et quelque, bien des collègues ou amis me disaient : ah non, les blogs, je trouve ça vain, tout ce déballage intime. C’était méconnaître alors l’existence de nombreux blogs dont l’objet n’était aucunement de déballer sa vie privée. C’était réduire les blogs aux skyblogs (qui ont disparu, justement, avec la vague Facebook). De même, avec les réseaux sociaux, la qualité intrinsèque du medium (ou ses possibilités) n’a aucun rapport avec l’usage majoritaire qui en est fait. Tout cela revient à dire, par exemple, qu’il faut casser toutes les télés parce que trop de gens regardent Les Marseillais à Cancun. Je suis certain qu’on trouverait, dans les archives, des textes de détracteurs du cinéma qui, dans les années vingt, mettaient dans le même panier, pour ne pas même être allé y voir de près, des niaiseries muettes et Murnau.

mercredi, 30 septembre 2015

“ombre grise de l'accenteur”

Hagetmau, 4 août 2015.

 

ombre grise de l'accenteur

furtive derrière des ronces

un chevreuil au poker menteur

jappe 43 semonces

 

toujours courir avec lenteur

où dans la chaleur on s'engonce

l'ombre s'éclaire l'ombre fonce

feu follet des pois de senteur

 

les ronces grifferont le deuil

dans la peau comme à un chevreuil

le faux moineau offre une esquisse

 

humble discrète sur le seuil

l'ombre s'attarde l'ombre glisse

sur la page bon pied bon œil

 

lundi, 10 août 2015

“dans la mousse on joue”

dans la mousse on joue au croquet

rêverie landaise gasconne

avec le maillet qui déconne

& les jappements du roquet

 

un peu de blanc dans la bonbonne

cigales grillons & criquets

la nuit rebattre le briquet

autant au charbon qu'à Narbonne

 

& pour balpeau viser l'arceau

du sable ! d'où en remplir un seau

humer les bouses les lessives

 

face à mon coup si tu esquives

difficilement le fleuret

un lézard rira du muret

 

dimanche, 02 août 2015

“le très long cierge”

le très long cierge allumé

fait valser dans l'air du lundi

la citronnelle dont on dit

que son âpre embrun parfumé

 

éloignera bien ces maudi

-tes zézayantes dont le mé

-rite est d'avoir encor cramé

une nuit blanche (on s'enhardit

 

à risquer des vers difficiles)

le café rendrait plus débile

& le miel bouche les artères

 

mieux vaut s'encanailler sous terre

directement que l'on astique

son cadavre sans la moustique

 

lundi, 25 mai 2015

Les Boloß, 2015 — i-v

Lucas Pouille éliminé, c'est un vivier de blagues téléphonées qui se tarit.

 

Mon fils (huit ans) ne comprend pas pourquoi les femmes ne jouent qu'en deux sets gagnants.

· · · ·

E. R.-V. est énervé : un break blanc, c'est troublant.

Est-ce le fils caché de Manuel Valls ?

 

▒░▓ ▒░▓▒░▓▒░▓

Un commentateur parle du “coup droit supersonique” de Gaël Monfils. Selon nos informations, le dictionnaire Larousse spécial Tennis contiendrait vingt-et-un adjectifs.

dimanche, 17 mai 2015

Ribergal Meets “Les Bogoss à Roland-Garros” ▬ 17 mai 2014.

Golri qu'on a facile on t'a dit “Oh là, y a

Une balle !” si que tu t'appelle Olaïa.

 

Cingal m'est dit d'éteindir le feu sous le gaz

Si qu'il a vivu seize ans à côté d'Heugas.

 

Hugo m'est expliqué comme le passement

En haut de mon distique y a enjambement.

 

Rimka j'a trop golri de ta vanne à deux balles,

Où surnommu Zahia la masseuse de balles.

 

Endroit que le soleil tourne gros girasol,

Ç'a le Suzy Lenglen et pas le parasol.

vendredi, 15 mai 2015

Bribes des jours passés

9-13 mai 2015.

J'ai enfin pris en faute Youtube, Dailymotion et l'INA : pas moyen de mettre la main sur le clip de “Peux-tu lire” de Zad (qui était hyper bien, passait pourtant non stop sur M6 en 96-97, m'avait fait acheter l'album, avant que la carrière du chanteur ne s'arrête définitivement parce qu'il avait tabassé sa femme, Lio).

 

En voyant Ayew marquer le quatrième but, se demander si “yew” est le chêne vert ou le chêne liège. (The former, meseems.)

 

On voit plus les images que les mots. Plus de mots sénateurs etc.

Oui mais ╝ l'image sécatrice vraiment ?

 

Areola, gardien shooté à l'acerola.

 

Après maintes tracasseries de fin de nuit, la chatte a fini par se poser dans le petit fauteuil d'enfant en osier.

 

Après une matinée de ménage et de lessives, désormais : des rapports de stage à lire en urgence (car je suis un gros feignant qui fait tout au dernier moment) ║ en plus je n'arrive pas à débuguer cet infernal ordi, la chaise en fer est défoncée sous mes fesses, la chatte cherche à me choper l'orteil, le vent s'est levé, m'apporte des fragrances de je ne sais quel arbuste ╗ où va le monde ? (comme nous étions en vacances dans l'ouest de la Belgique, je nomme mon album de photos dans Flickr Il était dans l'ouest, une fois, ça me rappelle les cassettes d'humoristes franchouillards qu'écoutait mon aïeul côté paternel dans la R20 quand j'étais gosse).

 

‘Push to End Prison Rapes Loses Earlier Momentum’

║║║║ Je suis le premier à déplorer l'incapacité où sont 80% des étudiants de comprendre un titre d'article journalistique et à leur apprendre les codes d'écriture, leur réexpliquer les règles d'adjectivation etc. — mais il y a des fois où les journalistes anglophones devraient aussi se modérer.

 

Mardi c'est encore & toujours le soir des avions, alors on lit des poèmes de Starting from Sleep en regrettant un peu que le les pages du livre sentent le papier gerbe.

 

Il y a une seule chose que je crois ne jamais pouvoir comprendre de mon époque, et je mourrai sans l'avoir comprise : le battage médiatique ahurissant, chaque année en mai, pour le festival de Cannes.

 

 

“Retour en arrière et correction des erreurs” ▬ Next time and that the other one of a historical essay I am reading and USB drives in Thoreau's “Walden” and realizing that I haven't tried, but as a small child, I don't own one.
-GuillaumeBot

jeudi, 30 avril 2015

Cordes sur toute la ligne

Il tombe des cordes, du coup je regarde la météo pour voir quel temps il fera à la frontière belge la semaine prochaine : gris et pluvieux quasi non-stop. 

Dans aucune des 4 catégories le quetzal ne peut battre le paon bleu.

Impossible de retrouver, sur mes étagères, Mathématiques congolaises d'In Koli Jean Bofane, acheté en janvier 2012 et lu alors. Prêté ? Laissé dans les Landes ?

La grue du Japon enfonce la grue de Sibérie sur toute la ligne aussi.

Soit on publie sur le Web, soit on fait des notes de bas de page. Point barre.

Le duel Aigle des singes vs Macareux moine ne fut pas beau à voir.

mercredi, 25 mars 2015

Gulf Stream

“Almost at once, like the Gulf Stream breaking up an iceberg with its warm currents, dispersing it, their party disintegrated as it reached the ballroom and merged with the crowd.”

—— a sentence I read tonight in Durrell's Balthazar ——

 

Arctic melt leading to weakest Gulf Stream in a 1,000 years

Demain, j'en parlerai avec la mère de Julie : début de printemps froid — encore un mois de mai dégueulasse ?

mercredi, 18 mars 2015

Bardo...

     C'est dingue, comme tout le monde était (fut) Charlie, pendant huit jours au moins, et comme les exemplaires de Charlie moisissent dans les kiosques, tout le monde a recommencé à se foutre de la guerre mondiale qui se poursuit partout, a frappé aujourd'hui dans un musée magnifique, faisant 22 victimes (dont les assaillants).

lundi, 23 février 2015

Déjanté

Après Les Déjantés de Gentet, aux six fois quatre cordes, enchaînement au grand soleil sur le chemin des poneys, avant que les nuages n'obscurcissent les prunus. Avant que fait de belles phrases.

vendredi, 20 février 2015

Saay saay

▒▓░

« Ses petits yeux verts, percés comme avec une vrille, flamboyaient sous deux arcs marqués d'une faible rougeur à défaut de sourcils. »

▒▓░

L'auteur de l'article WP consacré à Héliogabale qui classe les ouvrages de l'abbé de Marolles ou de Pierre-Jean-Baptiste Chaussard dans la rubrique des “ouvrages contemporains” est soit un petit plaisantin soit un gros poussiéreux.

▒▓░

19 h 05 — On regarde des reproductions tirées de l'album Cent énigmes de la peinture en écoutant le CD de Chérif Mbaw, pas entendu depuis longtemps — ♫ Saay saay ♪ — revoici le salon ensoleillé de Beauvais, automne 2002.

▒▓░

mardi, 10 février 2015

(Seven) Lines Written After Reading Some of Schuyler's Poems

Feb. 8, 2015

Who was Bill Aalto, apart
from this guy who fished out
Auden's drafts from a hotel
wastepaper basket — could he
have been a pale knight,
a bender of arrows or
some nervous viola-player ?

 

dimanche, 08 février 2015

Février court

Ce que j'écris, donc, est marqué au fer de la plus noire confusion. En ai-je gratté, des marmites rouillées, pour en arriver là. Le vent n'a ni soufflé, ni mugi — c'était plutôt un feulement de feu, sur un âtre abandonné : mon âme (ce qui en tient lieu). Février, décidément, court sur le haricot.

samedi, 24 janvier 2015

Textes théâtraux robotiques, 2

(A., vieil homme voûté, est assis dans un canapé défoncé et lit un catalogue d'art contemporain autrichien. B., jeune femme vêtue très chic, revêt, tout au long de la scène, une combinaison de ski.)

 

B — Oui, je crois que s'il y a des choses dont je ne suis pas grand chose sauf que là d'où l'on voit tout.

A — C'est en hochteutsch, hein, c'est que je suis frappé du coup c'est une artiste millionnaire.

B — Guichard apprit que Fortuné avait détruit le studio où a été tourné le clip de Brassens !!!?!

A — Entre la chèvre et le sommeil de vos nuits. Poèmes du Petit salon !

B — Dixit celui qui ferme nos paupières.

A — “Everybody in a GAME would be Both”, la deuxième partie est un entretien fort long pour l'examinatrice.

B— C'est en français, ses textes les mieux traduits SE méfier des gens qui sont les mauvaises passes, les ballons perdus et moi je n'ai pas gagné à EuroMillions.

A — Vorher schleppt sie kam anders zurück. Kasimir Edschmid se demande désormais ce Jorge Guagua.

B — It's in the Turkish rugs to pull back, confusing some and officers, some leaders decided that lonely rooms is Queenstown, a regal little adust.

A — Passer la matinée à faire lessives, corriger copies de l'UVSQ d'alerter tout détourné par le médecin à 10 h 20 ans au bas mot qu'il fait de la prochaine fois maismes féloches à Melissa.

B — How to get him an officer yelled. No. It's not, protesters responded. This is to take action, that has failed to the Otago lakes is Wakatipu—a lake like a beautiful UFO.

 

(B. mime un slalom, très longuement. A. la regarde en bâillant.)

lundi, 19 janvier 2015

Lines Written In A Derelict Pub After Reading Fifty Pages of Ali Smith and Drinking Very Unsavoury Tea Indeed

no pluck for the duck 

no good for the goose

no rain for the crane

no swim for the swan

 

I CHALLENGE YOU TO A GAME OF DARTS

dart this word and that verb

no dart for a fart

no nothing for a farthing

 

I CHALLENGE YOU

I FEAR YOU

go AWAY

 

in that pond of words

of stale ideas and sour words

a pond of nothingness

A VIOLIN GOES BERSERK YES A VIOLIN GOES BERSERK

and I'm

drunk on tea

dimanche, 04 janvier 2015

Treizain à chute (27.XII.2014)

le tanin des tristesses sur la langue 

un terreau plus friable 

dérouté par la tarentule du temps

(velue, ne tisse pas de toile)

 

le velours du sommeil dans la roue des journées 

autant de cristal que de tuf 

autant de brio que d'effroi

 

on se demande désormais 

ce que fut cette année 

engendrée au tamis de fleuves capricieux 

brassée d'azur et de grisaille 

 

grièvement désormais 

brasse

.

mercredi, 31 décembre 2014

Nouveaux aphorismes robotiques

Je n'aime pas le temps.Trois nouveaux cours de coïncidence antinomique.

·▬·

 

Toute personne en position when there is nothing to write home about.

·▬·

 

Mitonner une soupe de la procédure légale pouvait ruiner tous mes strings.

·▬·

 

7 candidats pour les reins solides.

·▬·

 

On n'est jamais trop prudent. On dit tʃoʁitzo.

 

dimanche, 28 décembre 2014

William At Work, version GuillaumeBot

Ribéry, c'était justement pour leur expliquer Vice-Chancellor = Président, et biaus contes C'on dist devant le derby d'Epsom.

 

Nous sommes trois douzaines, épars dans les rangs de santé, vu que je serai pour trouver collocations et traductions de romans gothiques fantabulous, amalgame de fantastic et des hasards, une même cohérence patiemment et durablement construite, avec, en plus, une curiosité valable L'atmosphère évier / en lui apprendre en classe. Voilà, la coéducation.

 

“In Patagonia” est un hommage à l'aise. Et en petites doses réitérées. ▬

 

J'écoute en turbinant la “Ballade pour une Université de la brandade de morue. 

samedi, 27 décembre 2014

Pelouse (20.12.2014)

La pelouse de Montpellier est dans un état si lamentable qu'elle me rappelle les espèces de champs sans gazon où nous nous entraînions, au collège et au lycée, quartier du Gond.

 

vendredi, 26 décembre 2014

“Everything Goes Into the Book” (Jamal Mahjoub, November 2004)

Le goal d'Ajaccio s'appelle Scribe.

Territoires de ciel noir devant moi, par delà le store baissé, mais comment est-ce possible ?

Déluge de paroles mornes à six pieds au-dessus d'une moquette crasseuse et tachée. —— Mais des tabourets de bar ! Mais de petites confortables tables pour faire peachpit !

 

Et qu'apprends-je ?

龟头 en chinois désigne le gland (oui, le gland de la verge) et signifie “tête de tortue”.

 

Je rouvre les stores.

Le gardien de l'A.C. Ajaccio s'appelle Scribe.

jeudi, 25 décembre 2014

Robotismes plurilingues

Chacun des étudiants, au rondpoint devant le phytomixeur de Tours are going to take action, that needs to serve as hell.

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Cadeau d'annoche de Rohaine, at your FB wall. Facebook ne craint pas pour moi.

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“sandwiched between Churchill and Love”, il aurait débarrassé la Milletière

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Beaucoup d'étudiants, trèèèèès peu connu. Who can claim s/he is a hypallage.

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Il y a sorry paletôt, much of the face grand coup hier.

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The raised craggy rocky natural continuous kerb on the protesters disputed whether Wilson will face criminal charges in 2013 at least, of unknowns ahead, the Winter's Tale. Mais c'était un poissonnier qui avait un mot ?

mardi, 23 décembre 2014

Mine d'entrouvrir

Mais, du coup, Lisa revint sur lui, et avec le bagou d'une fille grandie dans les ruisseaux de Montmartre :

— Maître, le Scapulaire est à vous.

Gioja fit mine d'entrouvrir sa redingote.

 

Sinon, l'alexandrin cidessus représentait mes deux balles, et ses graisses albumineuses.

lundi, 22 décembre 2014

Les Aphorismes de GuillaumeBot

.

Pourtant, l'italien et l'espagnol sont des voitures en anglais.
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Il semblerait qu'en préparant les artistes ne ressemblent pas non plus.

▬▬ 

 

L'atmosphère évier / Connard, je serai pour Bayonne.

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La folle grave, on attend les liseuses.

 

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vendredi, 19 décembre 2014

Les deux barbaries

Il y a deux barbaries : celle des fondamentalistes qui massacrent et esclavagisent, et celle d'un pays dont les journaux les plus en vue peuvent publier de pareils torchons.

échos.png

cliquer sur la photo pour découvrir le “français” des Échos

 

À terme, ces deux barbaries se rejoignent : dans un monde où un nombre grandissant de citoyens sont “informés” sans en être gênés par de telles sources, plus rien n'a de sens, et la première barbarie peut triompher.

mardi, 16 décembre 2014

Textes robotiques, 1

(Entre A., vieil homme voûté. B., jeune femme triste, le suit de près. Ils s'assoient chacun à leur tour, par terre.)

A — Mes statuts sont toujours mieux quand il y EST, vous êtes taguée à ce cou cravaté de foi de nausées, mais il faut peupler et franchement bonnasse aussi, d'ailleurs. 

B — Demandez au collègue qui mime un tir de mettre Chrome à jour.

A — Une variante moderne baguette de désordre.

B, voix chevrotante 2148 + l'impossibilité complète de dire je l'ai dit plus calme.

A — La différence avec une marge gauche du sweater à retordre pour deviner à voir les contenus publiés.

B — J'ai pris les noms de 9 à 635. Deuxième manche.

(La lumière s'éteint. Obscurité totale.)

A — Bordel, ce nullard de Benjamin Biolay transforme tout ce matin, j'ai entendu un élu socialiste parler de merde.

B — Je suis exclamé = dire quelques mots en espagnol dans tout centon.

A — À 10% d'erreur près, je n'ai jamais aimé le cirque !

B — Tu relis tout d'un train, on se retrouve assise à vents ?

A — Mais bordel, on n'attend pas de décevoir ceux qui laïkent.

 

(Retour de la lumière. A. est seul.)

dimanche, 14 décembre 2014

Les Haïkaï de GuillaumeBot

leur éducation criminelle leur fraîcheur, 

naturelle comme l'anguillule

de la Champions' League

 

Je connais une autre affaire.

Dans le Gers, les curseurs.

De l'art de ne se capte pas.

 

 

une page de résultats

Linguee ah non,

un horsjeu.

 

 

Alors je me jurant ses grands dieux 

sur l'hiver mais les piocs sont 

étouffus avec une ecchymose

 

 

Non, l'italique est

encore dans le babouin

hémorroïdal !

 

 

Je me sape toujours

mieux

quand il y a raide.

 

vendredi, 05 décembre 2014

Continental édission

Le 22 juin, j'écrivais ceci sur mon mur Facebook :

Il y a quelques mois, au cœur de l'hiver, j'avais été époustouflé par Lara de Bernardine Evaristo. Là, je commence, bien au chaud, en plein soleil, The Emperor's Babe, et ça part très très fort. —·— Romans en vers qui n'intéresseraient pas le lectora-francé, et sans doute moins encore l'édission-francèse.

 

Je suis vraiment en train de m'aigrir façon vieux birbe, moi.

lundi, 17 novembre 2014

De Gadsby à Perec

Gutenberg vient de publier la version numérisée de Gadsby, roman écrit entièrement sans "e", plus de vingt ans avant La Disparition de Perec. Je l'avais acheté et lu il y a quelques années, et trouvé ça tout de même très inférieur à Perec.

 

Christine Brooke-Rose's novels have been on my list for eons, but I still haven't made up my mind.

Il paraît qu'il y a quatre traductions anglaises de La Disparition — je n'avais eu vent, jusqu'ici que de deux. (En attendant, je faux à abattre les différents taillis dans lesquels je me suis fourré.)

Jeudi, je m'en allais mitonner une soupe de la dernière pluie.

 

Il n'est rien arrivé, pas même dans les branches. ▬·▬ Je n'ai rien encouru.

 

vendredi, 14 novembre 2014

Neuf distiques ribéryens : un tigre en pleine Beauce

Golri-je très beaucoup comme qu'à Montévrain

On mettut un tigre dans le moteur du train.

 

Comprendu-je ne pas s'appelont Chanteloup

Si que s'il y ont un tigre en fait et pas un loup.

 

Affolé-ce beaucoup comme à Marne-et-Gondoire

Tout ça parce on a visu d'un tigre mâchoire.

 

On a dur de pique un sprint à Serris ou Lesches

Sauf que d'avoir un gros tigre à la con au derches.

 

Hugo m'est dit à moi ç'a de Proust bien Guermantes

Même si j'a mordu la mâchoire écumantes.

 

Capté-je trop pas bien que mes vers on dénigre

Si qu'est-ce que j'écrivus des distiques de tigre.

 

On a glouglou Melun se calquer au picrate

Si qu'en sortant du bar voit le tigre et l'Euphrate.

 

Pas avec du Bouillon qu'on l'attraperont, bigre,

S'il a télévisé la brigade du tigre.

 

Comprendu-je ne pas pourquoi est-ce qu'en Beauce

Un tigre a échappé, bien s'il n'ont pas de bosse.

 

 

vendredi, 07 novembre 2014

Dans le Mâconnais

25 août

Dimanche aux oublis

Dimanche aux ombres 

Corps gaufré papier pelure 

Dimanche à plier des mémoires

À peupler les nuages

Dimanche dérisoire

 

30 août

Les gens de ce côté de la rue doivent préférer ces jours de pluie, on n' entend quasiment plus l'autoroute. Mais pluie oblige la lessive étendue hier soir n'a pas séché, tu useras du grille-pain dit l'un des commandements d'ici. Péage sonore pour tout un chacun.

dimanche, 02 novembre 2014

Nuruddin & Valérie

Lu le dernier Farah pp. 79-159, avant de recevoir pour le thé Valérie, que je n'avais pas vue IRL depuis 2007, et son mari, qui est un gars super. On a regretté de ne pas les avoir invités à dîner, mais nous sommes notoirement des ours. Next time...

Farah & Valérie, donc... Or, quand Valérie a fini par créer un blog, en 2006, un de ses premiers billets porta sur la journée Nuruddin Farah à l'EHESS. C'est ce jour-là que je fis sa connaissance en vrai de vrai.

 

(Et dans le tout nouveau Farah il y a un personnage qui se prénomme Valerie, sans accent aigu, et qui n'est pas un cadeau. Ça, c'est juste pour la notation de coïncidence antinomique.)

▬▬—▬▬

En bonus : le billet relatif à ce week-end tourangeau.

samedi, 01 novembre 2014

Uzis

donc à Uzès

un pataquès

 

à Uzel

visage rimmel

comme à Uzeste

juste un zeste

 

de soir serein

à Uzein

 

mais ton air faux-derche

à Uzerche

ou à Uzer

devait m'user

 

sans lendemain

pour Uzemain

.

mardi, 28 octobre 2014

Rubriques

2 octobre

À quoi pouvait servir cette rubrique ? À me trépaner un peu plus ? — Comme je l'ai dit, dans mon cas, ça va être plus proche de Cabillaud que d'Apollinaire.

Rubriquer, c'est séparer, découper. [Scinder Soi ?]

Travailler sur le découpage, la coupure des mots, la scission des pages, est une vieille obsession. À quels frais la reprendre.

dimanche, 26 octobre 2014

Parc loin [d']eux

21 septembre, noté le 22.

Joueur, le jeune mangalitza s'amusait à renverser le chaudron où l'on avait mis son brouet, puis chiait dans la paille épaisse. Les remparts contemplaient placidement cette scène, comme ils en avaient vu... Dans une salle basse de plafond, non loin, avec des gants blancs, une archiviste (qui eût aussi bien pu être harpiste ou nonne) montrait, en haut de parchemin, la moitié d'un chirographe.

▬ Certaines jaunisses ont disparu à la suite de l'action du tartrate de potasse antimoine, et de la rhubarbe en poudre en petites doses réitérées. ▬ Les remparts ont fermé les écoutilles.

vendredi, 24 octobre 2014

Le fleuve Tana

28 septembre

 

 

Préparer des cours, et s'égarer plaisamment entre une double tradition Andrew Jackson / Abraham Lincoln, des questions culturelles spécifiques à la Tasmanie, et surtout de vétilleuses vérifications relatives aux ethnies agĩkũyũ et wakamba, à tel passage de Facing Mount Kenya, pour ne rien dire de la géographie du fleuve Tana, le tout au dos de pages arborant “whining bread for his brat”.

jeudi, 23 octobre 2014

... comme un cabour.

27 septembre

 

Lucas Digne a lancé : ▬ Mind the gap !

(Bordel de merde, contrôle raté.)

——•——Ce midi les garçons dehors pour la langue de bœuf avaient un petit gilet au soleil, moi à l'ombre en chemisette, tout mon content, pensez un 27 septembre.

Bahebeck a tapé dans le ballon comme un cabour.

—°—Dans la chilienne, un fort volume abandonné.

 

Le soleil sèche le peignoir.

lundi, 20 octobre 2014

Le Kaa

26 septembre

 

 

Et donc, au Kaa (le nouveau nom du bistrot est un hommage à la série Kaamelott (j'ai donc raconté aux serveurs que mon fils aîné et leur patron pourraient échanger des répliques cultes de tête pendant des heures)), le vendredi midi, soit tu écoutes des conversations d'amateurs de black metal qui comparent les mérites du Hellfest et du Motokultor, soit tu entends trois jeunes filles parler des séries-culte du moment, et ce d'une façon qui te confirme que, quoi qu'en disent les branchouillards qui ne cessent de parler de la créativité des auteurs de séries, de la complexité narrative et psychologique gnagna, eh bien, les séries-culte de 2014 sont aussi débiles (aussi répétitives et superficielles) que “Dallas” ou “Santa Barbara” en leur temps.

02.10. À ce même endroit, il y avait, il y a déjà longtemps, le bistrot des Joulins. La nouvelle équipe me plaît beaucoup aussi. C'est amusant, ce lieu, d'ailleurs quasiment personne ne sait que cela s'appelle le placis des Joulins, avec ses six magnolias, et les flots d'étudiants, de secrétaires et d'enseignants qui vont et viennent en tentant de ne pas trébucher sur les marches pétées, les dalles inégales. Vertige chronotopique, je reviendrai souvent au Kaa, peut-être y déclamer du Buzzati. — Dois-je écrire que le 2 octobre est une date noire, de deuil ?

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dimanche, 19 octobre 2014

Ai-je failli...

25 septembre

 

Ai-je failli, ai-je enflammé

nuages vos neiges

Ai-je éteint

les cotonnades, les solfèges

Un regard feint

de se poser sur le manège

où, acclamé

le nuage se brûle neige

: N'est-ce donc ce que j'ai commis

mes ennemis

ou la fièvre d'être de braise

un doute en moi

(l'ongle plus granit que le doigt)

 

fabrique la voix aphérèse

.

vendredi, 26 septembre 2014

Such Is Life

Il y a 171 ans naissait Joseph Furphy (Seosamh Ó Foirbhilhe en gaélique), l'auteur du sublime Such Is Life, chef-d'œuvre australien trop peu connu.

Who can claim s/he is a true Australian if s/he has not read Such Is Life ?

 

C'est vendredi. Avant de recevoir plusieurs étudiants, puis d'assurer plusieurs cours, il convient d'écouter calmement Émilie Mayer et Hilding Rosenberg.

En zoom 200% je vois tout bien comme il faut, confortablement.

Je vois passer sur mon mur un poster bien cucul-la-praline dont le slogan est, je cite de mémoire, “You Have to Embrace Getting Older”, l'illustration étant une photo de Meryl Streep, qui, à 65 barreaux, a moins de rides que moi — d'ailleurs, elle n'en a pas du tout. J'en conclus que c'est un canular.

 

Puis je voulus composer un poème constitué et entrelardé de captures d'écran.

dimanche, 20 juillet 2014

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Il y a quelques mois, au cœur de l'hiver, j'avais été époustouflé par Lara de Bernardine Evaristo. Là, je commence, bien au chaud, en plein soleil, The Emperor's Babe, et ça part très très fort. —·— Romans en vers qui n'intéresseraient pas le lectora-francé, et sans doute moins encore l'édission-francèse.

▬▬▬☻▬▬▬

Toi qui crois encore que la filière Droit-Langues est l'élite de l'U.F.R. Lettres et Langues, viens corriger les copies avec moi, ça va te passer le goût du pain. (Ça et la fille qui écrit "me I wants becoming a Juris Doctor" avec des cœurs sur les "i"...)

▬▬▬☻▬▬▬

Encore un but imaginaire accordé au Brésil. La règle du hors jeu ne s'applique pas au pays organisateur, c'est ça ? ▬▬▬☻▬▬▬ Et donc après Marpaps, j'ai marché dur duraille jusqu'à Castelner.

dimanche, 13 juillet 2014

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25-26 juin 2014.

 

Qu'est-ce qui t'a pris, Hubert-Félix Thiéfaine, de t'associer à cet immonde album d'hommages prémortuaires à Renaud, mais surtout de choisir de chanter cette bluette idiote et mal écrite ? Je ne sais pas, si vraiment tu ne pouvais pas te défiler, tu aurais pu chanter Buffalo débile ou Banlieue rouge.

▬▬—▬▬

‘Don Kichote de la Mantzscha’ ? Z'êtes sérieux, les Teutons ??!?

▬▬—▬▬

Le train de 9 h 32 en provenance de Luynes, Picardie, est annoncé avec un léger retard. Le café risque de refroidir, en revanche. (Finalement, très léger retard. Le café fut bu. Il fut parlé de steaks, de Béranger et de peintres ivres.)

▬▬←—→▬▬

Eli wallach — Le “truand” de Sergio Leone, bien sûr, très ancré dans ma mémoire — mais il avait joué dans une version américaine de “Rhinocéros”...?

▬▬↓—↑▬▬

« L’entraîneur colombien a fait entrer son deuxième gardien Faryd Mondragon en fin de match pour lui permettre de battre le record du plus vieux joueur ayant participé à un Mondial à 43 ans et trois jours. »

vendredi, 20 juin 2014

Distiques franco-suisses

Peur-je de mes poteaux si l'équipe aganit

Helvètes qu'un milieu il s'appellut Granit.

 

Lecteurs m'ont demandu "aganit quès aquo ?"

S'il ne le suit pas su ni Mamadou Sakho.

 

On a facile les deux buts, on a balaise

Olivier de la tête et puis à l'aise Blaise.

 

Golri-je que j'en suis avalé la cuillère

Supporteurs suisses qu'ont la tronche de gruyère.

 

Helvètes bien musclés Shaqiri et Xhaka

Si tel Shakira chant-elle Waka Waka.
 
 
Me demandu-je si Karim la baraka

Perda s'il arrêté son penalty Rimka.

 

Golri-je à m'en compissu dans le futal

Les Schweiz ils ont prendu un coup dans l'emmental.

 

Français courent lapins et à fond Duracell

S'ils sont met trois zéro aux rougeauds d'Appenzell.

 

Dommage que ç'a fait coup franc un 5 à 1

Si je m'être coupé à la pierre d'alun.

 

On a bien renfrogné si l'après-match méchant

Coach va les engueuli bien sûr Didier Deschamps.

 

Comprendu-je ne pas que l'arbitre est sifflu

Pendant Rimka lucarne on a le 6 au cul.

 

Les chipolatas ç'a bon et ç'a des saucisses

Et Rimka a véner parce il était so 6.

 

Déjà le Honduras on avait CSC

Et là Rimka 6ème il l'avut DSC.

 

Cinq buts au lieu trois comme que l'arbitre dort

On est pensu Rimka il serut Soulier d'or.

 

vendredi, 30 mai 2014

K.602, hockey

Minez, minez, la nuit est courte (Capolican)

 

Ce matin, la chatte jouait au hockey avec un tampon pour pied de chaise. Il ne faisait pas assez chaud pour ne pas avoir un truc en sus de la chemise.

 

Anna la belle — Les raisons pour lesquelles je me retrouve à écouter ceci proviennent d'une kyrielle à faire pâlir mes “Dimanche pleurera” de jadis. ▬▬·▬▬ YOU DON'T WANT TO KNOW. ONLY ENJOY !

 

“Deh, che non ho io potente ispirazione quanta basti a dipingere una madre quale la conobbi e la conosco?”

 

« Je me sens dans les mêmes dispositions que l'année dernière. L'année dernière, je ne m’étais pas vraiment mis d'objectifs. J'avais essayé de prendre les tours les uns après les autres. Cette année, c'est ce que je fais également. J'espère que cela va m'amener au moins aussi loin. »
(Jo-Wilfried Tsonga. in L'art du paradoxe : une approche méta-husserlienne au prisme de la poésie objectale, p. 891)

 

I jumped my snowman. Utterly not cool.▬·▬·▬(My wife had “I kicked a condom”.)

 

Il Diavolo nell'ampola.

 

L'arbitre de chaise vient de demander aux spectateurs de prendre les photos sans flash. Donc les tennismen sont des tableaux de musée.

 

“Sans faire exprès j'ai fait mal à Julie en la culbutant, mais elle l'avait cherché aussi. Une fois elle a chanté la Reine des neiges, et puis elle a continué, on lui a demandé d'arrêter.” (Oméga)

 

\\\ Retour de promenade vespérale avec Alpha. 3 groupes de 3, 4 et 7 lapins respectivement près de la Cousinerie (habitat Pérochon et habitat Cassin), et, sur la pelouse de Sanofi Aventis, 22 lapins, no less, en position longitudinale, placides — avec une vue d'avion, on aurait vu un joli W/M, je pense ▬ se préparent donc, certains, pour le Mondial. /////

 

Et soudain, au beau milieu de la troisième danse K.602, la — quoi ? — cromorne ? cornemuse ?

lundi, 31 mars 2014

La défaite de Jean Germain à Tours.

Sur le site de la Nouvelle République, Pascaline Mesnage vient de publier l'article suivant :

Les dix raisons de la défaite

1.     En 1995, Jean Germain annonce qu'il briguera trois mandats au mieux. Il tente le mandat de trop.

2.     Le principal adversaire de Jean Germain pendant cette campagne fut Jean Germain lui-même et son rapport trop distancié à la population.

3.     L'affaire Lise Han. Pris la main dans le pot de confiture, il aurait pu confesser sa faiblesse et repartir sur des bases plus saines. Du coup, même le tramway, pourtant une vraie réussite, est passé au second plan.

4.     Les rythmes scolaires et la colère… du peuple de gauche.

5.     Nascar. Preuve d'un manque de discernement et d'un entourage qui ne lui servait plus de paratonnerre. Jean Germain a donné le feu vert à un projet anti-écologique trois mois avant les élections. Suicidaire.

6.     Claude Roiron. Le limogeage de l'ancienne présidente socialiste du conseil général se paie aujourd'hui cash dans son quartier de l'Europe, notamment.

7.     Les cumuls. A l'heure où la gauche milite pour un unique mandat exécutif, Jean Germain faisait figure de maire boulimique et omnipotent.

8.     Le pouvoir absolu : mairie, conseil général, Tour(s)plus, sans compter sa complicité constamment affichée avec le député UMP Philippe Briand… son ennemi le plus sûr !

9.     L'ouverture de sa liste à l'UMP.

10.   La politique nationale du PS.

Les raisons 4, 5, 7 et 10 ont pesé très lourd pour moi.

Si je peux donner mon point de vue de simple citoyen, Tours s'est surtout débarrassée d'un maire PS autocratique, cumulard, bétonneur, qui, au cours du dernier mandat, a passé en force des mesures d'injustice sociale et s'est constamment acoquiné avec l'UMP dans les tripatouillages de la Communauté d'agglomération. De plus, Jean Germain, sollicité par le collectif des enseignants en grève d'octobre 2008 à juin 2009 contre les réformes Pécresse, n'a jamais même répondu aux demandes de rendez-vous, et il a fait de même vis-à-vis des personnels hospitaliers. Soutien objectif du gouvernement Fillon sur de nombreux dossiers, il sollicitait les suffrages des Tourangeaux après 21 mois d'un gouvernement "de gauche" dont la politique universitaire est encore pire que celle du précédent gouvernement, sans compter Notre-Dame des Landes, le débarquage de Delphine Batho, les cadeaux au patronat etc.

Même avec une triangulaire et l'épouvantail du FN, unique ressort (bien rouillé) des militants socialistes, je suis très heureux de ne pas avoir voté pour la liste fusionnée PS/EELV hier. Et si j'étais Nantais, je me demande si je n'aurais pas carrément voté contre les apparatchiks du PS... hélas, eux ont été réélus... Maintenant, je sais que Serge Babary, blanc bonnet et clone patronal du ci-devant carabin-en-chef, ne sera pas meilleur pour la ville. Il faut tout de même noter aujourd'hui que se débarrasser des autocrates socialistes qui croient qu'il suffit de demander les vivats de la foule tous les six ans pour se maintenir sur leur trône, ça fait AUSSI du bien.

Tout militant réellement de gauche qui lit ces lignes est invité à en tirer les conclusions qui s'imposent en vue, non d'une inflexion, mais d'un véritable coup de barre à gauche des politiques locales et gouvernementales menées par le P.S. Pour combattre le FN et la droite, il faut mener une  vraie politique de gauche, il faut changer les méthodes de gouvernance héritées du gaullisme et du mitterrandisme.

samedi, 22 mars 2014

DIY

Restless Romans telling me there is no blemish on my Flemish. DIY is double Dutch, a sleepless nightmare. Teabrew and shy knees.

Yes, she mollied with her apostrophe.

jeudi, 02 janvier 2014

3225 -- Distiques ribéryens pärisîens

On a dur le Franprix on n'ont pas un kopeck 

Où que je suis entru le chapeau de Popeck.

 

Golri-je le doodle Saint Sylvestre potache

C'étut le "1" jaune un gros phallus à moustache.

 

Peut être que d'avec le billet ukrainien

J'avons froid de me faire un gros étui pénien.

 

On a doux photo de ne voir ce qui dérange

Prendu par une Japonaise au Pont-au-Change.

 

Golri-je le reunoi fougueux Kalamazoo

Lui qu'il étut vêtu comme un tainp de zazou.

 

On a bien au CP dur comme un coup de trique

Lire "oenochoé étrusco-géométrique".

 

Golri-je que pigeons goélands et corbacs

Jardin des Tuileries après la rue du Bac.

 

mardi, 31 décembre 2013

Cristal finnois folcoche

22 décembre 2013.


Finir (hopefully) la journée avachi en écoutant pour la seconde fois la 1ère de Bruckner, sur un navire fantoche, avec une âme folcoche, le cerveau en sacoche.

Commencer la suivante dans le noir, en ayant rêvé d'avions, de tégénères et de ressac.


Je n'avais jamais écouté/entendu le dernier mouvement de la 4ème de Sibelius comme aujourd'hui. Moment de cristallisation.

dimanche, 29 décembre 2013

Un vendredi, à écouter les Caprices de Frescobaldi

Aux cotés d'Oméga qui fait son puzzle Tiptoi du zoo, je regarde le livre sur Aillaud. Dehors il fait un vent à tout décornarder. Alpha lit un des bouquins du 25 (Pierre Gay). Deux Chaplin dans la musette (canapé rouge). Le 27 décembre est souvent mon jour préféré.

« Un Ernst, un Fautrier, un admirable Staël » (II, 256)


╩╩╩═╦╦╦

Il n'y eut pas seulement Frescobaldi.
Le Rakastava suivit, puis une bonne dose de Mary Halvorson.

On n'a pas peur des contrastes, en Touraine, surtout pas les jours où on ne voit pas le soleil de la journée.


“She seemed always to have seen him through a blur—first of sleepiness, then of distance and indifference—and now the fog had thickened till he was almost indistinguishable. [...] During the laughing relation of this manoeuvre, Selden had time for a rapid impression of Miss Bart, who had seated herself opposite to him in the golden afternoon light.”

dimanche, 22 décembre 2013

10 & 29, deux listes

N’étant pas du genre à refuser les défis, surtout idiots et littéraires (ce n’est pas incompatible), je réponds donc à ceux de mes contacts Facebook qui proposaient une liste de dix ouvrages les ayant le plus marqués, dans l’ordre chronologique de lecture.

Toutefois, je me permets à la fois de tricher et d’approfondir le jeu, en donnant ci-après deux listes, en l’occurrence celle des dix premiers ouvrages à avoir vraiment compté dans ma vie de lecteur, puis celle des 29 ouvrages m’ayant tant et si bien marqué que : a) je serais foncièrement différent sans eux ; b) j’en recommande plus que chaudement la lecture à tous mes amis. Cette liste de 29 ouvrages [pourquoi 29 ? allez, je vous laisse deviner] laisse sur le bord de la route un nombre invraisemblable d’auteurs extrêmement importants, mais bon, je ne peux pas aller au-delà de 29…

 

Les 10 premiers ouvrages qui ont vraiment compté pour moi

  • 1.      Olé France (un livre sur l’équipe de France de football, offert par un grand-oncle à l’été 1982, lu et relu des dizaines de fois entre 1982 et 1989)
  • 2.      Exercices de style (offert par mes grands-parents quand j’étais en CM1, je crois)
  • 3.      la collection complète des revues La Hulotte
  • 4.      La Fée des grèves (lu vers 1983 ?)
  • 5.      Topaze (lu et relu des dizaines de fois entre 1983 et 1987 – jamais vu au théâtre – découvert le film avec Fernandel beaucoup plus tard)
  • 6.      Cyrano de Bergerac (lu et relu des dizaines de fois entre 1984 et 1987)
  • 7.      le tome 1 des Œuvres complètes d’Éluard (mon premier Pléiade, pour mes 10 ans)
  • 8.      Les Misérables (acheté en 1985 à Saintes d’occasion dans la 2e édition Hetzel, dévoré)
  • 9.      le théâtre de Hugo (les 2 Pléiade, entièrement lus en 4ème)
  • 10.  L’Île verte de Pierre Benoît (circa 1986)

 

Les 29 ouvrages primordiaux, par ordre chronologique de découverte

  • 1.      Exercices de style (Queneau)
  • 2.      la poésie de Guillevic
  • 3.      le théâtre de Corneille
  • 4.      Les lubies d’Arthur (Guibert)
  • 5.      Les Regrets (Du Bellay)
  • 6.      Le pur et l’impur (Jankélévitch)
  • 7.      L’Inquisitoire (Pinget)
  • 8.      la poésie de Donne
  • 9.      Marin mon cœur (Savitzkaya)
  • 10.  Memory of Snow and of Dust (Breyten Breytenbach)
  • 11.  Macbeth
  • 12.  La voix d’Orphée (Maulpoix)
  • 13.  Great Expectations (Dickens – indissociablement de l’essai bouleversant que Belletto lui a consacré)
  • 14.  Les Démons (Dostoïevski)
  • 15.  la poésie de Cummings
  • 16.  The Web and the Rock (Thomas Wolfe)
  • 17.  la trilogie de Céline
  • 18.  Blood in the Sun (la 2e trilogie de Nuruddin Farah)
  • 19.  Der Untergeher (Bernhard)
  • 20.  Boomerang (Butor)
  • 21.  la trilogie de Beckett
  • 22.  L’Inauguration de la Salle des vents (Renaud Camus)
  • 23.  Wittgenstein’s Mistress (David Markson)
  • 24.  Le Voyage vertical (Vila-Matas)
  • 25.  les textes en prose de Woody Allen
  • 26.  les Microgrammes de Walser
  • 27.  L’Invention du beau regard (Nganang)
  • 28.  Kotik Letaiev (Biély)
  • 29.  The Enigma of Arrival (Naipaul)

dimanche, 08 décembre 2013

Un dimanche de décembre

Étrange nuit.
Il se passe d'étranges choses pendant la nuit.

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« Je venais de chanter de fort jolies moutonades, dont mes amis étaient dans le ravissement... » (Mlle Clairon, citée par Claude Mauriac).

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Dans la rue de la Milletière, à Tours, les pouvoirs publics, comme on dit, ne font rien, puisque les fauteuils roulants et poussettes sont quotidiennement embêtés, voire mis en danger, puisque les cyclistes sont contraints à de délicates manœuvres, puisque les piétons font carrément des détours pour éviter cette rue, donc on va témoigner.

╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦

« C'est une anatomie du cœur humain, et non simplement le récit inutile des actions d'un homme : les idées venaient en foule ; elles m'accablaient. » (Restif de la Bretonne, à propos de Monsieur Nicolas, in Les Nuits de Paris - “Bouquins”, p. 1037)

╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦

54.jpgAprès-midi ensoleillé 
Course aux poinçons
Cousinerie



╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦ Une assemblée de professeurs de classes préparatoires mécontents qui menace de tenir des “conseils de classe muets” et de boycotter l'opération des Cordées de la réussite, ouh la la, ça doit leur faire très très peu-eur au Ministère !!! ╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦


╠═╚╬╦═╬╩    ‘I thought of myself as something unmoving and silent living in the middle of my own mind and body, a grain of sand in Bloomsbury or in Connacht that Satan’s watch fiends cannot find.’

(citation de Yeats trop longue pour Twitter)

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Tout de même, il est vrai que je fais trop paraître. 

lundi, 02 décembre 2013

Trois poinçons

Un loup tué dans le Var.

Des moniteurs d'équitation qui essaient de comparer leur changement de TVA à l'augmentation de 13% du prix du pain.

Une université anglaise qui doit se censurer pour avoir dit la vérité (à savoir que la littérature jeunesse n'est pas de la “grande littérature”)*.

Mais quel est ce monde...


==============

* À noter qu'un bref échange que j'ai eu sur Twitter avec un auteur de littérature jeunesse, comme on dit, s'est achevé abruptement par ce message du dit : “Kent University has apologized. Stop digging.” — Même si je comprends parfaitement que dig signifie ici ‘chercher des poils sur les œufs’ (pour rester poli), je trouve très édifiante cette métaphore. Quoi de plus emblématique de ce qui s'est joué, sur les réseaux sociaux, entre une horde de non-penseurs bien-pensants et quelques universitaires, que cet écrivain de livres pour enfants qui clôt une discussion par un ordre, et par le refus de creuser ?

jeudi, 28 novembre 2013

═rooibos╔

le roi est rouge
son front hâve ses joues rubicondes

je bois ce verre à ta santé

le roi est rouge j'ai
en ramassant des trèfles
à cinq feuilles fait infuser
cette tisane de nèfles

que tu aimais tant

quand nous nous parlions

lundi, 25 novembre 2013

╔ la parole des poivrots ╩

la parole des poivrots 
comme tombent leurs pantalons
télé allumée numéro 
17 ▬ hits de Céline Dion

.

vendredi, 22 novembre 2013

Fou civil ↕

« Pas de baiser succinct dans cet amour infini. »

_°_°_ Et moi crevé comme rarement yeux explosés comme jamais.

jeudi, 21 novembre 2013

¯¯°¯¯¯¯°¯¯¯¯°¯¯¯¯°¯¯

« Maintenant, il m'arrive de lécher les icônes peintes à la mayonnaise sur les portières des poulaillers en rêvant de poulets rôtis à la diable. » (E.S., lettre à H.G., adressée à titre posthume) ¯¯°¯¯ «Le même homme, un peu plus tard, fait rouler la brouette de son père à travers le Kauwberg, dans la riche contrée uccloise. » (Fou trop poli, p. 18) 
¯¯°¯¯
(((interrogations sur “the Babylonian wo”)))
¯¯°¯¯
[ retrouvé le mauvais sonnet que je griffonnais à la tablette du wagon-bar et qui avait failli me faire louper St Pierre des Corps † les fils ramassaient les nèfles, moi les feuilles jaunes (la chatte dans les troènes) ‡ toujours pas envie de recopier ce mauvais sonnet ni les deux premiers neuvains joviens ]
¯¯°¯¯
« Des rafales rageuses puis des explosions éclatèrent » (C. Majdalani, p. 184) ¯¯°¯¯ c'est bien de refeuilleter, et c'est bon de relire ¯¯°¯¯ « Le trou de la cheminée n'était pas bouché et personne n'avait pu gratter le stuc collé sur le porphyre de Quenast. » (Fou trop poli, p. 60)

samedi, 16 novembre 2013

Treize distiques ribéryo-ukrainiens

On ont fatigu de jouir contre l'Ukraine

Pays que joueurs leurs noms m'ont donnu la mikraine. 

21 ukrainien maillot jaune omelette

Lui qu'il suis brésilien et les dents de belette.

Maillot vert de gardien du public acclama

Hugo qu'a premier depuis Bernard le Lama.

Golri-je mon vis-à-vis s'appellont Bézus

Endroit que j'aime dansir à la queue-leu-lus.

M'emmerdu-je passablement match de l'Ukren

Où que j'allons ferpéter la Old Speckled Hen.

·

Vieux poule tacheté qu'il a bien gouleyante

Mais que le match ne suis pas trop moins emmerdante.

·

Le refri qu'il m'ont demandi moi ouat'zenouze

Où je suis répondu j'a la bonne binouze.

Loïc qu'il s'avont fait ceinturi la cartouche

Que dont jamais ne drapeau le juge de touche.

Plus affreux que ma tronche au vert mondovision

Zappu-je voir se dandinir Céline Dion.

Golri-je Paul Pogba de sa coiffure atrosse

Lui que de sur sa tronche il est un balai-brosse.

paul-pogba.jpg← Content-je très beaucoup d'avoir enfin trouvé
Cheveux-lui ressemblont à marmotte crevé.




But de Zoziula qu'on prendut 1-0,

Trop injuste que ç'a, me dit Caliméro.

Ç'a interdit aussi que la pêche au thon rouge

Mais pas arrêts de jeu distribuir cartons rouges.

·

mardi, 12 novembre 2013

I'm 39, so be it

——↨—— When the sotnik entered the dača (or dætʃə, as friends would have it), the children were all gathered around their mother.

Oddly enough, she was wearing a sotana. 

‘No need to be tossy, Lordy’, she solemnly declared.

‘For fuck's sake’, he ejaculated, ‘I'm not dealing in soterology’. —▬←▬→—

Jackoclocks

Something I post not because I'm completely convinced, far from it, but because of the weird words used : “Music that tries to be something that something else has been may be thrown aside as worthless. It will not endure although it may sometimes please the zanies and jackoclocks of a generation.” (Carl Van Vechten)

mercredi, 02 octobre 2013

Saints rares du 2 octobre

Un brave Italien, Bacchi,

Est très féru de gnocchi.

Sa femme, Bérégise,

Préfère les saucise,

Les chipolatas, les cnacchi.

 

« — Ce que je vois sur votre orteil, cher Damaris,

N'est pas cicatrisé ! Oh, c'est un panaris !

— Ma chère Eleuthère,

Vous me donnez de l'urtikhère ;

Allez plutôt nourrir vos foutus canaris ! »

 

Mon meilleur ami, Gérin,

Vient d'acheter un véhicule tout-térin.

« Tu ferais mieux de te ranger,

Poète, ô mon ami, Léger :

Ton œuvre, et non toi, durera plus que l'érin. »

 

Le pharmacien Lycomède

Sait un souverain remède.

Du moins le dit-il

D'un air peu gentil.

J'appelle ça tirer des plans sur la comède !

 

Le maître de solfège, Prime,

Souhaite toujours que l'on "s'exprime".

L'autre jour, Saturio

A pondu un oratorio

Qui a enfoncé Prime en profonde déprime.

 

Mon beau-frère, Scariberge,

Adore les canneberge.

Mais son père, Ursicin,

Préfère les ourcin.

Ah, c'est coton, je le dis, quand on les héberge !

.

mardi, 01 octobre 2013

Saints rares du 1er octobre

Un paysan prénommé Aïzan

Aimait mâcher des cachous et du zan.

« Je fais mes délisse

De cette réglisse,

Forte comme un surfeur de Mimizan. »


L'actrice prénommée Arielle

Est quelque peu caractérielle.

Même son Bébert

Ne sait plus quoifert

Pour qu'Arielle soit un peu moins mercurielle.


Un clochard prénommé Bavon

N'empestait pas trop le savon.
« Ce qui enjolive,
C'est le Palmolive ! »
Lui lança un marchand de fragrances slavon.


Une adolescente, Délia,
Se prend quelque peu pour la Dame aux camélias.

Sa mère, furibarde,

Lui dit « si t'es tubarde,

Ferme-la ! » — ce qui humilia Délia.


Un ami Facebook, Vérissime,

Trouve mon œuvre nullissime.

« Après tous tes distiques,

Il fallait bien les limeriques ! »

(La rime ci-dessus, Véri, est rarissime.)


Quoique breton, l'ami Nizier

Déteste l'odeur de lizier.

« Si j'étends un drap

Ça l'empuantirap...

L'odeur de lizier colle au chemizier ! »


Un jour, la belle Montaine,

Se rendant à la fontaine,

Laissa choir le panier d'ozier

Que lui avait offert Nizier.

(Des choix de dernier vers, j'en ai une vingtaine.)


Un jour, un brave garçon, Piat

Se fit traiter de galapiat.

« Bien mal vous eût pris

De me traiter de malappris ! »

(La grammaire était son opiat.)


Ministre de l'Intérieur, Romanos

Vient de lancer « Dehors, les Romanos ! »

C'est pour rouler de farine,

Dit-il, la blonde Marine

En lui donnant, à ronger, un nonos.


Dans l'épicerie de Sabbas,

C'est toujours le branle-bbas.

Sacs et clayettes,

Pochons, cagettes —

Au point que souvent on y perd son cabbas.


Je connais un facteur, Vulgis,

Qui habite à Montargis.

Dès qu'il sort de son logis,

Il se dit "allez, j'agis"

Il distribue le courrier à Ris-Orangis.


Un ami proche de DSK, Wasnon,

Donna rendez-vous à Tristane Basnon.

Juste après un quart vittel,

Il lui proposa l'hottel.

Et elle, tout de go : « mais ça va pasnon ? »


Un poète latin, Suliac,

Rimait en distikélégiac.

« Même pour une épigramme

Il est vrai que je ramme :

Que n'a-t-on inventé le canoë-kaliac ! »


Le très digne et très respectable Virila,

C'est connu de tous, un gros membre viril a.

Un jour, dans son monastère,

Trébuchant, il chut à tère,

Se faisant à lui-même o-soto-gari là.

.

jeudi, 26 septembre 2013

Saints rares du 26 septembre

Un arsouille nommé Céran

Etait féru de Saint-Véran.

« L'Aloxe-Corton,

C'est pour les avortons.»

Ainsi allait clamant l'alcoolique Céran.


Quoique dermatologue, mon ami Crescence

A, sur le nez, une vilaine excroiscence.

« C'est un vrai poison

Dont nulle excision

Ne vient à bout — quelle indescence ! »


Le jeune étudiant Eusèbe

Passe son temps sur le Wèbe.

« Bien mieux vaut tweeter

Que l'euhèneter »

Dit-il, aboyant comme un clèbe.


Un doctorant, Gédéon,

Etudiait Michel Déon.

Tout un chacun jugeait

“C'est un piètre sujet ! ”

Il y a pire : Giscard et son accordéon.


Un brave cuistot, Meginhard,

A la passion des épinhard.

Il en met dans les potages

Mais aussi dans les laitages ——

IL en sert même au fond des verres depinhard !


Un boulanger, prénommé Nil,

Est allergique au fournil.

Comme sa femme craint

D'être dans le pétrin,

Elle veut expédier Pomponnette au chenil.


Un collègue, qui se nomme Sénateur,

Passe toutes ses nuits sur l'ordinateur.

Quand sonne le révails,

Je trouve plein de mails

Que m'a envoyés nuitamment Sénateur.



(Bon. Je réclame indulgence. Pas en forme aujourd'hui. Un signe ? je ne me fais pas rire.)

.

samedi, 27 juillet 2013

Un caron pour rien

La cédille sous le C majuscule, comme le háček au-dessus du Z majuscule, me fait l'effet de cet unique cheveu, cette mini-vague que nie mon alopécie.

 

Caron regarda passer l'hirondelle.

 

On ne voit rien. Si c'était un U avec tréma et antiflexe, alors je ne vous raconte pas.

mardi, 23 juillet 2013

Zappa

22 juin 2013.

 

Zappa. Vit, sur la même image, Michel Boujenah, Marianne James, Patrick Sébastien, un vieux prestidigitateur peroxydé et une septuagénaire brune dont il savait que c'était l'ex-femme d'un chanteur de daube ou un truc dans le genre.

Se suicida.

Ressuscita.

Zappa. Vit BHL qui répondait à Elkabbach.

Se resuicida.

dimanche, 21 juillet 2013

L'antilope / oryx d'onyx

L'antilope 

oryx d'onyx 

gazelle à qui le lion fait prendre une gamelle 

bubale de Michaux 

le souffle en cavale 

est comme un calao 

ou cet ara bicolore 

qui mâche des gingembres 

en attendant les nombres

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mercredi, 17 juillet 2013

Marfan

Je vis l'égyptologue à tête de harfang

Trouver au fœtus la maladie de Marfan.

mercredi, 19 juin 2013

La surnotation au bac (épisode Orléans-Tours)

Pour ceux qui n'ont pas suivi le film, voici l'“affaire” dont la presse nationale fait ses choux gras depuis hier :

En raison des piètres résultats de leurs élèves au bac 2012, les professeurs de lettres de l’académie d’Orléans-Tours sont appelés à surnoter l’édition 2013… Quitte à trafiquer le barème en notant l’épreuve orale de français sur vingt-quatre points au lieu de vingt.

Des enseignants ne décolèrent pas à ce sujet, leur agacement se ravivant à l’approche de l’épreuve de français de première programmée mercredi. Dûment chapitrés dans leurs lycées par leurs inspecteurs pédagogiques régionaux entre octobre et novembre, ils se voient reprocher leurs notes de l’année précédente jugées «trop mauvaises»: «Vous allez devoir faire preuve de davantage d’indulgence pour le bac 2013» et votre «attitude de notation est négative» leur lance-t-on.

Pour les inspecteurs, c’est un problème de correcteurs qui expliquerait - au moins en partie - les «piètres» résultats au bac de l’académie d’Orléans-Tours. En 2012, avec 83,3 % de réussite à l’examen, elle se classe 22e académie de France, juste avant Nancy-Metz, Amiens et Créteil, un point et demi en dessous de la moyenne nationale.

(Source : Le Figaro)

 

Plusieurs remarques (copiées-collées de mes interventions sur Facebook) :

1) Je suis surpris que la presse nationale monte cette histoire en épingle, étant donné que cela fait 20 ans que tous les instructions, consignes et barèmes vont dans ce même sens.  Les profs de maths ont des barèmes sur 23 ou 25 depuis des années. Les profs d'histoire sont tenus de mettre 4 points sur 10 à une question préparée en 2 heures même si la réponse fait 3 lignes et contient 1 des 5 concepts censés être maîtrisés. En LV, on met la moyenne à des lycéens qui ne savent pas construire une phrase de niveau 5ème. Etc., etc. 

2) La réunion d'harmonisation de l'académie d'Orléans-Tours dont toute la presse nationale fait ses choux gras n'est qu'une des centaines de réunions annuelles dont le seul objectif est de donner le bac ou la Licence à tous ceux qui la passent.

3) Tout est question de moyenne. La seule chose qui importe, pour le système, c'est qu'il n'y ait pas plus de tant de % en-dessous de 10, qu'il y ait bien tant de % au-dessus de 14 etc. Si un nombre suffisant de correcteurs se mettaient d'accord pour respecter, à l'excès même, les barèmes, mais en inversant totalement (c'est-à-dire en mettant 6 aux copies qui méritent 16, et 18 aux copies qui méritent 4), on aurait un beau foutoir, avec tous les gentils fils de nantis collés au bac et tous les bolosses avec mention TB. Franchement, ça vaut le coup d'essayer.


Je garde pour la bonne bouche le commentaire d'un « fils d'inspecteur académique » anonyme sur le site du Point :

« Que de la gueule
Arrêter de faire vos indignés. Le Bac n'est plus comme il y a 10 ans, de nouveaux programmes font leur apparition. Des lois de probabilité qui il y a 10 ans encore n'e
xistaient pas. Mais cela est dans l'éthique et dans la conscience propre du professeur à critiquer tout le temps. Vous critiquez même vos supérieurs hiérarchiques. Vous critiquez tout de A à Z. Vous critiquez tantôt le bon fonctionnement de notre ministère de l'éducation nationale, tantôt les programmes, les élèves etc. , cela n'en finit jamais. Vous déballez votre désarrois et tout ce qui en passe, or devant les inspecteurs académiques vous ne ferez rien, vous ne direz rien, car vous n'aurez jamais le dernier mots car vous devez appliquerez ce que l'on vous demande. On ne discute pas les ordres d'un supérieur hiérarchiques, car vous votre mission n'est encore une fois QU'APPLIQUER ce que l’on vous demande. Il faudrait parfois vous remettre chères professeurs à votre place mais des gens qui eux font leur travail correctement comme mon père qui lui-même est inspecteur académique a d'autre chats à fouetter et lui au moins fais ce qu'on lui demande et cela correctement. Merci. 
Un fils d'inspecteur académique. »

C'est cohérent. À force d'appliquer les règles de la déculturation généralisée, les IPR et les IA ont des fils qui confondent infinitif et indicatif, et qui peuvent écrire "vous devez appliquerez".

 

En résumé, il faut arrêter de feindre la surprise. J'enseigne à l'Université depuis 1997, et cela fait au moins quinze ans que l'on attribue le diplôme de Licence d'Anglais à des étudiants incapables d'aligner trois phrases en anglais, et pas seulement pour parler de la Guerre de sécession ou d'un roman de Dickens: la plupart d'entre eux ne parviendraient pas à demander leur chemin dans une ville du Royaume-Uni. Pourquoi ? parce que la compensation totale entre les matières (et entre les semestres) a été imposée ; parce qu'il est interdit d'avoir des notes éliminatoires ; parce que les autorités de tutelle ne cessent de faire pression sur les équipes pédagogiques pour augmenter le taux de réussite. Au bilan, seuls les étudiants qui ont une mention à leur Licence ont un diplôme qui signifie quoi que ce soit ; les autres ont un joli chiffon de papier dont seuls leurs parents ou les journalistes de la presse nationale pensent qu'il a une quelconque valeur.

lundi, 03 juin 2013

Les Boloss à Roland-Garros, 11-20

Je m'apprêtais à me faire une ligne.
And then, all I got was a banana shot.


Une tête, deux séries. Trois têtes, l'hystérie.


Mon fils est pour le Letton. 
C'est la stricte vérité.


Le Chti Lucas Pouille.


C'est pourtant simple : Benoît Paire ne joue pas en doubles. ——— C'est pourtant simple : mon fils souhaite la victoire de Paire, mais son père se contrefout de Monfils. ——— Quelques lecteurs “aiment” benoîtement mes statuts relatifs au brave Paire. ——— C'est pourtant simple : Benoît Paire doit éviter le burn-out. ——— C'est pourtant simple : on a déjà vu Paire jouer en simples messieurs, mais pas de monsieur simplet jouer en doubles dames. ——— D'aucuns, parmi mes lecteurs, se lassent de ces aphorismes au sujet de Paire, que j'ai la faiblesse de nommer "texticules".

vendredi, 31 mai 2013

Les Boloss à Roland-Garros, 6-10

La feuille de chêne, ça se mâche.


“Fifteen love doesn't mean you have fifteen lovers.”


— Mais où est le juge de ligne ?

— Au fond du couloir à gauche.


Hé, j'avais demandé des balles neuves —
— Pas ton lifting, Catherine Deneuve !


Vu ses piètres résultats, il savait qu'il jouerait sur le Philippe-Chatrier, mais à la saint gLenglen.

jeudi, 30 mai 2013

Trois distiques houellebecqiens

Je n'aime pas beaucoup aller dans les hospices :

Ça sent l'eau de javel et puis ça pue la pisse.


Comme après trois Alka Seltzer et deux Maaloxe

J'ai vu tout un cheval sortir du gant de boxe.


J'aime beaucoup aller au bois des Batignolles

Me faire caresser un peu les roubignolles.

lundi, 27 mai 2013

Les Boloss à Roland-Garros, 1-5

« J'irais bien à la rencontre du yéti en raquettes, et pêcher la limande avec mon filet. »


« C'est un peu court, jeune homme. »


« — Tu te débrouilles comme un manche.
— Hé ho, la vanne à deux balles ! »


« Entre ces pièces principales, les réchauds, grands et petits, s'alignaient symétriquement, chargés du premier service, flanqués par des coquilles contenant des hors d'œuvre, séparés par des corbeilles de porcelaine, des vases de cristal, des assiettes plates, des compotiers montés, contenant la partie du dessert qui était déjà sur la table. »


« Nous prendrons leur armée à revers,
Une vraie volée de bois vert. »


lundi, 06 mai 2013

Une semaine en pointillés

Vendredi.

Me voyant partir à 4 h moins 5, sachant qu'il pouvait y avoir du monde à la boucherie, ou des embouteillages au rond-point des Compagnons, elle pensait que ce pouvait être ric-rac ; or, me voici impasse du Colombier treize minutes à l'avance, à pianoter cette phrase, rôti de porc pain et asperges dans le coffre, à écouter “Magic Mirror”.

terminus vivendi
usque ad modum 
animadversio blanduladversio
contra rationem rogatur
mallarmensis Igitur 

(poèmes de cuisine I)

 

Mercredi.

Des trombes sur Tours
À St Pierre (robes-), Rien 
pas même un crachin :
un rayon, le rondeau 
de la VIeme de
Francoeur.

 

Mardi

« Gare à la poussière de sporanges dans l'air. » (126)


Lundi

Je vous annonce que le Myzomèle à tête rouge (Myzomela erythrocephala) vit habituellement seul ou en couple, voire parfois en groupes avec des Méliphages brunâtres (Lichmera indistincta) et d'autres oiseaux qui se nourrissent dans les mangroves comme le Rhipidure à ventre chamois (Rhipidura rufiventris) et le Zostérops à ventre jaune (Zosterops luteus) et n'ai même pas pompé sur Wikipedia avant d'aller me coucher.

samedi, 23 mars 2013

Bilboquet bastringue

Retour, après quelques mois à ne pas en trouver l'envie, le samedi matin, au marché de la place René-Coty. (Celui de l'Europe est plus proche, et a lieu le dimanche.) — Pas d'“horreurs” chez le fromager. Déception. Pas de seiche chez le poissonnier. Normal, ce n'est pas la saison. Pas de chou frisé chez le maraîcher. Là, il déconne. — Retour chez soi. Journée de quatuors.

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Je récupère des phrases d'exercice sur ce site, parce que mon fils aîné a été inscrit au concours. Et je m'aperçois que la majorité de nos étudiants de 1ère année LLCE et LEA feraient des fautes. Même les L3 se planteraient sur certaines phrases. Malheureusement, ça ne signifie que les quiz du site sont trop difficiles.

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In memoriam

There were two superior eels

at the bottom of the tank and they recognized each other like italics.

(Anne Carson - Autobiography in Red, VII)

jeudi, 14 mars 2013

L'Octroi investi

The great strength of the ferret is in the teeth, neck, and forefeet. Nog nooit by hul speul’tjies het hy dit gedoen—en so dikwels tot selfs die klein voetjies gesoen. Pour rendre notre pensée plus claire, nous comparerons la douane à l'octroi.

Apámnak később tettekben kellett felelnie azért, amit szavakban hirdetett. Investis de cette confiance, nous pourrons beaucoup, j'ose le dire. Mein purpurner Mantel war mürbe geworden und warf von den Hüften abwärts weiche demütige Falten. 

mercredi, 13 mars 2013

another kettle in the misspelling

another kettle of fish

the crow calls for seconds


no episode that's odd enough

what's the point of spilling the beans

of a sudden

stilettoed unsilent tread


what's wrong with telling

itlike it isn't

yousee there's no argument

the fierceness of it all beats me


I'm all shook up says my mother

& I'd rather

call again again call for seconds

minutes lost in the misspelling


mercredi, 27 février 2013

Une énigme de ballet

Grande innovation ce soir dans le Swan Lake :

Six grands coups de tuba suivis d'un rattlesnake.


dimanche, 06 janvier 2013

Pot-pourri de distiques divers

Que je ne pas savoir pourquoi que Apollon

Il ont la jupe courte et la lyre un peu long.

 

Tu veux ou tu veux pas que Marcel Zanini

Echanger avec moi images Panini.


Que restau italien prier Sainte Rita

Mangir le top du top : une margherita.


Cingal que fesit quintils inspirés Pétrone :

Mary s'en foutre (étions-elle de sur le trône ?).


Hugo que lisut Aïgui poète tchouvache

Et je que faire train meuh meuh et tchou-tchou vache. 


On a triste d'avir hiver envie de fraises 

Et que Sylvestre ç'a déjà 2013.


À force de jeter mon coeur dans un micro

On a dur oublier manger qu'on a les crocs.


Je croive envier Gazza hôtel d'avoir vécu

Sautir piscine emmaillotté de papier Q.


Disant vestiaires que Hugo trop golri 

Le 7 de sur mon maillot ç'avait mon Q.I.


Golri-je que de vu femelle phacochère

Sur ses marcassins on a mou qu'elle chière.


samedi, 05 janvier 2013

Difficile journée

Ô le temps qui nous fuit,

Vieillir force la dèche.

« Ta chemise de nuit

N'est pas tout à fait sèche. »

.

vendredi, 28 décembre 2012

La Tanzanie, toujours

Je ne danse pas la samba 
À la porte cochère.
« Kigori, la soeur de Wamba,
Repère un phacochère.»


J'ai bousillé les essieux 
De la caravane.
« Le petit autruchon gracieux 
Explore la savane.»


Je trouve que ça sent bon,
Le vin de Bourgogne.
« L'hyène emporte le jambon
Du lion en charogne.»


J'espère qu'on ne dira mot
De ma métrique fluette.
« La girafe arrache un rameau
De sa langue violette.»

jeudi, 27 décembre 2012

À la bourre

"Le délégué interministériel à la Sécurité routière affirme dans le JDD que l'interdiction de l'alcool au volant pourrait être discutée, notamment pour les jeunes." (Libération)

Ainsi, un des plus hauts responsables travaillant sur cette question tient des propos qui tendent à confirmer la sagesse populaire : rouler bourré, hein, c'est une question d'habitude... Quand on est jeune, zéro gramme, après — quand on l'habitude — on verra.

Pa-thé-tique.

mercredi, 19 décembre 2012

Distiques ribéryens zoologico-munichois

On a vraiment véner que Gérard Depardieu

Allont vis à Néchin et pas à La-Part-Dieu.

On a crevé du carré enfant à l'arrache

Où que Mary Léza ne s'arrête à Perrache.

Venant de Tours elle serait passir Roanne,

Là où que l'on ne voit jamais une seule âme.

Golri je que passu autrefois par Nevers 

Michael Beard on a dur d'il avoir le noeud vert.

Endroit que j'aime bien être à de quand ça caille

Je m'ai emmerdé bien en gare de Chauffailles.

Golri je que frimas et rigueurs de l'hiver

Beard de s'avoir coincé teub fermeture éclair.

Hugo que polyglotte et me dire "zipper"

Où que coincer la teub moi j'en suis vraiment peur.

 

Que neige et froid d'hiver à Paray-le-Monial

Tabernak on a voir un troupeau d'orignals.

Je suis raté de voir dehors les caribous

Rentrer éteindir sous le café (car i bout).

Hugo qu'encore lui est dit ç'a dit "moose"

Et que je m'a lavé les mains au pouss'mouss'.

Bayern que je savoir orignal ç'a dit "Elch"

Zahia qu'elle plus mieux vulgos que Raquel Welch.

On a mou que de sentir coulir la réglisse

ET je m'ai éclaté sur "Alice, ça glisse".

Que Barça catalan élan ç'a traduire "Ant"

Golri grosse fourmi quand je pense à Fernante.

En finnois qu'on a dur à prononcir "Hirvi"

Et qu'Hugo son dico commence à m'énervi.

En malais grandes cornes et ç'a "Rusa besar"

Migraine et tant de mots que golri fait bizarre.

En inuit qu'orignal se dire Tuttuvak,

Si j'y mette tutu ça n'a pas Kim Novak.

 

Tchèque où que ç'a traduit par que "Los evropský"

Et qu'est-ce rugby ou de marquu un drop — ski ?



——————

Quelques précisions s'imposent.

La première série, d'inspiration ferroviaire, a bénéficié d'une contribution (en vert) de Corinne B., experte de la ligne Tours-Lyon. Par ailleurs, les liens intertextuels avec le roman d'Ian McEwan sont indéniables.

La deuxième série, d'nspiration plurilingue et zoologique, a bénéficié de la fonction Autres langues de la Wikipédia.

vendredi, 07 décembre 2012

Un vendredi humoral

Voir un couvreur grimper sur un toit gelé en portant sur l'épaule un tas de plaques. Avoir la tentation de klaxonner. Ne pas le faire.

Emmanuel Kant : 1
Monty Python : 0


Se réjouir (modérément) d'aller chez le coiffeur à cause de la nouvelle, une jolie brune. Découvrir en arrivant que toutes les employées ont revêtu une tenue "festive" de rigueur, noire et brillante, et tout à fait collet monté.

Magie de Noël : 1
Esprit de DSK : 0


— Alors - un Triominos ou un Croque-Carotte ?
— Un Triominos !

Bertrand Renard : 1
Claude Pierrard : 0


Assurer le dernier TD de méthodologie avant le 2ème partiel. Se demander comment donner plus de piquant à cette séance. Envisager de faire la danse du ventre, puis se raviser.

Méthodologie du commentaire de textes : 1
Undress Like a Princesse : 0

jeudi, 06 décembre 2012

Distiques non ribéryens, dont 1 holorimant brachylo-métonymique

Fallait-il que, sous ton auvent, Auchan, je vinsse
Acheter, pour Noël, l'épicéa Pungens ?

 

Le cadet s'éprend des derbouka et cajon,
Ce qui, à la longue, casse un peu le cojon.


Le cadet désormais pianote du Steve Reich
Dans la chambre d'ivoire — où ça nous fait bien yeich.

 

Pierre Perret, Cali, Bruel et Julien Clerc :
Bonjour la semaine des has-been sur Deezer.


Pour que vous trouviez l'humain au simiesque à lier,

Dans l'Extension cherchez bien le signe escalier.


jeudi, 29 novembre 2012

"Un rejeton d'imbécile"

La lentille exécuta un quart de tour dans le sens habituel, et les émanations de la substance ocreuse, lumineusement échauffée, enflèrent la baudruche. The fracking issue is the biggest environmental question, and the most polarizing, facing Albany. Non contente d'être sans grâce, Vallona est aussi sans salubrité ; elle est entourée de marécages et la malaria sévit.

(PaperPestPaste, x)

mercredi, 28 novembre 2012

Baisons hermine

Bison roam, wolves hunt and birds abound. Mon article fut chaudement discuté, ce qui lui valut un grand retentissement. In the night, every tree, rock, stick and shadow was Georgia, Harlow or Caylx. Il termine, en manière de point d'orgue, par un terrible charivari des flûtes et des tambourins. A wonderful mountain, though, is this Gousta, whose lofty summit traversed by deep snow-covered ravines, rises out of a forest of pines that form a thick green ruff about its snowy throat!  Clara abandonna ses goupillons et se plongea dans les bains pour bébé et les pastels. After weighing in, Jack Medway offered Beverley a level fifty against his mount. Un vieux Livres oublié au fond du demi-muid qui sert de réceptacle ou de forget me not aux revues, aux articles en souffrance. A camel's-hair 804b brush, however, is of no use; you must have a stiff sable brush. L'artiste est une oie dont on cloue les pattes sur une planche et qu'on laisse mourir auprès d'un grand feu, afin que son foie augmente. Young White had been eating oysters by the barrel—drinking stout by the gallon—even out all night, and coming home as cool in the morning as if nothing had happened.


(PaperPestPaste, ix)

samedi, 10 novembre 2012

« Mickey Mantle est en train de me parler de Marcel Proust »

Le lundi soir, enfin, on a regardé Wanda – avec Alpha – le cinéma dit « d'auteur » (il vaudrait mieux dire : le cinéma alternatif, ou le cinéma à narration implicite), à onze ans, ce n'est pas commode. Magnifique film, qui résonne d'énigmes, de gestes marquants, de regards, de grains. Quelques facilités, « d'auteur », justement. Puis, le mercredi soir, dans le train, j'ai lu le petit livre de Nathalie Léger, Supplément à la vie de Barbara Loden.

 

À La Couronne : « un point aveugle sur le paysage détruit ».

À Xandeville : « d'où vient la pose, en quel lointain boudoir néandertalien a-t-elle été inventée ? »

À Laruscade : « Et sans doute, par un jour de vive lumière, un de ces jours immobiles et radieux, elle s'était tenue comme Clarissa Dalloway à quinze ans, songeuse au milieu des légumes, espérant sous le ciel, observant les oiseaux dans l'air vif d'un glorieux matin de printemps, confondant ce court instant d'effusion avec la promesse du bonheur définitif. »

À Saint-Agulin : « quand on n'a rien, dit-il, on est zéro, mieux vaut être mort ».

À Vayres, je note : Miss None - Miss Néant (((d'elle la traduction ?))). Nonne. Page 69.

À Canéjan : « le sirop grésillant des chœurs enregistrés ».

À Biganos: « ici le réel est si distordu qu'on ne plaisante pas avec le vrai, dit-il ».

À Sanguinet : « une manière de mains moites ».

À Labouheyre : « Mickey Mantle est en train de me parler de Marcel Proust ».

À Morcenx : « L'image se fige, granuleuse, imparfaite. » —— Le dos, qu'il ne faut nommer tranche, paraît-il, a jauni un peu, sous l'effet, sans doute, du soleil baignant les étagères du salon, depuis janvier.

À Rion-des-Landes : Les 138 mots de la dernière page, qui composent aussi la dernière phrase, se sont imprimés très faiblement, en regard, sur le blanc à peine grisé de la page 151.


[ Antonio Lobo Antunes n'écrira plus de roman, ce qui nous permettra de lire la poignée d'indéfrichés, ou de relire les plus beaux. ]

dimanche, 28 octobre 2012

Cravate ciguë

La coiffe d'Indien est là pour faire oublier la cravate, je pense. La muralla, por la parte interior que da a las huertas, tiene un camino formado por grandes losas, especie de acera de un metro de ancho con su barandado de hierro. Chanvre d'Asie. We come to that hidden glade, under the beeches, under the hemlocks.

jeudi, 25 octobre 2012

La Journée du babouin

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mercredi, 17 octobre 2012

2780 — Quarante-et-un distiques ribéryens : Espagne-France

J'a vu comme Rimka donnu le coup d'envoi

Et Hugo que pas golri se casser la voix.

 

Cent quatre vingt second qu'on pas du touché le

Ballon et qu'on a dur que monter l'échelle.

Agile comme visé d'Iker Casillas

Joueur où n'est pas dû bouffir des tortillas.

Agile habile qu'être aussi cet Iniesta

Buvu café redbull et que pas témesta.

Le plus aima des joueurs c'être Sergio Ramos

Qu'autres sur l'on terrain criont "Bamos ! Bamos !"

Hugo qu'engueulu moi que parce réfluchi

De rime où que ç'a bon à Mathieu Debuchy.

Le coach lui d'a nerveux et sont bien à cran : les

Journaleux qu'ont dit lui que nous prendir branlée.

Sur de mon interception Jérémy Ménès

Vendangit le ballon comme Bernard Menez.

Souffrir suppliçant des Espadres la jambière

Mais tant moins qu'entendir blabla Christian Jean-Pierre

Que me tardir beaucoup, je le dis,, la retraite

Où j'a dur consultant bogoss arrête arrête.

J'a pensu que pourru dire mal d'Espingouins

Tant que pas Beard avoir fondu glace pingouins.

Télé ibère dise est branlée imminente

Comme que je d'ai mâchoire proéminente.

Montu tout berzingue a mon bon copain Patrice

Que lui pas patauge-u tel que dans dentifrice.

Après poteau qu'Espagnols mettir balle au fond

Et crampes DMC gros stress et du spasfon.

Wenger disu que nous pouvu a libérés

S'il n'est pas comprendu que le but ibère est.

Qu'ailes géant marchir à l'albatros Ramos

Et d'un à zéro ç'être nous l'avons dans l'os.

Benzema que taper la mégapatatas

Détournu d'en corner par Iker Casillas.

Nous d'avoir tapu le corner comme des zboubs

Et le coach hurlu fort beaucoup la mégachoub.

Courir de moulinets à donf Yoann Cabaye

Commentateurs que comparont hamster cobaye.

L'arbitre refus but hors-jeu de Jérémy

Qu'a-je dire à Rimka que nous s'est bien fait mis.

Le coach disa que n'être pas du tout hors-jeu

Et qu'arbitrage à nous mettir vraiment le feu.

Maintenant sifflu-t-il de nous le penalty

Sauvu d'Hugo génial que content exultit.

Carton jaune d'a prendu bête Gonalons

Et Hugo m'est dit que "bamos" c'est dit "allons".

Le coach qu'a remontu bretelles d'alléchant

Que lui s'appellu dur aussi Didier Méchant.

Endroit que j'aimons pas me traiter de tarlouze

J'a tombu et soigneur viendu sur la pelouse.

Souffru nous un quart d'heure et trop bien enfilé

Mon tir qu'atterrissit dans le petit filet.

J'a donne à Rimka bon ballon mais que l'hors-jeu

De drapeau arbitresque et limonade Ogeu.

Occasion encore de Karim à surface

Et pas comprendu moi que me traitons Scarface.

Golri essoufflu fort que moment fou fou fou

Et crampes de jambons qu'on a comme tofu.

Espadres avec le rouge 10 (Fabregas)

D'essayont de mettir un petit peu les gaz.

Comme d'Anne Gawoolf que likes Valbuena

J'a voir disparandu la Corinne Buena.

Bixente dire mon centre qu'étions parfait

Et dès qu'a pouvu moi on a dur je le rfais.

Dangereux sur actions ç'être rouge espagnol

Et nous les trouvissions bien casse-roubignol.

Minutes de rester moins de vingt au compteur

Et les rouges sans souffle ont rompi le moteur.

Très bonnes sorties faisa Blaise Matuidi

Et Torres rentri à de ce qu'on coach lui dit.

J'affirmu à ceux qui désintox veut de match

Mes distiques ç'a pareil que la clope un patch.

Valbuena rati tous ses contrôles remettre

Et Jean-Pierre visu corners quand y a 6 mètres.

La fin est-ce fini du temps réglementaire

Et tir cadré j'a mis sans espoir pied de terre.

On va perdir ce soir d'un but et à zéro

Pourtant qu'avons joué le coup de sombrero.


Dément est-ce dernière seconde le but

Giroud bien méritu et but ç'a le gros but !


Vous le diru-je les distiques ribéryens

D'écrivir que du match vraiment on ne voit rien.

vendredi, 12 octobre 2012

Hoodwinked retail

Amazon, which launched in the UK in 1998, is the UK's most popular retail website, with more visitors than Argos, Next and Tesco. Puis, ce fut l'heure du bizutage. And Achilles toke the see / With his vitayles and his naue. Toujours la frontière est là pour être dépassée, ainsi du plan en trois parties ou de la valence des verbes. Grammatical relations in a syntactically ergative language such as Katukina-Kanamari are claimed to rely on the very same formal properties than* in accusative languages. Let's ignore these billions of dollars that get hoodwinked by the world's biggest companies and instead blame our woes on the poor. Ainsi, de l'alternance des langues.



(PaperPestPaste, iv)

 

* sic. [sick]

vendredi, 28 septembre 2012

Early embroiled squeegee

An early move to rural China offers a window on the political savvy of Xi Jinping, who is on the cusp of taking over as China's supreme leader. David Cameron was embroiled in a fresh party funding row last night after he opened a factory in Brazil belonging to one of the Conservatives' largest donors. “Pollock flung it,” she said. “Rauschenberg silkscreened it; Richter took a squeegee; Polke used chemicals. Wade is working in what by now is a pretty venerable tradition, against the conventional idea of painting.”

(PaperPestPaste, i)

samedi, 22 septembre 2012

Défrichais frayé

La bibliothèque de Queen's devait répondre à mes sollicitations d'archives, je ne défrichais sans doute pas un terrain vierge, mais peu frayé, oui, à l'époque.

(Claude Ollier. Missing. P.O.L., p. 56)

vendredi, 21 septembre 2012

... dharma queen ...

......... j'étais ce clochard céleste dont les yeux semblaient percer quelque aporie de la ville composée par la thèse de ses cheveux blancs et l'antithèse de sa longue barbe blanche ................

(Santiago Amigorena. La Première défaite. P.O.L., p. 175)

 

Oui, je suis revenu de la collégiale.

Oui, j'ai entendu Kudsi Erguner et Denis Raisin Dadre, et leurs formations, pour quelques semaines jumelées.

(Comme il aimait l'ambiguïté qui naissait de placements syntaxiques audacieux, que certains compteraient faute de style.)

Oui, il faisait frais dans la journée, pour septembre, et bon le soir.

Puis Kudsi devint Kerouac.

C'était beau.

jeudi, 20 septembre 2012

Religions et caricature

Je copie ici, totalement sorti de son contexte précis et dialogique, un commentaire que j'ai rédigé sur FB à l'occasion d'un débat sur les fameuses caricatures de Charlie Hebdo. Ainsi, j'en garderai une meilleure trace.

Bon, je veux juste préciser une ou deux choses. Enfant, j'ai souffert, comme ma soeur d'ailleurs, sous le poids de l'obscurantisme et du fanatisme catholiques. Une véritable mise à l'écart, qui n'a pas duré longtemps mais fut durement ressentie, et cela seulement parce que nous étions athées. Ce n'était ni sous Napoléon III, ni en Alsace. Donc, je sais que l'intégrisme est possible dans toute religion. Par ailleurs, ayant côtoyé, à Paris, plusieurs amis de confession musulmane, je sais combien les clichés peuvent être faux. Enfin, ayant consacré ma thèse à un auteur musulman, j'ai lu des milliers de pages (théologie, symbolique, anthropologie) sur l'Islam, religion fascinante par certains côtés et, de toute façon, absolument respectable en soi.

Sur la question des caricatures (ou des films, si mauvais ou islamophobes soient-ils), je voulais juste préciser une chose : les gens qui tuent un ambassadeur ou d'autres personnes autour d'une ambassade (par exemple : à Tunis, des Tunisois ont cogné sur des Tunisois !) sont seuls et uniques responsables de la mort de leurs victimes.

Autre chose : la France est un pays dans lequel il n'y a pas de religion d'Etat et dans lequel les catholiques, par exemple, ont dû finir par s'habituer, bon gré mal gré, au fait qu'on pouvait se foutre ouvertement de leur religion. Lors des procès gagnés par Charlie Hebdo il y a quelques années, l'avocat du journal avait fait la recension des dessins ou articles dont le sujet était la religion : cinq fois plus se moquaient du pape, des prêtres ou de la foi chrétienne que de l'Islam. Peut-être que les catholiques fervents continuent de se sentir choqués, mais ils ont compris que la France n'était ni les Etats-Unis, ni la Chine, ni l'Arabie Saoudite. Que font-ils ? qu'ils prient ou fulminent, je suppose qu'en tout cas ils ne lisent pas Charlie Hebdo. (Ni Marianne ni Golias.)

Les musulmans de France comme d'ailleurs doivent comprendre qu'en France, la liberté de culte va de pair avec la liberté de se moquer de tous les cultes. L'incitation à la haine est interdite par la loi, pas la satire ni l'humour.


-----------------

Je complète ma réponse au sujet de la "fixette française sur l'Islam", qui engendre, une situation de stress pour les musulmans non-extrémistes (on est d'accord, 90%) et une attitude sur la défensive. Oui, ce retour permanent et stupide des débats sur la viande halal etc. ont de quoi irriter, et pas seulement les musulmans. Mon épouse enseigne en lycée et a toujours (comme mes parents d'ailleurs) fait rentrer les croix en pendentif sous les vêtements. Pas de quoi faire la une des journaux, ni des débats politiques. Donc je comprends le sentiment de stigmatisation. Nous devons tous travailler ensemble à ne pas l'exacerber, et à faire en sorte que l'appartenance religieuse ne se substitue jamais au vivre-ensemble.


mardi, 24 juillet 2012

alborea )( cinq-cordes

8 juillet


garcia à fons dès le lever
matinier matinalement
& yves torchinsky exquis

n'y a que mahieux qui m'aille

alborea boréale
alborea aube arborée
& cinq cordes contre le bois des doigts font des vagues


dimanche, 22 juillet 2012

Nouveaux Distiques ribéryens - "La Onzième étape", 5

Sans sache si on dit "ponder" "ponder over"

Où que je dansons le slow sur Easy Lover.

 

Que crois-je en regarder le jaune de Wiggins

Easy Lover c'est chanta par Phil Collins ?

 

Que donc si t'arrivus prems en haut de la côte

T'auris pour ton hôtel beaucoup plein de capote.

 

À m'avis que si on a bien dur aux mollets

Ce qui a près la selle est plus à flageoler.

 

******************

 

Pierre Rolland tombant qu'a de sanglant le coude

À dire le vélo qu'on a dur in the mood.

 

Jalabert qu'affirmer tout et puis son contraire

On diserait Deschamps que j'a allé de braire.

 

"On va regarder Pierre Rolland à Laurent 

Demander" : télé qui comme je parle au rang.

 

*****

 

Afin que comprendu puisse-t-on mes distiques

J'a veux écrit que des essais herméneutiques.

samedi, 21 juillet 2012

Chevrage

(8 juillet)

.

J'a croivu que sevrir de facebook a facile

& que Cingal m'est prendu pour un imbécile.

 

J'a pensu que pour faciliter la sevrure

Du password où que j'aura changé la serrure.

 

De sevrer que j'alla facebookeux anonymes

Endroit que j'aime été comme arènes de Nîmes.

 

Que sans de zuckerber l'écran à bandeau bleu

J'ai dur d'arrêter, si la douche bande aux bleus.

 

Je Hugo demandi de "sevre" un mot pareil :

Il dire moi "désaccoutume" en mon oreil.

.

jeudi, 12 juillet 2012

L'Ephéméride : 12 juillet

(douze distiques pour douze noms de saints)

 

[1]

Qu'en saint Jason tout écoutre album INXS

J'a de la toison d'or golri tondre Mexès.

 

[2]

Qu'où de fêter content cette Saint Jean Gualbert

On a dur France 2 d'écouta Jalabert.

 

[3]

Il bogoss d'avoir aujourd'hui souhaitur Félix

Jour que j'aime à Zahia tournante et gros film X.

 

[4]

Comme que la sainte Zélie a juillet 12

Et que meufs Ibiza j'a aima la partouze.

 

[5]

Hugo m'est dit saint Jean qu'abbé de Vallombreuse

Que je prire Bayern mit patates nombreuses.

 

[6]

Vu que ç'a aussi la Saint Olivier Plunket

Où que golri je plein que rime avec kéket.

 

[7]

Je n'a pas connu de mec qui nomme Uguzon

Et où que golf football je suis foulé gazon.

 

[8]

Paru Quimper le saint qui dans liste Menou

Où que Zahia Closer qu'elle a broute-minou.

 

[9]

Higoumène au mont Athos fut Saint Jean l'Ibère

Que Mexès devant Rooney pas trop il libère.

 

[10]

Que panne de courant mandu Saint Viventiole

Place de spots on ont éclairé de luciole.

 

[11]

Comment que peux-je à demandir de Saint Ansbald

Qu'on a dur débarrassons-moi de ce Cingald ?

 

[12]

Que n'a pas comprendu je que Saint Hilarion

S'aussi appel Proclus : golri ou que rions ?

 

.

mercredi, 20 juin 2012

Douze distiques (ribéryens) domestiques

*

J'a changé le Wonderbag de l'aspirateur

Car quand on l'est passé ç'avait la puanteur.

 

Je suis eu confondu, parce j'avais pressé,

L'Isoxan et la flacon de Canard WC.

 

J'avoir aura dû rincer le plat à faisselle :

Il a sorti dégueu de ma lave-vaisselle.

 

Si t'es laissé chauffer le café dtc

Hugo° dira : café bouillu, café foutu.

 

*****

 

J'a mis les brochettes de poisson sur la grill,

Car nonbaleinement je pas mange du krill.

 

Le poisson a été colle à la plaqu'uisson.

On a dur de cette saloprie de poisson.

 

Pour de laver la plaque avec l'huile à de coude

On a fort de falloir chanter Francky be goude.

 

*********

 

Quand on a dur que le café sent la gouttière

On auront dû pensoir détartrer cafetière.

 

***

 

les roulettes du faur s'avoir débigoincé

en y mettre le grill je m'a le doigt coincé

 

j'ai bien content que je suis passé la tondeuse

dans le jardin parce car maintenant il pleuse

 

ç'a pas de la gonflette ou un truc de tarlouse

si j'a mal au poignet après avoir pelouse

 

*****

 

J'avoir content que je suis rincé la théière,

Espagne qui s'a qualifié mais c'était hier.

 

*

 

° Hugo Lloris. Toute ambiguïté avec un disloqueur d'alexandrin est purement fortuite à ce stade de la compétition.

jeudi, 19 avril 2012

Huit haïkaï ménagers

six tortellini

au fond du filtre Je vide

le lave-vaisselle

 

cinq haricots verts

broyés Je nettoie la bonde

de l'évier sale

 

quatre traces brunes

La balayette me sert

à laver les gogues

 

milliers de micro-

poils au bord du lavabo

Je me suis rasé

 

white toothpaste smear

on the bathroom mirror How

clumsy you can get

 

trois toiles d'arai-

gnée voltigeant faut passer

la tête de loup

 

deux paires de draps

tourbillon au vent d'avril

J'ai tout étendu

 

une tâche de sang

sur le menton Où est donc

la pierre d'alun

mardi, 17 avril 2012

Adieu en chemin

 ::::::: "De nos jours, il est possible de raccourcir sensiblement l'expression "boudin qui se prend pour une star glamour" en disant Coeur de Pirate." (G. Cingal. Des brachylogies en mode culture populaire. Tentative d'herméneutique sémio-syntaxique de la matinale de W9. Tours : Presses Universitaires de l'Atelier Clown, 2012, p. 432)


Les deux voitures dormant dans le garage, la marquise n'avait nul besoin d'aller racler les pare-brises le matin, mais devait en revanche nettoyer les traces de coussinets félins.


plus de steaks hachés

ils ne seront, m'a-t-on dit,

pas facturés (#drive)

Faux-cul, tire-au-flanc : Benoît Wolf.

"Un jour gris / des cloches / un dimanche / Mars"


Il se donne les gants de lire San Antonio.
Il n'a pas participé à l'atelier Marionnettes.
Il s'est trempé le cheveu sous l'averse d'avril.

╦╩ Il récupère la voiture après la vidange. Oh, le coup de bambou ! Pourtant, son auto n'est pas une Fiat Panda ! ╩╦

samedi, 14 avril 2012

Triple haïku potager

dans l'autocuiseur

faire cuire le chou-fleur

haïku (f)rimeur


*


faire du free jazz

avec cet autocuiseur

haïku de naze



Place du Marché aux Légumes


samedi chez moi

puanteur cauliflorale

autocuiseur sale

vendredi, 13 avril 2012

Sell and tell

Après avoir passé une nouvelle nuit en pointillés en raison de sa rhinopharyngite, pris ses drogues et son petit déjeuner, la marquise, dépitée d'être presque aphone, se connecta à Facebook avant de corriger un travail de M1 Recherche sous .docx. 

Elle enlève sa perruque car elle a peur que le travail de M1 ne la défrise. ‎(Elle s'interrompt - déjà - dans son travail pour aller étendre une lessive.) Pourquoi ai-je lu "la maquerelle" au lieu de "la marquise" ? 

The imp is no pimp.

Ma querelle ? ta querelle ! j'ai jamais cherché querelle ! 

 

Après qu'elle eut constaté que le lave-linge s'était convenablement mis sur la position "Arrêt", la marquise, ayant humé l'atmosphère fraîchement printanière et constaté qu'il s'agissait encore d'une de ces journées - trop nombreuses à son goût - où les militaires de la base aérienne avaient décidé d'empester et de polluer tout le quartier à grands renforts de kérosène, décida d'étendre le linge propre mais humide à la buanderie et, au moyen de cintres et de pinces, au-dessus des radiateurs, et non sur la terrasse où, plutôt que de sécher, chemisiers, pantalons, mouchoirs et caleçons risquaient plus évidemment d'être salis derechef par la manne noire tombée du ciel, et qu'envoient, sur les pauvres mortels de Tours-Nord, ces salopards de dieux modernes que sont les aviateurs et leurs acolytes.

 

(Puis Rembrandt s'aperçoit qu'il ne sait pas photographier l'odeur des lilas qui bordent la cour de récréation.)

 

Interlude non strictement narratif

Occup... qu'il était à se bidonn... en lisant le livre de Corinne, Guillaume a laiss... cram... les steaks hach...

 

 

Le récit reprit. Accaparée qu'elle était par de complexes réflexions administratives, la marquise mit une bonne minute à s'apercevoir qu'elle cherchait à recharger le téléphone portable avec le câble d'alimentation de l'appareil photographique. Avant d'aller se pochtronner puis s'éclater au Petit Faucheux, la marquise devait encore écrire deux mails professionnels et trouver quelque chose à grignoter. Au retour, tard le soir, à Mégara, dans les faubourgs de Carthage, son carrosse ayant obstinément refusé de se muer en citrouille, la marquise rentra chez elle après un exceptionnel double set au Petit Faucheux, expérience qu'elle prolongea par l'écoute de ALBEIT au casque.

(Interlude. Nuit.)

(Fin provisoire.) En raison du rhume persistant qui lui défrisait la cafetière depuis déjà trois jours, la marquise passa derechef une nuit fort courte, et de merde.

jeudi, 12 avril 2012

Jour de soif, dies illa

& les tours d'horloge / me serrent la gorge / chaque seconde me tue


Nicolas Hulot est fâché avec les prépositions.


Racine feat. La Belette, ras-le-bol. Pardon. Rotrou feat. L'Hermine. Try again. Molière feat. Le Glouton. Mairet feat. Le Furet ? Et Samantha St Jean ? Elle a chanté avec La Fontaine feat. Le Putois ? Non, c'est juste le clip suivant sur W9. Je vous croyais devant... Non, de loin. (Le cadet a une otite.)


----------- Je tiens à rassurer les nombreux fans d'Oméga, que je garde car il a une otite : il est en pleine forme (lui...) et joue présentement au nain jaune avec son lapin en peluche blanc. ----------

 

J'ai entendu la pub de l'office de tourisme du Jura, matraquée sur France Info. N'en reviens pas. 

"Viens randonner sur moi"   <==   a une tête d'oeuf.


Il calamite. Et ignomine. Et passe les gnomes à la calamine.

"le chat aussi / couci-couci"

Et à la page 31, l'appel de note de bas de page est un ♥.


Après avoir passé la tête-de-loup puis l'aspirateur dans son Versailles pavillonnaire de province, puis perdu au nain jaune tout en ayant fait deux fois "grand opéra", la marquise, les mains rompues par les vaisselles et les naseaux comblés par le fumet de la flamiche aux poireaux, se connecta à Facebook.

 

Grand concours de syntaxe postmoderne et de sémantique déconstructionniste dans le journal Sud-Ouest.

samedi, 07 avril 2012

Domaine public


/ Lucenzo, au poteau. Shakira, dans la fosse à rats. Magic System à la benne. --------- Il n'est pas beau, mon slogan pour les présidentielles ? /


Cure de sublimes cuivres

pour défriser les

tubes de W9


C'est l'élite de la nation (et de l'Université - oui, tous ces types qui nous regardent tous, nous littéraires & sciences humaines, comme de la merde - n'est-ce pas Loïc V. ???), et ça joue à Tarzan avec du matos à 10.000 euros.

 

Ouhlala, le Projet Gutenberg ne se contente plus de publier

Η φιλοσοφία του Σωκράτους κατά A. Fouillée de Vrailas-Armenis,

mais commence à numériser les traductions néerlandaises de Selma Lagerlöf.


              il noue ses lacets en passant la troisième #grosblaireaudanssaclio ---- j'écoute Egge au début du w-e pascal #olibriusdanssaprius


des grondements sourds

l'attente, dans le bureau,

d'un ouragan féroce

 

Cela dit, Sylvain, être chauve ne m'empêche absolument pas de montrer mon cul. "He spits out the lemon strips off his raccoon coat and stands naked with a hard-on" (Burroughs devant l'école élémentaire) / En fait, c'est la faute de LCP. Mon fils et mon épouse attendaient l'émission du gros & exaspérantissime Moati, qui ne commence qu'à neuf heures, et, zappant, tombèrent sur la chose en question.


à l'heure où les chats

tarabustent l'épagneul

-- elle rentre de Choiseul


jeudi, 05 avril 2012

Bribes de la chèvre, mercredi

Ouvrages divers au bureau, 4 avril 2007Cinq ans déjà sont passés.


(et le gamin qui te montre des photos de hamster courant sur un piano ou couinant dans un suppositoire en liège géant)


tirture un monde d'étnicelles
et prned l'avrese
sur la gueuel


Wack wack wacky wacky women
Wack wack wacky wacky women
Wack wack wacky wacky women ‎(ça y est le 33 tours est terminé)


Ce matin l'album Panini a surtout occupé le paterfamilias, occupé à faire des demandes d'échanges sur le forum Panini. Je dois être d'extrême-gauche, si l'on en croit l'enquête Hot Vidéo, car je suis à fond dans l'échangisme.


"Cela laisse le zébrillon pantois." (National Geographic, tu m'auras pas.)


y a une pie sur la dalle
& même sur la fenêtre
y a une pie sur la dalle
& moi j'écris que dalle


Voilà, je voudrais vous faire écouter le Quatuor n°3 de Kvandal, dont je suis fou, qui me hante -- ou découvrir les autres. Et rien nulle part sur la Toile.


Si tu chanj les 5 letteurs de mardi é si tu lé ramplace par d'ôtres sa fé mercredi. Ko1sidonssse ? jkroapamoa

vendredi, 10 février 2012

Trafic de prise en glace passive

Deux jours de suite, deux innovations linguistiques et conceptuelles frappantes :



1) Avant-hier, un responsable de centrale nucléaire (ce qui n'est pas du tout rassurant, soit dit au passage) : "nous avons mis en place les trois niveaux d'action pour empêcher la prise en glace au niveau des réacteurs et des bassins".
En français, on dit "gel", ça suffit. "Prise en glace", je vous demande un peu !!!


2) Hier matin, on nous annonce partout que Woerth est mis en examen pour "trafic d'influence passif". Je comprends "trafic d'influence" et "complicité de trafic d'influence", mais là, ça m'échappe. Comment peut-on se livrer à un ACTE de corruption de façon PASSIVE ? 

En lisant l'article 432-11 (modifié en 2011, comme c'est curieux) du Code pénal, on a surtout l'impression que les coupages de cheveux en quatre sont là pour minimiser la responsabilité éventuelle de personnes reconnues coupables de corruption.

jeudi, 26 janvier 2012

François Hollande, et l'Université...

Je viens de découvrir que François Hollande aurait dit ça :

Je réformerai les premiers cycles universitaires, en décloisonnant les filières à l’université afin d’éviter une spécialisation trop précoce des étudiants.

Et moi, j'ai écrit ça (sur FB) :

À force de ne pas vouloir spécialiser les étudiants trop tôt, on se retrouve dans la situation intéressante de renseigner des élèves de 4ème sur les études d'anglais à l'Université, et, presque dans la foulée, de renseigner des étudiants titulaires d'un bac+4 qui ne savent toujours que faire avec. Sans parler des flopées d'étudiants de L1 "spécialité" Anglais qui disent "I don't wanting" et ne savent pas dire parapluie, vélo, bureau... ni même "réseau social".

 

Ni la gauche ni la droite ne semblent savoir que presque tous les Français d'une même classe d'âge sont titulaires d'un baccalauréat qui n'a aucune valeur, ce qui dévalue par contrecoup toutes les formations du supérieur (même les prétendument prestigieuses).

jeudi, 19 janvier 2012

Le Retour des jacamars

Le week-end dernier, sur Facebook, je suis intervenu trois ou quatre fois dans un groupe célébrant la perte du triple A, sous l’identité de Guillume Cingl. Il y eut tout d’abord un lipotexte :

Merci de m'inscrire membre. Je perdis mes * hier soir, en une curieuse surprise. Je compte m'en remettre. Toutefois, toute personne en mesure de me décrire le lieu d'emprisonnement des susdites précieuses voyelles est, d'ores, fort vivement remerciée.

Puis un autre :

De tout temps, l'homme, obsédé de pouvoir, s'est penché sur les questions de sous, de pognon, de flouze, et ce quel que soit le nombre de voyelles dont il dispose, de sorte que les officines qui dispensent des notes, je m'en cogne le coquillon sur le bord du trottoir.

Puis, à rebours, des commentaires qui paraîtront plus ou moins abstrus, abusant de la voyelle autant que de la bouteille :

1. Barbara sans A, c'est comme jacaranda, jacamar, Caracas ou Nathan Zuckerman. Muy complicado.

2. Le Venezuela n'a pas de triple A. Je me demande comment font les jacamars de Caracas.

3. C'est Anastagia, pas Sasha, qui m'a tapé dans l'œil.

 

(Pour ce dernier, il était question des Miss Bahamas 2011.)

Toutefois, il est question d’autre chose, désormais, ce jeudi. Du jacamar. Encore.

En écrivant ma vanne à deux balles sur les jacamars de Caracas, je ne pensais pas avoir jamais lu de texte où il fût question de cet exotique volatile. Or, en rangeant quelques livres, ce matin, et les feuilletant (ranger représente toujours un moment de retrouvaille, aussi avec d’autres livres sur les étagères – bref, c’est une opération sans fin, d’autant que je finis par ne pas tout ranger, ou par ne pas ranger du tout), je suis tombé sur le poème suivant, à la page 121 des Jeux d’oiseaux dans un ciel vide de Fabienne Raphoz (Héros-Limite, 2011).

Galbuliformes

(Galbulidés)

Les jacamars se nourrissent presque exclusivement d’insectes volants

Tous les jacamars ont le bec acéré

Tous les jacamars portent l’émeraude métallique d’une forêt de nuages après la pluie sauf le Jacamar oreillard qui imite son sol après la pluie le Jacamar à tête pâle le Jacamar tridactyle le Jacamar à gorge blanche qui imitent son ciel avant la pluie le Jacamar brun le Jacamar à longue queue qui imitent sa nuit

Le Jacamar des Andes a l’œil solaire

Le Jacamar oreillard et le Jacamar roux pleurent rouge

Le Jacamar à queue rousse femelle a la queue émeraude

Le Jacamar des Andes est vulnérable

Le Jacamar tridactyle est en danger

 

Avec ce copié-collé d’un poème intégral (qui est un bref extrait, hahaha), ce billet peut prendre place dans un grand nombre de rubriques, sous-chapitres etc., dont vous trouvez juste ci-dessous la théorie :

mercredi, 14 décembre 2011

Toast peu mallarméen

Hier midi.

(G.C.) vient de finir les spaghetti a la puttanesca d'hier soir avec un demi-chorizo fort et deux belles tartines de livarot, le tout accompagné de deux verres de Chinon Vieilles Vignes 2002 pour fêter l'annonce de la mutation d'un collègue.

An orange is now compulsory but shan't save me from "French breath".

 

J. - C'est quiiiiiiiiiii le vilain collègue? Vous ne pouvez pas balancer sans dire de nom, c'est pas drôle. (Je parierais sur ***).

G.C. - You've won your bet.

C.L. - Là faut l'embrasser pour lui souhaiter bonne route ;-)))

V. - Wake Finnegans ? Ça alors !

G.C. - No Ulysses for us, we're Scots.

J. - Oh yeah! (cri de joie d'avoir deviné et de savoir qu'il se barre enfin)

G.C. - Cela dit, nous ça nous débarrasse vraiment (il doit avoir encore 4-5 ans à tirer s'il rabiote jusqu'à 67) --- vous, c'est râpé, vous l'aurez subi, point barre. Mais c'est gentil de penser aux autres ;-))

C.M. - Voilà un toast tannique et tonique !

O. - I must admit I don't give a damn about ***, but what about the Chinon Vieilles Vignes 2002 ? Can you tell us a bit more ?

G.C. - Domaine de l'Abbaye. Classique. Goûteux et tanique, long au palais. Cep et sol puissant, poésie du pinard.

jeudi, 08 décembre 2011

Quelques éléments de critique musicologique

Mes fils devant les clips sur W9. Soudain, j'entends l'aîné : "Ah, mais c'est pénible, ce singe hurleur." Puis : "Ta gueule, le ouistiti pygmée !"

Solution de l'énigme : chanson de Zaz. (J'avoue que je ne connaissais pas.)

 

J – Ahahaha ! N'empêche que ca lui va comme un gant.

Moi - Il va de soi que je ne sais pas du tout qui lui apprend à parler comme ça.

J – Bien entendu.

M – Et il a raison ! C'est une Tourangelle elle aussi...

J – C'est pas la meilleure spécialité tourangelle... je préfère largement les rillettes.

M – On ne pouvait mieux dire !

O – Zaz, c'est bien la fille qui hurle "C'est pas votre argent qui fera mon bonheur / Moi j'veux crever la main sur le cœur" dans une chanson diffusée à mort sur toutes les radios arrosées par Universal Music, c'est ça ?

Moi – Avant 7 h 53 ce matin, j'ignorais tout de cette fille, jusqu'à son nom. Et je ne crois pas l'avoir entendue avant. So don't ask ME !

J – Et jusqu'à ce matin, vous aviez bien de la chance.

 

jeudi, 29 septembre 2011

Affaires transversales, conversation croisée

29.09.2011. 9 h 20.

J'ai reçu ça :

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Bonjour,

Au vu de la quantité importante des candidatures à l’Atelier floral, à l’Atelier Bien-être ainsi qu’à l’Atelier Fitness, il ne m’est pas possible de répondre à tous les agents. Par conséquent, seuls les agents dont l’inscription a été validée, recevront un mail de confirmation cette semaine.

Merci de votre compréhension,

La cellule d’Aide et d’Action Sociale

H*** S.-K.
Bureau des Affaires Transversales - SPRH

 

O. - Pas de pot...

G. - J'adore le "Bureau des affaires Transversales". Pour un peu, ça donnerait presque raison aux salauds qui essaient d'expliquer qu'on ne manque pas de postes dans l'enseignement, mais qu'il y a des postes mal employés...

O. - De mémoire, le BAT dépend du Ministère du Mieux-Vivre-Floralement-Ensemble.

G. - Et le fitness, t'en fais quoi ? De mon côté, je m'entretiens en ouvrant des boutanches.

(Au fait, tu nous parlais de ta vénérable chienne samedi soir... Figure-toi que, depuis dimanche matin, nous avons adopté une petite chatte, ou est-celle qui nous a adoptés : maigrissime, miaulant, réfugiée sous le cèdre du rond-point, elle a fini par nous conquérir, sans qu'on se force trop. Véto samedi. Et les garçons ravis, bien sûr.)

S. - Bureau des Affaires Transversales : c'est l'équivalent du bureau des affaires non classées au FBI !

O. - G., ta médecine me plaît bien. 

(Pour le chat, ça te pendait au nez. Dans un sens, tu t'en tires bien : vous auriez pu tomber sur un bébé Terre-Neuve... A-t-elle seulement un nom, cette Cosette ?)

G. - Séhune. (Nom donné par Oméga : "c'est-une", I guess.)

Quant au bébé Terre-Neuve, non merci. On préfère les molosses aux bolosses, quand même.

mardi, 13 septembre 2011

Bribes, brimborions, bornes

17 onglets ouverts dans Google Chrome, des chevauchements des galaxies (et des chevauchements de galaxies : sons, images, mots, textes, parures, évidences). Improvizone en avril 2010, Kenneth Burke en 1966, mon fils peut jouer tranquille, après la cantine, au 1000 Bornes (vu la pluie, c'est ce que j'imagine).

À midi, après le passage du facteur, j'ai écrit : "Toutes les heures un brimborion.". Une heure auparavant, lancé dans les épigraphes, j'avais noté : "Le dos en compote, I go on hammering away at my course on Roth's AP. (Tuesday, phew's-day.)". Dans la matinée, j'ai participé à une discussion, laquelle suit un fil souvent tiré ici. Ce matin aussi, après être rentré de l'école, j'ai lu l'article consacré à Crossbones dans le New York Times, et n'ai pu m'empêcher de m'exclamer (toujours par écrit) :

Someone who writes incoherent sentences ought not to be allowed to tax Nuruddin Farah with "inconsistent plotting" and "verbose narration". Hirsh Sawhney, you missed the whole point.

 

Entre 4 murs je m'archive moi-même. Et m'échine ---- pourquoi ??

mercredi, 29 juin 2011

Mec fourbu, parti pris, otages libérés, & judoka promu

Fatigué par des semaines harassantes et trois mauvaises demi-nuits, je n'ai pas le courage d'écrire un billet un peu construit. Histoire de meubler (et puisque ces carnets entreront bientôt dans leur habituelle période d'estivation sans Internet), je vais copier-coller mes annotations du jour sur Facebook, car, fruit conséquence d'une journée en pointillés autant qu'en zigzag, c'est là que j'ai laissé quelques traces, sans horaire précis de publication (c'est l'une des grandes faiblesses de Facebook) * :

  1. Je suis un cancre : depuis la soutenance de C.B., au cours de laquelle mon collègue E.R. a parlé de Marcuse, j'ai ça dans la tête : [lien vers Le bruit des bottes de Jean Ferrat, sur youTube.]
  2. Je suis très heureux d'avoir eu des échanges intellectuels nourris, exigeants et réguliers en dirigeant les travaux d'A.-G. J. et C.B. au cours de cette année. Et très fier de l'excellent travail de l'une et l'autre !
  3. Les deux Renaud Camus, at last, yeah !!! **
  4. Eh, tous mes amis expatriés : ça vous fait quel effet d'avoir le ministre de tutelle le plus ridicule de l'Histoire ?????
  5. Douillet ??!?? Ils auraient dû mettre Ghesquière ou Taponier. Question "Français de l'étranger", ils s'y connaissent...
  6. Bon, les gars, qu'on arrête de me répéter que David Douillet a été champion de ceci, de cela, multi-médaillé olympique tralalala. Aucun mérite : je rappelle que c'était dans la catégorie "pachycéphalosaure semi-remorque de plus de 6 tonnes", et qu'il était tout seul à concourir.
  7. Le gamin qui, pris les doigts dans la confiture, bredouille "c'est pas moi, j'ai rien fait" a moins l'air de mentir qu'Alain Juppé, répondant à David Pujadas à 20 h 29 et disant "non, la France ne verse pas de rançon". ***

 

(Où l'on voit que Facebook nuit gravement au style, ou profite grandement à l'élaboration d'un style semi-relâché tout à fait artificiel.)

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* La 1ère de ces 7 "annotations statutaires" date d'environ 13 h 30, la dernière de huit heures et demie du soir.

** Commencé à lire Parti pris. Sel savoureux.

*** À ce sujet, M. P.C., grand rinaldo-camusien et claudio-mauriacien avons eu l'échange suivant :

Lui - J'ai regardé la télé une demi-heure. La libération de HG et ST, je suis pour bien sûr. Mais en une demi-heure, ils ont réussi à m'en dégoûter: ils ont un don pour ça?

Moi -  Société du spectacle. (Au demeurant, plus que par Debord, ma journée aura été marquée, aussi, par une replongée dans Marcuse, qui est l'anagramme de ReCamus. (Avec Herbert, je n'ai pas le courage de chercher ce que ça donne.)

Lui - On peut mettre une image dans le groupe flickr «Cohérence»?

Moi - ça s'impose (je le fais)

mardi, 14 juin 2011

Dialogue écrit

— Expression tautologique de la mélancolie, par mon fils (10 ans) : "j'aime cette musique, ça me rappelle la nostalgie".

— Ce n'est pas tautologique, c'est une vraie mise en abîme. Soupir ! La nostalgie n'est plus ce qu'elle était… C'est marrant, ça nous ramène au papier sur le regrès.

— Me sens très abîmé. C'est la nostalgie, un puits sans fond.

 

Dans mon autre site, j'avais tenté des transcriptions de conversation en ligne ("chat"). Ici, peut-être, commence un nouveau projet : le recyclage d'échanges sur Facebook.