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jeudi, 20 février 2020

*2002*

Levé à 6 h 35. Cela s'améliore, ces temps-ci.

Je découvre, grâce à Laelia Véron sur Twitter, qu'un certain nombre d'auditeurs (et -rices, sans doute) de Radio France et l'Académie française considèrent les interrogatives en "est-ce que" comme relâchées. Non seulement c'est absurde et contraire tant à l'histoire de la langue qu'à l'observation usuelle, mais je tombe aussi des nues. En effet, j'enseigne toujours, et notamment à mes étudiant-es d'échange allophones, que la seule tournure relâchée est la phrase déclarative avec intonation montante : Tu viendras ?

Viendras-tu ? : soutenu

Est-ce que tu viendras ? : courant (voire difficile à pratiquer convenablement)

 

... au point que je me demande si ce ne sont pas les interrogatives indirectes en "est-ce que" qui étaient dans le collimateur de ces auditrices (et -teurs) :

Je voudrais savoir est-ce que tu viendras. (Aaaargh.)

Je te demande est-ce que tu sais. (Re-aaaaargh.)

 

mercredi, 19 février 2020

*1902*

Dernier jour à Cagnotte. Temps changeant.

Avant de partir, dernier tour de la Salamandre avec ma mère.

O***, dont le rhume semble se relâcher, a pu faire son hautbois, déchiffrer ses mouvements de Haendel.

Après-midi à Hagetmau : début de rangement (disques, B.D., dépôt massif à la boîte à livres).

Soir : saison 4 de Outlander, épisodes 2 et 3 (un peu meilleurs que le 1).

 

23:16 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 18 février 2020

*1802*

La journée s'est passée en diverses glandouilles.

En soirée, partie de Loups-garous en famille.

 

lundi, 17 février 2020

Demain

Demain je publierai un billet bref composé de deux alexandrins.

Comment puis-je annoncer cela ?

Mais parce que je triche, pardi !

 

Dans l'autre blog, il y a une rubrique Aujourd'hier : si mes souvenirs sont bons, j'y publiais des billets rédigés la veille.

L'inverse donc d'aujeurd'hui.

 

dimanche, 16 février 2020

Avec Durosoir

 

Levé à 7 h. Mal au dos. Il va encore faire un temps superbe.

J’écoute un nouveau disque d’œuvres de Lucien Durosoir que ma mère vient de m’offrir. Idylle, quatuor pour flûte, clarinette, cor et basson, est une pièce particulièrement réussie. Très bien aussi, les duos et trios avec violoncelle (« Maïade », ça me parle forcément, en bon Landais que je suis). Je suis moins convaincu, en général, par ses œuvres vocales. (Je rappelle ici que, pour moi, ses Quatuors sont au sommet, avec les plus beaux du répertoire.)

 

samedi, 15 février 2020

*1502*

 

Milieu du mois (février bissextile). En route, beaucoup de camions soudainement entre Barbezieux et Bordeaux, puis autour de Bordeaux travaux, rétrécissements à 1 voie, donc ralentissements, bouchons, l’élastique pendant une demi-heure (au lieu de 10 minutes ?). Belle victoire de l’UBB sur Lyon, décidée grâce à 2 essais et 1 pénalité dans les 7 ou 8 dernières minutes. Match étonnant entre Amiens et le PSG : à 3-0 pour Amiens c’était parti pour un gros coup – finalement 4-4.

 

19:29 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 14 février 2020

*1402*

Comme chaque 14 février, mes pensées vont surtout à la mémoire de mon beau-père, Jean-Pierre dit "Pierrot", une des personnes qui a énormément compté dans ma vie.

 

05:55 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 13 février 2020

*1302*

Aujourd'hui, rendez-vous chez l'ORL, conseil d'UFR, et préparation de cours. Autant dire : journée pénible.

75th.JPG

 

C'est le 75e anniversaire de mon père, qu'on pourra fêter avec lui dans quelques jours. L'occasion, puisqu'on n'envoie plus de cartes (je sais, c'est dommage), de faire un mème goéland.

 

mercredi, 12 février 2020

La renarde et le texte sans boussole

Réveillé à 4 h 20. Levé, car plutôt en forme. Et je me connais : je ne me rendormirai pas.

 

J'ai écrit hier et avant-hier, dans le projet Scarlatti, une série de textes évoquant la vision subite et fugace du renard (ou de la renarde), jeudi dernier, et, voulant en parler ici aussi, on verra pourquoi, je m'aperçois que je n'en ai pas dit un mot à l'entrée de journal de jeudi dernier. Le mieux est donc que je renvoie au texte n° 93 du projet Scarlatti : de proche en proche, en cliquant sur le 94, puis le 95 etc., vous pourrez lire ce que j'ai eu à en dire, pour le moment. (J'ai quelque crainte, finalement, que ce renard ne vienne faire dériver trop fortement le projet, et d'autre part : le souci de faire trop dériver cette vision elle-même, de trop m'approprier ce moment.)

 

On verra pourquoi, disais-je. Voici donc.

Hier, j'ai commencé à lire le dernier Savitzkaya : il s'y trouve un couple animal étrange, formé d'un héron et d'une renarde. (Réminiscence de La Fontaine, oui, mais, qui sait, de contes russes... et de Pinget* ?) -- Ce matin, attendant que se relance mon ordinateur de bureau après un de ses désormais banals plantages matinaux, j'ai commencé de lire Eux sur la photo de Hélène Gestern : à la page 28 est évoquée une inscription en alphabet cyrillique dont la traduction serait : "Pour mon renard" (ou "ma renarde").

J'en conclus que le lexème russe pour renard est invariable, ou qu'il n'y a pas de féminin... mais surtout, quelle est cette soudaine irruption, j'allais écrire insurrection, de cet animal dans ma vue vie ? J'en appelle à mes ami-es russisant-es : des conseils bibliographiques au sujet du renard dans la littérature populaire russe ?

 

 

* Oui, oui... ce Projet-là, il va falloir le remettre sur le métier.

 

mardi, 11 février 2020

Deux quatrains conversationnels sur la difficulté de déguster une mandarine.

 

Char, Verlaine, Lamartine

Furent loués par Villepin.

 

Le pire dans la mandarine :

L'acidité ou les pépins ?

 

█▄▄█

 

Un chapeau de pluie, un pépin

Ne passent pas dans mon cartable.

 

Bordel, j'ai trouvé un pépin

Jusque sur l'étui du portable !

 

lundi, 10 février 2020

*1002*

Pas grand chose à raconter.

Mieux vaut se taire, alors.

Deux lignes déjà – non : trois – pour ne rien dire.

C'est furieux, ça, quand même.

 

dimanche, 09 février 2020

Pokot / Spoor / Tableau de chasse

Regardé ce soir ce film magnifique, qui a le seul défaut, peut-être, de proposer une résolution finale des meurtres, quand on (je, en tout cas) aurait pu préférer le maintien de l'incertitude fantastique. En tout cas, film splendide, qui donne à voir, et à réfléchir aussi, bien sûr, sur le spécisme, les "traditions", l'animalité, la vie sauvage.

Pokot est un film coécrit par Olga Tokarczuk, d'après un des livres d'elle que je n'ai pas lus (j'en ai lu trois, dont le pavé des Livres de Jakob, à l'automne*). On y retrouve sa fascination pour des modes de vie singuliers, et surtout pour des époques, je dirais même des temporalités, en rupture avec la nôtre.

La scène finale met en scène une forme de communauté utopique heureuse, tout en proposant une nouvelle énigme, plus profonde sans doute que l'élucidation de l'énigme policière.

 

 

* Je m'aperçois, en tenant ces carnets de façon quotidienne, que je m'offre à moi-même ces respirations indispensables, notations qui finissent par faire archive. Je le fais d'autant plus volontiers que plus personne ne me lit.

samedi, 08 février 2020

J.P.O.

Journée Portes Ouvertes, site Tanneurs (finalement).

Le site Tanneurs a rouvert, il reste quelques tags mais surtout des vigiles. J'espère que les vigiles ne seront plus là la semaine prochaine.

Beaucoup de monde. Entre 10 h et 11 h 30, nous avons accueilli – les 12 étudiant·es et 3 collègues – sans discontinuer un·e ou plusieurs lycéen·nes. 

Parti vers 13 h 30.

 

18:03 Publié dans *2020*, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 07 février 2020

*0702*

Il y a, à la B.U. de Droit du site Portalis, un petit mètre linéaire (et encore) pour les ouvrages cotés en 800 dans la classification Dewey : une vingtaine d'ouvrages pour la rubrique "Littérature". C'est normal, on est dans une bibliothèque de droit. Pour avoir des dizaines de milliers de livres de littérature, se rendre à la B.U. des Tanneurs.

Ce qui m'amuse, c'est le type d'ouvrages : presque uniquement des livres sur la rhétorique, ou sur la littérature comme art du discours, culture générale.

Ce mètre linéaire résume ce qu'est la littérature selon Blanquer, Philippe et Macron : l'art de la superficialité, de l'embobinage.

Soit le contraire de ce qu'est la littérature, évidemment.

 

jeudi, 06 février 2020

Bartlebysme

S'il vous plaît, lisez en entier ce texte d'une amie avec qui j'ai eu la chance de travailler (et dont je comprends trèèèèès bien les choix).

Moi, j'ai pris l'option bartleby tiède en essayant de ne pas me laisser ni meurtrir ni scléroser par le système, mais quant à savoir si j'y suis parvenu...

Merci Fanny, pour ton beau texte.

mercredi, 05 février 2020

Arrivée proche

14.JPG

lundi, 03 février 2020

Goofing off

 

Il y a encore des chansons géniales de Sparks que je ne connaissais pas.

 

(A kick-ass Sparks track, dit la légende sur YouTube : un truc de Sparks qui troue le cul ?)

 

dimanche, 02 février 2020

Contemporaines

L'ordinateur de bureau vient de me faire le même coup qu'hier, mais une seule fois seulement : je passe sur le portable. Ce qui est étrange, c'est qu'il fait ça le matin, au réveil pourrait-on dire, mais pas après. Si ça se trouve, il est comme ces collègues qui voudraient qu'on paramètre le logiciel d'emplois du temps pour qu'ils n'aient pas cours avant 10 h 30.

Sur mon bureau, ce matin, deux livres : l'un, le tome 2 de l'édition 1968 de l'anthologie Norton, ouvert hier soir à la page de l'essai de Hazlitt "On Shakespeare and Milton" (suite à un tweet de Claire Placial) ; l'autre, un livre de Nathalie Quintane, je ne dis pas lequel, dont je lirai un extrait dans le cadre du nouveau projet des 29 contemporaines.

Je copie-colle ici ce que j'ai écrit hier sur Facebook pour accompagner la publication de la première vidéo.

C'est parti, et j'espère que j'aurai assez d'énergie pour tenir le rythme, comme en octobre avec les 31 poètes.

Là, ce seront 29 écrivaines vivantes de langue française. (L'idée est d'en enregistrer 31 "anglophones" en mars. On verra.)

En attendant, n'hésitez pas à visionner, partager, vous abonner.

Comme les 31 vidéos d'octobre, c'est un format court, c'est fait pour celles/ceux qui trouvent mes vidéos trop longues. Alors, là, zéro excuse .

 

Ce que je n'ai pas précisé, c'est que, si je tiens le rythme, il y aura peut-être aussi une série "30 contemporaines traduites", ou bien "31 traductrices" en mai. L'ensemble formera un vaste ensemble de vidéos. Dès que je parlerai de ce projet dans ce blog, ce sera dans la rubrique CONTEMPORAINES.

 

samedi, 01 février 2020

*0102*

Levé depuis 20 minutes. J'ai déjà bu mon café, mais par contre, pas encore pu commencer à travailler car j'ai dû relancer brutalement mon ordinateur de bureau 3 fois*, car il plante. Il (re) fait ça depuis une dizaine de jours. Péniblissime.

Un mois de février qui commence bien.

Bon, ça m'agace aussi parce qu'il me tarde de découvrir la nouvelle vidéo d'Ahmed Slama.

 

 

* 4 fois maintenant. Heureusement que j'écris ceci avec l'ordinateur portable.

07:51 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 31 janvier 2020

Etats Généraux de l'Université de Tours

Participé toute la journée aux Etats Généraux de l'Université de Tours.

Quand on pense qu'il ne s'est écoulé que dix jours entre la première réunion informelle, lancée par mon collègue F. K. afin que des collègues de différentes UFR se concertent sur les luttes en cours, et ces Etats Généraux, qui ont été rendus possibles par la banalisation des cours...

Nous étions environ 250 dans l'amphi E du site Portalis. Le plus intéressant, ce fut les ateliers et la séance plénière de restitution du matin. On a mis en place la caisse de grève. On a échangé entre enseignant.es, étudiant.es, employé.es BIATSS, de manière très libre et très foutraque. Les mots qui sont revenus le plus souvent : colère, épuisement, précarisation, perte de sens, destruction managériale de ce qu'est l'Université...

Il y aura sans doute des comptes rendus plus organisés, mais on sent que ça bouge, que la plupart des collègues ne veulent plus courber le dos ou continuer de même façon à marches forcées.

 

18:53 Publié dans *2020*, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 30 janvier 2020

Inter-sites

Aujourd'hui, journée inter-sites.

Je m'explique : matin à Grandmont, fac de pharmacie, pour le conseil d'UFR exctraordinaire (et délocalisé) ; après-midi à Portalis, pour la réunion de département ; le soir sur le site Gouazé, rencontre entre le Président et le personnel de l'Université (+ quelques étudiant.es) autour des réformes en cours.

La réunion du soir a été un grand moment d'enfumage et de novlangue. Vendrix a quand même le chic pour faire dire aux mots en permanence le contraire de ce qu'ils veulent dire. Avoir passé onze heures en garde à vue avant-hier ne l'a aucunement changé, en l'espèce.

 

21:50 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 29 janvier 2020

*2901*

Matinée au Plat d'Etain. La fermeture administrative des Tanneurs fait de nous tou.tes des nomades. On bouge chaque jour. Aujourd'hui, ce sont mes collègues des Relations internationales qui me prêtaient un bureau pour y recevoir une étudiante sud-africaine arrivée dimanche seulement, et dans une situation particulièrement délicate.

C'est dans ce fameux bureau, d'ailleurs, que j'ai appris, par la presse, la garde à vue de notre Président cinq minutes avant de lire le communiqué officiel qu'il a fait parvenir à l'ensemble des listes de diffusion de l'Université.

 

23:03 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 28 janvier 2020

Arithmétique et tricherie

J'ai lancé, pour 2020, sur l'autre blog, un ambitieux projet d'écriture dont j'ai donné les principes à quelques ami·es, sur Facebook. Ce texte s'intitule pour le moment lactations: déSastre.

Ce texte, qui doit in fine se composer de 555 textes principaux (+ 1 poisson d'avril), est constitué de quadrilatères. Cela signifie que j'écris toujours les textes par groupes de 4. Je viens de composer le quadrilatère 53-56 en une demi-heure, ce qui est assez rapide, et surtout j'ai composé le dernier en moins de huit minutes : cela signifie qu'il m'a fallu un peu moins de deux écoutes de la K56 de Scarlatti par François Guerrier pour écrire le texte, le mettre en forme pour le blog, y ajouter les liens hypertexte puis le mettre en ligne.

Cette rapidité est liée au fait qu'une fois le texte fini, j'ai vérifié le nombre de signes : 841. Soit pile le nombre que doit avoir chaque texte multiple de 4. J'avais vérifié le nombre de signes avant d'écrire la dernière phrase (en fait, pour savoir s'il n'était pas déjà trop long). Il y avait 740 signes. J'ai écrit une phrase supplémentaire, que je pensais trop longue également. Cette dernière phrase était donc longue de 101 signes, exactement la longueur souhaitée.

Il y a des jours, comme ça, où ça s'embouche bien.

________________________________________________

 

La raison pour laquelle j'ai voulu aussi écrire un billet ici, c'est parce que la vidéo YouTube utilisée pour écouter une version de la sonate K56 reproduit, de manière partielle et sans indiquer aucune référence, la toile célèbre de Caravage, Les Tricheurs. Or, cela m'a fait penser qu'une façon de faire déraper ce projet déjà insensé serait de dériver vers les références picturales des vidéos YouTube. Par lâcheté, je préfère prétendre que cela reviendrait à tricher.

 

lundi, 27 janvier 2020

*2701*

Matinée : préparé des cours, fait une vidéo (la 61e de la série je range mon bureau).

 

Après-midi : premier vrai cours de traduction pour étudiant·es d'échange, délocalisé à Fromont, donc. Salle trop petite, on a dû aller chercher des tables et des chaises dans une salle voisine, et même ainsi plusieurs étudiant·es n'avaient pas de table. Pas trop de vertiges ni de douleurs, alors que j'appréhendais beaucoup.

Pourtant, deux heures et demie très physiques.

 

Plaisir d'enseigner le français, au fond. Et de lever quelques complexités amusantes. Ainsi, dans le texte de Yancouba Diémé que j'avais donné à traduire, il y avait, quasiment dans la même phrase, le verbe avaler et le nom hirondelles. Or, ces deux mots sont homonymes en anglais : swallow. Ce qui se produit, dans de tels, c'est l'apparition, dans le texte-cible, d'un jeu de mots qui ne se trouve pas dans le texte-source. Ce n'est pas forcément recommandé (ça dépend évidemment du type de texte). Ici, la question s'est résolue d'elle-même, car le verbe avaler ne pouvait pas se traduire par swallow :

tu avales rapidement une tasse de kinkeliba et un morceau de pain

En effet, en français, on peut avaler une tasse sans que la métonymie prête à confusion : le sujet du verbe n'avale pas vraiment une tasse mais le contenu de la tasse. En anglais, la métonymie crée une ambiguïté, comme me l'ont confirmé les nombreux anglophones qui participent au cours (et ce en dépit de ce que laisserait penser une requête restrictive Google (preuve qu'il faut se méfier de cela)). On a donc, sur la proposition de l'une d'entre elles, traduit comme suit :

you wash down a cup of kinkeliba tea with a piece of bread

 

dimanche, 26 janvier 2020

*2601*

Dimanche sans rien de particulier.

Promenade en début d'après-midi à la Cousinerie et aux Grandes Brosses : apparemment, les Grandes Brosses se trouvent sur la commune de Mettray. WTF, comme je crois qu'on dit écrit.

A* reparti en BlaBla vers cinq heures de l'après-midi. Quand j'ai créé ce blog il était en petite section de maternelle.

Soir, commencé vraiment la lecture de The Dragonfly Sea d'Yvonne Adhiambo Awuor. La raison pour laquelle je lis ce livre est que je cherche un angle d'approche littéraire / narratif sur la question de la Chinafrique. Pas sûr que ce soit le texte approprié. Bien écrit, enjoyable en tout cas.

 

samedi, 25 janvier 2020

Colore la foule

Ce soir, concert des Innocents.

C'est dingue, parce que ce sera la seconde fois que je vais à un de leurs concerts (après 2016 à St Avertin), par pur hasard et en dépit du fait que nous n'avons aucun disque d'eux.

Nous ne connaissions d'ailleurs presque aucune chanson.

Hormis Nataf, et encore, ils n'ont aucune présence scénique ; leur musique tiède est toujours ronronnée à l'identique.

Ce qui était amusant, d'un point de vue ethnographique, c'était à quel point certaines personnes dans le public – des femmes notamment – étaient dans tous leurs états, surexcitées, en plein délire comme si ça avait été Shaka Ponk ou quelque groupe un poil plus pêchu.

Bref, bref...

vendredi, 24 janvier 2020

Un tournant espéré ?

Belle manifestation aujourd'hui, même si mon arthrose m'a rendu toute la fin du parcours (et le reste de la journée) quasiment insupportable.

Beaucoup plus de collègues de l'Université que les précédentes fois.

La météo était de notre côté : soleil et douceur culminant à partir de midi, après une matinée très fraîche.

Même la presse la plus conservatrice ne peut que constater le grossissement des cortèges, et le rejet des réformes par une majorité très nette de la population (70% selon BFM).

22:13 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 23 janvier 2020

Des bilans à venir

Vu le médecin ce matin.

L'IRM des lombaires démontre un début d'arthrose qui explique les douleurs ainsi que les crises plus aiguës dès que je marche ou reste debout très longtemps.

Il faudra des années avant que je me sois suffisamment remusclé.

Pour les vertiges, c'est encore l'énigme.

Passé la fin de la matinée à prendre des rendez-vous : rhumatologue & infiltrations ; d'autre part, ORL, Doppler et IRM cérébrale. Je déteste ça. Pas la médecine. Je déteste être ce mec qui a besoin d'aller 5 fois par jour comme un petit vieux. Je déteste qu'on me demande des nouvelles d'un ton compatissant. Je déteste être ce petit vieux.

J'espère que l'IRM cérébrale ne décèlera rien.

16:16 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 22 janvier 2020

155 signataires

Beaucoup d'activité, notamment militante.

 

Le Président a fait débloquer le site Tanneurs par les forces de l'ordre.

Dans l'après-midi, il a donné plusieurs interviews à la presse, dont une dans laquelle il nous a qualifiés, nous les collègues qui désapprouvons ce recours à la police (et à une société de gardiennage privé qui coûte 10.000 euros par jour), de "gens qui soutiennent le vandalisme aggravé".

J'ai déployé beaucoup d'énergie  pour rédiger et faire signer une lettre à la Présidence.  Elle sera envoyée demain ; il y aura une centaine de signatures.

On s'organise aussi pour les actions de ces 2 prochains jours. Dans de nombreux départements de l'Université, la lutte se structure et risque de compliquer beaucoup la suite de l'année universitaire.

 

Les fake news se multiplient : le Président prend prétexte des dégradations pour retarder indéfiniment (et à l'infini ?) la réouverture des Tanneurs. Il évoque auprès de la presse des chiffres qui sont 10 ou 20 fois supérieurs aux chiffres que communiquent les responsables des deux UFR du site.



[EDIT : la lettre a été envoyée jeudi 23 au matin avec 113 signatures. Le Président a envoyé un message à 12 h 30 à tou-tes les étudiant-es et membres du personnel (dont 95% n'ont rien compris car ne connaissant pas la lettre en question), dans lequel il nous accordait enfin une partie de nos revendications : banalisation des 24 et 31 janvier, C.A. extraordinaire le 10/02...]

[NR 155.PNGEDIT 2 : article dans la NR vendredi 24 + vidéo du die-in du vendredi 24]

mardi, 21 janvier 2020

Tragédie en trois actes

  1. Mon épouse a joué à un concours sur Twitter. (WTF)

 

  1. Elle a gagné deux places pour un concert des Innocents. (WTF)

 

  1. Elle veut m'y traîner. (WTF)

 

lundi, 20 janvier 2020

Vingtième de 20

Ce matin, je me sentais plutôt en forme après une nuit assez longue. N'ayant pas besoin de me rendre au travail, et ne pouvant réellement m'y rendre étant donné que mon bureau n'est pas accessible, j'ai décidé d'évacuer enfin, en ce vingtième jour de 2020, la pile de livres à ranger, et par conséquent d'enregistrer un nouvel épisode de la série je range mon bureau.

Enregistrer ces vidéos, c'est-à-dire dégoiser à la file sur plusieurs livres, demande beaucoup d'énergie. Je m'en aperçois d'ordinaire, mais là, signe supplémentaire de ma fatigabilité, j'ai dû fractionner les épisodes, en quelque sorte. Le hasard faisant bien les choses, j'ai dû m'interrompre il y a dix minutes pour trois raisons :

  • presque plus de place sur la carte SD (je vais en changer)
  • plus de batterie (là, c'est plus délicat)
  • la fourgonnette des espaces verts est arrivée bruyamment dans la rue

Toujours est-il que je m'aperçois que cette heure d'enregistrement (et je n'ai pas fini) m'a complètement épuisé. Vertiges, maux de tête... toujours cette rengaine alors que je m'active nettement moins que d'ordinaire...

 

09:13 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 19 janvier 2020

Dimanche de glandouille

Journée ensoleillée et froide, plutôt agréable.

 

Dormi tard : je me suis réveillé à 7 h 30. Pas mal glandouillé, pas trop travaillé. Achevé la lecture de Boy Diola et commencé The Dragonfly Sea... tout en poursuivant mon exploration des territoires London (The People of the Abyss en ce moment (quel texte !)).

 

Il faudrait faire une vidéo pour pouvoir ranger les livres sur les étagères.

moula moulaga.JPGMais que fais-je à la place ? Une vidéo d'hommage à Hervé Lloire et sa Vie en selfies, et un sonnet inspiré par l'idiolecte de Heuss l'enfoiré.

 

Incertitude totale sur la situation de demain, mais je vais empiler à Fromont l'après-midi : ça, c'est certain.

samedi, 18 janvier 2020

Questions, toujours

Tôt le matin, j'ai évacué une partie du travail (mails professionnels). Mais le plus long reste à faire : refaire le corrigé du concours blanc (le document est dans l'ordinateur de l'université et j'ai oublié de m'en envoyer une copie (or, le site est bloqué (et, apparemment, carrément fermé administrativement la semaine prochaine))), préparer des documents à mettre en ligne pour le cours de L3, essayer de contacter tou·tes les étudiant·es d'échange dont je suis responsable afin de leur donner rendez-vous avant mon cours déplacé à Fromont, histoire que ce créneau serve à quelque chose.

Ce week-end, il faut que j'avance dans mes lectures : depuis deux jours, trop de réseaux sociaux et de glandouille. Il y a aussi une sacrée pile que je devrais écluser dans une vidéo. Irai-je au Salon des Lycéens ? Et comment se remettre à Pinget ?

Tant que je n'ai pas de soucis plus graves...

Hier, l'IRM, c'était comme se trouver dans la sono d'une technoparade, mais avec un casque anti-bruit, heureusement. Pas de résultats avant la semaine prochaine ; je ne sais pas quand prendre rendez-vous avec ma toubib.

 

vendredi, 17 janvier 2020

Avant l'aube

Ce matin, tiré du lit à 4 h par la lombalgie (et l'inquiétude modérée que je ressens avant l'IRM ?). Hier soir, plus d'une heure de ce que je nomme vertiges, mais c'est difficile à décrire. Et là, après une heure à corriger des copies et répondre aux mails professionnels, maux de tête. Impression que tout s'est déglingué depuis un mois et demi. Pas qu'une impression ?

Prendre rendez-vous avec le docteur pour lundi ou mardi, afin de faire le bilan de l'IRM, et parler vraiment de ces « vertiges ». Ma syncope de fin novembre demeure, au fond, inexpliquée. Et je me sens toujours aussi vite épuisé. Comme me le faisait remarquer C*** hier soir quand nous en avons parlé, je fais quand même beaucoup de choses. D'abord, ce n'est pas tout à fait vrai, et ensuite je suis fatigué presque immédiatement. Je fais pas mal de choses, mais dans un état de fatigue physique permanent.

 

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jeudi, 16 janvier 2020

Mi-janvier

Journée pesante, mais heureusement ciel bleu et températures printanières : ce n'est pas normal en janvier, mais au moins égoïstement influx positif sur le moral à court terme.

560 euros de frais au garage, 110 euros de courses.

Conseil d'UFR très particulier, délocalisé au Plat d'Étain.

Seule satisfaction : j'ai un peu marché, mais lombalgie et tendinites m'ont à peu près laissé en paix.

 

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mercredi, 15 janvier 2020

Fragments de mercredi

L'indicateur de fin de lessive a sonné à la seconde même où j'ouvrais la porte de l'escalier.

 

Depuis quelques semaines je me plonge dans Jack London. Ce n'était pas du tout prévu, mais tant mieux. Ce matin j'écoute la belle vidéo dans laquelle Azélie Fayolle lit le premier chapitre de The Road dans la nouvelle traduction de Philippe Jaworski (Le trimard). Je ne connais pas le livre mais je recommande d'écouter la lecture du texte français en suivant le texte anglais.

C'est un texte magnifique sur l'affabulation et le réalisme.

Encore une crise de larmes à la buanderie, et au salon, en voyant le pouf rouge vide.

Le site des Tanneurs reste fermé par l'administration. Je sens que ça va virer merdique. Et sans influer en rien sur les décisions locales ni nationales. De toute façon il y a bien longtemps que la France a sacrifié l'éducation, et en particulier l'enseignement supérieur. En attendant, j'établis les emplois du temps des étudiantes d'échange au moyen d'échanges électroniques.

 

Migraine et mal à la glotte féroces hier soir. Qui reprend ce matin.

 

Dans la dernière vidéo de La Vie en selfies, Hervé Lloire se représente en voleur de pommes. Sur un plan plus dramatique, on peut lire l'autobiographie, traduite du yiddish, de Moïshé Rozenbaumas.

 

mardi, 14 janvier 2020

Pas la gugne

La journée n'est pas finie.

Elle est, fut grise.

Site Tanneurs carrément fermé, le bordel ne fait que commencer.

Demi-manif ce matin, je n'avais pas la gugne et j'avais froid. Belle ambiance quand même, notamment devant le siège du MEDEF.

Envie de rien, pas même de prendre des photos. Pourtant, je bosse.

15:02 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 13 janvier 2020

Blocage

Ce matin, arrivé tôt comme toujours le lundi, j'ai réussi à m'infiltrer dans le site Tanneurs en cours de blocage. La porte proche du secrétariat pédagogique d'anglais n'était barrée, de l'intérieur, que par quelques tables et chaises mal rassemblées : un coup d'épaule a suffi. Un quart d'heure plus tard, j'ai fait entrer ma collègue Carine de semblable manière. A 8 h 30, c'était mort : tout ficelé, cadenassé.

20200113_100706.jpgNous avons pu travailler au chaud, recevoir tout de même les étudiantes d'échange qui ont pu passer plus tard, quand les étudiant-es mobilisé-es, ayant obtenu report des épreuves et annulation de facto des cours de la première journée de cours en Arts et Sciences Humaines, laissaient rentrer au compte-gouttes, etc.

Vers midi, j'ai aidé le directeur d'UFR et la responsable administrative à récupérer les sujets d'examen de ce jour et de mardi, afin qu'ils soient acheminés vers le site Grandmont, où sont relocalisées toutes les épreuves.

C'est un peu beaucoup le grand n'importe quoi, comme toujours. Tout le monde a tort, en un sens. Et notamment les révoltés d'opérette qui écrivent ACAB partout dans les couloirs déserts de l'Université, comme si cela allait changer quoi que ce soit aux violences policières. En revanche, ça ne va pas dérider les femmes de ménage quand elles devront nettoyer ce merdier ; ce n'est pas moi qui irai leur expliquer que les imbéciles qui salopent les murs qu'elles doivent laver sont en lutte contre la précarité et les injustices sociales...

dimanche, 12 janvier 2020

pas assez

 

Encore une journée à souffrir pas assez en silence.

 

 

 

19:07 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 11 janvier 2020

Dînatoire

Ce soir, nous avons passé la soirée (enfin, le début de soirée, c'était un “apéro dînatoire”)) chez nos voisins Y. et R. Il y avait aussi G* et C*. Comme, dans ce quartier, on ne se voit, entre voisins, que de loin ou en passant, c'était l'occasion de rattraper un peu quelques mois sans vraiment se parler (à part avec G* tout de même).

Il faudrait rendre l'invitation, ne pas faire cela de manière aussi éloignée, mais nous devenons vraiment asociaux, je crois, de vrais Tourangeaux. La ville aura mis un peu plus de dix ans à nous rendre totalement asociaux. (Nous sommes arrivés en 2003.)

Après-midi : manifestation. Je suis remonté plus tôt avec Oméga, et encore, du rond-point du pont Napoléon à l'arrêt Place Choiseul, j'ai cru que je n'arriverais jamais à me traîner. Aussi, je ne fais pas assez sérieusement tous mes exercices de kiné.

Le matin, j'ai corrigé tout mon gros paquet de L1, questions sur la culture biblique dans les cultures anglophones. Il fallait simplement avoir suivi le cours et/ou téléchargé les PowerPoint en les apprenant bêtement. Les résultats sont catastrophiques, car d'une part la culture générale des étudiant·es est affligeant, d'autre part la capacité de la majorité à travailler ne serait-ce qu'un peu est quasi nulle.

Mais ce constat n'a rien de nouveau.

Pas lu une ligne aujourd'hui, je me désespère.

 

vendredi, 10 janvier 2020

Médian

Aujourd'hui, saint Guillaume. Passé la journée à l'Université, principalement dans mon bureau. Reçu beaucoup d'étudiant·es de L3 venu·es consulter leurs copies.

 

Je m'avise que Book Antiqua 12 pt n'est pas terrible pour le point médian : trop proche du caractère de droite.

Est-ce mieux en 10, 14 ou 11 pt : les étudiant·es ? les étudiant·es ? les étudiant·es ?

Il ne semble pas.

 

Hier soir, Alpha est rentré de Rennes en covoiturage. Il y a un mois qu'il n'essaie même plus de trouver un train. Et le gouvernement s'enfonce dans le refus de toute discussion, une réforme abjecte rejetée par la majorité de la population. Aveuglement et brutalité. Les images des exactions de la police ne cessent de se multiplier et de circuler sur les réseaux sociaux. Le gouvernement bloque le pays afin de pouvoir livrer les citoyen·nes en pâture et d'appauvrir jusqu'aux classes moyennes. C'est vertigineux.

19:55 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (3)

jeudi, 09 janvier 2020

Battre le pavé

Aujourd'hui, journée de grève et surtout de manifestation. Je vais enfin pouvoir battre le pavé, après avoir raté les précédentes pour cause d'arrêt maladie et de lombalgie. Même si la lombalgie/tendinite qui me diminue sérieusement depuis bientôt neuf mois me taraude, je manifesterai aujourd'hui.

 

Hier soir, avant d'éteindre la lampe, je lisais les premières pages du Journal 1943-48 de Sandor Marai, traduit par Catherine Fay. Le livre est resté dans la chambre, et j'écris ces pages dans le bureau, mais il y évoque à un moment donné le fait de continuer à écrire au milieu des bombardements et de la menace d'une destruction totale de Budapest : cela m'a évoqué toutes ces fois où je me demande pourquoi je continue à lire, à travailler, à écrire, alors que la catastrophe de partout nous entoure. Et pourtant je continue.

mercredi, 08 janvier 2020

Au fond du puits

Il y a 3 ans et demi j'écrivais qu'il n'avait jamais été question que ce blog devienne un journal. En effet. Aussi n'est-ce pas ce que j'essaie de faire, et surtout je sais trop que toutes mes tentatives pour tenir un journal ont toujours avorté depuis trente ans pour que ce risque existe. Ça partira toujours vers autre chose, dérivera. Tant mieux.

Quand je regarde la liste des rubriques de ce blog, ou de l'autre, je me dis que, si j'étais moins velléitaire, j'aurais de quoi m'occuper rien qu'à tenter d'achever tout ce que j'ai commencé.

Ce qui me fait le plus de peine, c'est l'interruption du Projet Pinget, et aussi le fait de ne pas avoir publié systématiquement un billet en corrélation ici. Mais si je dois mourir dans pas si longtemps, à quoi bon...

Allons, si je me pose ces questions, c'est déjà meilleur signe, non ? Et puis, depuis le temps que je me connais, là encore je sais que, quand je commence quelque chose de personnel, il y a toutes les chances pour que ça n'aboutisse jamais. Au moins, ces rubriques seront autant de reflets de la ma vie.

(Encore des étourdissements ce matin, dans le bureau, en recevant des étudiantes pour la signature des programmes d'étude. Sinon je me sens plutôt bien.)

 

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mardi, 07 janvier 2020

*0701*

Cinquième anniversaire des assassinats à Charlie Hebdo.

J'aurais pu prendre mille fois le temps d'écrire ici plus tôt. Après une nuit horrible (tenu éveillé par des douleurs abdominales puis gastriques avant d'être soulagé par deux Spasfon), journée vasouillarde, avec courbatures et vague-à-l'âme s'arc-boutant sur les flottements du corps*, mais j'aurai quand même corrigé 15 copies de L2 et 20 copies de L3.  Ça ne va jamais assez vite, mais bon.

C* a réemprunté au lycée l'édition dans laquelle elle avait lu Martin Eden car je me suis demandé s'il s'agissait d'une traduction intégrale. Il s'agit de la traduction de Claude Cendrée, sans date, et donc reprise en collection Bouquins il y a trente ans. À première vue, rien d'évident, si ce n'est que 270 pages en “Bouquins” contre quasi 500 en Penguin Classics, ça me paraît étrange. Le texte est annoncé comme intégral, ce qui, au vu des pratiques éditoriales sur les textes étrangers jusqu'à il n'y a pas si longtemps, ne veut pas dire grand chose. Je vois que Folio a confié la retraduction du roman à Jaworski : j'emprunterai celle-là à la B.U. et je comparerai avec quelques coups de sonde. 

Cela pourra d'ailleurs me fournir un support de cours pour le cours de traductologie du second semestre.

 

* J'essaie de faire mon Juliet ou mon Bergounioux, to no avail.

lundi, 06 janvier 2020

Reprise

Journée un peu dans tous les sens.

Cette nuit, réveillé vers 1 h 30 car j'avais trop chaud, puis bouffées que j'ai prises pour une crise d'angoisse, mais en fait nausées jusqu'à devoir me lever en pensant que j'avais une sorte de gastroentérite. Mais en fait, non. — ce soir, reprise de la kiné, avec encore bien peu de succès.

Entre ces deux pôles, reprise du travail : surveillance, signature de programmes d'étude, copies. Pas une énorme journée non plus donc difficile de savoir si le système tient. Par contre, à la B.U. j'ai emprunté plusieurs livres, dont un tome de journal de Sandor Marai sur la seule foi de deux éléments complètement anecdotiques : il avait mon âge quand il a écrit ce journal ; quand je l'ai ouvert, je suis tombé sur une phrase dans laquelle il était question d'Esztergom. Or, ce dernier toponyme est aussi devenu le nom d'un des personnages principaux de Clonck et ses dysfonctionnements.

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dimanche, 05 janvier 2020

Veille de reprise

Ce matin, à 7 h 30, alors que j'étais dans les vapes depuis une petite heure, la lampe de chevet m'est tombée sur le coin de la tronche. Matinée de menues tâches accumulées, ménage, courses, verre à recycler, cuisine, rangements. Mes parents de passage ce midi nous ont apporté les cadeaux de Noël cessonnais, et A* est reparti pour Rennes avec un ami ; c'est leur père qui les conduit.

Aucune envie de poursuivre la correction des copies. La veille des reprises, c'est toujours l'envie de flemmarder productivement. Et j'ai déjà des retards dans les nouveaux projets d'écriture.

Hier, chouette (cinquième) visite d'Azay-le-Rideau. Maintenant je fais la plupart de ces choses comme si c'était la dernière fois.

Rédigé en quatrième vitesse hier soir, sur relance de Mathilde, l'abstract pour le grand raout du REAF à Marseille en juillet. Jamais mis les pieds à Marseille, c'est à faire tout de même avant de mourir.

14:57 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 04 janvier 2020

*0401*

Aujourd'hui, c'est la saint Odilon.

Si nous allons à Azay cette après-midi, il faut que j'écluse ma ration quotidienne de 20 copies de littérature ce matin. Et que je ponde d'ici ce soir l'abstract pour le REAF. La barbe.

Films vus hier : Docteur ? (au cinéma, avant crêperie où on n'avait jamais mis les pieds, avenue Grammont) et Une année polaire. Le premier tenait ses promesses : nanard bien joué, avec quelques bonnes répliques. Le second, dont je n'avais pas entendu parler, était très beau.

Commencé à lire Le grand troupeau.

 

09:36 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 03 janvier 2020

Pour évoquer Martin Eden

Vers minuit j'ai fini de lire Martin Eden.

C'est un roman important, très beau ; rien d'étonnant, avec la complexité d'un tel personnage, qu'hypothèses et malentendus se soient multipliés. Idéologiquement, déjà, Martin Eden est difficilement situable : c'est un individualiste, certes, mais penche-t-il du côté libertaire ou du côté d'une forme de culte de soi-même qui préfigure le culte du chef fasciste ? Est-ce vraiment le côté que l'on retient le plus souvent de Herbert Spencer (survival of the fittest) qui l'a le plus marqué ? on ne dirait pas... Et puis surtout : un individualiste qui se prétend réaliste pour son oeuvre littéraire ne se sentirait pas ainsi vidé de l'intérieur car le succès l'a dédoublé et aliéné à lui-même. Une fois reconnu et couvert de gloire, rejette-t-il la société par amertume et misanthropie, ou parce que la rupture de ses fiançailles, intervenue quand il crevait la misère, a rompu son grand amour ? En cela, Martin Eden se situe tout autant dans la lignée des grands héros romantiques comme Chatterton, ou des chercheurs d'absolu monomaniaques (Achab ?) ; cela explique, à mon avis, les passions que suscite le personnage. C'est, en un sens, à la fois un roman d'apprentissage et un roman de déprise, à la fois un roman naturaliste qui s'inscrit dans les conventions narratives du 19e siècle et un roman moderniste comme en écrivirent Ford Madox Ford ou Faulkner.

Pour moi, l'essentiel n'est pas dans ce personnage, ni dans une éventuelle discussion féministe ou LGBT (nécessaire et passionnante, pourtant) du roman. L'essentiel est dans la découverte de l'écriture de London, qui est à des années-lumière de ce que j'imaginais par une simple réputation. Les discussions philosophiques qui émaillent le roman, et qui témoignent probablement de l'influence de Dostoïevski, sont ce qu'il y a de moins réussi, mais sinon l'intertextualité est très riche, l'articulation de niveaux de langue extrêmement différents est une réussite totale, et la façon dont London entremêle les références poétiques et l'influence de prosateurs essentiels du 19e siècle (Poe, Kipling, Stevenson, Balzac) donne une réelle profondeur à l'intrigue. Du point de vue du lexique comme de la syntaxe et du rythme narratif, London multiplie les variations. Le seul regret est que le roman soit aussi long, plutôt inutilement : de nombreuses scènes sont triplées, quadruplées, et, quoiqu'on comprenne que ces répétitions ont pour fonction de montrer la difficulté des galères autant que la diversité des expériences du protagoniste, elles s'essoufflent parfois et allongent le récit.

Je n'ai encore lu aucun article de critique ou d'analyse du roman, mais ce qui m'a frappé dès les premières pages est la manière dont London semble insister sur le fait que Martin Eden est capable de visualiser avec une très grande acuité un certain nombre de scènes du passé ou d'un présent alternatif tout en continuant d'échanger avec son entourage comme si de rien n'était. S'agit-il d'hyperesthésie visuelle ? Est-ce là une clé pour comprendre ce que London apporte au genre du Künstlerroman ?

 

jeudi, 02 janvier 2020

*0201*

Aujourd'hui je dois au moins écluser le second paquet de copies de traduction, finir de corriger les travaux de traductologie déposés par mes L3 sous CELENE. Idéalement, je devrais aussi commencer à taper dans les copies de littérature, mais là, je me connais : si j'ai fait le reste, je serai trop las, et surtout trop content d'avoir un prétexte de ne rien foutre, donc je ne ferai plus rien.

Aussi, je voudrais achever de lire Martin Eden, commencé le 26 décembre. Je traîne sur ce roman, mais aussi, il infuse. J'en ai publié plusieurs extraits sur Twitter au fur et à mesure de ma lecture.

Curieux, ce livre dont je n'avais jamais même entendu parler il y a, quoi, deux ou trois ans, n'a cessé d'apparaître partout : sur les réseaux sociaux, dans l'essai sur les transclasses qu'a lu C* récemment, dans Désherbage de Sophie G. Lucas. Cette lecture me conduit à réviser mon jugement, vague et  lointain, ill-informed, au sujet de Jack London : ce n'était pas seulement l'auteur des aventures sauvages, "ce qu'on lit quand on est enfant" selon le vers de Manset.

La B.U. possède, je crois, les volumes de la Library of America contenant l'essentiel de l'oeuvre (prolifique) de London. À creuser.

mercredi, 01 janvier 2020

*2020*

2020, que s'y passera-t-il ? En verrai-je la fin ?

Pour cela je reprends ici une écriture plus conventionnelle, après m'être tant dispersé, jusque dans mon corps.

Cela fait des années que j'ai peur de l'avenir, et que je m'efforce de ne pas trop y réfléchir. Et des années que je me disperse. Guère d'espoir d'améliorer cela, donc je préfère ne pas prendre, ici, d'engagements écrits. Déjà, si je parviens à déposer un billet quotidien dans cette nouvelle rubrique, ce ne sera pas mal.

Peur de mourir cette année : je l'écris en blanc.

09:27 Publié dans *2020* | Lien permanent | Commentaires (0)