Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 27 juin 2017

10 livres (mais 12, en fait)

(à l'instigation de ma sœur)

Un livre qui a été adapté en film : La Rue Cases-Nègres

Un livre qui est dans ta pile de livres en attente et que tu as envie de lire : Les Hommes qui me parlent d'Ananda Devi

Un livre choisi pour la couverture : Multiples d'Adam Thirlwell

Un livre dont le titre ne comporte qu'un seul mot : allez — deux pour le prix d'1 — und beide von Thomas Bernhard : Frost Korrektur

Un livre qu'on t'a offert : Les Poulpes de Rayond Guérin

Un livre que tu n'as encore jamais lu d'un auteur que tu aimes : Mémoire d'éléphant d'Antonio Lobo Antunes

Un livre recommandé par un(e) ami(e) : L'Adolescent de Dostoïevski dans la traduction d'André Markowicz

Un livre qui se passe pendant la seconde guerre mondiale : Bitter Eden de Tatamkhulu Afrika — mais il est impossible de ne pas citer la trilogie de Charlotte Delbo

Un livre policier ou thriller qui a été un coup de cœur : aucun

Un livre de plus de 500 pages : Collected Poems (1948-1984) de Derek Walcott / ‘le grand incendie de londres’ de Jacques Roubaud

samedi, 25 mars 2017

3699, ou tout autre nombre

François Bon s'est rendu récemment dans deux villes que je connais bien, l'une pour y avoir longtemps été élève (Dax), l'autre pour y avoir vécu six ans (Beauvais). De la seconde, il a rapporté un film très émouvant. Ce film m'a donné l'idée, au détour d'un commentaire (cf infra), d'écrire, par petites touches, un texte sur Beauvais. Quoi que, dans l'idée de départ, il y ait un rapport avec cette histoire de mêmoire autour de laquelle je tourne depuis plus de dix ans, je refuse en fait de circonscrire le propos : ce sera un texte sur Beauvais. Et surtout, je vais tenter de l'écrire sans le publier au fur et à mesure dans un des blogs.

__________________________________________________

 

La musique d'Arve Hendriksen est très sinueuse, prenante, défile comme le paysage. Parties de foot, cabanons, nuages lourds et blancs au-dessus des labours... Beauvais, tant de souvenirs... six ans, si peu écrit... si peu écrit dont j'aie gardé de vraies traces, surtout... (Et si j'écrivais un texte genre Trois-mille six-cent quatre-vingt-dix neuf choses que je peux dire de Beauvais ?) Me rappelle comment je prenais le train pour Paris à 5 h 07 le matin en gare de Beauvais — par une distorsion lynchienne tu eusses pu me filmer la nuit dernière. Le cinéma n'existait pas, pas à cet endroit-là, pas que je me souvienne. Donc ton film involontaire, pourquoi ne me captera-t-il pas ? La cathédrale et les galeries nationales de la Tapisserie, tant de souvenirs. “Lieux ingrats”, je ne suis pas forcément d'accord. (En fait, j'adore l'intérieur des Galeries. Énorme émotion de revoir ça dans ton film.) Blues autour du zinc, je n'y traînais pas trop ; les autres festivals, oui ; ville très dynamique ; magnifique médiathèque. Dans la partie accélérée on voit les personnes (personnages) à l'étage de la gare qui s'activent, vibrionnent, « et les mots trop pauvres qu'on [leur] impose comme un masque ».

mardi, 17 janvier 2017

« Du travail fait avec la main »

Ce matin, j'ai commencé à lire le Journal d'une traduction de Marie-Hélène Dumas, dont j'avais entendu parler par François Bon, dans son Service de presse.

Tout à l'heure, j'ai lu ceci, à la page 34 (il faudrait citer l'ensemble du paragraphe, mais je vous y renvoie — comme ça, vous l'achèterez) : « La traduction, c'est du travail fait avec la main. Je tripote les mots, je malaxe, j'énonce, mes doigts bougent, sculptent. Probablement parce que le mouvement des mains est une partie profondément inconsciente et inséparable de la parole naturelle, que lorsqu'on parle on bouge les mains alors qu'on ne le fait pas quand on lit à haute voix. »

Cela me renvoie aux rares traductions de longue haleine que j'ai eu à faire (que j'ai eu la chance de faire), et en un sens je suis d'accord avec elle. En un autre sens, il est assez ironique de lire ça le jour même où j'ai remis un peu sur le métier les traductions sans filet, qui consistent justement à improviser à haute voix, face caméra, une traduction sans l'avoir vraiment préparée. (Il m'arrive de vérifier un ou deux mots, mais, dans l'ensemble, même le choix du poème, du paragraphe, des phrases se fait en moins de deux minutes, juste avant l'enregistrement.)

Pas le temps de développer, mais il y a encore cette question de la sacralisation de l'écrit, la fameuse main à plume de Rimbaud aussi. Ce que je tente dans les vidéos — avec une liberté immense vu que presque personne ne regarde ni ne commente (donc, comme sur ce blog, je me parle presque à moi-même, je prends des risques sans craindre les jugements et en essayant de ne pas trop mettre en alerte le sens du ridicule) —, c'est précisément autre chose que le clavier, que le corps-à-corps avec l'écran ou le papier ou les dictionnaires, fussent-ils foisonnants et en ligne. Ça montre mes propres failles : mon incapacité à vraiment comprendre et traduire bouffanted dans Pies and Prejudice ; ma mauvaise prononciation de colobus dans la dernière vidéo (landaise) de 2016 (j'étais tombé juste à 1'35" et je m'autocorrige erronément à 1'37"...) ; l'impossibilité de rendre la langue faussement simple mais incandescente d'Esther Nirina aujourd'hui même ; etc.

Depuis que j'ai renoncé à perdre un temps fou en montage (en vain, d'ailleurs, car je suis nullissime), ces vidéos brèves sont aussi l'occasion de poser des jalons, d'entrouvrir des textes qui comptent pour moi, de marquer d'une pierre de langue (ou d'une pierre de voix) telle ou telle journée. En choisissant de tourner ces vidéos dans un grand nombre de pièces (et même de lieux), je m'amuse à mettre en scène mes lieux de vie.

Autant dire que tout cela constitue une série de raccourcis, sorte de double des blogs.

dimanche, 08 janvier 2017

Rilke, des vergers aux perroquets

Depuis quelques temps, l'excellent Lionel-Édouard Martin traduit Rilke, et assaisonne, sur Facebook, son travail de quelques remarques traductologiques particulièrement pertinentes sur les traductions précédentes. (Celles de Lorand Gaspar ont l'air particulièrement fantaisistes, pour rester dans l'euphémisme.)

Je vous invite à aller glaner sur son site les poèmes latins, allemands ou anglais qu'il a traduits. Plus précisément, pour Rilke, le mieux est de vérifier régulièrement au moyen du tag Rilke.

Un intervenant s'étant interrogé, sur le mur FB de Lionel-Édouard Martin, « si ses écrits français [de Rilke] sont aussi mal traduits en allemand », j'ai eu la curiosité de tenter un premier coup de sonde, et ai trouvé la traduction allemande, par Bertram Kottman, du poème n° 40 des Vergers, “Un cygne avance”. On trouve le texte et la traduction ici, mais, sans être assez fort en allemand pour juger pleinement de ce travail, je remarque néanmoins que :

1. La forme du poème original  (deux sixains rimés abacbc) n'est pas même convenablement reproduite

2. La traduction n'a pas l'air mauvaise mais n'est pas non plus en vers (et j'ai un doute sur la traduction d'“ajouter” par “werfen”)

 

Ce matin, sans que ce soit aucunement prévu (j'ai mille autres choses plus urgentes (et plus emmerdantes) à faire), je me replonge donc dans mon édition Insel des Sämtliche Werke de Rainer Maria Rilke (achetée il y a quelque dix ans lorsque la B.U. a « désherbé » un certain nombre de doublons), et y découvre bien sûr de nombreux poèmes que je n'avais jamais même lus. Ainsi, le sonnet “Papageien—Park”, qui fait partie de la série du Jardin des plantes et sur lequel je me suis arrêté aussi en raison de sa refonte particulièrement séduisante du système des rimes : aaaa / bbbb / cc'c / c'cc'

(J'écris c et c' car je considère en effet que mögen / verbeugen constitue une quasi-rime.)

À suivre, très probablement, ici ou  : des sonnets perroquets.

————————————

Il m'est impossible de clore ce billet à forte teneur germanique sans saluer la réapparition dans ma vie — dans notre vie, car c'est une amie des années talençaises, et C*** était aussi ravie que moi de cette belle surprise — d'une amie pas vue depuis vingt ans au bas mot, et qui a simplement retrouvé mon numéro dans les pages blanches. Elle est prof d'allemand en Charente et elle se reconnaîtra !

jeudi, 05 janvier 2017

At Home At Work At Play

WAW — Le sigle signifie, je l'ai précisé plusieurs fois, William At Work. La rubrique, de ce fait (je veux dire, du fait de son sujet), s'enrichit aisément de notules et de billets. Je vous invite à aller fouiller dans les plus anciennes, qui datent de juin 2005.

237 en 139 mois, ça ne fait pourtant pas même un billet par quinzaine.

Le problème, bien entendu, est que je n'écris pas pour raconter mon travail, ni même mes travaux. Si je notais ici, même de façon télégraphique, chaque tâche accomplie, il y aurait plusieurs billets par jour. Or, le dernier billet date de novembre, et, de manière caractéristique, faisait allusion au travail effectué le samedi, ainsi surtout qu'un travail restant à accomplir le dimanche : que signifie, du point de vue topique, at work pour un enseignant ?

Un de mes regrets essentiels — je l'exprime rarement, mais bien trop souvent toutefois (trop souvent, car ce genre de regret est absolument ridicule vu de l'extérieur) — est que ces billets de blog n'attirent plus guère d'attention, et quasiment plus jamais le moindre commentaire. Il est stupide de me plaindre de cela, étant donné que je ne fréquente plus guère la blogosphère non plus. Les réseaux sociaux ont remplacé les blogs pour ce qui est des échanges : poursuivre un tel site (comme l'autre d'ailleurs), c'est, plus que jamais, soliloquer.

Les réseaux sociaux ont remplacé les blogs pour ce qui est des échanges, certes, mais, sur Facebook, mes vidéos de traduction et mes publications les plus sérieuses (les plus réfléchies, dira-t-on) sont celles qui ont le moins d'audience. C'est que la majorité recherche, sur Facebook, le bref et l'immédiat. Hier soir, j'ai partagé la traduction d'un long et magnifique entretien avec Aslı Erdoğan — trop long : deux “likes”.

Je ne renierai pourtant pas ce que j'écrivais, dans la rubrique WAW, justement, le 9 novembre 2015.

samedi, 10 décembre 2016

« Quelqu'un a perdu son charme »

Ce matin, après avoir passé l'aspirateur, j'ai dû reprendre Oméga qui, en se faufilant sous l'immense épicéa — on se souviendra longtemps de l'année où j'ai envoyé un SMS « Le sapin est trop petit » et où mon épouse n'a saisi l'antiphrase qu'en débarquant à la maison — a fait tomber des brassées d'aiguilles, ce deux heures à peine avant son frère aîné, qui, dansant pour nous faire rire entre deux plis à la belote (oui, nous avons des débuts d'après-midi très traditionnels !), en a aussi fait tomber. 

 

 ▓▒░░▒▓▒░▓

Avec ça, et le reste, je n'ai pas commencé à corriger de copies, mais je visionne Coiffeuses, le film que François Bon a fait avec le réalisateur Fabrice Cazeneuve et qu'il vient de mettre en ligne. Ça aussi, notre dialogue, nos polylogues sur la Toile, même par la vidéo : ce matin, j'ai fait ma cinquante-neuvième vidéo de traduction, avec une qualité inférieure, des hésitations à la pelle. En regardant une des séquences dans lesquelles une des apprenties lit le texte qu'elle a écrit pour l'atelier de François, je suis frappé par cette phrase : « Quelqu’un a perdu son charme mais a toujours son charme quelque part. » — Frappé, car je trouve ça très fort, très durassien. Je vérifie le texte, que je n'ai aucun mal à retrouver sur le site de François, et il s'avère que l'antithèse repose, non sur une répétition mais sur une paronomase que je trouve, pour le coup, plus faible : quelqu’un a perdu son charme mais a toujours son arme quelque part.

Les rayons percent, filtrent, et les aiguilles peuvent tomber. Ça fait des semaines que je bloque sur deux sonnets à écrire, et quelques chapitres à relire. J'aimerais m'en moquer.

 

▓▒░░▒▓▒░▓

C'est vers cette même époque, fin 2006 puis 2007, qu'on a un peu travaillé ensemble, avec François Bon.

Sur des erreurs de perception repose beaucoup, pour moi, le charme de la poésie. On a perdu ce charme en fixant trop à l'écrit. Le passage par la piste audio — ici, par le visionnage — restitue un charme ambivalent. Dans l'image, retenir par exemple ce plan où, tandis que la jeune fille parle du renoncement à sa vulgarité, on voit le couple de dos, main dans la main, marcher le long des panneaux électoraux, avant le rodéo du scooter tout seul devant des portails de garages.

Faut-il aussi me moquer de tout ce que je laisse en plan (ici) ?

 

▓▒░░▒▓▒░▓

Aiguilles d'épicéa qui tombent : mes cheveux ras qui tombent dans la bassine quand je me tonds la tronche, deux fois par moi, ou les mèches blanches dans cet autre film de François que j'ai découvert ce matin (on partait pour l'Angleterre).

 

mardi, 11 octobre 2016

De la nécessité d'un (faux) service après-vente

Tout en écoutant une belle conférence d'André Markowicz, je fais le point ici sur ma présence en ligne, et donc, surtout, sur mes blogs.

 

En effet, j'ai fini par créer il y a trois jours une sorte de répertoire, un métablog si on veut, que j'ai appelé, avec la lourdinguerie qui me caractérise, le Sévice Âpre-Vent des blogs de Guillaume Cingal.

Pourquoi ?

La raison principale en est qu'outre la reprise — après l'habituel sommeil estival — des deux principaux blogs, j'en ai créé trois autres depuis le début de septembre. Le primum mobile, ce fut suite à la sollicitation amicale de Patrick et Valérie, dans le cadre d'un projet de publication quotidienne d'une seule photographie : comme je n'avais pas alors d'autre moyen de prendre des photos que mon immonde smartphone, j'ai baptisé cette chose, par défi, 365 photographies pourries. Puis, plus récemment, j'ai créé son envers, un album de photographies de meilleure qualité (technique au moins) mais vieilles d'un an, de deux ans, de trois ans...

Toujours en septembre, il y a un mois très exactement, je me suis lancé un autre défi, un recueil d'élégies. La septième vient d'être écrite et publiée — autant dire que je suis très loin de l'objectif de 2 à 3 élégies par semaine...

Pour toutes ces raisons (mais aussi parce que je publie des traductions improvisées sous forme vidéo et de faux aphorismes anglais), il fallait tenter d'y voir clair, d'où l'idée du S.A.-V.

Maintenant, on va voir où tout cela nous mène.

 

La référence à Markowicz, l'a-t-on vu, n'était pas totalement incidente.

 

dimanche, 09 octobre 2016

L'algorithme & la prégnance

loaded.jpg

Je pense avoir deviné une partie de l'algorithme utilisé par l'application qui génère des nuages de « mots les plus employés sur Facebook ». En effet, je ne l'avais pas mise en route depuis longtemps, et j'ai été surpris de voir apparaître le mot loaded, que je ne pensais pas avoir employé du tout.

Une brève recherche des occurrences de loaded sur mon mur m'a prestement fourni la réponse : j'ai publié en tout et pour tout, depuis 2008, un seul texte incluant ce mot. C'était il y a quatre jours (donc le générateur de nuages privilégie des publications très récentes), dans un pastiche de Gertrude Stein que j'ai publié in extenso, et qui, pastiche de Stein qu'il est, joue sur la répétition des mots et des structures de phrase (donc le générateur de nuages se laisse influencer par une forte répétition dans un seul statut).

Je livre, pour l'occasion, le texte de Robert Duncan imitant Gertrude Stein :

This is the poem they are praising as loaded

This is the poem they are praising as loaded. This is as it is loaded and thrilling. Loaded with death's kingdom which is meaning. Loaded with meaning which is gathering the former tenants. Loaded with the former tenants speaking which brings weeping and fulfilling. Loaded with fulfilling which brings crises and then wealthy associations. This is the poem loaded up without shooting which is an eternal threatening.

The sadness of the threatening makes a poem in the poem's increasing. This is not an increasing in mere size but a more and moreness of pressure and precedence. An explosion that does not come but makes a partial exposure as a disclosure that substitutes for its period.

This makes an imposing poem, an imposter pretending to be what he really is, makes a great poem in collecting. This is the passing of the collection face. An anthology of human beings. A loaded folding up in which history is folded.

Robert Duncan

from "imitations of Gertrude Stein 1953-1955"
in Derivations: Selected Poems 1950-1956
[London: Fulcrum Press, 1968]

vendredi, 30 septembre 2016

“Y avait d'l'ombr' qu'en d'sous du pont”

De retour de ma brève pause déjeuner, avant d'“enquiller”* les trois cours de midi à 16 h 30, j'ai vu cette étudiante qui lisait sous l'escalier de la passerelle des Tanneurs, côté place des Joulins. Il pleuvait — il a plu, la première pluie continue et parfois drue de la saison — enfin !

IMG_20160930_121255.jpg

Comme je n'ai pas encore récupéré le chargeur de batterie de mon Lumix (oublié il y a plus d'un mois dans les Landes — nous avons tergiversé et toujours pas décidé d'acheter un nouvel appareil**), et comme de toute façon au travail je n'aurais sans doute eu que mon smartphone à photos pourries, je n'ai ni osé prendre la photo du bon côté, presque à bout portant, ni voulu rater totalement cette scène, que j'ai donc saisie, trois minutes plus tard, de l'autre côté de la Passerelle, depuis la vitre ouverte de mon bureau, avec le zoom qui rend l'image plus dégueulasse encore.

Puis j'ai répondu rapidement à trois ou quatre emails, et suis allé explorer, avec les étudiants de troisième année, ce qui arrive à Kayo dans son laboratoire.

 

 

* Allusion au professeur d'histoire d'Alpha.

** Note pour la postérité : en septembre, le troisième tiers ; en octobre, les taxes foncières des deux maisons ; en novembre, la taxe d'habitation des deux maisons. Bonne raison de ne pas claquer 350 € comme qui rigole.

lundi, 26 septembre 2016

Quelques commentaires au fil de la vue, de la plume, de quoi d'ailleurs.

Déjà, être une casserole, ça me surprend. Je pensais qu'on traînait des casseroles, mais découvrir que François se dit casserole en se coiffant d'une casserole, ça me lave la scarole (pour le dire poliment).

La pézize est un champignon !

La pézize orangée est un champignon ! (Je me suis exclamé ça en entendant “je ne sais pas du tout ce que c'est la pézize”, avec l'odeur des sous-bois qui remonte dans les narines de la mémoire.)

 

Élisée, pour Reclus, m'intrigue, vu que j'ai lu L'homme des bois en 2015, et que — « il cause toujours, l'inaudible ? » — à Hagetmau on a un énorme volume de la Géographie universelle, que je me suis colleté à ce terme si gênant de francophonie forgé par Onésime, etc. Donc on va lire ce livre de Giraud, sûr.

Puis, tout ce passage du film où l'audible parle à côté de l'image de l'inaudible, c'est drôle et profond, ça frôle la discrépance (oui, celle d'Isou). L'apparition du livre, la réapparition de l'improvisation. Dans la foulée de la présentation du livre de David Le Breton, la citation de mémoire de Baudelaire est impressionnante, le surtitre a tort d'en regretter la non-abstention. Si on enlève le sujet, qu'est-ce qui parle ? Je n'ai jamais lu David Le Breton, mais y a-t-il un lien avec l'anthropologie type Jean-Thierry Maertens (sur l'inscription, l'incision, la masquilinité etc. — oui, je parle donc ici de mes obsessions, je renvoie un écho à la voix audible que j'entends — en notant cela, je marque durablement ce que je veux creuser de ce que cette vidéo palimpseste m'a suggéré).

................................ il y a vraiment un éditeur qui s'appelle Monty-Petons ??? .............

Alors, comme ça je pourrais fractionner mon commentaire pour atteindre directement les 50 commentaires. Non, je ne fais pas ça. Comme pendant qu'il y a deux livres dans la main de François Bon, il y a trois François Bon, démultiplication à l'écran.

[Loti : je n'ai lu que Ramuntcho et je n'ai toujours pas visité sa maison à Rochefort.]

▓▒░░▒ Pour se lancer dans l'édition, ça se lance ! L'oiseau d'orage, c'est un titre magnifique. Voilà, je vais vouloir emprunter La maison du péché et acheter cet Oiseau — François, il ne faut pas faire acheter des livres comme ça, c'est dangereux pour la damnation.

 

Les Petits traités de Quignard, que je n'ai pas du tout lus (décidément), je me rappelle l'avoir vu les présenter au tout début des années 90 dans une émission de télévision présentée par Bernard Rapp, avec un roman qui s'intitule Albucius.

La pézize orangée est un champignon !

La pézize est un champignon !

 

Les tricheurs qui ne cliquent que sur la fin, pour le cadeau, tu les repères avec le nombre moyen de minutes par visionnage, c'est ça qui m'a découragé de poursuivre les traductions sans filet en vidéo, car j'avais 15 vues au bout d'une semaine, avec une moyenne de 2 minutes par visionnage pour des vidéos de 11 à 15 minutes.

Donc voilà même avant le tirage au sort j'ai mérité Perrine Rouillon mais je ne triche pas du tout bien entendu.

 

jeudi, 14 avril 2016

Ping-pong avec Montparnasse

Première chose que je vois ce matin en ouvrant Facebook

TOUS CES CRAYONS PLANTÉS SUR SA TOMBE

& je sais immédiatement de quoi il s'agit ; je vais donc regarder illico cette nouvelle vidéo de François puisque le tombeau qui lui donne son titre, celui qui est planté de crayons, c'est celui de Marguerite Duras — j'y étais mercredi de la semaine dernière, par un temps frais et crachinant.

Il y a tout, et plus encore, dans cette vidéo de François Bon : la canopée des Halles, trois extraits du dernier album de Médéric Collignon, un pianiste prêcheur à Saint-Lazare, les Grands Voisins, un plan sur le mausolée de la Société Baudelaire (“un tantinet prétentieux, non ?” écrit François — ça va au-delà de ça : c'est hallucinant (je n'avais pas vu ça (pas vu non plus le tombeau de Cortazar, pourtant il m'en avait parlé))), etc.

6 avril 2016 085.JPGLa semaine dernière, après un très agréable déjeuner aux Olympiades, nous avons donc écumé — mais pas assez — le cimetière du Montparnasse à deux-cent-cinquante bornes de ma maison, et j'ai dûment photographié cette tombe de Marguerite Duras, avec ce pot de fleurs et sa centaine de stylos et feutres ; en revanche, je n'avais pas vu qu'y était aussi enterré Yann Andréa, dont je n'avais pas su qu'il était mort (mais toute cette partie du mythe Duras m'a toujours laissé assez froid, l'avouerai-je).

François a filmé le tombeau de S.B., dont il pense qu'il n'est pas le plus visité... Et si, tout simplement, il était, vu où il se trouve, plus balayé par les vents ? Ou si les hommages qui y étaient déposés, comme le mien mercredi 6 avril, étaient si modestes, le fait de beckettiens si inadaptés à la durée, qu'ils s'envolaient tous promptement ? En tout cas, le mien n'a pas tenu ; je l'avais glissé sus le plus gros caillou que j'aie pu trouver aux environs, et ça ne pesait pas bien lourd.

J'avais écrit, au dos d'une facturette

MORE PRICKS THAN KICKS

À ne pas renier.

samedi, 12 mars 2016

Grand vingtième & terne système

Demain, cela fera un an que je commençais le projet Prison des tempos, un peu moins de deux ans après une autre série de textes visant à subvertir l'idée même de Printemps de poètes, Prime Time of Poesy. — Cette année, la manifestation officielle du Printemps des poètes célèbre « le grand XXe siècle, d'Apollinaire à Bonnefoy ». Tout dans ce titre est à côté de la plaque : l'idée de grandeur poétique ; l'idée que le vingtième siècle seul aurait agrandi l'univers poétique (que serait Apollinaire sans Baudelaire et Rimbaud ?) ; surtout, la primauté du lyrisme et de la poésie versifiée.

Qu'on ne se méprenne pas : j'admire beaucoup Apollinaire et Bonnefoy, que je lis assidument. Le problème n'est pas là, mais dans leur capture — leur embrigadement — leur embastillement par ces forcenés de la mignardise que sont, année après année, les organisateurs du Printemps des poètes.

Dès demain, je proposerai, sur l'autre blog, une série de sizains à métrique variable, antilyriques, dont le titre général sera Le terne XXIe (pour me moquer).

J'essaierai d'en écrire par jour jusqu'au 21 juin.

 

dimanche, 28 février 2016

“avec encore des puzzles, et un géranium indifférent”

François Bon a publié aujourd'hui une vidéo, tournée en Auvergne, où il se trouve pour une quinzaine.

Dans cette vidéo, il lit le premier état d'un texte en cours sur les livres perdus ; le film, de neuf minutes, s'intitule Récrire un fichier perdu.

 

 

Comme toujours dans son vidéo-journal, il ajoute des surtitres, brèves notations expliquant ce que l'on voit à l'image, ou commentaires subjectifs. Ici, le caractère discrépant m'a particulièrement frappé. Sans doute y suis-je très attentif car la rencontre du concept de discrépance, quand j'ai dévoré les œuvres théâtrales et théoriques d'Isidore Isou, en 1995, m'a durablement marqué. 

Ce qui me frappe, c'est qu'il devient difficile — au fur et à mesure que François Bon filme les pièces du gîte, tel ou tel objet insolite, telle porte ouvrant sur le vide, et qu'il y ajoute ses lapidaires légendes — de se concentrer sur le texte qu'il lit, pourtant essai sur un sujet qui m'intéresse. L'esprit n'est pas seulement partagé, divisé entre l'image et le son, qui sont en décalage (discrépance), mais aussi entre la forme de l'essai lu (prose théorique) et les légendes, qui s'apparentent souvent à des sortes de haïkus en vers libres. Le mien, d'esprit, a fini, au premier visionnage, par n'être plus happé que par le gîte et les notations en légende.

Heureusement, on peut relancer la vidéo...

Deux autres éléments, plus personnels, peuvent expliquer ma distraction :

  • souvenirs (excellents) de notre séjour dans le Cantal, à Pâques 2014, dans le château de Jussac
  • quand je regarde les vidéos de François (toutes), je me retrouve vite à tenter la traduction simultanée des légendes... ce qui n'est pas gênant quand le vlog ne propose que les images animées et les légendes [Je vais sans doute donner prochainement un extrait d'une des vidéos de François à traduire dans la partie “improvisation” de mon cours de thème de troisième année.]

 

▓▒░░▒▓▓▒░ Plusieurs fois, depuis un an et demi j'ai tenté de faire des billets de vlog, mais, outre que je ne prends pas le temps de travailler tout ça dans WMM, ma connexion est si lente qu'une mise en ligne sur youTube prend deux plombes pour un fichier de 8 minutes. ▓▒░░▒▓▓▒░

ceci / ɐןǝɔ

Je découvre ceci

 

en écoutant cela

 

jeudi, 04 février 2016

Dissidence dans le classement

Quel plaisir de perdre cinq minutes, parfois plus, à chercher un livre sur mes étagères “africaines”, parce que le classement est totalement anarchique, ni alphabétique ni par pays ni même par auteur, pas vraiment par format... Je m'y retrouve à peu près, et quand je ne m'y retrouve pas, c'est l'occasion de s'arrêter sur un titre, d'ouvrir un ouvrage qui avait été un peu délaissé...

 

(De vieilles velléités de dissidence.)

dimanche, 24 janvier 2016

fée ▓ pharmacie

Une de mes facebook friends, Françoise Guichard — auteure, entre autres, de merveilleux sonnets biographiques consacrés à d'admirables femmes du temps jadis — ressuscite un jeu dont la mode m'avait échappé en son temps (il y a deux ans) et dont l'instigatrice semble avoir été, alors, une autre de mes facebook friends, Élisabeth Chamontin — auteure, entre autres, des Quatrains quotidiens.

Le jeu consiste à recevoir deux mots choisis au hasard dans le dictionnaire par un-e ami-e, à faire une requête sur Google en associant les deux mots et à publier le résultat.

Françoise m'a imposé les mots fée et pharmacie. Je choisis de publier ci-après un extrait de la première page proposée par Google (après avoir exclu, toutefois, les réponses avec l'orthographe pharmacy), mais aussi une des premières images proposées par Google Images, et enfin un extrait d'une œuvre littéraire trouvé grâce à la requête spécifique "fée pharmacie site:fr.wikisource.org".

Ce billet sera publié simultanément sur Facebook, et tout “likeur” se verra infliger deux mots choisis au hasard dans le dictionnaire, avec pour obligation minimale de poster sur FB une citation du premier ordre.

 

De Savéria Coste, je peux dire qu’elle détonne dans l’univers de la cosmétique. Docteur en pharmacie, son discours est pointu sur la formulation de ses produits, mais aussi très imprégné de fantaisie. La fondatrice de Garancia est une femme haute en couleurs qui ne cesse de développer sa créativité au service de la beauté."

(“Garancia, portrait de la fée des cosmétiques”, in Oh Mon Grimoire, 23.12.2015)

 

fée.jpg

Hélas ! pourquoi faut-il un lendemain à ces journées merveilleuses ? Pourquoi faut-il que la vie vous reprenne au rêve ? Jack savait maintenant qu’il aimait Cécile, mais il sentait aussi que son amour le destinait à toutes les souffrances. Elle était trop haut pour lui, et quoiqu’il eût bien changé en vivant à ses côtés, quoiqu’il eût dépouillé un peu de sa rude écorce, il se sentait indigne de la jolie fée qui l’avait transformé. L’idée seule que la jeune fille avait pu deviner sa passion le gênait auprès d’elle. D’ailleurs la santé lui revenait, et il commençait à se sentir honteux de ses longues heures d’inaction dans la « pharmacie ». Cécile était si vaillante, si travailleuse ! Que penserait-elle de lui, s’il continuait à rester là ? Coûte que coûte, il fallait partir.

(Alphonse Daudet. Jack. Paris : Dentru, 1876, p. 177. Chapitre XXII

vendredi, 22 janvier 2016

Bureau 38, 1

Encore quelques échanges asymétriques au ping-pong (asymétriques car pas de notule équivalente dans Pong-ping).

Suite au billet d'hier (Bibliothèque, 1), dans lequel l'une des questions posées portait sur le nom même de la pièce, je réponds d'ici, c'est-à-dire du bureau 38, où j'avais mes quartiers professionnels de 2002 à 2007, avant trois détours, pour y revenir — l'histoire serait trop longue et oiseuse.

En titre, j'ai écrit Bureau 38, 1, ce qui est mentir, puisqu'on trouverait dans ces carnets même de nombreux billets qui y furent écrits, voire qui en parlent (de la place des Joulins, de la vue sur la passerelle, des six magnolias, des étudiants ou collègues qui clopent ou discutent près de la fenêtre, des jambes que l'on voit descendre les degrés de la passerelle laide moulée dans son béton).

Autre lieu de travail : peu de livres, mais des piles et des piles de feuilles, de documents, de paquets de copies. On a beau faire régulièrement le ménage (grand nettoyage pour le chariot du papier à recycler), empilements & congères de paperasses.

Ce matin, bus & tramway : 18 minutes de Torricelli à Anatole-France (grâce à un tramway qui arrivait pile en même temps que moi à Coppée). 26 minutes de porte à porte (on pourrait dire de bureau à bureau).

Ce bureau à 38 à huit heures du matin, voire avant : chronotope surtout de l'année de turboprof (2002-2003, j'arrivais ici le mardi matin après ma nuit à l'hôtel Régina). Mais j'ai dû aussi y arriver très tôt, aussi le lundi et le mardi, l'année suivante, après long détour par la crèche.

(J'ai dû. Pourrais-je en être sûr ?)

 

jeudi, 21 janvier 2016

Illustre

Il te faudrait, m'écrit Madame de Véhesse, un dessinateur, un illustrateur. — Et d'ajouter : Un dessin par limerick et ça devrait rouler !

(Elle évoquait les Wikimericks, ou les Limericks du martyrologe.)

 

ll m'arrive de me dire, en effet, qu'on pourrait faire quelques recueils rigolos quoique passablement vains de certaines des rubriques accumulées ici (plus que , d'ailleurs, où l'activité, quoique intense, est devenue entièrement solitaire (mais pas solaire : saturnienne, presque plutonienne, même)).

 

Vains, voilà ce qui stoppe net toute velléité.

À quoi bon constituer des vanités.

Déposer ici, jour après jour, ces textes, ce n'est pas pareil. On se dit que c'est comme ça, c'est à peine publié — en général, ça n'attire ni attention ni réactions, ce qui est devenu, au fond, très reposant, très libérateur. Je continue pour moi. Et ça ne m'empêche pas, au contraire, d'écrire de plus en plus.

 

Aujourd'hui (enfin, il est une heure : hier), je me suis rendu compte, par un quasi hasard, que tout le monde était en train de rater le sesquicentennaire (dit-on ça en français ? en anglais, sesquicentennial est tout à fait banal) de la naissance de Richard Le Gallienne. Qui pense à lui ? à cet écrivain ? pas même moi, qui avais pourtant utilisé un de ses textes lors d'un séminaire de sémiotique, vers 2008. ———— Alors, qu'ai-je écrit sur Facebook ? Pénitence : traduire une page de RLG chaque semaine en 2016. Pourquoi pas ? Il y a plus idiot.

En tout cas, il naquit le 20 janvier 1866.

On a déjà raté sa célébration.

Comme le disait Breton de Saint-Pol Roux, cet illustre appartient à la caste de ceux qui « s'offrent le magnifique plaisir de se faire oublier ».

 

mardi, 05 janvier 2016

La boucloucle va boucler

Un moment comme tant d'autres.

Ce matin, dans le tramway, je lis la très belle nouvelle de Christian Garcin, “Les muets” (dans La neige gelée ne permettait que de tout petits pas). J'ai décidé de découvrir Christian Garcin suite à une vidéo enthousiaste de François Bon. Presque simultanément, notre ami lillois — à qui nous avons rendu visite début mai — nous envoie ses vœux électroniques. Or, la nouvelle se passe à Lille, se nourrit de la ville.

Plus tard, je lis, sur Facebook, la belle chronique d'André Markowicz sur la neige tombée dans la nuit du 3 janvier à  Petersbourg. Comme cela me fait penser au célèbre “Souvenir de la nuit du 4”, je cherche, comme ça, au hasard, une traduction anglaise.

Après avoir trouvé une paraphrase d'une étonnante platitude, je trouve, sur Wikisource, une magnifique traduction. Elle est de Toru Dutt... Toru Dutt, je la connais, sous un autre versant, grâce au travail de Chandani Lokugé, autre écrivaine que j'ai pu côtoyer — comme André Markowicz et François Bon — lors de son séjour de travail à l'université de Tours.

 

dimanche, 08 novembre 2015

De mande en bombe

Ce matin, tôt, j'ai cherché le mot “calemande” dans le Robert culturel, et ne l'y ai pas trouvé, non plus que dans le Littré. Une brève incursion dans le Web m'a permis de retrouver ce terme, emprunté à l'italien calamandra, et qui existe de fait sous plusieurs orthographes, celle choisie par Diderot étant plutôt singulière, guère attestée.

Le plus simple m'a semblé être de faire une capture d'écran de la page Calmande du CNRTL.

callemandre.png

 

En revanche, en feuilletant le Robert culturel, je suis tombé sur l'article calbombe/calebombe, mot que je ne connaissais qu'au sens argotique de tête et que j'associais du coup au plus courant “caboche”. Le Robert culturel ne propose nullement cette acception, et ne retient que les sens de “chandelle” et “lampe”, avec deux citations de Georges Duhamel et San Antonio respectivement. Je me suis alors demandé si cet usage de “calbombe” pour désigner plaisamment et familièrement la tronche (j'ai mal à la calbombe) était un régionalisme, voire une dérivation audacieuse particulière à une poignée d'irréductibles landais.

Une rapide recherche Google mal à la calbombe sans guillemets confirme le sens de lampe dans de nombreuses occurrences (y compris dans un Léo Malet *) mais aussi le sens de “tête”, notamment sous la plume de San Antonio (encore lui) :

Maintenant la salle est vide, et tout le monde est beurré, y compris moi-même. J'ai la calbombe qui s'est déguisée en turboréacteur. (San Antonio chez les gones, références non précisées)

 

On trouve aussi des usages récents, courants, du mot :

« Et ce matin… j'ai un peu mal… un peu mal à la calbombeun peu aux raticheset finalement j'aurais du rester maison…  » (“Une dent contre les dentistes”)

« On avait prévu de se goupiller un 45t avec les moyens du bord et de se faire un petit single familial, quoi, pas trop prise de calbombe…  » (“Interview de Nasty Samy pour le split fanzine Cool Death”, octobre 2010)

« Après mure réflexion, j'adresse des remerciements émus au Nouvel Obs, qui, grâce aux commentaires, qui, pour la majorité d'entre eux, sont le reflet des brimés, des extrémistes de tous bords, des coincés du bulbe, des oubliés de la promotion, des brimés sexuels, des perturbés permanents de la calbombe mirifique, etc. » (commentaire d'un lecteur à la suite d'un article du Nouvel Obs [oui, vous avez bien lu : il y a deux relatives, dont la première reste inachevée])

 

* Je donne tout de même, histoire d'être complet et de pallier une lacune du Robert culturel (objectif de la rubrique Mots sans lacunes) une de ces citations de Léo Malet : « Le couloir, mal éclairé par une calbombe anémique, dégageait un remugle composite de parfum à bon marché et de sueur axillaire. » (Drôle d'épreuve pour Burma, page non précisée)

 

samedi, 14 mars 2015

Autre questionnaire

[Le questionnaire se trouve ICI.]

Je ne me fais habituellement pas une opinion très rapide des gens, ou alors il s'agit d'une opinion favorable, parfois démentie par la réalité, hélas.
 
Je suis entré une fois en conflit avec un de mes enseignants: le professeur de philosophie fou, alcoolique et feignasse qui pontifiait sur n'importe quoi en khâgne, et dont j'ai décidé, avec un ami, de sécher intégralement les cours lorsque j'ai “khûbé”. L'année précédente, suite à un ramdam, l'inspecteur général était venu et, à la fin du cours totalement bidonné, avait dit à haute voix que nous avions “une chance infinie d'avoir un tel maître”. Deux ans plus tard, après une crise de delirium tremens, le dit professeur était démis de ses fonctions et placé sous curatelle de sa fille (21 ans).
 
Pour chanter Fernande, je pourrais être gardien de phare.
 
Je ne parle presque plus jamais à voix haute quand je suis seul. Je trouve ça flippant, comme phénomène.
 
La dernière fois où je me suis particulièrement senti étranger, c'est quand l'acteur de Star Trek est mort et que je n'avais jamais entendu parler de lui.
 
Il m'arrive rarement de penser que l'herbe est plus verte chez le voisin, alors que l'herbe est plus verte chez le voisin.
 
Un endroit qui me permet de me ressourcer ? Les Landes.
 
Mon orientation scolaire n'a pas posé de problème particulier.
 
Je n'ai pas forcément eu de grand-parent “préféré”, mais dans mes ascendants, mon arrière-grand-mère materno-maternelle — que j'ai bien connue (elle est morte en 1993) — a beaucoup compté.
 
Je n'ai de téléphone portable que depuis décembre 2011. À part pour gagner du temps dans la consultation des courriers électroniques, il ne m'a jamais vraiment servi à grand chose.
 

mardi, 27 janvier 2015

Saltykov-Chtchedrine

Aujourd'hui, nous fêtons le cent quatre-vingt-dixième anniversaire de la naissance de Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine, écrivain russe dont je vois régulièrement, et depuis longtemps, passer le nom.

J'ai donc décidé de lire enfin un livre de cet écrivain, dans la traduction de Luba Jurgenson : Le Bon vieux temps.

En anglais comme en français, la récolte est mince sur les sites d'archivage de textes électroniques :

Trois contes russes (sur Wikisource, traduction d'Alfred Léo)

A Family of Noblemen (traduction anglaise, par A. Yarmolinsky, de son roman le plus célèbre, Господа Головлёвы, généralement connu sous le titre de Famille Golovleff)

Les lecteurs russophones ou russisants pourront en revanche se régaler ici.

lundi, 05 janvier 2015

Réponse à une enquête sentimentale (janvier 2015)

Le questionnaire se trouve ici.

 

  1. Mon groupe sanguin : O+
  2. Ma chanson d'amour préférée est Même en hiver de Dick Annegarn.
  3. Il m'arrive rarement d'être gêné par mes voisins, sauf dans le bus ou le tramway.
  4. Par vengeance, oui, j'ai déjà agi, sans doute — hélas.
  5. Si je reçois un cadeau qui ne me plaît pas, je ne fais rien de spécial. Je garde, finis par remiser ou par m'en débarrasser, des années plus tard.
  6. Je dis rarement “Je ne l'ai pas fait exprès”.
  7. J'aimerais voyager plus, et j'aime voyager pour les paysages, la photographie, l'écriture qui renaît, l'imaginaire.
  8. Comment me consoler moi-même d'un chagrin ? Aucune idée.
  9. La dernière fois que j'ai écrit quelque chose sur ma main afin de ne pas l'oublier, je devais avoir douze ans.
  10. Ma manière préférée de manger des œufs → au plat, avec du paprika.

mardi, 09 décembre 2014

Questionnaire

(questions ICI)

  1. Souvent.
  2. Quand je marche en ville, je fais attention aux visages et aux tags.
  3. Quand je marche à la campagne, je ne fais attention à rien de particulier (sauf oiseaux peut-être).
  4. Monty Python's The Holy Grail. Une quinzaine de fois, sans doute, over the years.
  5. Ça dépend de la définition. Je porte actuellement encore un certain nombre de vêtements de mon beau-père, qui est mort en 2007.
  6. Est-ce une question routière ou sexuelle ?
  7. J'aime bien les chansons engagées allemandes, et certaines folk songs américaines dans cette veine-là aussi. Mais le tout sans plus.
  8. Il est notoire que je n'ai d'indulgence à l'égard de personne.
  9. Une fourmigale.
  10. Oui, hélas.

 

dimanche, 23 novembre 2014

Horreur & extase

Hier, c'était, en Ukraine, le jour annuel de commémoration de la tentative de génocide des Ukrainiens par les Soviétiques, Holodomor (mot ukrainien qui signifie “extermination par la faim”), 1932-33. Cette tentative de génocide, qui a tout de même tué entre 2,5 et 4,5 millions de personnes selon les sources, fait évidemment l'objet d'un négationnisme spécifique, et particulièrement véhément dans la "Grande Russie" de notre époque.

╠═╗╠═══╗

Belle journée toutefois, enthousiasmante, notamment si tu vois enfin Marie-Aude danser en vrai la kalbeliya, avec le plaisir de discuter avec elle après, et avec son percussionniste du jour, Teepu Khan. Bref, quelque chose qui se passe dans les corps, les gestes, la sonorité et la voix, et c'est une belle journée. — Je comprends la danse, quand elle est, ainsi, allégresse, apparence de spontanéité un peu dingue par-dessus l'extraordinaire maîtrise de gestes beaux en soi. Quand j'écris des textes très rapides en m'inspirant de compositions jazz (comme celui-ci), je pense que je finis par m'imaginer un corps à moi qui danse dans la pièce à côté de moi qui écris.

jeudi, 20 novembre 2014

Bricoles du jeudi matin

Avant de commencer vraiment la journée de vraie travail (jusqu'ici : allers-retours aux écoles, mails, concert de clarinette de Reicha, bricoles), je note que j'ai bientôt terminé de lire le dernier roman de Romesh Gunesekera, The Prisoner of Paradise, qui me laisse un peu sur ma faim, quoique Gunesekera demeure un extraordinaire styliste et un explorateur hors pair des drames de l'âme humaine. Je vais donc pouvoir commencer de lire les différents livres reçus en cadeau le week-end dernier :

  • Anarchy & Old dogs de Colin Cotterill (mon ami et collègue Éric R. a obtient sans aucun doute le prix de l'originalité pour ce choix)
  • Lupus de Frederik Peeters
  • Terminus radieux de Volodine (j'en suis tout de même à la page 56 — je ne résiste pas au plaisir d'avoir 4 fers au feu simultanément)
  • Entre fous de Jean-Luc Coudray

J'ai lu quelques poèmes de l'édition française des poèmes de Carlos Drummond de Andrade. Par ailleurs, notre ami libraire à La Rochelle m'a apporté l'édition française du roman de K. Sello Duiker, La sourde violence des rêves, ce qui m'a rappelé, très entre autres, que j'avais encore laissé en plan les conseils de lecture de Mathilde, qui datent de juin dernier (notamment Ivan Vladislavic et Marlene van Niekerk).

 

dimanche, 02 novembre 2014

Nuruddin & Valérie

Lu le dernier Farah pp. 79-159, avant de recevoir pour le thé Valérie, que je n'avais pas vue IRL depuis 2007, et son mari, qui est un gars super. On a regretté de ne pas les avoir invités à dîner, mais nous sommes notoirement des ours. Next time...

Farah & Valérie, donc... Or, quand Valérie a fini par créer un blog, en 2006, un de ses premiers billets porta sur la journée Nuruddin Farah à l'EHESS. C'est ce jour-là que je fis sa connaissance en vrai de vrai.

 

(Et dans le tout nouveau Farah il y a un personnage qui se prénomme Valerie, sans accent aigu, et qui n'est pas un cadeau. Ça, c'est juste pour la notation de coïncidence antinomique.)

▬▬—▬▬

En bonus : le billet relatif à ce week-end tourangeau.

samedi, 01 novembre 2014

Rond-point de la Chaise. Lundi 27 octobre 2014.

J'ai donc fini par me lancer et par proposer un pâle hommage au très beau projet de François Bon, Tours en 80 ronds-points / la littérature se crie dans les ronds-points.

Bien sûr, mon hommage reste cela, donc pas un strict décalque, notamment parce que je n'ai pas le quart du talent de François Bon, et pas le dixième de son énergie.Très entre autres, je ne proposerai pas la plupart de ce qu'il fait, lui, dans son dispositif : pas filmé la circulation depuis le rond-point, pas inhumé de livre, etc.

Cela faisait quelque temps que me trottait dans la tête l'idée d'un petit tournage sur le rond-point de Chalosse, à Hagetmau, ainsi dénommé bien qu'il soit désormais connu sous son autre nom, rond-point de la Chaise. Prenant cette chaise géante comme point d'ancrage, j'avais d'abord songé à lire un extrait de Gargantua, ou, différemment, à lire un extrait d'un des plus grands formats ici présents (Géographie de Reclus, Vie de Saint Louis, ou certains Dumas dans le format relié sous pleine peau qui nous viennent d'on ne sait où).

À ce stade, une précision : la maison de Hagetmau est une demeure de vacances, où nous n'avons ni téléphone ni télévision ni connexion Internet. Nous n'y avons qu'un assemblage hétéroclite de livres, pas mal de laissés-pour-compte, des délaissés, des entassés, odds and ends – de sorte que je n'ai pas, très entre autres, la moindre ligne de Rabelais. Je me suis dit qu'au fond cela faisait partie des contraintes et ai jeté mon dévolu sur un Sarraute resté ici parce que le Pléiade étant à Tours, celui-ci faisait doublon. Et surtout parce que, en fin de compte, me filmer à Hagetmau en train de lire un texte – quel qu'il soit – à haute voix revient à célébrer ce hic et nunc ; constatez-le par vous-mêmes, combien de fois déjà ai-je, ici même, écrit « ici » ?

Donc Ici s'imposait.

 

Quelques mots sur le rond-point.

Il n'est orné de cette gigantesque chaise que depuis huit ou neuf ans. L'objectif était de célébrer l'activité industrielle qui symbolise la cité de Hagetmau, et qui a employé jusqu'à 1.400 personnes ; ironie, la quasi totalité des usines ont mis depuis la clé sous la porte, faisant même de cette commune d'à peine cinq mille habitants la commune la plus sinistrée de l'ère Sarkozy-Fillon, et celle avec la plus forte augmentation du taux de chômage. À en croire la quantité de maisons à vendre, entre autres signes, la sinistrose n'a pas dit son dernier mot.

L'extrait que j'ai choisi de lire n'est pas seulement un de mes textes préférés de ce volume écrit par Sarraute à presque cent ans (et je songe à ma grand-mère paternelle, qui aura 100 ans, justement, dans douze jours), mais aussi parce que le nom d'Arcimboldo offre ce subtil mélange entre la nature (agricole, fruitière) censée caractériser la Chalosse et la τέχνη, l'œuvre humaine, dont on voit, sur la série de photographies prises autour du (et depuis le) rond-point, qu'elle est ici (et en fait, partout dans les Landes, une des régions de France les plus salopées par le foisonnement des hangars et des panonceaux les plus dégueulasses) omniprésente. On le voit nettement. Ce que j'ai choisi de montrer, aussi, c'est que les déchets vont par deux, qu'il s'agisse de bananes ou de canettes de bière : là encore, nature et τέχνη — je n'ai rien manigancé.

Tandis que, à peine parvenu sur le rond-point lui-même, je posais au sol, près d'un des tapis de galets, la chaise en plastique rouge dont je comptais me servir pour poser l'appareil photographique (on ne fait pas plus amateur que moi), un type, la soixantaine, qui passait sur le rond-point, vitre baissée, m'a lancé ce qui me semble être la quintessence de l'humour gascon : « Eh, faut garder la chaise rouge, là, hein, l'autre elle vaut rien ! » — J'étais parti pour assumer ma lecture à la face du monde (!), ἕξις plutôt qu'ὕϐρις.

Toussaint 2014.3 599.JPG.

...

Ensuite, pendant les presque six minutes de lecture filmée, j'ai constaté qu'il y avait facilement trente poids lourds (ce qui pourrait faire une moyenne de 300 par heure, pas mal pour de prétendues « zones rurales ») mais n'ai pas remarqué qu'on me hélât ou tentât de me déconcentrer. Les champignons, en revanche, sur le tronc près duquel j'avais garé ma voiture, proposèrent un point final provisoire à cet échange entre le siège géant et l'arcimboldo miniature.

 

 

(En bonus : les 33 photographies en tous formats sur ma galerie Flickr.)

 

 Ajout du 3 novembre : mon père au pied de la Chaise, l'été dernier, et saisi par ma mère en train de la photographier (la Chaise, pas ma mère (aaaaaaargh)).

vendredi, 06 juin 2014

Gnop-gnip

Il y a neuf ans, donc, je débarquai dans la blogosphère (comme on disait). Ce genre d’anniversaire est l’occasion d’un bilan.

 

Pendant quelques années, avec des hauts et des bas, mes deux blogs (Touraine sereine, fondé le 6 juin 2005, et MuMM, fondé le 8 février 2006 après un incident de type trollesque assez flippant survenu sur l’autre) m’ont permis d’échanger avec un certain nombre d’autres blogueurs, ou avec de “simples lecteurs”, on va dire.

 

 

 

Ce temps est, depuis belle lurette, révolu. D’une part, beaucoup de blogs ont cessé d’exister – je ne vais même pas en donner la liste, on n’est pas dans un cimetière. D’autre part, avec l’exceptionnelle vitalité qu’ils permettent, les réseaux sociaux semblent avoir éliminé, peu ou prou, les échanges par le biais des commentaires ou des rétroliens ; ainsi, les billets de blogs continuent de trouver des lecteurs, mais de manière plus discontinue, en dents de scie, et surtout, les rares réactions qui surviennent ne figurent jamais en-dessous des billets mais en accompagnement des statuts Facebook ou Twitter qui ont permis le “partage” du dit billet.

 

Rien à déplorer → au contraire, il est plutôt amusant de voir que ce qui semblait être le summum de l’excitation électronique créative en direct il y a moins de dix ans a désormais rejoint l’ère des brontosaures : les blogs (ou, en tout cas : les miens) sont devenus un espace de lenteur, de retenue, un lieu en marge, absolument. En fin de compte, neuf ans après la première pierre, le débarquement, le bilan est presque parfait, puisque l’objectif premier était de me forcer à écrire régulièrement, beaucoup, etc., à combattre – d’un bloc et par la publication – la page vierge et les penchants velléitaires.

Bilan chiffré : 3327 billets ici, 2159 là, soit 5486 en tout, sans compter les publications éparses, ailleurs, comme le recueil Prime Time of Poesy, dont je suis très fier. (C’est « mon » anniversaire, j’ai le droit d’être arrogant, what a pompous ass.) — Donc, même si je suis resté très feignant pour tout ce qui est sérieux (notes de lecture, comptes rendus de concerts etc.), je me suis attablé, il en reste des traces, voilà, contrat rempli, au moins vis-à-vis de moi-même.

 

║ Vous avez le droit de ne pas être d’accord, et de l’écrire ici, en commentaires, à l’ancienne, cf supra ↑ Vive le débat. ║

 

 

 

Comment célébrer alors (dignement) ce neuvième anniversaire ?

 

J’ai pensé à un petit exercice d’écriture croisée, un jeu de ping-pong entre les deux carnétoiles, justement. 248 jours séparent le 9ème anniversaire de l’un du 9ème anniversaire de l’autre.

Pendant ces 248 [un nombre qui n’est pas multiple de 9] jours, je me propose donc d’écrire, au sein de rubriques respectivement intitulées Ping-pong et Pong-ping, des textes qui se répondront. Le genre de ces textes reste à définir, et le rythme de publication n’est pas déterminé à l’avance (en effet, je me connais, sur une période aussi longue, si je fixe des publications quotidiennes, ça va tomber à l’eau).

 

▄–▄–▄–▄–▄–▄ De surcroît, je suspens, pour une seule journée, et afin de marquer le coup, la publication des limericks casse-couilles meurthois▄–▄–▄–▄–▄–

samedi, 22 mars 2014

DIY

Restless Romans telling me there is no blemish on my Flemish. DIY is double Dutch, a sleepless nightmare. Teabrew and shy knees.

Yes, she mollied with her apostrophe.

dimanche, 22 décembre 2013

10 & 29, deux listes

N’étant pas du genre à refuser les défis, surtout idiots et littéraires (ce n’est pas incompatible), je réponds donc à ceux de mes contacts Facebook qui proposaient une liste de dix ouvrages les ayant le plus marqués, dans l’ordre chronologique de lecture.

Toutefois, je me permets à la fois de tricher et d’approfondir le jeu, en donnant ci-après deux listes, en l’occurrence celle des dix premiers ouvrages à avoir vraiment compté dans ma vie de lecteur, puis celle des 29 ouvrages m’ayant tant et si bien marqué que : a) je serais foncièrement différent sans eux ; b) j’en recommande plus que chaudement la lecture à tous mes amis. Cette liste de 29 ouvrages [pourquoi 29 ? allez, je vous laisse deviner] laisse sur le bord de la route un nombre invraisemblable d’auteurs extrêmement importants, mais bon, je ne peux pas aller au-delà de 29…

 

Les 10 premiers ouvrages qui ont vraiment compté pour moi

  • 1.      Olé France (un livre sur l’équipe de France de football, offert par un grand-oncle à l’été 1982, lu et relu des dizaines de fois entre 1982 et 1989)
  • 2.      Exercices de style (offert par mes grands-parents quand j’étais en CM1, je crois)
  • 3.      la collection complète des revues La Hulotte
  • 4.      La Fée des grèves (lu vers 1983 ?)
  • 5.      Topaze (lu et relu des dizaines de fois entre 1983 et 1987 – jamais vu au théâtre – découvert le film avec Fernandel beaucoup plus tard)
  • 6.      Cyrano de Bergerac (lu et relu des dizaines de fois entre 1984 et 1987)
  • 7.      le tome 1 des Œuvres complètes d’Éluard (mon premier Pléiade, pour mes 10 ans)
  • 8.      Les Misérables (acheté en 1985 à Saintes d’occasion dans la 2e édition Hetzel, dévoré)
  • 9.      le théâtre de Hugo (les 2 Pléiade, entièrement lus en 4ème)
  • 10.  L’Île verte de Pierre Benoît (circa 1986)

 

Les 29 ouvrages primordiaux, par ordre chronologique de découverte

  • 1.      Exercices de style (Queneau)
  • 2.      la poésie de Guillevic
  • 3.      le théâtre de Corneille
  • 4.      Les lubies d’Arthur (Guibert)
  • 5.      Les Regrets (Du Bellay)
  • 6.      Le pur et l’impur (Jankélévitch)
  • 7.      L’Inquisitoire (Pinget)
  • 8.      la poésie de Donne
  • 9.      Marin mon cœur (Savitzkaya)
  • 10.  Memory of Snow and of Dust (Breyten Breytenbach)
  • 11.  Macbeth
  • 12.  La voix d’Orphée (Maulpoix)
  • 13.  Great Expectations (Dickens – indissociablement de l’essai bouleversant que Belletto lui a consacré)
  • 14.  Les Démons (Dostoïevski)
  • 15.  la poésie de Cummings
  • 16.  The Web and the Rock (Thomas Wolfe)
  • 17.  la trilogie de Céline
  • 18.  Blood in the Sun (la 2e trilogie de Nuruddin Farah)
  • 19.  Der Untergeher (Bernhard)
  • 20.  Boomerang (Butor)
  • 21.  la trilogie de Beckett
  • 22.  L’Inauguration de la Salle des vents (Renaud Camus)
  • 23.  Wittgenstein’s Mistress (David Markson)
  • 24.  Le Voyage vertical (Vila-Matas)
  • 25.  les textes en prose de Woody Allen
  • 26.  les Microgrammes de Walser
  • 27.  L’Invention du beau regard (Nganang)
  • 28.  Kotik Letaiev (Biély)
  • 29.  The Enigma of Arrival (Naipaul)

mercredi, 11 décembre 2013

Les Polysoliloques

Facebook, tu crois être au centre de plusieurs boucles, t'es dans un trou de souris. Twitter, tu crois soliloquer, eh bien tu soliloques.

Quelqu'un a-t-il songé à faire un Brèves de Twitter ? Bien sûr, pas besoin de googler.

En fait, ce n'est pas dit.

Pheed, tu es dans une oubliette, avec tout de même trois repas par jour. Expérience renversante et contradictoire. Ne pas abuser.

jeudi, 06 juin 2013

Débarquement, fin d'an VIII

 

Nous y voici, donc, à ce huitième anniversaire.

Peut-être est-ce sous l’influence durable – sa découverte, puis la lecture de tous ses romans et chroniques aura été, pour moi, un des chocs les plus essentiels – de Robert Pinget que je résiste ainsi, et atteins un certain niveau de persistance dans le dérisoire.


(je cite de mémoire)


Reprendre joyeusement l’affreux harnais écrit Monsieur Songe. Puis il biffe l’affreux. Puis il biffe harnais. Reste reprendre joyeusement.


(je cite de mémoire)

mercredi, 22 mai 2013

Les enfances Chino

Ce texte foisonnant, fait de redites, de reprises et d'élucubrations assumées (entre un marquage esthétique hérité du premier surréalisme et un travail formel plus élaboré), creuse, sans craindre prolifération ni prolixité, le motif de la rencontre entre une enfance briochine et de nombreuses œuvres (gravées ou peintes) de Goya. Nombreuses phrases brèves, abus des ruptures. Tel quel, et malgré son côté massif, le “roman” se prête, sans autre tripatouillage qu'un choix, la sélection, à un opéra, ou toute autre mise en voix : jouant sur des registres croisés complexes (populacier, puéril, savant, sportif, médiéval, litanique, latiniste, etc.), le “récit” appelle la scène et l'art lyrique.

Prigent semble tenter, non de circonscrire, mais, au contraire, de laisser déraper (halluciner) la parole du monde minuscule dont il fouille les recoins. Ce monde minuscule (petite communauté bretonne, enfance difficile à « faire parler » (j'en reviens toujours à ce qui est, pour moi, le modèle absolu, Kotik Letaiev (or, je m'avise, en mettant en forme aujourd'hui [22 mai] les notes manuscrites à l'encre rouge [du 13 mai], que Prigent a préfacé l'édition française de Glossolalie))) s'avère colossal parce que la langue doit, a pour tâche de, proliférer.

Educuntur

Pour l'hallucination, bien sûr, Goya se pose là.

Tenter de dire une enfance d'après-guerre et le monde pré-postmoderne au miroir des pointes de Goya, c'est ouvrir sciemment une boîte de Pandore.

D'ailleurs, dans l'adverbe sciemment, le français constitue le savoir sur la faille entre une découpe (qui fait gicler la parole) et le mensonge (qui explose ou cèle). — Explosion-dissimulante et giclure se retrouvent (trop) abondamment dans les (trop) nombreuses explorations scatologiques du texte. La surabondance scatologique ne m'a pas dérangé (ce qui serait accorder trop de poids à son caractère transgressif, devenu tout à fait trivial et inutile), mais elle me semble déséquilibrer le texte, le faire basculer trop souvent ou trop massivement dans le puéril/carnavalesque, aux dépens des autres voix qui travaillent ces enfances au pluriel.

 

 

Au cours de ma lecture, j'ai noté, comme à l'accoutumée, plusieurs références à telle ou telle page, pour telle ou telle incursion dans mon Livre des mines, ou d'excursions dans le texte des bords de Loire. J'espère ne pas les laisser décanter trop longtemps, en général cela se traduit par un ensevelissement sans exhumation.

 

 

Tout à trac, je dédie, in extremis, la publication de ce billet, en ce jour, à l'écrivain qui fête aujourd'hui son soixantième anniversaire, l'auteur de Sortie d'usine, Paysage fer, Limite, Tumulte et d'Après le livre (pour ne lancer qu'un nombre limité de rails). Après tout, Prigent, dans Les Enfances Chino, multiplie et démultiplie les variations autour du prénom François. Il n'y a pas qu'opportunisme chronologique contingent dans cette mienne dédicace.

samedi, 11 mai 2013

Finlandia & Fainéantia

Parmi les nombreux territoires qu'il me reste à explorer, et même à découvrir, les symphonies de Sibelius, qui ont connu un impressionnant retour en grâce depuis une décennie, voire plus. Je songe à cela car j'écoute, en ce moment, dans le quatorzième CD du coffret Constantin Silvestri, Finlandia, que je trouve très beau (belle?).

 

 

Encore un exemple parfait du désengagement, ou, pour être plus cru, de ma paresse grandissante : il a suffi, avec le séjour landais, d'une rupture du rythme d'écriture quotidien, pour que mon projet de composer 1 poème par jour au cours du printemps aille à vau-l'eau. Heureusement que, la contrainte permettant des publications anticipées ou à retardement, un certain relâchement (temporaire ?) n'empêche pas de parachever le projet. Il faudrait que j'écrive deux ou trois poèmes aujourd'hui, et deux ou trois autres demain, histoire de reprendre pied.

mercredi, 03 avril 2013

Bribes

Avant-hier, en allant à Spay, je me suis fait la réflexion qu'il serait temps d'inaugurer un album de limericks sarthois.

Il faut aussi reprendre le chantier des Kleptomanies, sur place ou sur le motif.

 

Hier soir, j'ai vu le chat des voisins laper goulûment, sur notre terrasse, des dizaines de fourmis.

Ne pas confondre le tatou (dont le zoo de Spay possède trois espèces différentes, dans un « exotarium » (sic – ?) fruste et aménagé de bric et de broc) et le tamanoir, dont voici donc un avatar félin.

 

Je lis simultanément, dans les rares moments de disponibilité que je trouve, le dernier Marie N'Diaye (Ladivine) et un récent Will Self (Walking to Hollywood). Ladivine, admirable comme toujours par l'élaboration d'un langage analytique plus que par les versants fantasmagoriques, me plaît moins que le roman de Self, très inhabituel (inhabituel pour Will Self – à l'intérieur, veux-je dire, de ce genre à part (à part entière) qu'est « la littérature willself »), désarçonnant, dont je ne sais où il va me conduire.

 

Autre piste dont on ne sait où elle s'arrêtera, me conduira : ces poèmes en anglais que je me force à écrire/publier chaque jour. Ils n'ont guère été remarqués, comme ils sont peu remarquables. J'avais pensé recourir beaucoup plus au collage, et puis, en fin de compte, comme à Oxford circa 1996, je m'étonne de gratter vite, d'une voix qui monte, peut-être pas irrépressible mais que, en tout cas, j'ai envie de laisser s'exprimer sans la bâillonner.  

lundi, 24 décembre 2012

Romans numérisés

« Si donc il faut en croire le calendrier Maya, la fin du monde se produira dans quatre jours. Personnellement, je m’en fiche, tous mes romans sont maintenant numérisés. »

(L'Autofictif, #1770)

 

Ce n'est pas très grave en effet. De plus, nous savons depuis longtemps que Chevillard finira centenaire.

Sur le clavier, Oméga joue les Charly Olleg.

mercredi, 12 décembre 2012

#28

 Un brave écrivain de Morogues

– Ignare de tout Zaporogue

Pense (il est exquis !)

Qu’on adoube un ski

Mieux qu’on n’anoblit la pirogue.

 

mercredi, 28 novembre 2012

Baisons hermine

Bison roam, wolves hunt and birds abound. Mon article fut chaudement discuté, ce qui lui valut un grand retentissement. In the night, every tree, rock, stick and shadow was Georgia, Harlow or Caylx. Il termine, en manière de point d'orgue, par un terrible charivari des flûtes et des tambourins. A wonderful mountain, though, is this Gousta, whose lofty summit traversed by deep snow-covered ravines, rises out of a forest of pines that form a thick green ruff about its snowy throat!  Clara abandonna ses goupillons et se plongea dans les bains pour bébé et les pastels. After weighing in, Jack Medway offered Beverley a level fifty against his mount. Un vieux Livres oublié au fond du demi-muid qui sert de réceptacle ou de forget me not aux revues, aux articles en souffrance. A camel's-hair 804b brush, however, is of no use; you must have a stiff sable brush. L'artiste est une oie dont on cloue les pattes sur une planche et qu'on laisse mourir auprès d'un grand feu, afin que son foie augmente. Young White had been eating oysters by the barrel—drinking stout by the gallon—even out all night, and coming home as cool in the morning as if nothing had happened.


(PaperPestPaste, ix)

vendredi, 02 novembre 2012

Collectif Capsul au Petit Faucheux, vendredi 26 octobre.

Vendredi soir, on s'éclate.

Arrivés à l'avance (parfois, ça bouchonne pont Mirabeau, des fois non – la prévision est difficile), avec Alpha, on va boire un chocolat chaud – nettement moins bon que celui dont je fis la découverte, rue Bernard-Palissy, l'après-midi même, avec Chandani et Isabelle – place Gaston-Pailhou, puis s'engouffre parmi les rares fidèles venus pour la deuxième soirée du collectif Capsul.

1ère partie : Omar (sous la direction du sax ténor compositeur ). Très beau, des moments très forts (plus côté Archie Shepp, voire Braxton, que côté Ornette et Steve, dont pourtant le descriptif se réclame), avant malheureusement qu'Alpha ne souffre des oreilles : final trop appuyé côté sono, batterie très chouette mais violente – entr'acte dans la rue, douleurs, fatigue. Comme il était inquiet, on est même allés aux urgences le lendemain matin (d'où le poème en textos publié avant-hier).

Omar au Petit Faucheux

On n'a pas entendu la 2ème partie, Vocuhila.

Mais on va suivre ce collectif... et ne plus aller au concert sans provision de bouchons d'oreilles.

mercredi, 26 septembre 2012

# 2755

Retombant sur d'anciennes discussions à la suite d'anciennes notes sur un blog qui était, dès le principe, antique et désuet, je me rappelle tel ou telle de mes anciennement fidèles lectrices/commentateurs, tous disparus, sinon de la blogosphère, du moins de la mienne, sortes de spectres, tout comme je suis devenu, par l'effacement progressif de toute activité internautique de cet ordre (sauf l'écriture, là d'emblée, et elle-même effacement), un fantôme, peut-être même un fantôme pour moi-même, ombre qui, multipliant les griffonnages, se réfugie dans le nombre.

Orsai III

mardi, 21 février 2012

"La prison n'est pas un gruyère"

Après avoir lu le 62ème volet de l'Autobiographie des objets de François Bon, j'ai pris ma voiture (qui n'est pas un coupé), ce sous un soleil dardant et dans un froid tranchant, et, avant de démarrer, j'ai pris en photo le Laguiole repliable qui se trouve en permanence dans ce qui n'est pas la boîte à gants, mais, côté conducteur – faute d'autre appellation – la boîte à canif, ou le vide-poches à laguiole (qu'il faut prononcer la-yole, je le signale à l'attention de tous ceux qui, comme moi, veulent faire les malins à peu de frais).

Ce Laguiole, je l'ai trouvé sous une table de pique-nique, un beau jour de printemps 2010, en face du lavoir, à Sauternes of all places. Il était extrêmement sale, très évidemment rouillé. Dûment nettoyé, le soir, dans le gîte de Saint-Laurent des Combes, il avait l'air quasi neuf. Depuis, il ne quitte pas ce petit creux dans la portière avant gauche dela Prius.

jeudi, 16 février 2012

Revirement


--- Sonnet inspiré * par l’album du trio Alban Darche

avec un quatuor à cordes hongrois.

 

 

Qu’on dise « En avant, marche ! »

Ou, plus subtilement,

Oyant un feulement,

On se calfeutre sous une arche

 

Afin, du laiton d’Alban Darche,

D’écouter moins paisiblement

Les effets dont l’esseulement

Déplaira à tout patriarche,

 

On s’emporte, une main se torde

À pincer sans férir la corde,

Au point de n’être pas un max

 

Désabusé, mais enthousiaste

De suivre les envols du sax

Métaphysique, inecclésiaste.

 

 

* Il est, entre autres traits pénibles caractéristiques, composé d’une seule phrase, la proposition principale tenant en deux mots trois syllabes.

jeudi, 19 janvier 2012

Le Retour des jacamars

Le week-end dernier, sur Facebook, je suis intervenu trois ou quatre fois dans un groupe célébrant la perte du triple A, sous l’identité de Guillume Cingl. Il y eut tout d’abord un lipotexte :

Merci de m'inscrire membre. Je perdis mes * hier soir, en une curieuse surprise. Je compte m'en remettre. Toutefois, toute personne en mesure de me décrire le lieu d'emprisonnement des susdites précieuses voyelles est, d'ores, fort vivement remerciée.

Puis un autre :

De tout temps, l'homme, obsédé de pouvoir, s'est penché sur les questions de sous, de pognon, de flouze, et ce quel que soit le nombre de voyelles dont il dispose, de sorte que les officines qui dispensent des notes, je m'en cogne le coquillon sur le bord du trottoir.

Puis, à rebours, des commentaires qui paraîtront plus ou moins abstrus, abusant de la voyelle autant que de la bouteille :

1. Barbara sans A, c'est comme jacaranda, jacamar, Caracas ou Nathan Zuckerman. Muy complicado.

2. Le Venezuela n'a pas de triple A. Je me demande comment font les jacamars de Caracas.

3. C'est Anastagia, pas Sasha, qui m'a tapé dans l'œil.

 

(Pour ce dernier, il était question des Miss Bahamas 2011.)

Toutefois, il est question d’autre chose, désormais, ce jeudi. Du jacamar. Encore.

En écrivant ma vanne à deux balles sur les jacamars de Caracas, je ne pensais pas avoir jamais lu de texte où il fût question de cet exotique volatile. Or, en rangeant quelques livres, ce matin, et les feuilletant (ranger représente toujours un moment de retrouvaille, aussi avec d’autres livres sur les étagères – bref, c’est une opération sans fin, d’autant que je finis par ne pas tout ranger, ou par ne pas ranger du tout), je suis tombé sur le poème suivant, à la page 121 des Jeux d’oiseaux dans un ciel vide de Fabienne Raphoz (Héros-Limite, 2011).

Galbuliformes

(Galbulidés)

Les jacamars se nourrissent presque exclusivement d’insectes volants

Tous les jacamars ont le bec acéré

Tous les jacamars portent l’émeraude métallique d’une forêt de nuages après la pluie sauf le Jacamar oreillard qui imite son sol après la pluie le Jacamar à tête pâle le Jacamar tridactyle le Jacamar à gorge blanche qui imitent son ciel avant la pluie le Jacamar brun le Jacamar à longue queue qui imitent sa nuit

Le Jacamar des Andes a l’œil solaire

Le Jacamar oreillard et le Jacamar roux pleurent rouge

Le Jacamar à queue rousse femelle a la queue émeraude

Le Jacamar des Andes est vulnérable

Le Jacamar tridactyle est en danger

 

Avec ce copié-collé d’un poème intégral (qui est un bref extrait, hahaha), ce billet peut prendre place dans un grand nombre de rubriques, sous-chapitres etc., dont vous trouvez juste ci-dessous la théorie :

mercredi, 23 novembre 2011

Madrague

Mercredi Beinstingel 1.315-16, et 22 novembre 2011

Sont-ce des jours ou des années ?

Ils passent en maugréant près de la remorque peinturlurée, recouverte d'inscriptions et des mots drogues et information dans divers coloris et diverses polices. Elle n'est pas peinturlurée, mais elle enlaidit le paysage, la vue sur le pont Wilson, avec le large épicéa, du coup comme tronqué, ou castré. De telles images, pour un conifère ! Toujours est-il que la remorque aux lettres bleues et vertes enlaidit bel et bien le paysage. La seule drogue, c'est la drague. Ils passent tout de même en maugréant.

Embrasement sunset. Hagetmau, 29 décembre 2009, six heures moins dix. / zyx 047 /Bernard n'a plus dit mot depuis qu'il a été rabroué. Denis ne parvient pas à décider s'il faut un ou deux r à "carriole". Il fallait que ce soit dit, et même si l'histoire de la musique n'en sort pas grandie, mais Yvonne Loriod était un tromblon ! Bernard n'a plus dit mot, mais il regarde, lui aussi, la remorque, avant de tourner les yeux de l'autre côté, vers le haut de la rue Nationale, où l'on voit trois jeunes filles, de vert forêt vêtues, sortir d'un bar-tabac, et l'on peut imaginer que l'une d'elles vient de faire valider le ticket qui lui rapportera des dizaines de millions à la loterie.

On ne trouve, dans son oeuvre, à aucun moment, le mot "gourdes", pas même au singulier. Pourtant, Denis a dégainé sa gourde et la tend, sans mot dire, à ses compagnons. Bernard ne voit rien, il mate les trois jeunes filles vert forêt. Il fait frisquet, ce matin de janvier novembre, un vent froid glace les joues déshabituées de la bise au point de suggérer le concept biscornu, amalgamé, de discohérence. (Tout comme sur la remorque du camion d'information sur les drogues, il faudrait ici tout un jeu de polices et de coloris, mais je n'écris ces mots qu'avec un vieux stylo plume noir de marque Rilck F.) Alors, en matant les jeunes filles, surtout celle de droite, la moins élancée et la plus jolie, Bernard se souvient d'autres lettres, dans un parc, et des escapades en varappe du côté de Sils Maria. Embrasement sunset. Hagetmau, 29 décembre 2009, six heures moins dix. / zyx 047 /Grand bien vous fasse ! Denis s'est lassé de tendre sa gourde ; il boit une gorgée, la remet dans son bissac. Il fait frisquet, ce matin de janvier novembre, un vent froid. Un camion, posé là, poursuit ses activités secrètes jusque sur les bords de Loire. On est dans la ville des Parques, alors Florent a dû se résoudre à me téléphoner pour discuter avec moi des problèmes afférents aux enseignements d'espagnol et aux responsabilités pédagogiques dans la filière L.E.A. Vous avouerai-je que je repense souvent à cette seule fois où nous nous sommes promenés dans ce parc, avec ses grandes lettres, son triple zozo, etc. ? Vous avouerai-je que, depuis facilement seize ans, je n'avais jamais repensé à cette Liza ? Même à l'époque où (la jeune fille la moins élancée, la plus jolie, s'éloigne de ses deux camarades pour aller poser une enveloppe dans la boîte à lettres située près du manège) je faisais, plusieurs fois par semaine, le trajet en train du côté de Chambly et de Laboissière Le Déluge, jamais je n'ai songé à Liza, ni d'ailleurs relié son nom aux pièces de circonstance de Mallarmé. D'après moi, c'est à fond de cale. Cette année-là aussi, à Montpellier, chez Gilles, j'ai découvert les thielles sétoises. D'après moi, c'est à fond de cale. On peut écrire aussi sans h, mais ça ne te donne pas l'orthographe de "carriole", d'autant que, dans cette encre noire où les ouvriers allemands jetaient, à grands crachats, leur salive mêlée de bière, mon stylo plume de marque Rilck F se noie. Il n'y a pas de rature après criticature. D'après moi, c'est à fond de cale. Bernard, séduit par la démarche svelte de la jeune fille la moins élancée, en oublie de maugréer, quoi que l'on aperçoive, au loin, péniblement, le moderne monastère.

Denis s'agace, gourde rangée dans le bissac. Aristocratie des mains calleuses. C'est un couvent. Telles images. (Plus tard, bien plus tard, après un séjour dans un petit village du Poitou, il a dégotté -- chez une bouquiniste de Poitiers dont le gros chien, bâtard d'épagneul et de labrador très bravoulasse, lui fit fête, près du vieux bureau puant et encombré encore d'autres livres où se trouvait la "caisse" -- plusieurs livres, dont certains abîmés mais fort rares et qu'il désirait lire, et en particulier ce volume mythique et épuisé dont il avait lu de nombreux fragments épars sur le Web mais qu'il ne possédait pas et qu'il lut, d'une traite, avec tous ses embranchements, en moins de vingt-quatre heures, tout en jouant les femmes de ménage et les garde-malade.) Près de l'épicéa dont la remorque du camion chargé de l'information sur les drogues castre la vue (de telles images pour un conifère !), Christelle aura pu envisager, brièvement, de décrire avec minutie le village, et son séjour de quelques années là-bas.

Sont-ce des jours ou des années ?

(De la main de l'annotatrice : on ne trouve, dans tout le texte, ni le mot minutie, ni le mot épicéa, ni le mot castre.)

Il faudrait aussi, pense Christelle en admirant le regard, finalement assez peu reluqueur, dont Bernard entoure la jeune fille vêtue de vert forêt (de telles images !), ne faire de rien métaphore ou allégorie. C'est un projet colossal, qui demanderait moins de relâchement. Mais qu'est-ce qu'un lion paterne ? Ecrire de manière à éviter toute envolée vers l'allégorie, ce serait un projet colossal. Mais qu'est-ce qu'un lion paterne ? Mais qu'est-ce qu'un lion paterne ? Aucune métaphore, aucune ouverture vers l'allégorie ?!? N'a-t-elle pas été choquée, aussi, lorsque, s'étant interrogée à voix haute sur ce procédé qui consiste à employer un nom propre comme un nom commun et dont le nom persiste à lui échapper, ou à ne pas lui revenir, Guy lui a répliqué, assez brutalement (ce qui n'est pas dans ses habitudes), que cela relevait de la métonymie, et qu'en fin de compte tous les procédés relevaient de la métonymie ou de la métaphore, du syntagme ou du paradigme, donc qu'on se foutait à peu près du nom exact d'une telle figure de style. La poubelle est près du frigidaire. N'a-t-elle pas été, plus que choquée, blessée ?

Et puis, pourrait-on rétorquer au rétorqueur, à ce Guy qui a parfois été nommé Diadème dans ces pages, bien des figures de style, notamment de rhétorique, n'ont de rapport ni avec la métonymie, ni avec la métaphore. Nous avons blasphémé Jésus, la poubelle est près du frigidaire. Bien des figures de rhétorique n'ont pas de rapport avec la métaphore ou la métonymie. Que dire de la paronomase, de l'antimétathèse, de l'antanaclase ou de l'anadiplose ? De l'anadiplose, hein ??!? Nous n'allons pas toujours faire les singes, à faire des signes...

Sont-ce des jours Embrasement sunset. Hagetmau, 29 décembre 2009, six heures moins dix. / zyx 047 /ou des années ?

Passons à autre chose, vu que nous sommes obnubilés par les drogues, par cette remorque défigurante, et par les antimétathèses, qui pullulent. Et nous ne sommes pas allés jusqu'au parc national de Stone Mountain. Personne n'était high. Passons à autre chose, pense Christelle, qui ne se rappelle toujours pas le nom de cette figure de style (le vieux crésus ouvrit le frigidaire, dont il jeta l'intégralité du contenu dans la poubelle voisine), et par exemple, pourquoi ne pas souligner maintenant combien il est pénible que ni Ricardou ni les oulipiens n'aient vraiment conceptualisé la part de la fortuité, du hasard, dans les dispositifs textuels les plus complexes. Or ce nombre est comme par hasard le numéro du département dont il est ici question. La pensée de Christelle suit alors des chemins pleins de ronces, tandis que ses pas l'éloignent, par les platanes, de Tours. Bernard la rattrape avant La Riche. Il n'a pas soixante ans. Or ce nombre est comme par hasard le numéro du département dont il est ici question. Il n'a pas soixante ans. Il va bon train, parfois Christelle peine à le suivre. Il jacte sans cesse à présent, recommande encore une fois les mises en scène de Gilles Bouillon. C'est un peu gros. Il va à vive allure, marche très vite le long de la Loire (qui n'a jamais été aussi basse). Il va à vive allure.

« Mon TGV avait 6-7 mn de retard mais j'ai pu attraper le TER quand même. » Personne, à ce rythme, ne peut suivreEnseigne de boucherie, à Saint-Calais (Sarthe), 5 mars 2011.Bernard, qui spécule, par des chemins pleins de ronces, sur le sigma majuscule des Grecs. De la pinède des signes, vous entreverrez la vallée. Et, à ce rythme-là, les platanes auront bientôt perdu leur écorce. Le camion, on l'a planté là.

Il n'y a pas de platanes, au pays de Racan. Ni lion, ni camion. On ne rebrousse même pas chemin.

mardi, 20 septembre 2011

Saison des coings, op. 11

Au-dessus de la baie, est tendue une bande de drap blanc, sur laquelle sont brodés, en soie bleue et violette, jouant le camaïeu, des chrysanthèmes entre des iris et des fleurs de cognassiers.
(Maison des frères Goncourt (grenier des Goncourt)- Paris XVIJournal des Goncourt, 14 décembre 1894)
 

Depuis que nous avons acheté notre maison dans le quartier des sçavans, à Tours-Nord, en décembre 2008, le mois de septembre est devenu la saison des coings. (Et octobre-novembre la saison des nèfles qui pourrissent le gazon. Mais c’est une autre histoire) Il y a deux cognassiers, que je préfère encore en mai-juin, ainsi que les néfliers : quelle verdure lumineuse, apaisante !

Ainsi, le coing devient motif.

Une recherche dans mes archives photographiques en ligne m’a permis de retrouver un texte que je n’avais pas encore publié dans Entre Baule et Courbouzon, oubli qui sera réparé demain.

Madame de Véhesse m’avait fait savoir, lorsque j’avais publié ce texte dans le groupe La Cohérence échevelée du monde, que « dans le jardin de la maison de Mallarmé, il y a des cognassiers ». Mais est-ce la maison de Valvins, Maison habitée de 1874 à 1898 par Stéphane Mallarmé (1842-1898), Valvins, Vulaines-sur-Seine (Seine-et-Marne, France)photographiée il y a deux jours par Denis Trente-Huittessan ? Par ailleurs, nous avons eu, ma mère et moi, avant-hier aussi, un échange culinaire tout à fait étonnant, à propos de la photographie d’un compotier.

Ma mère a écrit : « Donc, les pruneaux améliorent peut-être la compote aux coings! »

À quoi j’ai répondu, toujours en écoutant le Concerto op. 24 de Webern (il faut brouiller les pistes) :

« Pour ma part, j'avais bien aimé (et E*** aussi, je crois) la 1ère version (75% coings, 25% pommes et sucre). Celle-ci est moins présentable, mais fait plus l'unanimité. Nos deux cognassiers croulant sous les fruits, et le temps manquant (donc pâte ou gelée exclues), C*** a aussi eu l'idée de faire cuire un rôti de porc en ajoutant deux coings aux pommes de terre et sauce tomate habituelles. »

 

 



Ça y est, l’ordinateur Toshiba refait un bruit d’enfer. Il faut brouiller les pistes.

 

mercredi, 22 juin 2011

Se dévêtir de gris

Nous évitions les bals où les mines étaient grises

afin de mieux nous revêtir des nôtres.

(Haute lice, p. 33)

 

De quel mystère a-t-on trouvé à se parer, dans un bal démultiplié ? (Démultiplié : un bal qui se généralise et devient le signe, ou l'exemple, des bals, de tous les bals.) On peut penser que, refusant de faire grise mine, cherchant à avoir sa propre figure, on arborera une allure autre que grise. D'ailleurs, cela n'a rien d'évident, car le gris lui-même est d'une grande richesse : ainsi, un mur gris n'est jamais uniforme ou monochrome, mais constitué d'un nombre presque infini de teintes, de variations, de subtils passages (jaune sale, beige terne etc.).

Je n'ai jamais su (vérifié) si les belles phrases que l'on prête à François Mitterrand sur la beauté du gris (dans le film de Guédiguian ou le docu-fiction de Moati) sont bien de lui. Peu importe, si un sujet en chasse un autre. Le revêtement des routes, par exemple, varie (j'avais d'abord écrit : vire) du bleu très sombre à l'anthracite. Et c'est toujours le temps de l'attente, dans les salles de bal (la salle des bals).

Par voie de conséquence (mais il n'y a là ni voie, ni variation), par tel ou tel canal d'emprunt, on peut souligner que c'est aujourd'hui un jour d'été singulier : longue, très longue averse de plus de quatre heures (laquelle a commencé, sur un coup de tonnerre, un peu avant 6 h du matin), puis, après dissipation progressive de la grisaille, un soleil doublé d'un vent moins gorgé d'humidité qu'on ne l'aurait cru, et qui n'a cessé de s'imposer en trompe-l'oeil.

Des ardeurs perçaient (sous la grande mondaine). Le soleil, toujours en trompe-l'oeil, est de ce monde.

lundi, 06 juin 2011

Barcarolle VII

Il y a six ans, je débarquais pour un embarquement.

Je crois me rappeler un mois de juin sec et ensoleillé, aux enthousiasmes farouches.

Depuis quelque temps, ce carnétoile a eu plus de soubresauts que de longs fleuves tranquilles, mais certains chantiers ont la peau tenace et la vie dure : le projet Tavers, le projet Dubuffet, le projet Mines. Il ne faut donc pas renoncer. Plus maintenant. On ne renonce pas après six ans !

(La maison, c’est une litote, n’est pas humide. La troisième lessive, étendue hier soir vers dix heures, a bien séché au salon.)

Nous sommes rentrés hier d’un bref séjour hors Touraine, tout d’abord trois jours dans l’Oise, sur les traces d’un passé de moins en moins récent, puis un jour et demi à Cesson, chez ma sœur. Beauvais n’a pas changé. Pour sacrifier au cliché : la forme d’une ville ne change pas aussi vite que s’y attendrait le cœur du mortel post-moderne. Seules vraies variations : le jardin médiéval de la maladrerie ; la grange dîmière réhabilitée, c’est-à-dire massacrée ; une enseigne Gibert (avec livres d’occasion comme à la maison-mère) place Jeanne Hachette ; le portail sud de la cathédrale ravalé, et d’un blanc étincelant, dans le vent.

Fini The Human Stain, lu Les Onze.

Une semaine commence, et une septième année.

dimanche, 01 mai 2011

An (Irish) avant-gardener

Comme j’ai lu Changing Places au cours de la première semaine de vacances pascales, j’en copie ici un extrait, histoire d'en marquer le déroulé au fer vert. (Petit roman de David Lodge, bien écrit, drôle, très vain et passablement daté. Exploration poussive de la multigénéricité.)

En choisissant cet extrait, je pense à mon collègue Stephen (qui m’avait parlé du professeur Zapp lors d’un déjeuner le 1er avril), à Olivier Bab, à Renaud Camus (à son concept de tchernobylisation, notamment), et… à moi, qui suis censé être – aussi – spécialiste de lexicologie et d’humour britannique.

 

O’Shea is what you might call an avant-gardener. He believes in randomness. His yard is a wilderness of weeds and heaps of coal and broken play equipment and wheelless prams and cabbages, silted-up bird baths and great gloomy trees slowly dying of some unspecified disease. I know how they must feel.

(fin d’une lettre de Morris Zapp à sa femme, Désirée

Changing Places, 30ème réédition Penguin, 1991, p. 128)

dimanche, 27 mars 2011

Good God !

Demain, à pareille heure j'aurai créé un deuxième nouveau site de coups d'éclat musicaux :

Variations tourangelles

mercredi, 02 mars 2011

Assassinat d'un prince (ou presque) dans l'église Saint-Donat

Le 2 mars 1127, Charles le Bon, comte de Flandre, fut assassiné dans l'église Saint-Donatien (ou Saint-Donat), par un de ses vassaux, ou par des tueurs à la solde d'une famille bourgeoise.

Plus tard, toujours plus tard, je saurai ce qu'en écrit Galbert de Bruges.

 

(J'écris ce bref billet, résurrection brève de la rubrique mal-aimée des Célébrations improbables, non le 2 mais le 7 mars, car, après publication de Nenni, l'aneth, j'ai eu beau chercher, je n'ai trouvé aucun événement marquant qui eût eu lieu le 7 mars 1127. Fallait-il l'inventer, ou céder aux charmes de la rétropublication ? Cette dernière me permet au moins de prétendre avoir publié quotidiennement dans ces verdures, depuis le 19 février.)

 

------- En écoute, le 7 mars : Pigmee (encore).

lundi, 07 février 2011

Recoins

Si je me dis que je dois être fidèle à la devise qui avait ouvert, voici cinq ans, un carnétoile mort (mais qui aura été ma plus intense et grisement belle expérience d'écriture), alors je rallume l'ordinateur bruyant, ou plutôt je le sors de sa torpeur qui se nomme état de veille (?), une fois encore pour noter ce que j'aurais à écrire ici (ça devient une manie), ce que j'aurais pu écrire. Il me semble que le nombre d'ouvrages qui s'empilent dans mes différents recoins de lecture dépasse désormais la vingtaine (en comptant le gros volume Melville noir), et que le nombre de livres que je garde sous la main pour en recopier certains passages, voire les commenter, les annoter (ici ?), a dépassé la dizaine.

Entre-temps, la routine : services prévisionnels, Journée Portes Ouvertes, réclamations aux examens, etc. Et : jeu de mémo "Animaux de la mer" (un grand classique, depuis 2004), catalogue Playmobil.

Eric R. a déposé dans mon casier les deux gros, si attirants livres de Mark Z. Danielewski que je n'ai toujours pas lus. (Sidsel Endresen, elle aussi, comme le Melville noir, attend.)

 

vendredi, 10 décembre 2010

Mort d'un personnage.

Un autocar vénérable, jaune et gris, au terme de son parcours s'est garé au bord de la piste, et va faire demi-tour. Je ne peins palettes, je peins l'épaisseur. (Ce pourrait être l'aphorisme désignant au monde ébahi (ébaubi ?) la folie de mon père pour les palettes de chantier, bois dont il se chauffe ?? non !!bois dont il fait ni!!choirs pour les OISEAUX.) Et ce car à palindrome, alors ? Un dromadaire s'enfuit, trop hâtivement, comme s'il volait au-dessus de la ligne interminable du sable saharien. Car marocain à Tours (détail)Droit comme un i, Bernard soulève un peu la tête, mèche furibarde et regard en billes de loto. Il me fixe, il est fou. Car c'est une chose que je sais, car c'est un matin. Il n'y a pas le feu, écrit-il avec son stylo quatre couleurs (comme si les points de suspension...). Bernard est-il vraiment heureux de cartonner ? D'envoyer paître ? (L'accordéoniste se nomme Guy Klucevsek. L'accordéoniste se nomme Guy Klucevsek.) Alors, Bernard se ravise, change son fusil d'épaule, franchit le feu rouge sans regarder ni à droite ni à gauche ; il change aussi (M. Swann, le père, était agent de change.) de direction, et même de rythme de marche ; ne dirait-on pas qu'il change d'allure, et, qui sait (M. Swann, le père, était agent de change.) de taille, de démarche, au point qu'on pourrait finir par s'imaginer, que s'il faisait demi-tour (vénérable, jaune et gris), il n'aurait plus même cette rectitude (droit comme un i) et cette folie qu'il exsude par tous les pores. A quoi servent toutes ces ratures ? (Vous êtes fort comme un Turc.) Car marocain à Tours (détail)Bernard est au bord du cratère.

False eyelashes made out of dead fly legs ? Unsavoury indeed. Bernard est au bord du cratère.

Reprenons autrement, voulez-vous ? Sur un banc, vers le fond du jardin, est assise une femme très âgée. Reprenons autrement, voulez-vous ? Bernard, furibard encore mais ayant changé de démarche, droit toujours mais comme un palindrome, se tient, droit toujours, au bord du cratère. Qu'est-ce qu'il vase. Il ne vacille pas. Il ne vacille pas. Penser à Anatole l'aide à tenir bon. D'où (parti de l'université, en pleine cité) peut-il se retrouver au bord d'un cratère ?

Reprenons autrement, voulez-vous ? Le scripteur, alignant des pattes de mouche sans saveur, a fini par se livrer différemment (Reprenons autrement, voulez-vous ?) à son petit jeu de collages, et choisit la phrase la plus proche (juste avant, juste après), de sorte que la référence à la suite de lettres (ORC, COR, ROC) n'est pas immédiatement (ni même médiatement) trouvable --Car marocain à Tours (détail)-- si j'ose risquer ce vilain adjectif. Tout de même, ils exagèrent. D'où ce cratère ? A quoi ces ratures ? Et ce palindrome près du dromadaire ? N'a-t-il pas l'air d'un Romain ? (Pourquoi voulez-vous qu'il soit étranger ?)

Fragments de mains, de bras soulevant les rideaux : le scripteur, les voyant, se ravise encore (comme Bernard, le fou, j'y songe), et trouve une échappatoire au triangle infernal que forment le palindrome, le dromadaire s'envolant au-dessus de la ligne de sable et l'ombre portée du feu tricolore. Il multiplie les couleurs, les flèches dans la marge du manuscrit, les ajouts et les ratures. Il écrit une phrase de cent quarante-trois mots (j'ai compté) pour décrire ces mouvements furtifs de bras, qui donnent plus de pesanteur à la démarche aérienne du dromadaire. Car marocain à Tours (détail)Puis, jetant un dernier regard au banc où la femme très âgée lit un vieux volume des Jalna (ce n'est pas un palindrome), il pose la pointe du stylo quatre couleurs sur la tête maintenant éméchée de Bernard (au bord du cratère), et le pousse d'une légère pichenette qui, le faisant vaciller, le condamne à ne plus fulminer.

Alors, le scripteur repose le stylo et inspire profondément, fermement décidé à se reposer au gré d'un vent léger, où flottent les senteurs vives des lilas blancs.

mercredi, 03 novembre 2010

W.M. 12 : R.B. pas par R.B.

Le Jour ni l'Heure : maison de Roland Barthes (1915-1980) à Urt, Pyrénées-Atlantiques, Aquitaine, jeudi 3 juillet 2008, 19:06:32

Certain grand écrivain d'Urt

Prononçait "yaourt" ya-urt.

"C'est juste pour la rime,

Et non point pour la frime."

(Pourtant, Kurt Weill n'était pas Kurt.)

 

Urt (64) tombe de Roland Barthes

 

dimanche, 17 octobre 2010

Ler dla canpane

Non, vous ne m'aurez pas. Pas à ce jeu. Pas à chercher la petite bête : tu as cru pendant deux ans, stupidement, parce que tu n'avais pas réfléchi deux secondes, que dans le titre Mine Boy, le premier mot était un pronom possessif, archaïsme argotique pour my -- avant de comprendre, à peine le livre acheté à Oxford, la couverture orangée devant les yeux, qu'il s'agissait d'un roman prolétarien sur le monde de la mine, une sorte de Germinal africain (aussitôt les poncifs, tout aussi irréfléchis, pleuvent).

En page 27, c'est la Tordue...

La folle tordue ? Where have you stored shoved your gaydar ? ça ne m'amuse plus, tu penses...

Bref, vous ne m'aurez pas. Bref, tu auras écrit 128 fois "Bref" pour n'en plus finir, t'appesantir dans plus de deux mille billets, en cinq ans chrono c'est un long lustre, et allonger le pas, toujours, quand la ville s'endort. Vous ne m'aurez pas, et vous me verrez me tutoyer moi-même, ondoyer dans l'air en cendres, c'est le comble de la rustauderie, de la rusticité : a rustic => un péquenot ? un plouc ? un jacques ? (383, palindrome, tout ça juste pour "the rustics", et encore je n'ai pas regardé l'OED -- non, mais).

Ce qui donne, et le bon air vous va bien, que le Ciel vous bénisse et vous fasse le noeud le nez comme j'ai le trombone à coulisse la cuisse :

The next moment, in the plain dress of rough brownish cloth, which he always wore except upon state occasions, he followed the fool to the gate, where he found him talking through the wicket-grating to the rustics, who, having passed drawbridge and portcullises, of which neither the former had been raised nor the latter lowered for many years, now stood on the other side of the gate demanding admittance.

 

Tout de même, 383 ! On doit être bien, dans vos Eglogues. (Et dans tes étagères à mégot, hé, cafard ?!!?) Parlez-en à Martin Buber. Mehr Licht !

 

 

dimanche, 26 septembre 2010

Questions de temps

Villeperdue, bled paumé. Je ne dois pas être le premier à faire cette vanne, mais c'est si vrai. Cratyle en force !

 

"Vinaigre blanc" : un billet à écrire pour Blême mémoire (a mental note, then a written one).

 

Montres. Toutes mes montres sont en panne depuis plusieurs mois. En cours, maintenant que l'année universitaire a repris, ce peut être ennuyeux : je suis contraint de mendier l'heure auprès des étudiants, d'autant plus qu'aucun n'ose m'interrompre (avant-hier, j'ai débordé de dix minutes, et, comme la salle était libre après, ce n'est pas même un collègue furibard ou narquois qui risquait de m'éjecter). Il y a quinze jours, chez un bijoutier, il m'a été confirmé que la pile de la montre Courrier international ne pouvait être remplacée. La montre en métal miroitant Rip Curl (cadeau de mon beau-père, circa 2004) a le bracelet cassé et non réparable ; aucune pertinence à changer la pile de celle-là. La belle montre (seule belle des quatre, d'ailleurs) Certus bleu marine que C. m'a offerte en 1996 "bouffe des piles" : un seul horloger de Tours est habilité à l'ouvrir, et me facture 20 euros à chaque remplacement, d'où l'idée que ça me coûterait moins cher d'en acheter une nouvelle. C'est à un tel achat que j'avais fini par me résoudre, avant de trouver, ce matin, dans le confiturier qui sert de garde-livres et de table de chevet à C., une autre montre Rip Curl, en plastique noir renforcé, autre cadeau de mon beau-père (juste avant sa mort). Peut-être pourrai-je, dans la galerie marchande de la Petite Arche, faire changer la pile pour 6 euros (ou guère plus) ?

(Pour ce faire, et pour voir s'il reste de cet excellent Cahors "La Gaule" Vieilles vignes 2005 acheté un peu au pif hier, je dois retourner demain à la Petite Arche.)

 

samedi, 05 juin 2010

Coupures

Il ne fait aucun doute que j'aurai un peu essayé, de temps à autre, ces dernières années, de sortir ces carnets de leur torpeur, voire de les ressusciter.

Rien n'y a fait : plus que le temps, le désir m'a fait défaut.

 

Demain, ce sera le 5ème anniversaire d'un "débarquement" en fanfare.

Et cela fait-il deux ans, ou même plus, que ce site est laissé à l'abandon, en déshérence ? Le "coup de l'Australie" était assez finement joué, mais je n'étais tout simplement pas de taille. Cela dit, le canular a en partie porté ses fruits. Depuis, je suis allé vraiment en Australie - mais j'ai été plus accablé de travail que jamais.

Est-ce que cette tentative-ci sera plus fertile, moins douteuse ? Le moment n'est peut-être pas très bien choisi, puisque dans un mois je m'apprêterai à passer plusieurs semaines sans connexion. (Réponses possibles à cette objection : un mois, c'est déjà beaucoup ; il y a eu des périodes sans connexion mais très fertiles pour l'écriture ; il suffit de se sortir la tête de l'eau ; etc.)

 

Plus assez envie d'écrire. Il y a tant.

 

De la coupe.

Hure.

(Dans le silence) mure / mûri.

 

mardi, 13 janvier 2009

Nouveaux horizons

Celui-là sera peut-être plus dynamique en 2009, mais celui-ci n'a pas dit son dernier mot.

 

Meilleurs voeux !

 

G.C.

 

lundi, 25 février 2008

Pas du tout indigeste

Nicolas Sarkozy, l'idole de Juan Asensio, dégringole dans les sondages d'opinion.

Comme un malheur n'arrive jamais seul, le malheureux Stalker, qui s'imagine sans doute que ses accumulations d'adjectifs comminatoires et caniveliers ne suffisent pas à lasser ses (rares) lecteurs, a décidé de publier tous ses billets sans jamais aller à la ligne.

-------------------

Edit de 15 h 05 : les paragraphes sont revenus comme par enchantement. Curieusement, c'est toujours aussi pesant. Trop fort, ce Stalker !

dimanche, 16 décembre 2007

1880 - Paulinaaaggle

The Gates of Paradise est un site consacré à la poésie visuelle. Il y a là de quoi s'égarer des heures durant, en planchant sur la Toile. (I know I have.)

À titre d'exemples, je vous recommande le projet Gaaagle (a gag, en anglais, est un baîllon) et les poèmes visuels de Komninos Zervos.

thalia's carnage

 

Illustration : thalia est, tout comme Komninos Zervos, australienne d'origine grecque ; elle compose des poèmes visuels à partir des signes sténographiques conventionnels (shorthand alphabet).

 

dimanche, 25 novembre 2007

Dans le leurre de Seuilly

Comme il est encore question sur le site de F (comme il aime à signer de sa seule initiale, je poursuis la tradition), de l'abbaye de Seuilly (avec des photos stupéfiantes), je poursuis le dialogue en rappelant ici un billet de mai dernier, et en publiant des photographies inédites.

Abbaye de Seuilly, les communs En communsStatue de Rabelais (par M. Audouard)Paysage gothiqueLe Procès de Panurge à Paris (Jules Arsène Garnier)

jeudi, 18 octobre 2007

Helvète erinnern

             Il s'en passe de belles à la une de La Tribune de Genève...

(My sister loves practical jokes, doesn't she ? La blogosphère, c'est de la balle, comme dirait Zvezdo.)

-------------------------

Pendant ce temps, Tinou, qui n'a plus accès à ses anciens carnétoiles, se promène ici.

vendredi, 05 octobre 2007

Clic !

"Et fascinant, en même temps, qu’on puisse supprimer tout ou partie de nos sites d’un seul petit clic… Tentation toujours présente, et repos tout le monde."

© François Bon ,  4 octobre 2007

mercredi, 03 octobre 2007

Zabrachezumeuneur

Pour comprendre, remonter le fil.

Relais passé à qui le veut, de mes lecteurs. (Il faut ajouter une lettre au mot trouvé ici en titre.)

-------- Edit de 15 h 45 : après hésitation entre R et M, Tinou a déjà proposé une suite : Zambrachezumeuneur.  --------

 

 

(Remarquez, ça rappelle ça, aussi.)

 

samedi, 29 septembre 2007

Hapax

Sur la trentaine de billets publiés au cours de la dernière quinzaine, un seul n'a reçu aucun commentaire.

Je me demande bien pourquoi.

mardi, 25 septembre 2007

"Planté une fleur / Comme un girasol"

Samedi dernier, près de Beaumont-la-Ronce (ou de Bueil), nous avons vu, au bord de la route, des champs de tournesols. Jamais vu d'aussi moches tournesols, comme cramés par le soleil : pourtant, comme il n'y a pas eu beaucoup de soleil cette année, on en vient à penser que s'ils ont l'air cuits, c'est, a contrario, qu'ils se sont gorgés d'eau.

François Bon a dû voir les mêmes, peu ou prou, qu'il a photographiés.

lundi, 16 avril 2007

24 yeas & no eyes

Chloé ayant eu la très mauvaise idée de me refiler un de ces questionnaires comme il en circule tant sur la Toile, je m'y colle, pour lui complaire : 

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :

Il s’agit de Travels through France and Italy de Smollett, et, sans vouloir jouer les pédants, je tiens à préciser qu’il y a deux pages 18, l’une en chiffres romains (correspondant à l’introduction de Thomas Seccombe) et l’autre en chiffres arabes, avec le texte des lettres.

election, a satirist of no mean order. It gives us some (p. xviii)

Boulogne. It appears to be situated in such a manner (p. 18)

 

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?

Je dirais onze heures vingt-cinq.

 

3) Vérifiez :

23 h 27


4) Que portez-vous ?

Peignoir, et rien d’autre.

 

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

Je rédigeais un billet pour mon autre carnétoile.

 

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?

Rien. Un très léger vrombissement, au loin, sur le boulevard.

 

7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?

Ce matin, pour raccompagner une invitée à la gare – ou hier après-midi pour visiter Azay-le-Rideau (où j’ai vu une étudiante, d’ailleurs, qui s’occupe du guichet où sont délivrés prospectus et jeux « La Piste de l’enfant roi »).

 

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?

Allez savoir.

 

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?

Il y a dix minutes, je crois.

 

10) Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?

Papier peint jaune clair et motifs enfantins hideux.

 

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

Une maison d’édition (et un petit château de rien du tout, vingt pièces à peine, dans les environs).

 

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?

Dieu seul me voit (ce soir).

 

13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?

Ma carte d’électeur de 2004, que j’avais égarée et viens de retrouver en faisant du rangement. (Non, je n’ai rien vu d’étrange.)

 

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?

Pfffftttt. (C’est une citation, hein.)

 

15) Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore :

Je suis capable de manger une vingtaine de madeleines en moins de dix minutes.

 

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?

Lirena.

 

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon?

J’ai un fils. Dans ce carnet, il s’appelle A.

 

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?

Oui.

 

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?

Il n’existe pas, alors il ferait mieux de se taire, celui-là.

 

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?

Deux cent cinquante ans de méfaits industriels.

 

21) Aimez-vous danser ?

Joker.

 

22) Georges Bush ?

Sans s.

 

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?

Dieu seul me voit. (Y a de l’écho ici.)

 

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?

Madame de Véhesse, Fuligineuse, l’Amateur et Astolphe (bien sûr, & quoiqu'il n'ait pas de blog).

jeudi, 12 avril 2007

Noyer le poisson

Une journée sans trouver le temps de récupérer les courriers électroniques, et divers messages (à caractère professionnel principalement) se sont entassés, accumulés, exigeant des réponses précises et, le plus souvent, urgentes. Je viens donc d'écrire quatorze courriels en vingt-deux minutes, dont un, plutôt long, à Chloé, afin de lui expliquer comment faire des liens hypertexte dans le module de rédaction H&F. Il faut maintenant que je mette en forme trois corrigés de traduction, & m'envoie les copies à la plume noire (rouge, verte, bleue).

Sinon, on nage dans l'imbécillité : ce matin, j'ai appris, par la maîtresse d'école de mon fils, que les parents qui accompagnent la classe de grande section à la piscine n'ont plus le droit (par avis exprès de l'inspecteur (dont on ne sait quelle mouche l'a piqué (peur de la pédophilie ?))) d'entrer dans l'eau et d'y aider les enfants, lesquels, âgés de cinq ou six ans, ne sont guère rassurés a priori. Si cette mesure inepte est confirmée, tous les projets piscine des écoles maternelles (et peut-être même des petites classes d'écoles élémentaires) risquent fort de tomber à l'eau.

dimanche, 01 avril 2007

Avis important

Contrairement à ce que s'imagine Zvezdo (dont Madame de Véhesse s'évertue (ou s'obstine) à prononcer le pseudonyme Zvedo), Aurélie et Astolphe Chieuvrou ne sont pas deux de mes hétéronymes. La première est une ancienne étudiante ; j'ai rencontré le second, personnage tourangeau mythique s'il en est, il y a quelque dix jours, ce qui fut narré dans ces carnets.

Comme j'ai plusieurs blogs, je ne signe jamais, sur chacun, que de mon nom d'auteur : ici, dans Touraine sereine, je signe toujours de mon prénom, de mon nom complet ou de mes initiales. Si je me permets - ce qui reste rare - une facétie dans la signature d'un commentaire, je fais toujours figurer un lien vers TS.

 

(Très narcissiquement, il ne glissa, dans les multiples liens, qu'un seul envoi externe.)

jeudi, 29 mars 2007

Collectivisme façon Ceauşescu

J'évoquais hier la renaissance du carnétoile de Simon. Ce dernier, toutefois, s'est empressé, en une image belle mais plutôt morbide, de rappeler qu'il s'agissait de derniers soubresauts. Oranginal est donc bel et bien au point de bascule.

Comme un malheur n'arrive jamais seul, je reçois aujourd'hui une invitation pour "le 4ème apéro-blog tourangeau". Quand on sait que Guillaume Lapaque a épaulé Adrien Soissons qui avait tenu et tient encore des propos diffamatoires à mon égard, jusqu'à me pousser à ne plus participer au métablog, cette "invitation" (lancée au moyen d'un "outil" hideux et spammoforme) est assez savoureuse. D'ailleurs, presque tous les blogueurs enthousiastes du premier apéro-blog ont fini par déserter le méta-blog de M. Lapaque, et les apéros aussi, puisqu'il n'y est question que de ses préoccupations à lui, de son goût pour les blogs clones, des "spécificités juridiques du podcasting" e tutti quanti.

mercredi, 28 mars 2007

Oranginal, suite

Pour ceux et celles qui persistent à penser que Simon a bel et bien arrêté de tenir son carnet de toile, sachez qu'il a poursuivi, au contraire, mais que les 60 notes publiées en un mois de prétendu silence se trouvent entre la "dernière" note, Ce blog est fini, et la pénultième, Picarde. Ces notes sont brèves, incisives, témoignent comme toujours, comme avant, du coup d'oeil et de l'esprit incisif de ce captivant jeune homme. Pour les lire sans avoir à les dénicher, il suffit d'ouvrir la note Picarde et d'avancer dans le temps en utilisant les flèches de circulation en haut de page (note précédente / page d'accueil / note suivante).

J'ai quelques scrupules à dévoiler le pot-aux-roses, d'autant que Simon semble être entré dans une nouvelle phase de son existence, ce qui signifie aussi un nouveau rapport à l'écriture. Il ne répond pas, semble-t-il, aux commentaires, mais sera certainement heureux de voir que ses lecteurs de naguère reviennent le lire sans le propulser d'emblée dans un jadis factice.

Peut-être va-t-il désormais distiller ses nouveaux billets en d'autres recoins secrets de son site...?

dimanche, 25 mars 2007

10 propositions, dont 9 vraies (par Aurélie B.)

Vu qu' Astolphe ne semble aucunement pressé de livrer la solution de l'énigme, alors que cela nous empêche tous de dormir (n'est-ce pas ?), je livre à présent la réponse d'Aurélie au défi lancé il y a quelque temps.

Elle me fit parvenir ces 10 propositions il y a bientôt un mois, avec pour consigne de ne les mettre en ligne que fin mars. Il faut préciser aussi que les phrases (ou, au moins, la septième) s'adressent à moi, mais que tout le monde peut jouer. D'ailleurs je ne sais pas laquelle est mensongère...

1. Je suis née un jour d’élections présidentielles, à Bourges.

2. J’ai lu La Source Noire, de Patrick Van-Eersel, en décembre 2004.

3. J’ai peu de pages « Aurélie Barnabé » sur Google, mais j’en ai quand même.

4. J’ai eu 14,7/20 de moyenne au bac (L).

5. J’ai perdu ma dernière dent de lait sur le Ponte Vecchio, à Venise.

6. Je suis restée coincée dans les toilettes publiques sur le site du Péloponnèse, en Grèce.

7. Lorsque nous avons échangé nos premiers mots, vous m’avez humiliée.

8. J’ai vu le concert de Joan Baez, au printemps de Bourges, alors que j’étais au lycée.

9. J’avais six ans, quand j’ai pris mes premiers cours de solfège.

10. Mon frère est déjà passé à la télé.

mercredi, 21 mars 2007

10 propositions, dont 9 vraies (par Astolphe Chieuvrou)

Astolphe Chieuvrou a fini par relever le défi des dix propositions... Voici, chers lecteurs, ce qu'il soumet à votre sagacité. Une seule phrase est fausse.

1- Je possède la collection complète de Fluide Glacial, depuis le premier numéro, en 1976, jusqu'à ce jour.

2- J'ai vu en concert, au cours de la même soirée, Carlos, Marie-Paule Belle et Patrick Topaloff en 1979.

3- Je n'ai pas le permis de conduire, que je suis parvenu à rater lors de mon glorieux service militaire en 1988, pas plus, du reste, que ne l'ont mon père, ma mère, mon frère ni ma sœur.

4- J'ai fondé le Front Hurluberlu de Libération du Morier (FHLM), qui a revendiqué un attentat auprès de la mairie de Joué-lès-Tours en 1989.

5- J'ai descendu, assis à l'arrière d'une blanche automobile, une grande avenue déserte de Lisbonne en 1991, en saluant d'un geste auguste la foule massée de part et d'autre pour voir passer le pape Jean-Paul II.

6- J'ai lancé un appel sur les ondes en 1993 en faveur de la reconnaissance de la paternité tourangelle en matière de rillette face à l'inique usurpation mancelle.

7- J'ai effectué l'escalade en solitaire, par sa face septentrionale et par temps pluvieux, du grand terril de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais) en 1994.

8- J'ai été chaudement félicité, lors la soirée électorale du second tour des cantonales de 1998 à l'hôtel de ville de Tours, par un vieux militant socialiste qui tenait absolument à me consoler après ma « défaite plus qu'honorable face au candidat de la droite ».

9- J'ai contribué à la libération de la députée kurde Layla Zana des geôles turques en 2004.

10- Je n'ai jamais vu la Méditerranée mais suis régulièrement invité à Toulon par un couple d'amis expatriés en Provence.

jeudi, 15 mars 2007

"La blogosphère, c'est de la balle"

Un site dont je ne suis pas certain de comprendre la stratégie ni la fonction, Rapidactu.com, archive le double des notes de ce carnétoile. Dois-je m'en réjouir ou m'en courroucer, droit d'auteur oblige ?

Une recherche de l'expression "Sous Souchon" dans le célèbre métamoteur binoclard renvoie, avant toute référence à la chanson de Vincent Baguian, vers Touraine sereine. Baguian s'en réjouirait-il ou s'en courroucerait-il ?

samedi, 03 mars 2007

Frasques de fresque

Je ne sais plus à quand remonte le brouillon de billet ci-après, car il est en carafe depuis des semaines. Un mois et demi, peut-être ? Je comptais donner, à ce quatrain, quelques frères, mais il est préférable de poser d'ores et déjà les jalons. De plus, c'est l'occasion rêvée d'annoncer (avec une semaine de retard) la parution d'un ouvrage en collaboration avec Tinou, qui a très bien fait le service de presse sur son blog ! Merci à elle d'avoir accordé sa confiance à mes mirlitoneries.

 

Vous souriez, mais ce n'est rien.

Vos lèvres déjà vous échappent ;

Le sourcil baissé patricien

Ploie sur la peau comme une chape.

 

dimanche, 24 décembre 2006

Ceux qui pieusement...

L'excellent Chandelin a publié hier un billet intitulé Une terre perdue, auquel je souscris entièrement. Mon incurie informatique aidant (ou plus exactement: obstant), je suis, pour ma part, tributaire des petites publicités et fenêtres bondissantes dont mon hébergeur fait ses choux gras*, mais, à cette impureté près (!), je ne saurais, mieux que Chandelin, dire l'aversion et l'effroi que m'inspirent les vaseux communicants de la blogosphère.

 

* Détournement éhonté d'expression idiomatique.

samedi, 23 décembre 2006

Marcel Fajoux reprend du galon

Sans la vigilance de Simon, je ne me serais peut-être jamais aperçu d'un commentaire laissé par un visiteur anonyme en réponse à l'un de mes billets : en effet, le surnommé Oo, petit-fils putatif de l'énigmatique Marcel Fajoux, a laissé un commentaire sur le méta-blog, et non sur Touraine sereine, où est pourtant publié le billet avec la photographie de la plaque commémorative en question.

Accessoirement, ce qui me semble ennuyeux, avec l'archivage sur le métablog, c'est que les internautes qui font une recherche via Google ne se retrouvent plus directement sur le blog de l'auteur (dans ce cas précis : moi), mais sur Touraine Blogs.

Pour répondre à Oo, disons que je n'ai pas eu plus d'information depuis. Il est à remarquer que, d'après Oo lui-même, Marcel Fajoux ne semble pas avoir eu d'autre mérite distinctif que l'art d'être grand-père...

dimanche, 26 novembre 2006

Hubert Grooteclaes

Une manière particulièrement frappante d'entrer dans le site que l'excellent Jacques Layani consacre au photographe Hubert Grooteclaes est ce beau portrait de Jacques Dufilho.

samedi, 04 novembre 2006

Portrait de VS

Je crains si fort de laisser croire à ma mégalomanie narcissique que je diffère sans cesse de mettre en ligne de nouveaux et juteux autoportraits, et que j'attendrai qu'on me les réclame à cors et à cris, avec force trépignements et en menaçant de faire tomber les murailles de fer de ce Jéricho-ci (comme, à minuit, les grilles des FNAC lors de la parution d'un quelconque Harry Potter et le secret de la Jarretière enflammée), ne vous laissant, comme magnanime (et superbe) compensation, qu'admirer ce portrait de Madame de Véhesse capturée par nul autre que Renaud Camus himself (et cela sans cesser d'écouter la Sonate en ré majeur de Baldassare Galuppi dans l'interprétation du jeune harpiste français Emmanuel Ceysson, pièce oubliée et assez vaine, il faut bien le dire).

samedi, 14 octobre 2006

Tu vas encore te faire des amis...

Hier soir, avant d'aller écouter, toutes oreilles dehors, Pulcinella et le trio de Bojan Z., j'avais passé deux heures en compagnie d'autres auteurs de carnétoiles, au bar à vins Mille & Un Verres, place Gaston-Pailhou. Eh bien ! je trouve que la sauce ne prend pas, comme on dit familièrement.

De mon point de vue, en tout cas, le malentendu est évident : la plupart des "blogueurs" (ou bloggueurs) qui se rendent à ces séances au demeurant tout à fait amicales n'ont pas du tout la même conception que moi, tant pour l'écriture proprement dite qu'en ce qui concerne les enjeux du blogging. Cela ne semble pas gêner la plupart d'entre eux que l'on puisse envisager le blog comme un outil (ou instrument) de communication. Pour moi, le carnétoile (que ce soit celui-ci ou les autres) n'est pas un outil, et je n'ai aucun désir de communiquer. Je déteste la façade clinquante des médias superficiels et je vomis les communicants de tout poil.

Espace d'expression, lieu d'expérimentation (au risque du ratage et au mépris des conventions), le carnétoile doit se tenir à l'écart des conformismes et privilégier tout ce qui se distingue de la soupe commune que nous servent médias traditionnels et "artistes" officiels. Or, l'immense majorité des blogs, évidemment, est d'un conformisme affligeant : pauvreté de la langue, indigence de l'expression, vacuité totale du "contenu" (si tant est même qu'il y en ait un). Il faut dire aussi que, exception (majeure) faite de Simon et de Jean-Louis Gendrot, il n'y avait pas vraiment de blogueur que je lise régulièrement (comme Tinou ou Chandelin). (Il y a aussi, entre autres, Paul, l'auteur de de drums abstract, mais lui n'est pas d'ici : voir Saint-Brieuc (et on ne peut pas laisser de commentaires alors que chaque texte est fort d'une vibration si étonnante!)).

Dommage... Dommage aussi d'avoir choisi un bar aussi mal foutu, aussi étroit et de mauvais goût que ce Mille et Un Verres : je ne vois pas le moindre intérêt à se serrer dans un placard mal aménagé, quand il y a tant de belles brasseries à Tours. Le Chinon était bon, c'est déjà ça, et ne m'a pas laissé de goût amer comme le reste de la soirée. (Bémol : La discussion avec Adeline, Mélanie et Simon était quand même très sympathique, et confirme mon idée qu'il vaut mieux se rencontrer en petits groupes, par affinités individuelles.)

dimanche, 08 octobre 2006

Démocratie selon le MJS

Ayant laissé, ce matin, un commentaire critique mais très correct sur le blog de [jeune militant socialiste qui ne veut plus qu'on écrive son nom -- nom supprimé ce 2 mars 2011], j'ai eu la surprise de voir ce soir qu'il avait été supprimé. J'y disais en substance que, si tout le programme du P.S. consistait à invectiver Sarkozy, on n'irait pas bien loin, et qu'un montage vidéo ne constituait pas un programme de gouvernement. J'ajoutais que, dans mon souvenir, un certain Daniel Vaillant avait tenu un discours répressif pas si éloigné de celui du petit Nicolas. Voilà tout mon crime.

À ce que je comprends, il suffit, à l'aune du M.J.S., de dire du mal de l'U.M.P. pour avoir des idées politiques, et il suffit de soulever des points de débat pour être illico hérétique...

 

P.S. (ah! ah!) : J'ai écrit un nouveau commentaire ce soir. Voyons s'il s'évanouit...

mardi, 03 octobre 2006

Vertes fenêtres...

Vertes fenêtres désuètes,

Quand le soleil brûle, attiseur,

Vous offrez vos grâces --- muettes

Que surprend un climatiseur.

De la guérite...

Nouveau quatrain barcelonais.

De la guérite que surplombe

À force de planches la toile,

On guetterait pendant des plombes

Au loin, médusée, une voile.

lundi, 18 septembre 2006

Quelques quatrains barcelonais...

... sur des images de Tinou ...

 

Rongé par la folie qui songe

À la façade tel Argus,

L'esprit se débride la longe

En Barcelone aux vifs aigus.

 

****

 

Ne se croirait-on au théâtre

Où irait arlequinement

Se découvrir, le teint albâtre,

Un Don Quichotte de roman ?

 

***

 

Aubergiste, approche la lampe

Que je puisse m'émerveiller,

Sous les barreaux de cette rampe,

Du bleu globuleux écaillé.

 

**

 

Gaudi reconnaissable entre mille

Comme l'illustre Gaudissart

De Honoré et non d'Emile

(Où manque une rime en -issart...)

 

*

 

Qu'aux panneaux vides alignés

Comme la grille d'un poème

L'horizon vous ait assignés,

Vous, mes yeux, voilà ce que j'aime.

 

 

... un jour, j'irai à Barcelone. (Partie remise depuis 2000.)

samedi, 02 septembre 2006

Tbilissi-les-Moulineaux, cinq minutes d'arrêt

Ne s'invente pas. 1225 notes et 2775 commentaires à ce jour. Belle symétrie, si près de l'an 2000 après tout.......................

............................Dans les autres carnets, prévu la publication d'un sextuor d'ici à minuit, ce qui me dispense d'écrire et libère ma soirée pour (entre autres) Géorgie-France. (C'est bien ça ?)

 

P.S. de 19 h 35 : Je m'aperçois à l'instant que le coup d'envoi était donné, non à neuf heures, mais à... six heures. Il reste un quart d'heure à jouer. Même quand je veux être beauf, je rate mon coup. (Enfin, j'espère...)

lundi, 28 août 2006

Dire qu'il y a une semaine je me demandais sérieusement si j'avais encore le goût des carnétoiles...

Hier, je vous signalais l'existence du nouveau blog (photographique) de Tinou. J'en remets une couche en vous signalant que la manière la plus séduisante, à mon avis, de découvrir l'ensemble de ces images est de passer par le module des archives mensuelles, sinon guette la pléthore.

Par ailleurs, j'ai laissé, sur deux de ses très belles images de Sousse, deux commentaires qui pourraient constituer deux fragments de mon autobiographie africaine : I et II.

Sinon, il faudrait que je toilette la rubrique (ci-contre à droite) des blogs amis, et y ajoute, enfin, celui de Baptiste Coulmont, déjà remarqué dans ces pages, et où je m'excite un tantinet ce jour d'hui.

dimanche, 27 août 2006

Luzé & Livy

En cet été marqué par la désertion, Tinou, elle, n'a pas chômé. Elle a notamment créé un nouveau (énième (on ne compte plus)) site, cette fois-ci consacré exclusivement à des versions grand format de ses photographies.

Sinon, elle nous fait découvrir l'abbaye de Bois-Aubry et le petit village de Luzé, près de Richelieu.

 

******

Moins gai : pendant cet été au cours duquel mon accès à Internet a été très limité, Livy a cessé la publication de son blog. C'est avec une grande tristesse que j'ai découvert cela, même si je savais que, harcelée, dubitative, elle y songeait depuis quelque temps. Un grand bol de fraîcheur humaine et d'intelligence disparaît de la Toile.

vendredi, 30 juin 2006

Jeu des rues

M'inspirant d'une liste et d'un jeu proposé par Philippe[s], j'ai dressé ci-après la liste des rues où j'ai vécu, à l'exception de l'actuelle :

Rue Jean-Jacques Rousseau

Route de Heugas

Rue Frédéric-Sévène

[Chemin Bontemps]

Rue d'Ulm

Banbury Road

Rue du 51ème Régiment d'Infanterie

Rue Jean-Baptiste Baillière

 

Je demande à mes lecteurs de retrouver les villes correspondant à chacune de ces rues, mais je demande aussi, s'ils le désirent, à VS, Tinou, Jacques et Fuligineuse (quand elle sera rentrée de vacances) de jouer, eux aussi, le jeu.

jeudi, 29 juin 2006

Termes obligés

Me lassant de voir  - au cours de mes recherches sur Google -  apparaître souvent des dizaines de pages de résultats, j'ai décidé de réhabiliter des expressions sous-estimées sur la grande Toile mondiale en invitant certains de mes lecteurs eux-mêmes blogueurs à les employer dans un de leurs billets.

Ce sont les expressions figurées à toute banane et être rasé avec une biscotte (qui signifie "avoir une barbe de trois jours") que je compte, dans un premier temps, voir apparaître. Aussi aimerais-je que VS, Livy, Dominique, Richard et Joye relèvent le défi et emploient ces deux expressions dans l'un de leurs billets, voire encouragent d'autres parmi leurs lecteurs à en faire autant.

Voilà...!

dimanche, 25 juin 2006

Footogo

C'était ici.

À paraître

Tous les soirs, de dimanche à jeudi (à minuit moins cinq précisément et au rythme d'un par jour) seront publiés cinq limericks ligériens... et même ridéliens.

lundi, 19 juin 2006

De nouveaux départs

Sans cesse il rêva de nouveaux départs, sous la lune grise.

Début février, je me suis amouraché de nouvelles grisailles, qui, du moins, contentaient à la fois ma cyanophobie et mon amour des azulejos. Puis ces fureurs connurent un coup d'arrêt, comme si la Sibylle de Cumes était arrachée aux vapeurs de son rocher.

 

Sans cesse il rêva de reprendre la route bordée de vert, avec ses pacages ligériens.

À présent, toutefois, je suis aussi ici.

lundi, 03 avril 2006

Hasards, wikistes, zeugmes

Un collègue et ami m’a raconté qu’il était tombé incidemment sur mon carnétoile, et vraiment au prix d’un hasard assez étonnant. Cherchant des informations sur la prétérition, il a consulté l’article de la Wikipedia, qui, dans sa version française, renvoie en lien vers mes Prétéritions en chaîne. Si encore il s’était enquis d’épitrochasmes ou d’informations sur Renaud Lagorce, je n’eusse pas été surpris qu’il tombât sur ces pages, mais la prétérition est une figure suffisamment répandue pour que je m’étonne moi-même d’être pareillement mis à l’honneur par les « wikistes » (comme je crois qu’on dit).

 

Nous avons ensuite longuement discuté des zeugmes, et notamment des nombreux ceux qui émaillent le texte de Mason & Dixon.

samedi, 04 mars 2006

C'était un peu une autre vie

Hier soir, j'ai participé au premier apéro-blog tourangeau, organisé par Touraine Blogs. C'était très sympathique, et j'ai enfin pu avoir une vraie conversation avec l'admirable Simon. J'ai aussi revu Brigitte, mais n'ai pu, faute de proximité spatiale, échanger avec Tinou, ce que je regrette beaucoup. Je demeure un blogueur tourangeau, même si la Touraine ne figure guère dans le nouveau carnétoile, sous pseudonyme, qui me sert de refuge.

Marion est passée en coup de vent, vers neuf heures moins le quart, pour signaler à Simon que ses parents étaient très inquiets. Evidemment, quand on dit qu'on prend le train de 19 h 30 pour Montlouis, et qu'on reste à la brasserie L'Univers à des heures (presque) indues...

 

P.S. : À voir absolument : petite vidéo.

mardi, 28 février 2006

VS on TS : table-turning

Je reprends le clavier, très passagèrement, en ces lieux désertés par leur auteur, mais aucunement par les lecteurs (9115 visites en 27 jours), ce pour répondre à la sollicitation de Madame de Véhesse, qui, n'ayant pas elle-même de carnet, me demande l'hospitalité, que je lui accorde bien volontiers. il n'y a pas grand chose dans le frigo, mais enfin...

Blague à part, il s'agit, pour cette admirable camarade, de répondre au défi que lui a lancé Philippe[s]... Je copie-colle ci-après le message d'Emorentienne...

 

*****************************

 

À la demande de Philippe[s], voici donc la photo de la table qui n'est pas basse, mais haute, car mon grand-père qui l'a fabriquée avec le bois des ormes morts de la ferme n'avait qu'une idée vague des  proportions d'une table de salon.

 

medium_table.jpg

 

La photo est prise dimanche très tôt, elle est un peu sombre, désolée. Charlotte se préparait à attaquer la bandoulière de  l'appareil photo, j'ai fait vite.

Le Lucky Luke face cachée est Jesse James, le livre bleu, c'est Les carnets du major Thompson.

Je passe le relais à Zvezdo, Jules et Raindrops.

Signé : VS.

lundi, 30 janvier 2006

Os à ronger

De nombreux malheurs s'abattent sur moi : je n'ai pas le Robert culturel sous la main, et je brûlais d'écrire un billet sur l'adjectif osanore, découvert hier grâce à Livy.

L'épuisant désir de ces choses...

samedi, 28 janvier 2006

Mon inculture une fois encore prise en faute

J'avais trouvé si beau le pseudonyme Lidoire Martin, qu'arbore sobrement l'auteur du carnétoile Atours de Tours, que je n'avais pas pensé à en vérifier les possibles significations. Eh bien ! Saint Lidoire fut évêque dans ces parages dans les mêmes eaux que le plus célèbre saint Martin.

Lidoire est un prénom exceptionnel, d'autant que s'y entendent la Loire, le doigt de Dieu, le lit si cher à mon coeur (va te coucher, Guillaume).

jeudi, 26 janvier 2006

Hommage à Richard (Au vent la lettre II)

Namibie...

Algie...

Corolle infinie ?

Encore la Namibie.

 

La nostalgie du balanin.

 

Tragique coup de tonnerre...

... dans la blogosphère : le Vrai Parisien, styliste fin et humoriste implacable, annonce l'arrêt de son carnet. Je vous invite à le découvrir, si ce n'est déjà fait, et, dans tous les cas, à déposer vos hommages parmi les commentaires.

jeudi, 19 janvier 2006

Atours de Tours : Le Monstre de Xavier Veilhan

Il est question du doigt du Monstre, cette statue controversée, que je n'aime pas du tout (je m'en étais expliqué ici et ), dans un carnétoile abandonné, Atours de Tours, que je découvre aujourd'hui seulement grâce à notre métablog.

Vous êtes donc sommé(s) d'aller jeter vos regards de navigateurs éperdus, éplorés et pleurards à ce joli site, afin de convaincre son auteur de reprendre le clavier...

 

mardi, 17 janvier 2006

Au vent la lettre

Les images, les cieux, les coudées, les frimas, les brisées, les territoires, les sagesses, les blessures, les terrasses de couleur, tout cela est si beau.

samedi, 14 janvier 2006

Audité

Me lassant des statistiques de H&F, qui, pour être informatives, ne me donnent aucun renseignement sur les recherches qui conduisent – assez aléatoirement – les visiteurs imprévus dans les sentiers de mon carnet de toile, je me suis inscrit auprès d’une autre institution statistique, qui “audite” mon site depuis avant-hier, et confirme à peu près le nombre de visiteurs, qui se stabilise en ce moment autour de 450 visites quotidiennes pour 200 à 250 « visiteurs uniques ».

L’une des nombreuses rubriques rapidement parcourues (et après, je sais que, comme pour le fade joujou des statistiques maison, je m’en serai lassé et ne les consulterai qu’épisodiquement) m’indique que, après la France (88%) et les Etats-Unis (6%), les deux pays d’origine (ou plutôt : de connexion) de mes lecteurs sont la Suède et la Suisse. Si j’avais su… Je vois assez qui sont les Helvètes, mais je suis très surpris par ce 1,6% suédois, qui ne saurait être seulement lié à de récents pinaillages sur l’adjectif norvégien apposé, ès les pages du Robert culturel, au très suédois Strindberg.

Quiconque voudra éclairer ma lanterne, en particulier d’une profonde et hivernale nuit scandinave, est le bienvenu.

jeudi, 12 janvier 2006

Note n° 1001 : Une photographie d'Antoine Tue-tête

medium_enfants1.jpg
Enfants I
Droits réservés Antoine (Tue-tête)
....................................
Je regette de ne pouvoir publier cette photographie dans un plus ample format (je n'ai toujours pas trouvé le moyen, H&F réduisant toujours les photographies que j'insère), mais je tiens à remercier Antoine pour son présent si touchant et si désintéressé. Cette photographie est superbe, de même que la célébration improbable de Dame Fuligineuse et le texte si pur de Philippe S. (qui n'est pas Philippe[s]).
......................
Joye m'a envoyé aussi un poème d'Emile Verhaeren, que je publierai, à titre de bonus, comme la Note n° 1010. Soyez tous remerciés de votre chaleur, et à très bientôt pour la note n° 2000...

mercredi, 11 janvier 2006

Note n° 1000 : Une blanche pierre de Philippe S.

La millième pour une relecture de la mythologie.
Non, ce n'est pas dangeureusement ni avec la sensation de froid dans le dos que nous atteignons le rivage de la 1000ième note publiée.
Au visage carnétoilé qui n'en finit pas de se mirer va s'ajouter la voix merveilleuse, voidulée en gestation (voidulable me semble encore moins joli).
Il manqua les concepts de lucidité et de sens de l'autodérision à Narcisse.
Il est tout à la fois Eurydice et Orphée.
Il en irait de la millième blanche pierre comme de la centaine d'amour.
Coup de dé magistral de Cingal, maître et possesseur du dédale du carnétoile.

Note n° 999 : Une célébration improbable de Fuligineuse

Le 11 janvier 1732 est né à Helsinki Pehr Forsskål, explorateur, orientaliste et naturaliste suédois*. Il a notamment été l’élève de Linné. Il est mort au Yémen lors d’une expédition, à l’âge de 31 ans.

 

––––

* J’ai bien dit suédois. La famille suédoise de Forsskål s’était transportée en Finlande où le père était pasteur.

 

mardi, 10 janvier 2006

Deux nouveaux carnets de toile dans les liens

En essayant de reprendre un peu le fil de mes élucubrations, je me suis aperçu que, du moins par son titre, ce carnétoile était censé parler de la Touraine. Il m'est arrivé, bien souvent, depuis sa création, de dériver, de méandrer, de vagabonder, d'aller brouter l'herbe en de toujours plus verts prés, de l'autre côté du grillage, mais enfin, le système des catégories est bien pratique... n'est-ce pas ?

Dans une tentative de me remettre d'accord avec le titre du site, je me suis aperçu que je n'avais toujours pas fait de lien vers le blog si chaleureux, bien écrit et richement illustré d'images de la région, de Tinou. Je crois que je voulais le faire au moment où je me débattais avec l'élargissement des colonnes et la suppression de la colonne de gauche. Bilan des comptes, j'ai différé et oublié. L'erreur est réparée : précipitez-vous chez Tinou...!

Il y a aussi le blog Nouveaux cinéphiles, que je n'ai pas eu encore le temps d'explorer assez en détail, mais qui dont l'auteure est tourangelle.

dimanche, 08 janvier 2006

UMP, deuxième fin

Je vous informe, chers lecteurs, du courrier électronique que m'a envoyé Christophe Michel pour justifier sa censure de mes messages. Le premier incriminé était un développement de quinze lignes sur l'histoire coloniale. Je n'en ai pas, malheureusement, gardé de trace.

C'est ce commentaire que C.M., qui consacre des notes à la sortie prochaine des Bronzés 3, qualifie de "sans intérêt". Cela nous donne une idée du cortex moyen des jeunes responsables de l'UMP..., et tant de leur niveau intellectuel que de leur conscience politique sur des sujets importants !

 

Je cite donc, sans ajouter de [sic] à chaque faute car ça doublerait la longueur du texte cité :

 

[Texte du courrier électronique retiré. Voir échange de commentaires ci-dessous, et celui-ci en particulier.]

samedi, 07 janvier 2006

UMP, fin

Vous pouvez découvrir ci-après le récent commentaire censuré par le jeune requin de l'UMP. Pour que vous compreniez le début de mon commentaire, sachez qu'il s'accrochait à une note dans laquelle le C.M. en question se vantait d'avoir eu 4242 visiteurs en 2005.

 Après, j'arrête : pas de temps à perdre avec des petits dictateurs en puissance. C'est bien : les blogs des jeunes de l'UMP nous rappellent pour qui il ne faudra pas voter.

 

Ce n'est pas beaucoup, mais, comme je viens de constater par moi-même que vous chassiez d'ici, en supprimant leurs commentaires, les internautes qui avaient le malheur de formuler des hypothèses contraires aux vôtres, je suis moins étonné.

Sachez, Monsieur, que le parti dont vous êtes militant promeut, au moins en théorie, la démocratie participative. Vous êtes plutôt du style autocrate, j'en ai peur.

J'ajoute que M. Romero, lui, est un homme politique d'une droiture et d'une modestie sur lesquelles vous pourriez prendre exemple. Son blog est un modèle. Il a des idées, est ouvert au dialogue, et ne combat pas dans l'arène politique par simple ambition personnelle.

Que vous ayez les dents longues, c'est une chose. Mais il va falloir certainement que vous commenciez à réfléchir un peu au lieu de copier-coller des dépêches d'agences, et que vous appreniez que la démocratie politique repose sur le débat. Être un jeune requin suffisant ne suffit pas.

UMP, toujours

C'est étrange. Je laisse, sur le blog d'un jeune militant de l'UMP *  qui a visiblement les dents longues et les neurones raréfiés, un commentaire sarcastique mais poli, qui donne lieu à un échange, qui, pour vif, reste de l'ordre du débat d'idées.

Une poignée d'heures après, les commentaires ont disparu. Ah, la démocratie participative selon l'UMP...

 

* Il se décrit comme suit : "un jeune membre de l'UMP et auteur". Il devrait ajouter "auteur de trois fautes de français par phrase de cinq mots".

Sixth Annual Weblog Awards

Je viens de proposer des nominations pour les Sixth Annual Weblog Awards.  Il me semble important que les lecteurs et auteurs français proposent de nombreux sites dans une langue qui ne soit pas l'anglais ; les chances pour qu'un blog qui n'est pas écrit en anglais soit retenu sont plus que minces, mais cela permettrait de signaler au moins l'existence d'une blogosphère non anglophone.

Comme vous vous en doutez, je me suis, dans ma grande modestie, nominé moi-même, et même dans plusieurs catégories différentes. Mais j'ai aussi nominé certains de mes "blogopotes" (comme dit Simon). I'll keep the names secret, so as not to make anyone unduly jealous.

Je vous invite donc à prendre quelques minutes pour faire du lobbying la promotion de carnets de toile francophones. (Cela dit, j'ai nominé Livy, dont le blog est bilingue. Mince, j'avais dit que je ne révèlerais pas l'identité de mes favoris.)

Qui diantre est-elle...

Je viens d'ajouter à la liste des blogs amis, ou carnétoiles complices, Bloguette, qui met en ligne depuis quelques jours, également, une belle brochette d'autoportraits de blogueurs.

Qu'elle sache aussi, par ce biais, combien sa fréquentation récente de mon site l'enrichit.

 

[ Ajout du 7 janvier 2008 : Depuis lors, elle a dû fermer son blog, en a rouvert un, dont j'ai perdu la trace. ]

vendredi, 06 janvier 2006

Ceci, à Arbor, surtout s'adresse

(On dirait un titre de Marc Ducret)

 

Je viens d'écrire un ajout à une récente note cinématographique.

 

(Ce carnétoile se complique)

 

mercredi, 04 janvier 2006

Double coup double

Je cherche une citation précise de Hervé Guibert, dans L'Image fantôme, et je tombe sur celle-ci, plus belle encore :

Mon désir va vers les personnages qui entrent intrusément dans le cadre familial. ("Photo animée", p. 50)

 

Je le parcours. Le pré reverdit de son encre noire, encore. Il faudrait citer chaque phrase de ce livre. Voilà, enfin, celle que je promis de recopier dans ce carnet de toile :

Les photos que je trouve bonnes, moi, sont toujours les photos loupées, floues ou mal cadrées, prises par des enfants, et qui rejoignent ainsi, malgré elles, le code vicié d'une esthétique photographique décalée du réel. ("Inventaire du carton à photos", p. 40)

 

Voilà une citation, qui, outre réparer un oubli, devrait contribuer à un débat.

Deux sourcillements

Deux motifs d'étonnement aujourd'hui : l'inepte Driout qui réécrit un sonnet de Mallarmé, Salut, parce qu'il n'a pas compris (entre autres) l'image finale ; et Google, qui apparaît en braille. Ce doit être la journée mondiale des aveugles.

Pour Driout, c'est dommage : pour la première fois de sa petite existence de minable, il avait écrit un paragraphe entier qui était assez bien vu (celui qui commence par "Jean d'Ormesson est un anti-anti-sémite"). Bien sûr, le paragraphe en question est, comme d'ordinaire, truffé de fautes de français et de fautes de style, mais la verve satirique y est assez convenablement dosée. Tout cela pour retomber, aussitôt après, dans la mégalomanie prétentieuse de bac à sable... quelle pitié !

lundi, 02 janvier 2006

Bonnes résolutions

31 décembre. 10 h 45.

Comme nous avons composé hier soir, dans le salon, après avoir fini de regarder In the mood for love, une liste pour que C. n’oublie rien des différents objets, cadeaux, vêtements oubliés à Hagetmau et qu’elle est allé chercher aujourd’hui, je pourrais amorcer dès ce dernier jour de 2005 une liste – même pas traditionnelle, car c’est un rituel auquel je ne sacrifie guère, d’ordinaire – de bonnes résolutions, sinon pour ma vie (qui est perdue, je crois bien), du moins pour ce carnet de toile qui navigue gentiment – même avec les journées de reflux, de maigreur ou de vacance qu’il vient de connaître – vers ses sept mois d’existence. Je pense que cette note, comme la précédente écrite, ne sera publiée que dans deux jours, une fois de retour à Tours, ce qui ne rend pas si intempestive que cela la rédaction d’une telle liste.

................

Il fau(drai)t donc que :

1) je reprenne les chroniques de disques, car c’est un exercice salutaire, difficile ; d’autre part, quand je parle de musique, j’obtiens plus de retour par les commentaires que pour n’importe laquelle de mes autres rubriques (hormis, peut-être, les fameusement infâmes autoportraits)

2) je me relance dans la réflexion amorcée l’été dernier autour de la question Qu’est-ce qu’un beau vers ?

3) j’écrive de brefs textes sur les sites ligériens qui me tiennent à cœur

4) je recense, au moins une fois par semaine, un des livres qui m’ont influencé au cours de ces (cinq à dix à quinze) dernières années, en particulier dans la perspective d’un prosélytisme africaniste dont je me suis, à ce jour, gardé

5) la série des Célébrations improbables prenne un nouveau tournant, un tant soit peu plus infernal, et où s’abolisse le sens, même calendaire

lundi, 12 décembre 2005

Est-ce ce palmier-là ?

medium_berge_und_palmen_1914.jpg
Jawlensky. Berge und Palmen. 1914.
***

" De nouveau à la F.I.A.C., hier soir, avec Jean et Philippe. Beaucoup de choses m'avaient échappé dans la cohue de l'inauguration, et par exemple un paysage avec un palmier de Jawlensky, de 1914 semble-t-il, qui est certainement pour moi la merveille de la foire, l'objet de fantasme par excellence, comme l'Udalzowa de chez Gmurzynska, l'année dernière."
(Renaud Camus. Journal Romain (1985-1986). 11 décembre 1985)

Suite de l'énigme : Abel Tasman

Quel est le lien entre la note précédente, un improbable limerick, et Abel Tasman, le célèbre navigateur qui fut, notamment, le premier Européen à accoster en Nouvelle Zélande ?

 

Indice : c'est le même genre de lien qui unit la citation d'Avicenne et ma découverte d'Antoine Antoniol.

Autre indice : le point commun, au sein de chaque paire de notes, est le temps. (Vague, mais ça devrait aider.)

samedi, 10 décembre 2005

De l'abus des limericks

L'avantage conjoint des notes photographiques et des limericks, c'est que tous deux permettent une lecture rapide de la journée d'écriture, même en la découvrant le soir, ou le lendemain. Je songe donc à mes lecteurs fidèles qui, n'ayant pas encore déposé de commentaires, seront sans doute un peu largués ce soir. Vous pouvez même vous servir de cette note comme d'une sorte de mode d'emploi des notes récentes, en parallèle de la rubrique ainsi nommée dans la colonne de droite, et découvrir l'un de mes autoportraits, un ou deux limericks, une note qui abuse des liens, une énigme nippone, un poème inspiré par des couvertures de livres que je n'ai pas lus (mais Fuligineuse en sait long sur la question).

Le limerick fait l'objet d'une série ; cela est clair, sans doute.

Les photographies - et non exclusivement l'autoportraiture - font l'objet d'une série.

J'ai aussi envie d'écrire des textes qui auraient pour titre les noms des quartiers de Beauvais, où nous avons vécu six ans.

vendredi, 09 décembre 2005

Newport

A lire, de Livy, dont le carnétoile vous est à tout jamais chaudement recommandé, un très beau texte sur sa ville d'élection, Newport, publié dans le blog Chemins de poussière.

lundi, 05 décembre 2005

Rien dans le chou ?

Dans la série "on se la raconte, on est des tarés", je vous conseille le blog de la nouvelle Miss France, qui vaut son pesant de cacahuètes. (N'oubliez pas de lui en jeter si vous la rencontrez en vrai.)

lundi, 28 novembre 2005

Complaintes des visiteurs

Dimanche, quatre heures et demie.

Un nombre négligeable de visiteurs m'ont poussé à inverser l'ordre des rubriques dans la colonne de droite, car il était impératif, disaient-ils, d'accéder prioritairement aux nouvelles notes et commentaires les plus récents ; ma compagne se plaint à présent de devoir aller chercher le calendrier tout en bas de colonne, alors qu'elle utilise le mode de consultation par journée.

medium_sens_interdit_de_la_membrolle.jpg

Un simple tour au marché de l'Avent de La Membrolle sur Choisille a suffi à approfondir la crève qui se profilait : nez en démangeaison perpétuelle, trois mouchoirs en tissu de l'heure (jamais pu utiliser des mouchoirs en papier), yeux éternellement embués. Il faut dire aussi que, pour trouver les bâtiments de la colonie pénitentiaire de Mettray (où fut "accueilli" Genet adolescent), j'ai dû m'arrêter près de la place du dit village afin d'y consulter le plan fort complexe et détaillé. N'ayant pas remis mon manteau, j'ai peut-être aggravé mon cas en cette cruciale minute d'orientation topographique.

dimanche, 27 novembre 2005

Autres limericks ligériens

Allez donc, je vous en prie, faire un tour du côté de chez l'ami Simon, auteur déjà chevronné de limericks.

jeudi, 24 novembre 2005

Vins de Loire sur Google?

C'est volontiers que je relaie l'appel suivant, qui émane du pétillant Guillaume Lapaque, webmestre du site Vins de Loire.

**********

Appel à la solidarité des blogueurs : VinsdeLoire.com boudé par Google :-(


Créé il y a presque 4 mois, VinsdeLoire.com commence à trouver son rythme de croisière. Depuis la création de ce site, 14 915 visiteurs ont vu 172 511 pages. La fréquentation mensuelle a dépassé les 4 500 visiteurs au mois d'octobre et 50 lecteurs réguliers sont abonnés à la newsletter du site.

Globalement, VinsdeLoire.com est correctement référencé par la grande majorité des moteurs de recherche :

    * Il est référencé en deuxième position des résultats donnés par le moteur de recherche de Yahoo à la requête "vins de Loire",
    * Il est suggéré en troisième position des réponses proposées par MSN Search à la requête "vins de Loire",
    * Il est référencé parmi les 500 sources d'information du moteur de recherche Google News,
    * Il est deuxième des liens non sponsorisés suggérés par le moteur Alice Recherche à la requête "vins de Loire",
    * Il est deuxième des résultats fournis par le moteur Lycos à la requête "vins de Loire",
    * Il est proposé en deuxième position des réponses d'Altavista à la requête "vins de Loire",
    * Il est très correctement référencé sur le nouveau service de recherche de blogs de Google,
    * La parution des articles est signalée par le site blog-appetit qui apporte une audience non négligeable.


Mais hélas, malgré tous mes efforts, VinsdeLoire.com n'est pas référencé par Google dont le robot n'indexe rien d'autre que la page principale du site.

Lorsque l'on sait, comme l'indique une étude Médiamétrie citée par le spécialiste du référencement Abondance.com, que 64 % des recherches des internautes français passent par Google, cette situation a évidemment pour conséquence de limiter l'audience de VinsdeLoire.com...

J'ai tout essayé : écrire à Google, transférer le nom de domaine, étudier la situation avec Stéphane de Viabloga qui a fait preuve de beaucoup de patience et de disponibilité...

Mais à ce jour, rien n'a permis d'améliorer la situation.

Aussi, je me permets de faire appel aujourd'hui à la solidarité des blogueurs pour solliciter vos conseils, vous demander de relayer cet appel, et vous inviter à m'envoyer par mail vos suggestions pour parvenir à être référencé sur Google.

Et le jour où VinsdeLoire.com sera enfin référencé par Google, j'aurais plaisir à partager une caisse de vins de Loire avec celui où celle qui m'aura aidé à mieux comprendre les mystères du référencement !

mercredi, 23 novembre 2005

Commentaires

De trop nombreux auteurs de carnétoiles bloquent les commentaires trois jours après publication; souvent, c'est involontaire, car il s'agit là de la fonction par défaut sur H&F. Le plus ennuyeux, ce sont les sites qui, comme celui de Nino, ne sont pas renouvelés tous les trois jours - c'est le moins que l'on puisse dire. Comment laisser une trace ou lancer un débat, à moins d'écrire un courrier électronique privé à l'auteur, ce qui n'est pas le principe des blogs, si je ne m'abuse?

Un autre exemple serait le blog du pseudonyme Bertrand de Born, dont les textes n'ont pas grand chose à voir avec son célèbre inspirateur troubadour. (Le plus choquant est peut-être que le névropathe hard-rockeux soit en passe de supplanter le vrai poète dans les premières pages de réponse de Google.) Il y a quelque chose de totalitaire à refuser ainsi les commentaires ou le dialogue: pourquoi, dans ce cas, créer un carnet de toile plutôt qu'une page personnelle à l'ancienne?

Sans aller jusqu'à réclamer, que sais-je, des colonnes plus larges ou des bannières originales, comme certains obsédés que la morale réprouve, n'est-il possible de demander de nos petits camarades qu'ils jouent le jeu...? Une note "morte" au bout de trois jours, c'est regrettable.

**************

En écoute: "Les vases bleues" (Gérard Manset).

dimanche, 20 novembre 2005

A lire :

: un très beau poème de Materterlinck, fort bien illustré par les soins du Vrai Parisien.

vendredi, 18 novembre 2005

Guillaume Cingal, dans le rouge fade de l'exposition Buren

medium_guillaume_cingal_rouge_buren.jpg
......................................................
J'emprunte à ma mère son appareil photo (car j'avais oublié le mien à la maison), je tends le bras (comme j'avais toujours fait), et je me risque à de subtiles discordances, les lunettes neuves cerclant mes yeux, l'écharpe de laine en légère contre-plongée (sinon mon triple menton vous jaillissait aux tripes), le flash perceptible sur le mur d'un rouge uni, j'esquisse même un sourire (anticipais-je sur les objurgations de Jacques?) puis prends la plume (quelques jours plus tard, mais qu'importe?), car écrire (m')est (plus qu')imaginer.

Un débat sur l'art

Je voulais vous signaler une vigoureuse (mais d'idées) empoignade avec Marione, au sujet de l'exposition Buren. Mes deux longues réponses expliquent aussi mon silence sur ce blog-ci.

mercredi, 16 novembre 2005

“Semi-colons”, je sème à tout vent…

Je m’entretenais hier avec un collègue, spécialiste des littératures britanniques des dix-neuvième et vingtième siècles, au sujet de la rumeur, fausse mais assez fréquemment répandue, que le point-virgule est un signe de ponctuation rare en anglais. Je prenais pour exemples les poèmes de John Donne et les proses de Henry James – il est vrai assez peu représentatifs, les uns comme les autres, de l’anglais courant ou standard –, mais je suis certain que des œuvres plus « grand public » témoigneraient d’une pareille importance statistique des semi-colons.

 

Ce collègue m’a appris qu’Adorno avait écrit quelque part que l’abandon du point-virgule était l’un des premiers signes de la fin de la civilisation. J’espère qu’il retrouvera la référence précise.

Romanse, ça continue...

Je suis heureux de vous faire part de la publication, à l'instant même, du chapitre 1 de La Flemme de faire la vaisselle le soir après le dîner sur le site Romanse.

lundi, 14 novembre 2005

Romanse... c'est parti !

Touraine sereine est heureux de vous annoncer la parution du premier chapitre d'Avril déjà dérape. A l'issue de leur lecture du chapitre 1, les lecteurs sont invités à voter, par voie de commentaire, pour l'un des trois choix de chapitre 2 proposés.

dimanche, 13 novembre 2005

Comité ;

Touraine sereine s'associe à la création du Comité de Défense du Point-Virgule; soyez nombreux à réhabiliter, par une pratique sobre mais puissante, ce merveilleux signe de ponctuation.

jeudi, 10 novembre 2005

Le faux Tourangeau n'a pas lu Ravelstein

Russie éternelle, ou encore grimaces.

medium_1568951272-l.jpg

Âtre où folâtrent des pigeons,

medium_ravelstein.jpg

vide, éteint, sans embrasement.

medium_ravel20159.jpg

Est-ce cette planète, ou ce roi

medium_000001244760n.jpg

lucide, en sa danse de la pluie,

sereinement conquis?

medium_belrav.jpg

Terreur, apothéose!

medium_ravelstein.2.jpg

Est-ce, de sons, une overdose?

medium_ravelstein-lg.jpg

Il paraît que je ne suis rien,

medium_8804483253.jpg

non, au chaud sous les couvertures.

mercredi, 09 novembre 2005

Apprentis sorciers

Une discussion intéressante sur les mesures annoncées par le Premier Ministre mardi soir s'ébauche et bat son plein ici.

mercredi, 02 novembre 2005

Comité de défense du point-virgule

Mieux vaut tard, je relaie par cette note l’appel de Fuligineuse en vue de créer un Comité de défense du point-virgule, signe de ponctuation que j’aime beaucoup, de fait. Mais j’aimerais y associer un autre mal-aimé, très présent, à un degré presque maniériste, dans l’œuvre (par exemple) d’un Julien Gracq : le tiret.

Mais ne confondons pas tout, me direz-vous, à raison ; alors, que faire ? Créer deux comités jumelés ? N' y aura-t-il pas de l’hostilité de la part de certains points-virguleurs pour les tirets, ou de certains tiretophiles pour l’usage du semi-colon ?

Défi numérique, II

Voici les résultats du défi numérique...

(roulements de tambour)

(publicité avec jeunes filles dénudées)

(spot de la Fédération Française de Blogging)

 

Guillaume Cingal a échoué dans son pari, mais de très peu: son carnet de toile, Touraine sereine, a reçu 9991 visites au cours du mois d'octobre, soit neuf de moins que ce qu'il espérait encore au matin du 31 octobre.

dimanche, 30 octobre 2005

Milquetoast

Si je connaissais bel et bien le nom mollycoddle avant de lire Henry James, je ne connaissais pas milquetoast avant d'écrire la note publiée hier. C'en est un synonyme.
Un certain H.T. Webster a publié en 1931 un ouvrage intitulé The timid soul; a pictorial account of the life and times of Casper Milquetoast... D'après le site Answers.com, c'est ce personnage (de bande dessinée, apparemment) qui est à l'origine du nom commun.
Mais, bien évidemment, le plus frappant, c'est qu'il existe un journal intime en ligne ainsi intitulé.

A chaque jour suffit sa peine.

vendredi, 28 octobre 2005

Ligérienne

Je me demande pourquoi Simon et Marion, qui l'ont pourtant créée, ne publient jamais leurs notes "locales" dans la communauté Ligérienne...

mardi, 25 octobre 2005

En mille

Je tiens seulement à signaler que nous approchons, lentement mais sûrement, du millième commentaire. (Je sais, j'ai bien dû en écrire quelques centaines moi-même...)

lundi, 24 octobre 2005

Romanse

Je tenais seulement à informer mes fidèles lecteurs que les romans interactifs que je dois commencer à écrire d'ici peu ne sont pas encore commencés. Ils sont en gestation. En attendant de pouvoir lire le premier chapitre d'Avril déjà dérape, toutefois, il vous est possible de réfléchir au concept même de romanse.

Le Vrai Parisien m'envoie une partie de ses oeuvres complètes

Ce matin-là, le Vrai Parisien s'est senti pétri d'euphorie et nourri d'une profonde vénération à l'égard de l'écrivain qu'il admire par-dessus tout. Il s'est levé, et d'un pas fringant, a dirigé ses pas mélancoliques et sa face qu'illuminait un doux soleil automnal vers le bureau de poste le plus proche, afin d'expédier avec la plus infinie célérité la liasse constituée de plusieurs notes écrites au cours des dernières semaines. Il avait enté chaque liasse d'une dédicace de sa main, car il voulait que le génial écrivain prêtât attention à son envoi et lût chaque ligne avec délectation (ce que le génial écrivain fit, nous narrateur omniscient pouvons le dire sans détours). Ah, Vrai Parisien, que tu es heureux, de compter ainsi parmi tes lecteurs cet admirable Tourangeau que nous envie l'humanité!

dimanche, 23 octobre 2005

(Pour une fois) Il sait de quoi il parle

Voici une phrase tirée des carnets mondains du Psychopathe Délirant:

Le Web a été inventé afin que l’excès des sottises puisse trouver à s’épancher sans faire trop de dégâts dans le monde réel.

L'imbécilité, soit... mais qu'en est-il de ceux qui, faute de savoir écrire convenablement trois phrases d'affilée ou de connaître quoi que ce soit, vomissent à longueur de page leur prurit en philosophèmes mal digérés?

vendredi, 21 octobre 2005

Sainte Ursule

Pour célébrer les vacances de la Toussaint qui commencent pour Marione et Simon, alors que moi, pauvre bagnard, je trace mon sillon, je tiens à montrer certaines représentations remarquables de Sainte Ursule.

medium_sainte_ursule_dans_une_nef.jpg

Celle-ci provient du Musée de l'Oeuvre à Strasbourg et constitue l'un des deux panneaux conservés d'un retable perdu. La fresque ci-dessous, en revanche, se trouve près de nous, en Touraine, dans l'église de Souvigné:

medium_ste_ursule_de_souvigne.jpg

Enfin, j'ai l'impression ( que je n'ai pu nullement vérifier ni confirmer) que le tableau de Vittore Carpaccio ci-après était une anamorphose. Il faudrait s'en assurer de visu... mais Venise est loin de Tours, hélas.

medium_re_sainte_ursule_carpaccio.jpg

jeudi, 20 octobre 2005

Je renonce à comprendre

Attention, note technique, rébarbative et mal formulée.

**********

Je viens de publier plusieurs notes en avance. Il s'agit de photographies de sites ou de détails insolites, qui viendront s'ajouter à la catégorie des Lumières et des Sites d'Indre-et-Loire.

J'ai programmé la publication de ces photographies à raison d'une par jour d'ici mardi prochain, généralement autour de 10 h 30... et je ne m'explique pas pourquoi, en enregistrant les fichiers images, ceux-ci, sans pour autant rapetisser, occupent un volume moindre que sur l'ordinateur d'origine. Exemple: un fichier JPEG de 95 KO, que je transfère dans mon site à l'aide du module de transfert H&F, n'en "pèse" plus que 40 dans le compte utilisateur H&F...

Cela tombe bien, car je vais pouvoir publier encore pas mal d'images sans épuiser mon quota d'espace disque, et sans passer non plus par des sites miroirs (manipulation qui me fatigue). Cela m'arrange... mais je n'y comprends rien!

mardi, 18 octobre 2005

422, v'là les visiteurs!

Je n'avais pas consulté mes statistiques personnelles depuis quelque temps (menteur, tu les regardes quatre ou cinq fois par semaine!), et je découvre que ce site a reçu 422 visiteurs pour la seule journée d'hier. Je ne comprendrai jamais rien à ces statistiques... Pourquoi le site reçoit-il soudainement plus de visiteurs qu'il n'en a jamais eus, et à peu près cent de plus, d'un coup, que le nombre moyen des dix derniers jours? Je sais que ces statistiques ne sont pas fiables, etc., mais enfin cela fait toujours passer cinq ou six minutes de s'interroger...

lundi, 17 octobre 2005

Entre l'arbre et le champ je ne vis ce faisan

Il m'est impossible d'écrire des commentaires sur le blog intitulé Sous la douceur. Je voulais écrire, à partir de la note du 17 octobre, un long (non, pas long, en fait) développement sur la question de la répétition. Pourquoi considère-t-on si souvent les répétitions comme nuisibles, à proscrire absolument? De la répétition assumée naissent des phrases incantatoires ou obsessionnelles, et les vertus de la répétition sont sans nombre ni pareil. Répéter "ce faisant" trois fois n'a en soi rien de pendable, et même cette répétition peut insuffler un rythme étonnant à un paragraphe, oui, c'est cela, répéter n'est pas un mal, la répétition est souvent belle, de la répétition naît la beauté, une certaine beauté, et, substituant aux formules ou mots répétés d'autres, synonymiques ou plus faibles, tirant sur la corde de la substitution, oui, ce faisant, on affaiblit bien souvent...

lundi, 10 octobre 2005

Le néologisme du jour: s'autorétrolier

Suivez, je vous en prie, mon raisonnement. Peut-être avez-vous remarqué que certains hébergeurs de blogs, plus soucieux de trouver des équivalents au franglais que mon cher hôte Haut & Fort, proposaient de traduire trackbacks par rétroliens, ce que je trouve très astucieux. Eh bien, ce matin, écrivant la première note de mon nouveau carnet de toile, I have, without being aware of it, trackbacked myself, or done a self-trackback, ce qui n'est possible que dans le cas d'un auteur possédant plusieurs blogs, et que je propose de traduire par "s'autorétrolier". Comme il s'agissait de la première note, qui s'intitule Lancement, et comme je viens de me renvoyer la balle dans le lien situé au début de la phrase que vous lisez en ce moment même, comment appeler ceci? Un rétr-autolien? Un autorétrolien double? Un rétrolien au cube? Les mots me manquent.

Enfin, bref, sachez que, ce vertigineux petit jeu mis à part, je vous invite à consulter, dans un futur proche, mon nouveau site, où figurera bientôt le premier chapitre d'Avril déjà dérape, grand roman interactif promis à une merveilleuse destinée littéraire.

samedi, 08 octobre 2005

Mirlontouille et bourchenille

Dois-je en être réduit à penser que les mots mirlontouille et bourchenille n'ont aucun sens?

mardi, 04 octobre 2005

777, c'était ce matin

Juste un petit mot en quatrième vitesse, depuis l'ordinateur de la salle des professeurs du site Fromont (ah, Flaubert eût aimé ce triple génitif...), pour vous informer que j'ai lu vos nombreux commentaires, que j'y répondrai plus tard (ah ah ah...), et que l'auteur du 777ème commentaire n'est autre que... Livy, pour sa remarque sur les jouets et les jeux inventés et dirigés par son fils.

lundi, 03 octobre 2005

Au questionnaire de Fuligineuse

Fuligineuse me/nous pose sept questions.

Dont voici, me concernant, les réponses:

1) J'écris presque tous les jours, et je publie tous les jours.

2) Les deux, mon commandant. J'aime la publication spontanée (qui se repère aisément grâce aux chiffres non ronds dans le module "heure" sur H&F) et la publication programmée (avec, de ma part, de savants calculs dans l'échelonnement des publications au cours d'une seule et même journée). Cette note, en cours d'écriture à 13 h 50, quand la publierai-je?

3) Jamais de brouillon dans le site lui-même, mais des brouillons sous Word, oui, pour les plus longues notes, ou quand je n'ai pas d'accès à la connexion.

4) Je conserve les documents Word matriciels, et parfois fais des copies .html des pages du carnet de toile.

5) Les deux, mon adjudante.

6) J'essaie de répondre, et il m'arrive d'écrire de longues notes en réponse aux commentaires les plus complexes (n'est-ce pas?).

7) Ah, Guillaume et les images... That's a long story...

***

Addendum du 5 octobre: Fuligineuse publiait hier un bilan de l'enquête.

jeudi, 29 septembre 2005

Fin de journée

A une minute près, je publiais la note précédente à 22 heures 22... Raaaah...

Content de ma journée, d'autant que j'ai bien avancé les travaux de préparation du séminaire sur les formes de l'humour britannique qui commence lundi prochain.

Pas lu encore ce soir, mais je me suis offert, dans l'après-midi, une petite pause consacrée à parcourir les blogs habituels.

Irène (qui ne s'appelle pas ainsi, mais c'est le pseudonyme que je lui ai attribué et qu'elle semble assumer) se décide à écrire des commentaires ici, et VS a rédigé une longue réponse au test.

Jeu de Livy, II

Je vous invite à lire une note du VP, et la déferlante de commentaires qui se sont ensuivis à propos du jeu de Livy (qui n'émane pas originellement de Livy, mais bon, jouer les archéologues me fatigue).

Sur un pissenlit imaginé par Simon

A moins qu'un songe ne l'annule

Ou que le vert flou ne s'en li-

Bère, voici un pissenlit

A n'exhiber que la lunule.

Un jeudi de fin septembre vers huit heures

Ce matin, avec la pluie fine enfin berçant nos visages, il a fallu amener A. à son école avec la voiture, alors que, bien entendu, il tient très fort à la promenade à pied. Hier en fin d’après-midi, vers cinq heures, nous avions fait cette même promenade en vélo, jusqu’au « chantier de l’école », dixit A. J’en ai profité pour prendre quelques images de “mon quartier”, où il n’y a décidément, pas de quoi se rincer l’œil, pas grand-chose à sauver.

 

Samedi dernier, j’ai reçu une carte extrêmement gentille et même flatteuse de Valérie (VS). Il faut absolument que je retrouve, dans mes fichiers, la photographie que j’ai promis de lui envoyer depuis bientôt trois mois. La carte représente un lieu pittoresque à Chü-Chü, par Wang Mong. Dois-je avouer mon ignorance totale en ce qui concerne cet artiste ? Les divers carmins des arbres, le plissé des rocs, certaines fugitives figures anthropomorphiques dans ces mêmes rocs, tout cela me réjouit profondément, et mériterait d’en voir l’original. Et ces méandres en écailles, est-ce un torrent qui glisse et s’étend de plus en plus vers le bas de l’image ?

 

Hier, j’ai reçu l’album de Kevin Mark, Rolling the Dice (2004), envoyé gracieusement par François Thiffault et accompagné d’un petit mot signé de Kevin Mark, me remerciant de mes commentaires, ce qui est un comble quand on sait que je n’avais pas été tendre (litote!) avec son groupe il y a une quinzaine. De fait, le disque est nettement plus convaincant que la prestation sur scène au off de Montlouis ; j’en reparlerai en essayant de maintenir un avis aussi peu influencé que possible par la gentillesse du cadeau.

mercredi, 28 septembre 2005

...115...

Il y a 115 ans, le 28 septembre 1890, était inaugurée, sur l’esplanade de La Côte-Saint-André, ville natale du musicien, la statue de Hector Berlioz ; à ce sujet, un amusant article de l’époque s’interroge sur la statuomanie galopante. C’est « un ridicule qui nous sauve de l’ingratitude », écrivait alors Louis Bassette, dans Grenoble-Revue, et je crois qu’il y aurait beaucoup à dire sur ce thème du ridicule fertile, dont Simon propose sa vision ces jours-ci par le biais d’un syllogisme.

 

mardi, 27 septembre 2005

Jeu de blog

Un jeu suggéré par Livy:

1. Go into your archive / allez dans vos archives
2. Find your 23rd post  / retrouvez la 23e note
3. Find the fifth sentence / choisissez la 5e phrase
4. Post the text of the sentence in your blog along with these instructions / afficher le texte entier ainsi que les instructions.
5. Tag five people to do the same / Demander à 5 personnes d'en faire autant.

 

Ce qui donne ceci:

Nulle promenade, ce matin, sur les bords de Loire ou au Jardin botanique, mais mon fils a joué longtemps au paléontologue, dans la cour de graviers. (Source...)

J'aimerais que Philippe[s], la Jeune Divorcée, l'auteur du blog consacré à The Good Soldier, Dominique et le Vrai Parisien participent aussi à ce jeu.

samedi, 24 septembre 2005

Extension du domaine de la Touraine

Juste un petit mot, entre deux phases d'ensevelissement sous le travail, afin de signaler que je suis maintenant inscrit, comme Marione et à son instigation, à la communauté Ligérienne.

vendredi, 23 septembre 2005

Moins que jamais serein

Les trois dernières journées ont vu la culmination de ces trois dernières semaines de folie, à l’université, où j’ai passé mon temps à des tâches aussi multiples que minutieuses et, comment dirais-je, marquées du sceau de la matérialité la plus quotidienne. C’était mercredi la réunion de rentrée des différentes composantes et années, et, en tant que responsable de deux cycles distincts, je n’ai pas cessé d’éteindre le feu ici et là… Depuis avant-hier après-midi, où je présidais à la remise des emplois du temps de L3 Anglais, j’ai rencontré au moins soixante-dix étudiants en entretien privé pour x demandes aussi variées qu’inextricables. J’en passe et des meilleures.

Pendant ce quasi-mois à me démener pour que la rentrée ait lieu dans les meilleures conditions possibles, ma recherche n’a évidemment pas avancé (j’avais deux articles à rendre, et baste…) et je ne dis rien des préparations de cours, lesquels seront pourtant assurés dès lundi avec verve et, je l’espère, brio ; en tout cas, ils seront prêts. J’ai tout de même créé, hier, en quelques minutes, un blog pour ces cours du premier semestre 2005 : il s’appelle Cours 2005, tout simplement.

Ce soir, je me rends à la réunion des parents de l’école maternelle.

 

********

 

Je m’interroge souvent sur le titre Touraine sereine, qui désigne un carnet de toile dans lequel il n’est pas toujours (souvent) question de Touraine, et dont l’auteur est aux antipodes de la sérénité. J’aime les moments sereins, les instants de sérénité, mais mon tempérament ne les facilite pas.

 

samedi, 17 septembre 2005

Finalement...

... le carnétoile n'a pas suspendu son vol.

mercredi, 14 septembre 2005

Amiel et son journal

Que Philippe Lejeune et son site Autopacte soient remerciés de me permettre le copier-coller ci-dessous, qui démontre qu'il y a cent-cinquante-trois ans, pas un jour de moins, Henri-Frédéric Amiel s'interrogeait comme je ne cesse de le faire:

14 septembre 1852

 Je viens de feuilleter le cahier précédent de ce journal. L'ensemble m'a ennuyé. Ce parlage égotiste m'a paru efféminé, fastidieux, amollissant : il m'a pris trop de temps et de place. Puis il y a aussi trop de faits insignifiants. Cette vie virtuelle, ineffective, rentrée pour ainsi dire, m'a semblé dériver de la faiblesse, et prêter un oreiller à ma paresse d'action.

mardi, 13 septembre 2005

Holocaust Day

Si vous lisez l'anglais, cet article-ci, démentiellement consternant, vous apprendra les projets actuels du gouvernement britannique, qui viseraient à supprimer Holocaust Day, afin de ne pas froisser certaines susceptibilités islamiques. L'idée de commémorer les exactions contre les palestiniens ou d'autres tentatives de génocide, pourquoi pas? Mais vouloir alléger les commémorations de la Shoah, voilà qui me semble aller à contresens: c'est plus de profondeur et de complexité historique qu'il faut pour adoucir les rancoeurs, pas ces petits rafistolages de complaisance.

Merci à Livy d'avoir attiré mon attention sur cet article, dont j'ignorais tout. (Comme par hasard, l'article date du 11 septembre. Yuck!)

 

lundi, 12 septembre 2005

In kind homage to Jacques

  I have been half in love with easeful death.
It is sad that friends have been attacked by anonymous bastards on the Web are about to give up writing these beautiful texts of theirs, or at least that they will give up publishing them in their blogs.  This is what I mean: I was very sorry to read yesterday night in Jacques’ blog that he could no longer stand being dragged in the mud and that he would no longer take part in this beautifully creative activity known as literary blogging.
I don't know why exactly these words are coming out in English, or why I feel the need to express myself in this foreign tongue, with words that I have never fully made mine.  It is all the more surprising since Jacques himself never writes in English, and since we have always exchanged views and opinions in our native language.
Jacques is the author of the beautiful blog entitled Les mots ont un sens, one of the very few which triggered my own desire to create this very site. He is an admirable writer, and it is a shame that frustrated morons should have wounded him so deeply.  It is wrong to say, as a French proverb has it, that venom spit out by toads will never reach doves in their sanctified purity.  I have experienced this feeling of being slandered by incompetent lunatics, and I can only testify that it is often wounding, no matter how hard you try to dismiss false accusations and nonsensical serendipitous trash.
I can only imagine that Jacques will not change his mind now, that he has had it, that he is completely fed up with silly debates, that he is over and done with blogging, and I can very well understand its position, because, like him, I like writing and sharing my writing with others, but this is only one tiny part of my creative and noncreative life, so that I do not need (and neither does he) this activity to fill any kind of vacuum, unlike the two or three idiots who understand nothing and keep writing offensive sentences on the Web because there is no beauty, no joy, no happiness in their ludicrous lives. If the pleasure felt in blogging is tarnished by numerous mindless intricate arguments such as those created by the aforesaid idiots, the temptation to give up is great indeed, and I'm sure that Jacques will be very happy and busy and creatively lazy now that he has taken the decision not to go on with blogging.

dimanche, 04 septembre 2005

Intellect

Je suis tombé, tout à fait hasard, sur le blog d'Yrys, et plus précisément sur une note intitulée Adverbes. Bon, ce n'est pas terrible, et ce ne sont ni la culture ni l'intelligence qui l'étouffent...

Mais le pire, c'est quand même ce commentaire d'un lecteur ou d'une lectrice: "Désintellectualise ta vie..." Comme ânerie, on a rarement fait mieux. Quelle est la proposition, ici? De retourner à l'état du pré-primate? D'arrêter de réfléchir? Je ne sais pas si c'est l'influence du sport ou des revues de psychologie à deux balles*, ou les deux, mais on vit dans un drôle de monde...


................
* Psychologie à deux balles, bien sûr. Les revues, elles, sont en général aussi onéreuses qu'imbéciles. Mais si, vous savez: ces revues dont la couverture arbore des slogans du style "Comment être soi-même", "Le karma du loisir", ou "Sommes-nous tous hermaphrodites?".
Il faudrait inventer une rubrique "Le cortex sans complexes". Mince, ce n'est pas une tare d'avoir un cerveau et de s'en servir!

vendredi, 02 septembre 2005

Contrée sauve

Vendredi soir, huit heures et demie.

J’écris ces lignes sans avoir encore pris connaissance de ce qui a pu s’écrire sur mon carnet de toile. La rentrée en moyenne section s’est bien passée pour A. Journée presque torride, ce qui fut très agréable.

Un peu avant midi, sur France Info, j’ai entendu la journaliste qui annonçait les titres puis développait les informations, parler, à propos d’un système de cartes à puces électronique testé dans un canton de l’Ardèche, des “cinq-z-écoles du canton”. Une camarade de promo de Sylvain Cottin, certainement.

Tout, dans la presse, ne bruit que des syndicats d’enseignants, qui s’apprêteraient à faire passer une sale rentrée à Gilles de Robien, le ministre de l’Education nationale. Pourtant, aucun spécialiste (et pas même, ce matin sur la même antenne, l’immarcescible Emmanuel Davidenkoff, que j’ai connu plus inspiré) ne relève que le gouvernement a fait promulguer, durant les vacances, une loi tout à fait douteuse, qui permettra, à partir du 1er janvier, aux chefs d’établissements du secondaire de demander à des collègues de remplacer, quasiment au pied levé, des collègues absents, et ce même dans une autre matière.

Collèges et lycées se transforment définitivement en garderies, cela ne gêne personne, et pas trop, je pense, cet éditorialiste des Dernières Nouvelles d’Alsace, je crois, dont je n’ai pas retenu le nom, et qui cosigne avec son épouse un ouvrage, fort polémique nous assure-t-on, sur les dysfonctionnements de l’école primaire. Interrogé, toujours sur France Info (j’ai pris aujourd’hui ma dose de radiophonie casse-pieds pour quelques semaines), il ne parle que de toilettes malpropres, de petits détails qui ont certes leur importance et peuvent gâcher quelque peu la vie des élèves, mais enfin, moi qui m’imaginais (naïvement) qu’il allait enfin se trouver un représentant médiatique des surpuissants « parents d’élèves » pour déplorer la faible transmission des savoirs, la surenchère dans la pédagogie différenciée la plus inepte, la profusion d’activités sans doute attrayantes (poterie, journal d’école, venue de conteurs et autres charlatans musicaux, sorties incessantes) mais qui n’ont lieu qu’au détriment de l’apprentissage de savoirs, et surtout, au détriment de l’habitude d’horaires de travail fixes, eh bien, je m’imaginais cela et j’ai dû me fourrer le doigt dans l’œil… Enfin, je n’ai pas retenu le nom de ce monsieur, ni le titre de son ouvrage, mais je vais vérifier mes sources, d’autant plus qu’il a pu être entraîné sur une voie de garage par son interlocuteur et qu’ils parlent donc peut-être tout de même, son épouse et lui, du grand charcutage auquel on se livre depuis deux ou trois décennies sur l’école publique.

Des moyens pour des projets insensés, ça, il y en a : le cartable électronique par exemple (un portable offert à chaque élève de 3ème dans le cadre de sa scolarité, expérience-pilote tentée par Henri Emmanuelli dans les Landes il y a quelques années et démagogiquement reprise en chœur par tant d’édiles parce que ça plaît aux électeurs, aux parents, ou peut-être même parce que ces élus qui vantent cette idée idiote y croient vraiment (et c’est ce que je souhaite vivement, car j’ai lu que M. Romero, que j’admire, la reprenait à son compte)). Je lisais récemment, sur un blog au demeurant très intéressant, que l’école publique était décrochée des réalités sociales, ou quelque chose d’approchant : eh bien, je n’en suis pas si sûr, et je le déplore. Plus on cherche à faire correspondre le contenu des formations à la réalité sociale, plus on évacue les savoirs et plus on renforce cette satanée « fracture sociale » dont notre bien-aimé Président avait fait son petit slogan avant d’oublier même le sens de l’expression, si tant est qu’il l’ait jamais connu…

Bon, j’arrête là mes salades… ou de vider mon panier…

L'instar

De vertes plaines arborées, où un chemin se décolore. Une nuée de rides, aux mondes effarés. Une brise lactée, dont l'odeur m'environne. Une boule de feu, qui nous emportera.

A lire...

Je voulais juste signaler, en une phrase, le blog de Dominique Autié, très bien conçu, illustré, écrit, et d'une structure très ludique.

mercredi, 31 août 2005

Palindromes

L'un des liens les plus manifestes, pour moi, entre chiffres et lettres, entre nombres et mots, se trouve dans la succession des chiffres à l'intérieur d'un nombre, et particulièrement dans le palindrome, ce qui me permet, du même coup de vous informer que ce carnétoile a reçu hier la visite de 191 internautes.

Lignes Corail

Bref ancrage dans l'actualité, à l'occasion de ma découverte du blog des usagers de la ligne Le Mans - Tours: il est scandaleux de voir l'Etat chercher à se désengager de ses missions de service public au mépris de lignes efficaces, quand tout ne bruit, en tous lieux, que de l'impérieuse nécessité de réduire le trafic routier, l'insécurité routière, la consommation de pétrole etc. Ce que je viens d'écrire est banal (et c'est aussi pour cela que j'écris rarement sur des sujets politiques, car je redoute de vous accabler avec la banalité de mes vues).

mardi, 30 août 2005

Epigraphe

Nous, Olivier** de Clisson
Et Marc-Antoine Charpentier,
Ensemble nous nous éjouissons
En ce fatidique sablier*.

................
* Synérèse obligatoire (en hommage d'ailleurs à Trompe-la-Mort de Brassens).
** Diérèse obligatoire (en hommage à...).

Elégie

Dans les feuilles, l'insecte net prêt à voler
Sur cette terriblement violacée mûre
Nous surprend dans le flou d'un monde inconsolé
Où s'obstinent ma voix mauve et ton doux murmure.

La Place du Tertre

Fragment dédié au Vrai Parisien :

Malgré ses guinguettes et le caractère peut-être imaginaire de ses souterrains, l’endroit reste l’un des plus parfaitement lugubres qui soient. Quand il ne fait pas beau et que le paysage s’estompe dans la brume, la place du Tertre est comme la nacelle d’un ballon perdu.

(Lise Deharme. Eve la blonde, p.96)

dimanche, 28 août 2005

Enfin! (ou: paille & poutre)

Après avoir noirci l'équivalent de deux ou trois mille pages d'imprimerie dans son blog (je juge à vue de nez), Pierre Driout a enfin écrit, non une phrase sans faute (car, depuis que je lui avais gentiment tiré les oreilles, il fait l'effort de se corriger*, notamment sur sa ponctuation qui était ridicule) une phrase drôle.

Enfin une goutte d'inspiration, car, dit-il parlant de son prénom, qui est toujours en vogue:
"Non, je vous assure je ne suis pas agent immobilier."

Evidemment, ce que j'écris ici, assez perfidement, de ce cher Pierre Driout (qui me vomit dessus à longueur de pages, donc je me crois autorisé à la perfidie), je me l'applique aussi à moi-même: qu'as-tu écrit de valable en trois mois d'écriture sur carnétoile?. Je fais le tour, et je conclus qu'il y a une quarantaine de notes, au moins, qui méritent d'être sauvées, de manière non relative. C'est un peu mieux, tout de même, que la phrase de Pierre Driout.

* Ce n'est pas là présomption de ma part: je me suis aperçu que Pierre Driout, qui crache sur tout le monde, est extrêmement influençable et qu'il tient compte de tout ce qu'on dit de lui. Je ne connais personne d'autre pour attacher une pareille importance, ou conférer tant de valeur, à ce qui s'écrit sur la Toile.

samedi, 27 août 2005

L’appel du large

Je constate que le Vrai Parisien est l’un des plus roublards et des plus rusés des forbans de la Toile, et je lui dédie volontiers, pour ses commentaires 396 à 400, cette journée de publications du samedi 27 août.

Tu as presque réussi à me faire rougir ; ce n’est pourtant pas la saison des pivoines (mais la salade de tomates était excellente, merci).

S’il faut conclure de cette fine stratégie que tu désires recevoir un exemplaire mégalo (et non un méga-exemplaire) de mes œuvres choisies, envoie-moi ton adresse postale (ou tout autre relais) pas du tout à l’adresse électronique ci-contre, dont j’ai perdu les codes d’accès, mais à celle-ci.

vendredi, 26 août 2005

Deux débats passionnants

Je participe en ce moment à deux débats, encore timidement amorcés, mais passionnants. Vous les trouverez sur le blog de Gauthier et sur celui de Marione.

Vers les 400 commentaires

Je tiens seulement à signaler à mes lecteurs qu'il y a, à ce moment précis, 395 commentaires enregistrés dans ce carnétoile, et que l'offre faite à l'auteur du 300ème n'ayant pas reçu de réponse, le lot est remis en jeu pour cette nouvelle étape. (Il faut bien compenser l'insuccès des épitrochasmes!)

jeudi, 25 août 2005

Voleur de voix

L'une des particularités de cette phase critique, c'est que je suis contraint de ne plus tricher dans le recours à l'écriture, et que je publie en direct les notes, n'ayant pas, de toute manière, l'occasion ni le temps de préparer des notes plus élaborées dans un document Word. Plusieurs projets de notes me traversent l'esprit, mais je suis affairé ailleurs, presque désintoxiqué de l'écran et du clavier, et elles restent dans les limbes.

Cet après-midi, première petite promenade à Tours, depuis la mi-juillet, et nous avons contemplé tout notre soûl les belles façades de certaines rues du vieux Tours, et notamment dans la rue du Mûrier, où je pris naguère une photographie reproduite par Simon sur son blog.

Comme j'ai commencé de lire, hier soir (en alternance avec Saint-Simon et les chants de Dante) Marelle de Cortazar, un texte qui se donne à lire selon plusieurs plans possibles, le plan de lecture totale étant non linéaire, je me suis surpris à commencer tout à l'heure la lecture de Pour en finir avec les chiffres ronds de mon cher Enrique Vila-Matas en faisant se succéder la 1ère notice, puis la 52ème, la 51ème, la 2ème, etc.

dimanche, 21 août 2005

Chaudron de Chardin

Ce chaudron vivace qui ne
Pourrait en rien être miroir
A ce visage, je m'efface,
A la lame du couteau noir
Donnant ce sein fuligineux
Et poivrier du temps qui passe.

jeudi, 18 août 2005

Sans...

Sans ascenseur j'assume. (Devise du roi Barnabé Ier)

dimanche, 14 août 2005

Une pensée pour Marione et Simon

Apples! Apples!, ainsi que le fredonne Astaire
(Fred) qui ne trimait pas au fond d'un monastère!

Guillaume Cingal. Distiques pour ses amis

Un blogueur inepte

S'il y a quelque chose que Traube semble avoir en horreur (jetez un oeil aux commentaires signés de sa main), par-delà les débats, c'est la langue française! Qu'il la malmène et la rudoie!

Psychanalyse

Après les mésaventures que j'eus, ces derniers temps, avec les fenêtres de commentaires de H&F, je n'ose plus écrire dans les carnétoiles amis... J'aurais pourtant aimé laisser un commentaire sur le blog de Jacques Layani, qui m'a donné longuement à réfléchir, avec, en particulier cette citation de Roger Vailland: "La psychanalyse ne m’intéresse pas. Je vois très clair en moi".

Et si, pourtant, la psychanalyse (ou: une certaine psychanalyse) n'était pas surtout le moyen, pour ceux qui voient clair en eux, de désapprendre, de se défaire de leurs illusions, ultime degré de l'élucidation?