Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 03 décembre 2023

Luimneach

Un nouvel exemple de limerick visuel, en anglais et écrit par moi :

 

There was a bloke in Luimneach

Who in fact was a total pneach.

He could never liamh

Hurling before his friend Stiamh

Had scored a magnificent hat-tneach.

 

dimanche, 04 février 2018

Trois limericks retrouvés (31 mai 2016)

Pour Paul Fréval.

 

Un écrivain nommé Tolstoï

Était très féru de sex-toï.

Son éditeur, Aliocha,

Aimant les boules de geisha,

Il fut entièrement traduit en langue d'oïl.

 

Conducteur de poids lourds, Tolstoï

S'écrie soudain : « Putain, ce choï

A pété mon pare-brise !

Ce métier vraiment me les brise ;

J'eusse aimé danser au Bolchoï ! »

 

Un écrivain nommé Tolstoï

Enfant pédalait sur son gloï.

Naturellement,

Il pondit son premier roman

Avec un stylo Tip-Toï®.

mercredi, 23 novembre 2016

Prénoms improbables de 2016

Cf ici pour l'article consacré

aux prénoms “insolites”

 

Un fier cuisinier, Alkapone,

Abhorre le mascarpone.

« C'est un mets pour les gueux

Et c'est über-dégueu,

Surtout pour le bilan carbone. »

 

Un vieux dégoûtant, Benjapaul,

Adore agiter son “popaul”

À la sortie des vestiaires.

Un maire plénipotentiaire

A même alerté Interpaul.

 

Brave femme, Jésunette,

Nettoie tout à la grattounette :

Les poêles, les carreaux,

Les enfants, les barreaux —

Même des gogues la lunette.

 

Il est bien gentil, Klimtice,

Mais à chaque fois kilpice

Il en met partout.

Qui donc se dévoue

Pour lui apprendre le maintien de l'appendice ?

 

Garçon ou fille, Kissmy*

Va entendre dès le berky

Maintes moqueries.

De telles bizarreries,

Me direz-vous, ne sont rien qu'un déty.

* prononcer “kiss-maï”

 

— Voulez-vous, Liesse de Tendresse,

Que contre vous je me presse ?

— Casse-toi, bolosse !

— Ah non, moi, c'est Boghoss :

Apprenez-le céans, bougresse !

 

La belle Lola-Poupoune

Est toujours vêtue de doudounes

Qui cachent ses appâts.

Si elle a chaud, après quelques tapas,

Tous de vouloir l'accompagner dans sa guitoune !

 

Dans mon village, Euthanasia

Est connue pour son beau frésia.

Vu son nom, ses parents

— Cela est transparent —

Ne font pas trop partie de l'intelligentsia.

 

Le film préféré d'Athena-Cherokee

N'est pas Rambo mais Rokee.

C'est en matant Stallone

Qu'elle a connu Alkapone,

Qui était occupé à faire des niokee.

 

dimanche, 06 novembre 2016

Saints rares du 6 novembre

6.XI.2013

Un censeur ronchon, Callinique,

Trouve ma poésie inique.

— C'était compter sans Galle,

Qui défendit Cingalle

En lui disant : « Je ti nique ! »

 

Un sublime éphèbe, Efflam,

Trouve tout trop “swag et glam”.

Un jour, mis au défi

D'un très classieux selfi,

Il se fit, c'est bien tliste, éclaser pal le tlam.

 

Le tavernier du coin, Iltut,

Je ne vous dis pas comme il tute.

Dans son gosier, chaque semaine,

Il s'envoie, sans peur ni paine,

Plus de cubis que la cave de Labatut.

 

6.XI.2016

Un enfançon nommé Sever

Court plus vite qu'un rat crevé

Ou qu'un qu'on empoisonne.

(Mon poème se désarçonne

D'approximations soulevées.)

 

Un vieux péteux, Barlaam,

A chez lui les disques de Lâam

Et de Larusso.

Il aime l'osso

Bucco, avec de l'aspartaam.

 

Quoique encore jeune, Winnoc

Est complètement toc-toc.

Il se prend pour Donald

Trump, et Théobald,

Son voisin, le traite de schnoc.

 

mardi, 18 octobre 2016

Onze saints rares (18 octobre)

Le très saint et très pieux Acuce

Aime énormément qu'on le suce.

Qu'attendiez-vous, amis, c-

Omme rime à ce limerick ?

Qu'il se fît défoncer l'anuce ?

 

♠♣♦♥♥♦♣♠

 

Mon autruchon se nomme Amable,

Et je le trouve très affable.

L'autre jour à Autrèche

Il a trouvé la brèche

Et s'est enfoui enfin la tête dans le sable.

 

♠♣♦♥♥♦♣♠

 

Un jeune athlète, Asclépiade,

Participant aux Usépiades,

Après avoir bataillé

N'a pas fini médaillé :

Désormais, nous devons subir ses jérémiades.

 

♠♣♦♥♥♦♣♠

 

Disciple de Socrate, Eutyque

Est à fond pour la maïeutyque.

Son ami Hermès

— Le fait-il exprès ? —

Goûte plutôt l'herméneutyque.

 

♠♣♦♥♥♦♣♠

 

Enrhumé, Kermidolis

Se gave de propolis.

Contre les boutons de moustyque,

Son professeur, Eutyque,

Lui aura conseillé plutôt les rossolis.

 

♠♣♦♥♥♦♣♠

 

Un peintre, Marynos,

Étant né albynos,

Un jour a dit « Je n'ose

Évoquer ma cyanose —

D'ailleurs je dois faire pleurer le mérynos. »

 

♠♣♦♥♥♦♣♠

 

Un vieux libidineux, Monon,

Trouve ma femme trop canon.

Ne t'en approche pas,

Ou ton panier-repas

Je te le fais avaler, avec ton lorgnon !

 

♠♣♦♥♥♦♣♠

 

Photographe très doué, Procule

Aime saisir le crépuscule.

Qui trouve donc cucu

Et n'est pas convaincu

Par mon limerick ? que je le désarticule !

 

♠♣♦♥♥♦♣♠

 

Un zoophile nommé Taxe

A le désir qui se désaxe.

Il atteint son climax

En matant les addax,

Et en dépeçant les spalax au scramasaxe.

 

♠♣♦♥♥♦♣♠

 

Une fleuriste, Tryphonia,

Est spécialiste en mahonia.

« Je suis toujours déçue

Car les clients, pauvres, cossus,

Veulent des géraniums ou bien des bégonias. »

 

dimanche, 16 octobre 2016

Cinq saints rares du 16 octobre

16 octobre 2013.

 

Un naïf du nom de Bercaire

Aime beaucoup Cora Vaucaire.

Il sait qu'on dit en teuton

Gesang pour la chanson

— Et le trafic se dit fercaire.

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un néo-iznogoud, Eliphe,

Voudrait être caliphe en place du caliphe.

Afin que stressé il soit moins,

On lui a conseillé le joint

Car rien ne vaut, pour se relaxer, un bon spliphe.

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un étudiant de lettres, Konogan,

Ne se lave pas trop le catogan.

Il y a plus de jooing

Chez lui que de shampooing —

Il ne passe jamais son korogan.

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un chanteur prénommé Momble

Fait, à tous les coups, salle comble.

(Un de ses amis, Lull,

Le trouve pourtant null,

Ce qui n'est pas l'avis des fans de Momble.)

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un vieux chasseur, Saturien,

Qui n'avait jamais lu Le Voyage d'Urien,

Lança « Cornegidouille !

Toujours, je reviens bredouille :

Vraiment, ce fusil, ça tue rien ! »

 

samedi, 15 octobre 2016

Huit saints rares du 15 octobre

Un adolescent, Barsès,

Voudrait devenir Yann Barthès.

Ce n'est pas seulement

Son humour, son talent,

Mais sa coiffure et son faciès !

 

ÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞ

 

Je connais un type, Cannat,

Qui chaque jour un pan bagnat

Engloutit.

L'agouti

N'est pas plus goulu que Cannat.

 

ÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞ

 

Notre plombier, le bel Épain,

Ne sait pas faire le pain.

« Suis-je donc boulanger ?

Il n'y a pas de danger ! »

Pourtant, avec le boulanger il est copain !

 

ÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞ

 

Il paraît que le vieil Euthyme

Est un alcoolique anonyme.

Être né à Mélitène

Lui donnerait des phlyctènes...

Virez-moi ce vieux cacochyme !

 

ÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞ

 

Un vieux pêcheur nommé Gonsalve

Fait ses délices des bivalves.

Un beau jour que son oncle

Lui prenait un pétoncle,

Il saisit son pétard et lança une salve.

 

ÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞ

 

S'il se mire dans l'eau, Narcisse,

C'est qu'il a un teint de saucisse,

Et ça lui donne faim.

« Allons donc chez Épain ! »

« Je suis plombier ! Qu'on en finisse !!! »

 

ÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞ

 

Un écrivain ronchon, Sévère,

Depuis avant-hier persévère

À vociférer : « Bob ?

Poète ??? Peau de zob ! »

Quid des aèdes, des trouvères ?

 

ÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞ

 

Le digne, fier, illustre Thècle

Dit souffrir de ce nouveau siècle.

« La sixième extinction ? Chicane !

Mais le prix Nobel à Dylane ?

Rien de pire qui me débècle ! »

 

vendredi, 14 octobre 2016

Quatre saints rares du 14 octobre

14 octobre 2013 & 2015

 

Un poissonnier, Angadrême,

Avait, pour fiancée, une brème.

« Athos, Portos sont mes amis,

Mais bien moins qu'Abramis. »

(Enfoncés, musiciens de Brême !)

 

 

Un adolescent, Calix,

Lit et relit tous les Alix.

« Il est vrai que je tique

Quand c'est homo-érotique,

Mais pas de quoi me jeter dans le Stix ! »

 

 

Un vieux boulanger, Lupulus,

Souffre atrocement du lupus.

« Quand je fais des friands au fromage

J'ai la tête dans les nuages,

Et même dans les cumulus. »

 

 

Un quadragénaire, Rothad,

Traita sa femme de pintad.

Pour toute réponche

Elle lui mit sur la tronche

Le clavier de son vieil Amstrad.

lundi, 10 octobre 2016

15 saints rares du 10 octobre, vers retrouvés de 2013.

Un vieil érotomane, Aldric,

A, été comme hiver, latric —

Soir, midi, matin,

Femme, fille ou gamin,

Et même quand Giroud a raté le hatric.

 

Un bourgeois du nom d'Amphiloque

Se vêt toujours comme une loque.

Quoi, toujours nous raillons

L'état de ses haillons,

Nous qui n'avons jamais pondu une symploque ?

 

Qui fêtions-nous hier ? Cassius.

Quel nom n'est plus donné ? Cassius.

Mon limerick a des cloques

Avec ces symploques

Et sur youTube je vais écouter Cassius.

 

A gentleman called Cerbonius

Was fond of listening to thenius,

Especially at ten o'clock,

Which wasn't to Archilock

'S taste : “If you're on air, you're nohius."

 

Mon voisin de palier, Clair,

A vraiment un très gros blair.

Un jour, dans son tarin,

Il stocka du gaz sarin

Et s'envola dans un éclair.

 

Un Picard très ronchon, Eulampe,

Dit un soir « Éteins-mouâ c'teu lampe ! »

À son épouse, qui, teutonne,

À son tour bougonne

„ Sprich nicht mit mir wie einer Schlampe ! “

 

Une amie FB, Eulampie,

Vient de m'écrire : « Tampie,

Cingal, je te défrinde,

Car je ne suis pas une dinde

Et tes limericks vont de malampie. »

 

Un vieux spectre acariâtre, Foulques,

Se prend pour l'incroyable Houlques

Et dit : “Qu'on me nomme Néra

Et qui vivra véra ! ”

(Croit-il qu'il fera peur au capitaine Coulques ? )

 

Le patriarche Géréon

Tout en jouant de l'orphéon

S'endort doucement,

Et ses gentils enfants

Éteignent alors le néon.

 

Un fin cuistot, prénommé Loth,

Réussit mieux que tout la queue de loth.

Pourtant, ses marmitons

Disent préférer le thon —

« Ça sent beaucoup moins la culoth ! »

 

A French rhymer called Mallosus

Thought he was as mighty as Mosus.

“If I strike the rock

I'll never have writer's block

And I'll even find rhymes in -osus ! ”

 

Un paysan landais, Pinyte,

Aime cueillir les amanyte,

Mais ce qui le ronge,

S'il se trompe d'oronge,

Est pis qu'une péritonyte.

 

La très sémillante Salsa

Met, en tous mets, la harisa.

Tout le monde feule

« Ça arrache la gueule ! »

Salsa s'y connaît en cuspis dolorosa.

 

Une vieille femme, Tanche,

La nuit, n'est plus très étanche.

« Il me faut, incontinent,

Un vers moins enquiquinant ! »

S'exclame le poète, un peu tanche.

 

En Champenois, sainte Telchide

Élève faisans de Colchide

Dans les prés en chantonnant,

Puis elle va mitonnant

Quelques plats savoureux à l'huile d'arachide.

dimanche, 09 octobre 2016

Quatorze saints du 9 octobre

Un adolescent, Andronic,

Etait hypermégabionic.

Il passait, en jeux vidéo

Et en "dam dam déo",

Tout son fric, que sa mère claque en gin tonic.

 

█▄█

 

Une infirmière, Athanasie,

Est fort férue d'euthanasie.

Tous ses patients redoutent

La voir au compte-gouttes

Et tombent muets d'aphasie*.

 

○◙◘

 

La belle et farouche Austregilde

N'a pas, dans son prénom, de tilde.

(Tilde est masculin :

Certes, c'est malin

De changer de sujet pour omettre Austregilde !)

 

█▄█

 

Ton prénom, Deusdedit,

J'ignore comment il se dit :

Rime-t-il avec bite

Ou avec ici-gît ?

Tu n'existes pas, c'est heureux, Deusdedit !

 

○◙◘

 

En fumant des pétards, Didyme

Aime danser sur le ridyme.

Il est Marseillais

— Celui qui me plaît —

Et en a assez des rimes à vingt centymes.

 

█▄█

 

Un de mes voisins, Diodore

Chante tout le jour Je me dore

Et La nuit je mens.

Porcaire de dire : « Vraiment ?

N'y a-t-il pas d'autre air à pousser sur la mandore ? »

 

○◙◘

 

« Ton problème, Diomède,

C'est que tu chantes de la mède ! »

Porcaire n'en peut plus,

Et il aurait fallu

Pour mes pieux limericks aussi un intermède !

 

█▄█

 

Immense, colossal, Domnin

A un port altier, léonin.

« Ce que je déteste,

C'est lorsque quelque peste

Pour se moquer de moi me surnomme l'homnin. »

 

○◙◘

 

À tue-tête Gemin

Chez lui chante Long, long chemin.

« Où que tu ailles,

Dit Porcaire, mais que tu brailles

Ailleurs ! Bordel, c'est inhumin ! »

 

█▄█

 

Un vieillard bien pervers, Goswin,

Collectionnait des photos d'Élodie Gossuin.

C'est à son regard vitreux

Qu'on connaît le libidineux,

De même que le porc au suint.

 

○◙◘

 

Un Scandinave nommé Olle

Habite chez moi : pas de bolle !

Les meubles, depuis qu'il est a-

Rrivé, ont viré Ikea —

Même mon verre, mon couteau, ma casserolle !

 

█▄█

 

Ce que l'on sait de Ppublia

C'est qu'un jour elle ou-oublia

De signer son non-nom :

Toucher du popognon ?

Heureusement que l'État conconcilia.

 

○◙◘

 

Le facteur du quartier, Savin,

Aime excessivement le vin.

Pour ça, pas mal de lettres

Ont bien pu disparettres :

Savin est un vrai sac à vin.

 

█▄█

 

Un zoologue, Théofroy,

Ne ressent pas vraiment le froy.

Il ne fait pas plus chaud

Qu'il observe un manchaud

Ou un ouistiti de Geoffroy.

 

 

* Oui, c'est un pléonasme.

samedi, 08 octobre 2016

Saints du 8 octobre

Mon camarade Badilon

Se vante avoir le radis long.

Sa femme lui dit :

« Oui, c'est un radis...

Plût à Dieu qu'il fût un pilon ! »

 

▄█▄

 

Un brave noceur, Calétric,

Souffre d'avoir toujours latric.

Même dans la débauche,

Qu'importe s'il embroche,

Il souffre d'être concentric.

 

▄█▄

 

Connaissez-vous le fier Évode ?

Il loge dans une pagode

En roseaux tressés.

Pas intéressés ?

Que diriez-vous d'une scène de Ghelderode ?

 

▄█▄

 

Insupportablement, ce Grat

Croit être très doué pour le scat.

À chaque fois qu'il beugle,

On se prend des remeugles

— Car, en outre, il mâche du khât !

 

▄█▄

 

Une épicière, Palatiate,

En avait gros sur la patate.

« C'est à moi, au volant, de

Me prendre une amende,

Tout ça parce que je roule en Fiate ! »

 

▄█▄

 

La très belle Libaire,

Éprise d'un libraire,

Était bien malheureuse,

Car, coïncidence * affreuse,

Les bouquins la faisaient braire.

 

▄█▄

 

Pauvrette, ô pauvre Mélarie !

Tout le monde autour la charrie

Car elle a un long nez,

Des yeux chatironnés,

Le poil aussi dru que celui d'un pécarie.

 

▄█▄

 

Ironie du sort, Métropole

Habite à la Guadeloupe.

Du coup, c'est affligeant,

Mon limerick loupe

L'occasion d'être dans les normes.

 

▄█▄

 

La douce et prudente Porcaire

Voudrait bien s'exiler au Caire,

Son voisin, Macaire,

Lui donnant de l'urticaire

À écouter tout le jour du Cora Vaucaire.

 

▄█▄

 

La frêle et maussade Pallade

Tout le jour dit Je suis mallade.

C'est du Serge Lama

Porcaire s'enflamma

En balançant Je n'en peux plus de vos sallade !

 

▄█▄

 

Comment a donc fait Pélagie

Pour avoir une pubalgie ?

Le pape François

N'aime pas trop ça

Bicoz la djendeurfihorie.

 

▄█▄

 

 

Elle est si austère, Remfroye,

Qu'elle emplit tous les cœurs d'effroye,

Sauf celui de Macaire,

Qui, chantonnant Cora Vaucaire,

Va répétant « certains lemfroye ».

 

▄█▄

 

Une voisine, Réparate,

Commence à chanter : J'ai la rate...

Porcaire dit « Hourra !

Ça va nous changer de Cora ! »

(Je crois qu'elle a abusé un peu du picrate.)

 

 

▄█▄

 

Une garagiste, Thaïs,

Fume des gitanes maïs.

Elle boit comme un trou,

Gambade comme un potorou,

Mais quand elle chante c'est un hypolaïs.

 

 

▄█▄

 

La mélomane Triduana

Aime de Mingus Tijuana

Moods. « Moi, je préfère... »

Lui répond Macaire —

Ah, je vais l'étouffer avec son bandana !!!! **

 

 

* Rare synérèse.

** Saurez-vous deviner quel personnage lance cette réplique ?

vendredi, 07 octobre 2016

Saints du 7 octobre [2013]

Avec son casque en cuir, notre ami Armentaire

S'apprête à embarquer dans un hélicoptaire.

Autour de lui les pales

Vrombissent en rafales :

Voici un limerick quelque peu fragmentaire.

 

Notre jardinier, Bacchus,

Adore les hibiscchus.

Il soutient mordicchus :

« C'est mieux que les crocchus »

— Remerciez-moi d'éviter d'autres rimes en -cchus.

 

Ce qu'aime le vieux Canog

C'est un pion de rhum dans son grog.

Dès qu'il a éclusé

Deux trois mugs, le pépé

Se met à frétiller comme Kylie Minog.

 

Mon professeur de chant, prénommé Elzéar,

Nous impose toujours des trucs de Guybéar.

Sérénade à madame

Ou bien À Amsterdame —

Et que sert que nous le traitions de ringuéar ?

 

Critiquant tout, certain Ethère

Trouve ma poésie déléthère.

Quoique ma plume soit prudente,

J’ai l’art des rimes décadentes,

Et ne peux point du tout meuthère.

 

Un ami d'enfance, Gérold,

Est sosie du chanteur de Gold.

« Le prochain qui m'appelle Emile,

Je le balance aux crocodiles ! »

(This line is slightly oversold.)

 

jeudi, 06 octobre 2016

Saints du 6 octobre

Mon meilleur pote, Adalbéron,

Est très fan de Martin Veyron.

Les filles l'adorent :

Il est musclé comme une amphore

Et il a les yeux vairons.

 

Mon autre meilleur pote, Barse,

A épousé une vraie garse.

Vrai, elle lui fait de l'effet —

Il danse devant le buffet

Et joue le dindon de la farse.

 

Un autre bon pote, Macaire,

N'adore que Cora Vaucaire.

Trois petit's not's de musique,

À la fin, moi, ça me fatique :

Je voudrais m'exiler au Caire.

 

Je ne vois plus beaucoup Pardoux,

Qui était gras comme saindoux.

Enfin, bref, je m'égare...

Il était chef de gare :

Dis, Pardoux, le train part d'où ?

 

Un ami breton, Yvi,

A figure de ravi

De la crèche.

Où il crèche ?

Sorry, je ne sais où il vit.

mardi, 04 octobre 2016

Le retour des limericks du martyrologe (saints du 4 octobre)

Un traducteur nommé Amoun,

Disciple de Josée Kamoun,

Traduisait à tour de bras

Même un truc comme Hudibras

Sur le parking du Grand Moun.

 

Mon ami Audacte

Est autodidacte.

Pour la moindre fouille

À fond il se mouille :

D'ailleurs il habite à Bibracte.

 

La très prude et jolie Domnine

Est plus menue qu'une ménine

De Velasquez.

Son chien, qu'elle tient en lez,

Est énorme et pue des canines.

 

Saint Gouria

Criait Gloria

Dans les rues de Kazan,

Vêtu comme un tarzan.

D'admirateurs ? une noria.

 

Un coiffeur nommé Madalvé

N'est jamais vraiment bien lavé.

Bien qu'il dise « tout baigne » ,

L'est crasseux comme un peigne :

Son shampooing, selon lui, n'est pas désenclavé.

 

Un vieux constipé, Pétrone,

Passe son temps sur le trône.

« Le poisson a des branchies

Et l'âme ses entéléchies.

Suis-je le seul dont le boyau est asynchrone ? »

 

Il est si laid, pauvre Quintin,

Que pour la baise il fait tintin.

« Qu'y puis-je si ma face

Est vraiment dégueulace ? »

Son esprit seul est libertin.

 

 

 

 

———

Versions de 2013

———

 

Déjà petit garçon, Quintin

Lisait les albums de Tintin.

« Albums ? ne le dis pas :

Dis plutôt “les alba” ! »

— Quintin est devenu professeur de latin.

 

Un vieux monsieur, Audacte,

Qui voulait visiter Bibracte,

Se retrouva comme deux ronds

De flan sur le Mont Beuvron.

L'archéologie n'est pas pour autodidactes !

 

Le devinez-vous, Hierothée,

Mon cher ami, vint hier au thée.

Si ce pauvre blaireau

S'appelait Hieràlapéreau,

Il passerait tout son temps libre à sirothée.

 

Un écrivain nommé Pétrone

Faisait, fort fréquemment, des crises d'acétone.

Pour que sa prose ne soit pas trop monotone,

Son épouse, un peu gorgone,

Lui conseilla de s'acheter un dictaphone.

samedi, 24 septembre 2016

Dix limericks retrouvés

« À  part celui sur Coprios où guère ne te foulas la rate, l'ami, je te kiffe trop. » (Florence B., 24 septembre 2013)

 

 

Un fort brave garçon, prénommé Anathlon,

Était, par-dessus tout, fana de triathlon.

Toutefois, hygrophobe,

Il sent que se dérobe

Le destin : le voilà vendeur à Décathlon.

 

 

Le boucher d'Andelot, Andoche,

Disait toujours : « Pour la bidoche,

Rien de tel qu'un tel prénom,

Qui ajoute à mon renom !

Mais allez faire accepter ça à ma beldoche... »

 

 

Un locataire, Coprios,

Avait à cœur d'importuner ses proprios

Pour une fuite d'eau

Ou un double rideau,

L'appart dans un état proche de l'Ohios.

 

 

Mon petit cousin, Dalmace,

Est complètement à la mace.

Il chante du Tal

Et du Lemarchal,

Parfois même du Jeannemace.

 

 

Mon voisin de palier, Nicandre,

Ressemble à un vieux scolopandre.

Derrière son juda,

Il m'espionne à tout va —

Vraiment, c'est à n'y rien comprandre !

 

 

Un gentil damoiseau, prénommé Pacifique,

Ne goûte guère la compagnie de Rustique.

Il dit : « Ta barbe pique ! »

L'autre répond : « Soporifique ! »

On est bien loin, ma foi, de vos amours saphiques.

 

 

Vicomte de Marseille, Ysarn

N'était pas natif du Béarn,

Ce que vraiment j'abhorre

Car il n'y a pléthore

De rimes en -arn (barn, Tarn, Troarn, saumondarn).

 

 

Quoique fort botaniste, Thyrse

N'a jamais vu lilas ni cirse

Ni même de pâquerette,

De sorte que rien ne l'arrête

S'il veut se jeter dans la Birse.

 

 

Un universitaire, appelé Galaction,

Avait surnom plaisant — Professeur Inaction !

Des cours recyclés,

Nulle responsabilité

Mais un CV truffé de cent publications.

 

 

Germer de Fly disait à sa femme : « Domane,

Il me fout vraiment les jetons, ton dobermane.

Si tu n'y mets de muselière,

J'irai au fond d'un monastère. »

C'est ainsi que Germer devint moine brâhmane.

 

vendredi, 25 décembre 2015

Smuggling

Un natif de Ceylan

De l'or allait recélant.

Mais où donc ? L'ai-je tu ?

Oui : c'était dans son cul !

(Foin des limericks bienséants.)

vendredi, 29 mai 2015

W.M. 69 : Herzogin Anna Amalia

Anne Amélie de Brunswick,

Sa perruque, il paraît, fait tchouic

Sur sa robe en cachemire.

Quant à son Erwyn & Elmire

Pardon, j'y entrave que couic.

 

vendredi, 27 juin 2014

Limericks meurthois, 73 et 531

▬ 73 ▬

Un pickpocket de Bicqueley

Même au village picqueley

Pièces, clés – fastoche ! –

Dans toutes les poches

Des citoyens de Bicqueley.

 

▬ 531 ▬

Quoi ? Tramont-Saint-André ?

Un nom pareil, et il faudré

Que derechef je ponde

Un limerick immonde ?

Pourquoi pas sur Hepburnaudré ???

 

mardi, 24 juin 2014

Limericks meurthois, 70 et 534

▬ 70 ▬

Un bon vieillard de Bey-sur-Seille

Est fou de gelée de groseille.

Bien qu’il soit sourd comme un pot,

Il entend le déclic du pot

Qui s’ouvre, et aussitôt il sort l’oseille.

 

▬ 534 ▬

Un quadragénaire de Trondes

Aime les femmes girondes.

« Ma femme est un sac d’os,

Et j’en ai plein le dos ! »

(C’est stupide que tu la grondes…)

 

mardi, 17 juin 2014

Limericks meurthois, 63 et 541

▬ 63 ▬

Un gentilhomme de Berné-

-court ne veut pas être berné.

« Ma douce Lydie,

Votre perfidie

À tout jamais m’a consterné. »

 

▬ 541 ▬

Revenue du ski, à Valhey,

Celle-ci a le teint haley.

« Les sauts sur les bosses

Et les lourdeurs des bolosses,

Je vous l’dis, j’en ai avalhey. »

 

vendredi, 13 juin 2014

Limericks meurthois, 59 et 545

▬ 59 ▬

Un prof de français de Belleau

Relit passionnément Ronsard.

Sa femme, une naïade,

A noyé sa Pléïade

Et perdu la rime en Belleau.

 

▬ 545 ▬

Un paysan *  de Vandeléville

Suggère qu’on vende les villes.

« Ça nous fera du blé

Plus qu’d’cultiver not’ blé. »

Raté, les façons fort civiles.

 

 

* Synérèse sur paysan.

mardi, 19 novembre 2013

Saints rares du 19 novembre

Un brave Teuton, Tuton,

Ayant acheté un futon,

Découvrit que Mechtilde

(Sa femme, au nom sans ~)

Devait compter les moutons sur le futon de Tuton.

*

Un Cordouan, Théodemir,

Ayant aspergé de Mir

Son ami Houardon,

Lui demanda pouardon.

(Des poèmes comme ça, ça me fait frémir.)

*

Un couturier, Philarète,

Au poissonnier tendit l'arête

En forme d'alérion.

Le poissonnier, Hilarion,

Lui dit : « Tu tires sur le fil ! Arrête ! »

*

Mon maître d'hôtel, Héliodore,

Trouve le chou-fleur inodore.

Quand j'ai dit ça à Cydroine,

Il est devenu pivoine,

Et plus furieux encore qu'un tyrannosore.

*

Un fier facteur fatigué, Fauste,

Adore le jambon d'Ahauste.

Son associé, Barlaam,

Ecoute des chansons de Laam,

Si bien que Fauste veut débaucher de La Pauste.

*

Il est trop pas cool, Exupère,

Bicoz vraiment tout l'exaspère.

Dès que son fils, Atton,

Balance un flow d'Akhenatton,

Exupère vitupère.

*

Une latiniste, Ermenburge,

S'étant pris une grosse murge,

Exigea d'Anastase

— Qui n'aima pas trop cet oukase —

De lui passer fissa la bassine (“ça urge”).

*

Un de mes amis, Abdias,

Déteste mon galimatias,

Cependant qu'Aldegrin

Trouve que j'ai un grin

Et même, pour tout dire, un noyau de spondias.


lundi, 18 novembre 2013

Saints rares du 18 novembre

Un Wallon prénommé Amand

S'exprimait très bien en flamand.

Son meilleur ami, Maudez,

Trouvait vraiment démaudez

Pour un Wallon d'ainsi s'exprimer en flamand.

*

Le gardien d'immeuble, Anastase,

N'a pas une tronche à l'extase.

Pourtant, en voyant Frigdien

Arborer son bonnet phrygdien,

Il a succombé d'épectase.

*

Un brave chtimi, Burgin,

Entre et me dit : « c'est urgin ! »

Il a l'air affolé.

Je réponds : « quoi'qu'ça l'est ? »

(J'ai vécu dix ans à Beugin.)

*

Mon Dieu, quand on invite Chaffre

À déjeuner, on en sort affre-

Usement ruiné,

Le portefeuille encalminé,

Car ce Chaffre, justes cieux, qu'il bouffe et qu'il baffre !

*

Un chef de fanfare, Hésyque,

Balance “En avant la zizyque”

À tout de bout de champ.

Ce n'est pas méchant,

Mais enfin, je (trombone) suis pas amnésyque.

*

Un enfançon breton, Keverne,

Aime Le bouclier arverne.

Son oncle, Romphaire, 

Lui dit : « Luke, je suis ton paire ! »

Et lui : « J'm'appell' pas Luke, j'm'appell' Keverne.»

mercredi, 02 octobre 2013

Saints rares du 2 octobre

Un brave Italien, Bacchi,

Est très féru de gnocchi.

Sa femme, Bérégise,

Préfère les saucise,

Les chipolatas, les cnacchi.

 

« — Ce que je vois sur votre orteil, cher Damaris,

N'est pas cicatrisé ! Oh, c'est un panaris !

— Ma chère Eleuthère,

Vous me donnez de l'urtikhère ;

Allez plutôt nourrir vos foutus canaris ! »

 

Mon meilleur ami, Gérin,

Vient d'acheter un véhicule tout-térin.

« Tu ferais mieux de te ranger,

Poète, ô mon ami, Léger :

Ton œuvre, et non toi, durera plus que l'érin. »

 

Le pharmacien Lycomède

Sait un souverain remède.

Du moins le dit-il

D'un air peu gentil.

J'appelle ça tirer des plans sur la comède !

 

Le maître de solfège, Prime,

Souhaite toujours que l'on "s'exprime".

L'autre jour, Saturio

A pondu un oratorio

Qui a enfoncé Prime en profonde déprime.

 

Mon beau-frère, Scariberge,

Adore les canneberge.

Mais son père, Ursicin,

Préfère les ourcin.

Ah, c'est coton, je le dis, quand on les héberge !

.

mardi, 01 octobre 2013

Saints rares du 1er octobre

Un paysan prénommé Aïzan

Aimait mâcher des cachous et du zan.

« Je fais mes délisse

De cette réglisse,

Forte comme un surfeur de Mimizan. »


L'actrice prénommée Arielle

Est quelque peu caractérielle.

Même son Bébert

Ne sait plus quoifert

Pour qu'Arielle soit un peu moins mercurielle.


Un clochard prénommé Bavon

N'empestait pas trop le savon.
« Ce qui enjolive,
C'est le Palmolive ! »
Lui lança un marchand de fragrances slavon.


Une adolescente, Délia,
Se prend quelque peu pour la Dame aux camélias.

Sa mère, furibarde,

Lui dit « si t'es tubarde,

Ferme-la ! » — ce qui humilia Délia.


Un ami Facebook, Vérissime,

Trouve mon œuvre nullissime.

« Après tous tes distiques,

Il fallait bien les limeriques ! »

(La rime ci-dessus, Véri, est rarissime.)


Quoique breton, l'ami Nizier

Déteste l'odeur de lizier.

« Si j'étends un drap

Ça l'empuantirap...

L'odeur de lizier colle au chemizier ! »


Un jour, la belle Montaine,

Se rendant à la fontaine,

Laissa choir le panier d'ozier

Que lui avait offert Nizier.

(Des choix de dernier vers, j'en ai une vingtaine.)


Un jour, un brave garçon, Piat

Se fit traiter de galapiat.

« Bien mal vous eût pris

De me traiter de malappris ! »

(La grammaire était son opiat.)


Ministre de l'Intérieur, Romanos

Vient de lancer « Dehors, les Romanos ! »

C'est pour rouler de farine,

Dit-il, la blonde Marine

En lui donnant, à ronger, un nonos.


Dans l'épicerie de Sabbas,

C'est toujours le branle-bbas.

Sacs et clayettes,

Pochons, cagettes —

Au point que souvent on y perd son cabbas.


Je connais un facteur, Vulgis,

Qui habite à Montargis.

Dès qu'il sort de son logis,

Il se dit "allez, j'agis"

Il distribue le courrier à Ris-Orangis.


Un ami proche de DSK, Wasnon,

Donna rendez-vous à Tristane Basnon.

Juste après un quart vittel,

Il lui proposa l'hottel.

Et elle, tout de go : « mais ça va pasnon ? »


Un poète latin, Suliac,

Rimait en distikélégiac.

« Même pour une épigramme

Il est vrai que je ramme :

Que n'a-t-on inventé le canoë-kaliac ! »


Le très digne et très respectable Virila,

C'est connu de tous, un gros membre viril a.

Un jour, dans son monastère,

Trébuchant, il chut à tère,

Se faisant à lui-même o-soto-gari là.

.

lundi, 30 septembre 2013

Saints rares du 30 septembre

Un vieux Normand du nom d'Ansbert

N'aimait pas trop le camansbert.

Sans être faraud,

Il préférait le Livaraud,

Détestait par-dessus tout la fourme d'Ansbert.


Prédestiné par son prénom, Aristakès

Entre armé dans la banque en réclamant lakès.

Selon sa trogne,

C'est au gomme-cogne

Qu'il est accueilli — Dieu, quel patakès !


Un brave vieillard, Honorius

Etait du signe Aquarius.

« Depuis le berceau,

Je suis recteau-verseau ! »

S'époumonait l'olibrius.


Lycéen dans les Deux-Sèvres, Léry

Rêve d'aller étudier Valéry,

Tacite et Suétone,

Plaute, Ammien, Pétrone

— Mais à Poitiers : il y a Dame Méry !

.

vendredi, 27 septembre 2013

Saints rares du 27 septembre

Aquiline disait à son homme : "Adérit ! 

Si tu ne m'aides pas, je pète une durit ! "

Les tâches ménagères,

Il faut les partagères.

(Mon limerick est-il écrit par Ribérit ?)


Adérit répondait à sa femme : "Aquiline !

J'ai mal partout, il me faut d'la péniciline ! "

Ne trouves-tu pas, dis donc,

Lecteur, cette excuse bisdonc ?

(Mes rimes toujours plus deviennent sibiline.)


Un chanteur, Callisatrate,

Disait "j'ai la rat' qui s'dilate".

Comme il était Breton,

Son argument béton

Etait qu'il étouffait à cause des nitrates.


Un ado métalleux, Caïus,

Aimait à la télé exhiber son anus.

« Franchement, mes parents

Ne sont pas très marents

D'avoir choisi de m'appeler Caïus ! »


Un ténor idiot, Elzéar,

Est féru de Franz Léhar.

Quand il va à la supérette,

Il fredonne ses opérettes

Tout en achetant bonbons et carambéars.


Originaire du Maroc, la brave Hiltrude

Ne rêve de rien tant que d'un climat très rude.

« Ah, la Norvège

Et son ciel de nège ! »

La nuit boréale convient aux âmes prudes.


Quoiqu'elle n'ait que quatorze ans, la belle Hermie

Rêve du jour où elle aura son permie.

Foncer en voiture,

Prendre une biture —

Hermie attend aussi de toucher son hermie.

.

jeudi, 26 septembre 2013

Saints rares du 26 septembre

Un arsouille nommé Céran

Etait féru de Saint-Véran.

« L'Aloxe-Corton,

C'est pour les avortons.»

Ainsi allait clamant l'alcoolique Céran.


Quoique dermatologue, mon ami Crescence

A, sur le nez, une vilaine excroiscence.

« C'est un vrai poison

Dont nulle excision

Ne vient à bout — quelle indescence ! »


Le jeune étudiant Eusèbe

Passe son temps sur le Wèbe.

« Bien mieux vaut tweeter

Que l'euhèneter »

Dit-il, aboyant comme un clèbe.


Un doctorant, Gédéon,

Etudiait Michel Déon.

Tout un chacun jugeait

“C'est un piètre sujet ! ”

Il y a pire : Giscard et son accordéon.


Un brave cuistot, Meginhard,

A la passion des épinhard.

Il en met dans les potages

Mais aussi dans les laitages ——

IL en sert même au fond des verres depinhard !


Un boulanger, prénommé Nil,

Est allergique au fournil.

Comme sa femme craint

D'être dans le pétrin,

Elle veut expédier Pomponnette au chenil.


Un collègue, qui se nomme Sénateur,

Passe toutes ses nuits sur l'ordinateur.

Quand sonne le révails,

Je trouve plein de mails

Que m'a envoyés nuitamment Sénateur.



(Bon. Je réclame indulgence. Pas en forme aujourd'hui. Un signe ? je ne me fais pas rire.)

.

mercredi, 25 septembre 2013

Saints rares du 25 septembre

Un pâtre du beau nom d’Amance

Avait du goût pour la romance.

Toutefois, ses brebis

Etaient d’un autre avis,

Surtout quand il relâchait sa semance.

 

Un prêtre nommé Aunachaire

Débite, dès qu’il est en chaire,

Inepties et fadaises,

Insanités, foutaises,

Ruant et pestant, plus furieux qu’un phacochaire.

 

Austinde, qui n’était pas vil,

Serait né pile en l’an Mil.

Il a péri à Auch

(Dont se fout Saint Andoche)

D’un empoisonnement au thé de camomil.

 

Un brave cuistot, Céolfrid,

Pour “sur le plat” disait œufs frid.

Et quand un bandit

Le menaçait, pardi,

Il lui tendait la caisse en disant « Voilà l’frid ! »

 

Vous pondre un limerick sur le nom Cléophas ?

Franchement, les amis, je le dis, c’est trophas,

Car, du moment qu’on peut

Tricher, le poéteux

N’a besoin ni d’avant-propos, ni de préphas.

 

Devenu procureur, à son corps défendant,

Il ne put renier son prénom : Défendant.

Avocats et greffiers,

Notaires et huissiers

Gloussaient quand il passait, en disant « C’est fendant ! »

 

Fort belliqueux, cet Ermenfroi

Hurlait partout : « J’ai rarmenfroi ! »

Il n’était pas frileux,

C’est sûr – son corps pileux

Plus velu que son palefroi

 

La suave et tendre Euphrosyne

A toujours, sur les doigts, des taches d’éosyne.

« Jamais ça ne loupe

Et toujours je me coupe

En faisant la cuicui, en faisant la cuisyne. »


D’un tempérament joyeux, le jeune Finbarr

Au collège ou au lycée se tape des barr.

Un jour, trop rigolant,

De quelque gag über-lolant,

Il en a craqué son slibarr.


Quoique belle, Néomésie,

N’a pas d’amant, quelle hérésie !

Voulez-vous donc savoir

Le fin mot de l’histoir ?

Néomésie souffre (un peu trop) d’encoprésie.


Mon ancien voisin, Paphnuce, 

Etait un drôle de guguce.

Tout en répétant « ah ouais »

Il montait à bord des tramouais,

En il n’en descendait jamais qu’au terminuce.


Notre directeur, Principius,

Travaille moins pour gagner pius.

Il fait fi du tramway

Et fonce en béhemway —

J’ai l’air fin avec ma Prius !


Une latiniste, Souzdal,

Dit sans arrêt qu’elle a ladal.

Même devant son écran,

Son estomac à cran,

Elle s’envoie plein de casdal.

.

mardi, 19 mars 2013

Le Roitelet de Madère, version française

Le limerick en anglais que j’ai publié hier, selon le principe d’écriture des Wikimericks, m’a donné l’idée d’une transposition encore plus idiote. La voici.


 

Amis, sachez que le roitelet de Madère,

Plus gros qu’un pou, est plus petit qu’un dromadaire.

Il siffle, à tout hasard,

Feldman, Thierry Hazard

Et même Macumba de Jean-Pierre Madère.

 

samedi, 16 mars 2013

Insolite épisode de la vie d'Anton(in) Dvořák

On le sait peu, Anton Dvořák 

Aimait beaucoup Jacques Chirac.

Questionné par Le Parisien,

Le très émouvant musicien

Lança un jour « Il est fort, Jacques ! »



Lukas Dvořák.jpg

(En illustration : une photographie d'un certain Lukas Dvořák.

J'aime bien les hasards de l'homonymie, et les filles à oilpé.)


vendredi, 15 mars 2013

François Ier

Ce François n'est pas un jambon,

Lui qui prêche depuis l'ambon,

Et non (curieux imbroglio)

Depuis la chaire. Bengoglio

Boit-il du Villers-le-Gambon ?

jeudi, 17 mai 2012

Maisonnisses sans Sarkozy

On reconnaît, à Maisonnisses,

Un sarkozyste à ces indices :

Quasi spectral,

Faux libéral,

Et, depuis le 6 Mai, atteint par des jaunisses. 

mercredi, 16 mai 2012

La Cellette sans Sarkozy

L'U.M.P., à La Cellette,

Brûle un peu sur la sellette :

Même au trot galopé

Nul Jean-François Copé

Ne se risque à La Cellette.

mardi, 15 mai 2012

Nouzerolles sans Sarkozy

Le brave Olivier Mazerolles

N'est guère ouï à Nouzerolles :

Son parisianisme ultralibéral

Est aussi lointain qu'Andes ou Oural,

Et le bleu flambe en fumerolles.

lundi, 14 mai 2012

Méasnes sans Sarkozy

Dans le village de Méasnes,

Moins d'un quart des gens sont des asnes.

Comme beaucoup de Français

Ils n'en peuvent mais

Des ultralibéraux insasnes.

dimanche, 13 mai 2012

Javaugues sans Sarkozy

Le village de Javaugues 

À Sarkozy : "Eh bien, tu vaugues

Sur le yacht de Bolloré ?!

Tu vas voir comme je t'oré

En 2012 à Javaugues ! "

samedi, 12 mai 2012

Blassac sans Sarkozy

Du côté de Blassac

On a tendu un sac

De voyage à Sar-

kozy et à Car-

la la mijaurée carensac.

vendredi, 11 mai 2012

Mauzerat-Aurouze sans Sarkozy

En ce fier Mauzerat-Aurouze

Qui bien ennoblit la cambrouze,

Le petit nain fielleux

A pris un pied dans le

Popotin sans passer par la case partouze.

jeudi, 10 mai 2012

Félines sans Sarkozy

Les électeurs de Félines

Ont eu des intentions malines

En envoyant paître

Sarkozy, ce traître

Aux prairies jades et hyélines.

mercredi, 09 mai 2012

Bournoncle sans Sarkozy

Les fiers citoyens de Bournoncle

Envoient Sarkozy, ce pétoncle,

Au débarras.

Moins d'un sur trois

A voté pour lui à Bournoncle.

mardi, 08 mai 2012

Blavozy sans Sarkozy

Les villageois de Blavozy

Ne sont pas fans de Sarkozy :

À 38%,

Wauquiez a dit "Bon sang !

C'est pire qu'au Puy, Blavozy !"

lundi, 07 mai 2012

Buxières-sous-Montaigut sans Sarkozy

Cent-neuf votants de Buxières-sous-Montaigut,

De ce gouvernement en ayant ras-le-but,

Ont voté Hollande,

Ce qui met la glande

Aux trente-six bleus. (Sarko, dans-ton-gut !)

mercredi, 07 septembre 2011

Cinq ultimes limericks basques

Ascain / Azkaine, Pyrénées Atlantiques: l'église

Un teuton passant à Azkaine
S'exclama "Na, da gibt es Keine !"
Il cherchait une Basque
à qui tâter le masque,
Ce Teuton frivole d'Azkaine.

 

Ainhoa, Pyrénées Atlantiques: plumbago et balcon fleuri

Sur un balcon, un plumbago,
Se plaignait d'un fort lumbago.
"Que serait-ce, aïtzatzernu !
Si j'étais planté les pieds nus ? "
Interjeta-t-il tout de go.

 

 

Ainhoa, Pyrénées Atlantiques: cadran solaire de l'hôtel Ithurria

Le dessinateur Iturria
A la manie, lorsqu'un mur y a,
D'y poser un cadran solaire
Dont l'aiguille est une molaire.
(Dans la féria, c'est la furia.)

 

 

Saint Jean de Luz,  Pyrénées Atlantiques

L'ex-maire de Saint-Jean-de-Luz
Travaille moins pour gagner pluz
Et passe le pays au Pliz
Sans dépoussiérer les nantiz.
(Oh, ces rimes, n'en jetez pluz !)

 

 

Ascain / Azkaine, Pyrénées Atlantiques: herriko etxea / la mairie

Un Landais, passant à Ascain,
Eut le désir un peu coquin
De tâter de la semelle
Une marche un peu margelle
Lorsque survint un Basque. (Un.)

mardi, 06 septembre 2011

Quatre autres limericks basques

Iholdy / Iholdi, Pyrénées Atlantiques: chemin de croix dans l'église

Un jouvenceau d'Iholdy
Pensait "Je n'ai pas de bol, dis :
Les demoiselles du village
Ont toutes plus de cent ans d'âge,
Même à l'église d'Iholdy."

 

 

Ainhoa, Pyrénées Atlantiques

Un habitant d'Ainhoa
Détestait Yannick Noah.
"A-t-on idée, gatzaïenu*,
De chanter toujours les pieds nus ?"
Faut pas désespérer accabler Ainhoa.

 

 

Orègue / Oragarre, Pyrénées Atlantiques: cimetière à côté de l'église Saint Jean Baptiste

Un étudiant d'Oragarre
Hurlait, tout comme un égaré :
"Je ne comprends que dalle
Aux stèles discoïdales -
Même pas à Oragarre."

 

 

Ainhoa, Pyrénées Atlantiques: l'église Notre Dame de l'Assomption (XIII°), vierge à l'enfant (Notre Dame de l'Aubépine / Arantzetako Ama Birjina)

Notre-Dame de l'Aubépine
Cache, de Jésus, la........ nuque.
Si autre chose vous pensez,
Vous avez idées mal placées --
Tout ne cède pas à la rime.

 

 

* gatzaïenu : interjection basque, inventée pour trouver une rime avec "pieds nus".

Cinq limericks basques des 4 et 5 septembre

 

St Palais / Donapaleu , Pyrénées Atlantiques: la Bidouze en amont du pont

De certain vieux gâteux de Donapaleu,
Sa famille se plaint : "Il est où ? il est où ?"
Je vous secours, allez :
Il est à Saint-Palais,
Ce vieux gâteux grincheux de Donapaleu.

 

Orègue / Oragarre, Pyrénées Atlantiques:  l'église Saint Jean Baptiste (1670 ou 1760?)

Une dame pieuse d'Orègue
Etait, je l'avoue, un peu brègue,
Au point que le curé
Préféra se murer
Dans le mutisme et l'église d'Orègue.

 

Arbouet-Sussaute / Arboti-Zohota, Pyrénées Atlantiques: fronton place libre

Un jouvenceau d'Arbouet-Sussaute
Aimait beaucoup le Grand Soussotte,
Dargelos et l'Armagnacaise -
Mais chez lui, rien, sinon basquaise,
Fromage de brebis, pelote.

 

Armendarits / Armendaritze, Pyrénées Atlantiques

Un villageois d'Armendarits
Prenait sa maison pour le Ritz,
Son canasson pour Crin Blanc
Et sa meuf pour Fanny Ardant.
(Ils picolent, à Armendarits.)

 

Méharin/Mehaine, Pyrénées Atlantiques: le nouveau fronton place libre

C'est au fronton de Méharin
(Rose, ô, plus rose qu'un tarin)
Que le duo basque Orgambide
A la pala a pris un bide :
Txitzagantxa (Trente à rin.)