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jeudi, 31 mars 2016

Rugby ○◙◘○ Rapports

La mascotte est peut-être un loup ou un chien bipède qui s'agite et se trémousse.

un instrument de cuivre très étrange, qui tient du piston, de l’ophicléide et du cor de chasse

Pas envie, depuis trois jours, d'abattre les besognes usuelles.

Les arbitres se nomment Hourquet et Castaignède.

Souvenirs des vendanges, des vignes, des vignobles, de la piquette que je ne goûtais pas (je n'avais pas onze ans).

Lann, en revenant de la carrière, rapportera une cruche toute pleine

Rabattre la balle en arrière par une passe trop appuyée, ce n'est jamais bon. On se retrouve fissa à encaisser un essai ; ça ne loupe pas.

Les envois en bout de ligne sont un peu téléphonés.

l’on commença à le regarder avec un certain épatement, comme on contemple un prestidigitateur capable de sortir des pigeons vivants d’un chapeau haut de forme ou trente petits drapeaux d’un œuf dur

La course du 10 italien en oblique a failli mal s'achever.

jeudi, 03 mars 2016

Banc

C’était merveilleux, ai-je dit, ce banc de poissons que j’ai vu. Je l’ai vu très nettement, tu sais. J’écoutais ce que tu me disais, et je le voyais onduler devant moi. Je crois que c’est parce que tu m’as pris la main.

(Christian Garcin. L’embarquement. Gallimard, 2003, p. 100)

mardi, 02 février 2016

2013-2016

2 février 2013.

Je vais mettre un crêpe noir pour relire Raymond Chandeleur.

2 février, jour du calembour pourri.

 

Aujourd'hui (même jour, en 2016)

En mangeant une crêpe accompagnée d'un gobelet de thé aromatisé à je ne sais déjà plus quoi au stand de l'association des étudiants anglicistes, j'ai eu une discussion tout à fait passionnante avec deux anciens étudiants, actuellement en M2, et avec une étudiante de L1 que je n'ai pas dans mes cours, notamment sur l'évaluation des enseignements.

(Moins pourri.)

 

(Lointain écho d'“Exister est un plagiat”, sous une autre forme, et du Temps immobile.)

samedi, 07 novembre 2015

Sans regret de la calemande

Comme souvent, lorsque je me prends à contempler ma vieille robe de chambre, à repenser aux circonstances dans lesquelles j'en reçus le présent – elle était neuve alors, j'avais quinze ans – je reprends le texte de Diderot, peut-être un de ses plus forts, à coup sûr son plus émouvant, et que ma professeure de français d'hypokhâgne (dont le sens de l'enseignement m'échappait à peu près) m'a fait découvrir, les Regrets sur ma vieille robe de chambre, texte inépuisable, dont on ne peut se lasser, d'où j'extrais ce soir cette phrase magnifique, parmi tant d'autres magnifiques :

Où est mon ancien, mon humble, mon commode lambeau de calemande ?

 

Décidément, les mots nous portent aux objets.

Je voulais seulement pondre, vite fait mal fait, une notule afin de tenir ma promesse pour novembre. (Aujourd'hui, sans avancer dans mon travail, j'ai été occupé à diverses utilités sociales (conseil d'école élémentaire...) et sottises chronophages (feuilles de néflier, luminaire à changer sans s'électrocuter, panne d'internet à régler, puis bibliothèque à reclasser).)

Donc, voici, la promesse sera tenue. En songeant aux minces trous et longs aplats élimés de ma vieillerie, et en envisageant que je pourrais en tirer ici quelque copie, cela m'a rappelé qu'hier j'ai remis une paire de chaussures neuves qui m'avait meurti atrocement les pieds quelques jours avant les congés de Toussaint, et qui, jeudi comme aujourd'hui, et surtout comme hier, m'a accompagné sans nul sévice, sans torture, sans brûlure, sans ampoule ni bleu. Hier midi, partant déjeuner, ce que je pensais pouvoir dire de cela se rattachait là encore à une autre œuvre, pour moi mythique aussi, Chaussure de Nathalie Quintane – je ne l'ai pas encore dit, mais au moment où je lus Chaussure je mettais la dernière main à un manuscrit dans lequel il était pas mal question de marches forcées, de promenades, de godasses. (Plus tard aussi, chez Roubaud comme chez Walser, m'a fasciné ce même thème si plat et si profond à la fois : comment on se promène, et par quels outils.)

 

Tout ça pour finir par extraire une phrase de Diderot pour noircir un peu ces carnets, et constater qu'y figure un mot, calemande, dont je ne pense pas, feignant que je suis, jamais avoir vérifié le sens ni l'usage dans le dictionnaire, de sorte que, selon toute probabilité, il pourrait figurer à la rubrique des Mots sans lacune, où je le place illico, sans plus chercher... on fera cela demain, il reste à faire, la soirée s'élime.

 

mardi, 28 avril 2015

Grüne Welle

C'est un peu compliqué.

Dans ma topographie — celle des kleptomanies monotones — le franchissement des feux tricolores jusqu'au Beffroi occupe une place à part, celle de la conduite machinale mais occasionnelle (pour mieux dire : irrégulière). Il y a toujours un moment où la voiture passe à l'orange ; peut-être l'arrière même est-il parfois au niveau du rouge. Je respecte scrupuleusement la limitation de vitesse, donc je l'ai dans l'os pour la vague verte.

(Peut-être est-ce à Düsseldorf, ces premiers échos de la grüne Welle...)

Pourquoi encore tenir ces carnets. Je devrais projeter ces trajectoires avec la violence retenue explosante fixe des monologues d'Éric Delphin Kwegoué. Pourquoi encore tenir. Pourquoi tenir. Pourquoi ternir.

Vous n'avez pas de quoi. Y a pas de quoi.

C'est un peu compliqué.

À l'aller, souvent, je passe par Marie et Pierre Curie, bifurque avant le L.P. ▬▬ mais au retour, c'est plus avec ambages, soit l'avenue de l'Europe, son enfilade de feux dont toujours au moins un rouge que je ne grille jamais, parfois tourne à gauche vers Sapaillé pour la boulangerie, le chinois, Emmaüs ou tout simplement coupe-file.

Quand je marche, ou quand je prends le tramway, c'est encore une autre histoire.

Mes liens en vert se mordent la queue ; je n'ai pas écrit le centième des textes en souffrance.

Ça vous fait souffrir c'est un peu compliqué ?

mardi, 24 mars 2015

Michelet

« J'ai vu, non pas dans les marais, mais sur les hauteurs de l'Ouest, aimables et verdoyantes collines, couvertes de bois ou de prairies, j'ai vu d'immenses eaux pluviales séjourner sans écoulement, puis, bues d'un rayon de soleil, laisser la terre couverte d'une riche et plantureuse production animale, limaces, limaçons, insectes de mille sortes, tous gens de terrible appétit, nés dentus, armés d'appareils admirables, d'ingénieuses machines à détruire. Impuissants contre l'irruption d'un monde inattendu qui grouillait, s'agitait, montait, entrait, nous eût mangé nous-mêmes, nous luttions au moyen de quelques poules intrépides et voraces, qui ne comptaient pas les ennemis, ne discutaient pas, avalaient. Ces poules bretonnes et vendéennes, braves du génie de la contrée, faisaient cette campagne d'autant mieux, qu'elles guerroyaient chacune à sa manière. La noire, la grise et la pondeuse (c'étaient leurs noms de guerre) allaient ensemble en corps d'armée, et ne reculaient devant rien; la rêveuse ou la philosophe aimait mieux chouanner, et n'en faisait que plus d'ouvrage. Un superbe chat noir, leur compagnon de solitude, étudiait tout le jour la trace du mulot, du lézard, chassait la guêpe, mangeait la cantharide, du reste devant les poules respectueux et toujours à distance. »

Michelet, L'Oiseau, 1867.

Le savez-vous, le sais-tu, je n'ai toujours pas lu un seul livre de Michelet ; pourtant, je tourne autour depuis très longtemps. Dans le froid entre les étagères je pourrais creuser et faire remonter à la surface les billets dans lesquels peut-être j'ai déjà exprimé ce regret, cette envie, cet à-quoi-bon. Rien ne serait ramené dans mes filets, grande marée ou pas, sinon encore quelque allusion de côté aux oiseaux, via Cage finalement. Et j'écris désormais pour les oiseaux, j'entends les trilles des merles qui font leur nid dans le cyprès près du néflier.

vendredi, 20 février 2015

Saay saay

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« Ses petits yeux verts, percés comme avec une vrille, flamboyaient sous deux arcs marqués d'une faible rougeur à défaut de sourcils. »

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L'auteur de l'article WP consacré à Héliogabale qui classe les ouvrages de l'abbé de Marolles ou de Pierre-Jean-Baptiste Chaussard dans la rubrique des “ouvrages contemporains” est soit un petit plaisantin soit un gros poussiéreux.

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19 h 05 — On regarde des reproductions tirées de l'album Cent énigmes de la peinture en écoutant le CD de Chérif Mbaw, pas entendu depuis longtemps — ♫ Saay saay ♪ — revoici le salon ensoleillé de Beauvais, automne 2002.

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jeudi, 11 décembre 2014

La grande brairie (dessine-moi un ormesson)

On ne ne sait trop qui a répondu à l’enquête dont Busnel — qui est à la critique littéraire ce que Patrick Sébastien est au divertissement — faisait ses choux gras ce soir  dans le décor hideux de sa Grande librairie, mais, en tout cas, on peut remarquer que, pour ce panel, le top 5 des « livres qui ont changé ma vie » était entièrement constitué de récits de langue française publiés entre 1920 et 1960. Ainsi, la littérature n’existerait qu’en langue française, qu’en prose narrative, et que sur une période de 40 ans.

J’ai tout d’abord eu dans l’idée que seuls les pensionnaires des maisons de retraite de la MGEN – ou le fan club des Amis de Jean d’Ormesson – avaient eu voix au chapitre. Il est autre chose qui m’a mis la puce à l’oreille : le fait que la première place revienne au Petit Prince… Comment peut-on considérer que Le Petit Prince est le livre le plus important qu’on ait lu, à moins de n’avoir lu que quinze livres, en tout et pour tout, Enid Blyton compris ? Sans doute, répondre cela – comme répondre L’Écume des jours d’ailleurs (ouvrage qui se classait à la quatrième place) – signifie qu’on a lu quelques livres à l’adolescence, et qu’on n’a plus jamais rien lu depuis…

 

Il n’en demeure pas moins que le succès durable et populaire du Petit Prince me demeure une énigme : qui ce texte, bêtement lourdaud, péniblement allégorique, médiocrement écrit, peut-il faire rêver ?

jeudi, 02 octobre 2014

Le Libera

........ sans compter la luzerne et la vipérine et le silène enflé qui fait de si jolis pets quand on tape dessus ............

 

 

À l'exception peut-être d'un inédit qui m'avait laissé de marbre, je n'avais pas relu Pinget – un de mes modèles (mentors ? Maîtres ?) depuis une bonne quinzaine d'années. Le Libera, un des premiers livres de lui aperçus en librairie (librairie d'occasion, rue Sainte-Catherine à Bordeaux (je crois que le premier Pinget que j'aie vu en librairie, c'était à Dax, librairie Campus, en 1990 (Du nerf, je pense (curiosité de ce volume ultra-mince, de ce nom, et la griffe Minuit qui me fascinait)))), j'avais d'abord lu, sur le dos, Le Liberia, inculture religieuse oblige, plus que passion pour l'Afrique.

Plus tard, alors que je lisais par brassées tout ce qu'avait écrit Pinget, ce roman est resté hors champ, peut-être parce que j'avais trouvé un jour, dans une librairie du quartier Montparnasse, un exemplaire à 600 francs (c'était une première édition signée, je pense) ; comme j'ai toujours été assez aganit, et très peu bibliophile, cela, avec le titre et l'initiale erreur de lecture, m'a peut-être tenu éloigné encore de cet opus-ci. J'ai fini par l'acheter il y a quelques mois, en me disant que, si ça se trouve, je n'arriverai plus du tout à lire Pinget, je le connais trop bien, etc.

Or, j'ai commencé la lecture du Libera avant-hier soir, et le texte m'emporte, enrichi d'échos plus récents (Lobo Antunes, mais pas seulement, Claude Mauriac aussi), fort de cette structure de parlerie où chaque détail se transforme et s'altère imperceptiblement à chaque nouveau paragraphe, d'une phrase l'autre, la vérité se trouvant dans le creux de la voix (émanant du creux (Ducreux)) plutôt que dans une impossible véracité.

Dans la sublime postface (texte qui en dit plus long, en quatre pages, sur le roman français du XXème siècle que tout Genette et tant d'autres), Pinget rapproche sa démarche – ici – de L'Inquisitoire, qui constitue certainement un des monuments d'une œuvre monumentale.

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mercredi, 25 décembre 2013

Carambolages

Dans le nanard que nous vîmes avant-hier, pour Alpha mais aussi, vu ses quintes de rire, pour mon père, le personnage de flic anciennement milicien (ou gestapiste ?) incarné par Michel Serrault lance une espèce d'analogie avec “le 14 juillet, le 13 mai”. J'avoue ne pas avoir saisi, sur le coup, ni après coup, d'ailleurs.

Or, ce matin, en attendant que s'éveille la maisonnée, je lisais Le Temps immobile 3, et j'ai compris que le 13 mai, c'était la tentative de coup d'État à Alger en 1958, et l'appel lancé à De Gaulle par les parachutistes et les généraux. Le film était de 1963, un beau nanard, Carambolages. Toutefois, son titre est, ici, très opportun.

Au demeurant, parmi ses nombreuses qualités (sa configuration, son dispositif — notamment), le journal-mobile de Claude Mauriac réactive pour moi certains noms, certains événements de l'histoire de France.

 

mardi, 17 décembre 2013

Ayaux... taïaut !

« Promenade en forêt de Senlis : le sous-bois est jaune de jonquilles. Je n'avais jamais vu un tel déploiement d'ayaux. »

(Claude Mauriac. Le Temps immobile I [1974], Livre de Poche, 1983, p. 58)


Butant sur ce dernier mot, j'évoque rapidement, in petto, quelques hypothèses.

Puis je cherche. Robert culturel, TLFILittré... même Google, employé avec circonspection et doigté, ne me donne pas d'indication.

Régionalisme ?

Coquille ?

Je lance donc un appel, ainsi qu'une bouteille à la mer.

dimanche, 15 décembre 2013

Claude Mauriac, l'approvisionnement

Hier, donc, sont arrivés deux volumes en français : Toutes les femmes sont fatales (édition originale, pages non coupées (ce qui est l'occasion de découvrir que les livres publiés par Albin Michel dans les années cinquante ressemblaient beaucoup aux Corti des années 1990)) et le troisième tome du Temps immobile, édition originale aussi mais ouvrage plus abîmé.

Par ailleurs, j'ai eu confirmation, par l'excellent Patrick Chartrain, que le dernier tome de la tétralogie romanesque, L'agrandissement, n'avait jamais été traduit en anglais (en tout cas, pas de traduction publiée). Dès que je mettrai la main sur les éditions anglaises du premier tome, je saurai s'il y a bel et bien deux traductions distinctes, ce qui ferait une étrange symétrie : 2 - 1 - 1 - 0.

mercredi, 11 décembre 2013

À la recherche du Dialogue intérieur

Chercher à se procurer des ouvrages de Claude Mauriac par les sites marchands est une expérience troublante. Tel de ses livres, pourtant dûment répertorié suite à une requête “Claude Mauriac”, est attribué à André Gide ; tel autre porte la mention “1er janvier 1500” comme date de publication (cela aurait plu à l'auteur du Temps immobile, je pense).

 

Chercher, pour corser le tout, à se procurer les traductions anglaises des romans du Dialogue intérieur, c'est véritablement la quadrature du cercle. Par exemple, je n'ai toujours pas réussi à savoir si le quatrième tome, L'agrandissement était tout bonnement le seul à n'avoir jamais été traduit, ou si c'était difficilement dénichable (moi, j'ai provisoirement renoncé, en tout cas). De même, il existe, apparemment, deux traductions différentes de Toutes les femmes sont fatales, sauf que je subodore que les deux titres distincts correspondent à une seule et même traduction, commercialisée sous un titre au Royaume-Uni, et sous un autre aux Etats-Unis... Le doute demeure toutefois, car l’une semble être de Richard Howard, et l’autre d’un certain H. Wolff… L’enquête continue.

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lundi, 09 décembre 2013

Rue de Buci

Entre autres ouvrages — mais j'ai du mal à assurer un train assez conséquent en ce moment — je fais mes délices d'un roman de Claude Mauriac, La marquise sortit à cinq heures, le troisième d'une tétralogie intitulée Le Dialogue intérieur. J'ai lu, il y a bientôt (ou plus de ?) vingt ans deux tomes du journal de Claude Mauriac ; il fait, depuis lors, partie de ces écrivains dont je ne cesse de me dire qu'il faudrait que j'y revienne.

Le roman est un collage de paragraphes qui correspondent à des bribes de monologue intérieur émanant d'une quinzaine de personnages, dont le point commun est qu'ils se trouvent tous aux alentours du carrefour de Buci entre cinq et sept heures, un soir d'été. Dans le principe, le texte est très proche d'expérimentations du Nouveau Roman, lorgnant surtout du côté de Butor, mais pas si éloigné que cela, non plus du Perec topographe. L'organisation métonymique en cycles de romans penche du côté d'un autre Claude, que j'aime beaucoup, Claude Ollier.

Dans la forme des discours, l'influence du modernisme anglais (Woolf, sans doute, mais plus encore Ford Madox Ford — Claude Mauriac a-t-il pu lire Ford Madox Ford ?) est très présente, peut-être aussi par le prisme de deux autres écrivains généralement estampillés Nouveau Roman, Nathalie Sarraute et Robert Pinget. [Je ne sais pas si une étude comparée entre la géographie polydiscursive de Mauriac ici et le territoire faulknérien imaginaire de Pinget a été tentée ; toujours est-il qu'elle est tentante. [Je signale beaucoup, dans ce qui précède, quels auteurs ou projets romanesques ce roman m'évoque. C'est un point de départ, évidemment.]]

Aucune étude n'ayant été consacrée à la traduction de l'œuvre de ce Mauriac-ci, je compte me procurer les trois autres volumes de la tétralogie susdite, mais aussi les traductions anglaises, autant que faire se peut, afin d'examiner certains points. J'ai déjà en ma possession l'édition anglaise, The Marquise Went Out at Five. Ce sont les points suivants qui me frappent particulièrement, à mi-chemin (et je les note ici, c'est aussi commode) :

    • structure du discours et intertextualité avec le modernisme anglais
    • parler populaire / traduction des phrases fautives
    • le citationnel
    • les amplifications du rythme ternaire (cf l'incipit par exemple)

 

La raison pour laquelle je me résous à poster ces bribes d'un début de chantier ce soir, c'est en raison d'une double coïncidence. ╩╦ Mon épouse a acheté aujourd'hui un album des BB Brunes dont la sixième chanson s'appelle “Rue de Buci” ; elle a attiré mon attention sur le poème de Prévert, que j'avais oublié, pour le dire pudiquement, “La rue de Buci maintenant”, que j'ai donc lu et qui doit relever, versant Mauriac, d'une intertextualité délibérée.