dimanche, 11 octobre 2009
... plus vite que le coeur des mortels
Flapi, vêtu de guenilles, sans force pour préparer ce foutu séminaire, m'occupant d'Oméga lui-même un peu patraque (est-ce une fatalité de retourner à l'écriture lors des moments d'avachissement ?), je préfère pianoter. Sur l'étendoir qui, installé devant la porte-fenêtre, obstrue partiellement la vue, la brise berce les gants et les mouchoirs. En faisant du rangement à l'étage, j'ai retrouvé un bic rouge, un crayon à papier muni d'une gomme et une boîte de cartouches d'encre pour stylo-plumes -- le dernier de ces objets me dévisageant tristement en pleurant sur son inéluctable inutilité. Une page du dernier livre d'Orhan Pamuk, D'autres couleurs, m'a rappelé, avant-hier, les photos que j'avais prises en janvier 2008 du chantier de démolition des trois pavillons de la rue Ronsard : l'un d'eux était une belle maison, qui s'est effritée en gravats pour donner naissance à une résidence où a déménagé, il y a quelques semaines, une de mes anciennes étudiantes (et lectrice assidue), devenue cette année ma collègue.
Pendant cinquante ans, je me suis toujours promené dans les mêmes rues d'Istanbul, et quand je vois le site de mon ancienne école, transformé à présent en parking, je me rappelle à la fois mes souvenirs d'école et ma dernière déambulation dans ses salles de classe vides. Au fil du temps, je m'habitue à cette vue qui me frappait comme un coup de couteau les premiers temps. Les ruines d'une ville aident à l'oublier. Nous perdons d'abord un souvenir, mais comme nous savons que nous l'avons oublié, nous cherchons à nous le rappeler. Ensuite, le souvenir même de cet oubli finit par s'effacer, et la ville est impuissante à nous rappeler son propre passé. Finalement, les sites démolis, qui sont pour nous des plaies béantes où l'oubli creuse son lit, deviennent pour d'autres la source de nouveaux rêves.
(Orhan Pamuk. D'autres couleurs. Traduction de Valérie Gay-Askoy. Paris : Gallimard, 2009, pp. 94-5)
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mercredi, 22 juillet 2009
Coupesarte
00:10 Publié dans Autoportraiture, Hors Touraine, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
dimanche, 19 juillet 2009
Tempus fugit
08:58 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 20 novembre 2008
Tours, place Anatole France
Je ressuscite Touraine sereine,
juste le temps de rendre hommage aux manifestants de ce jour,
contre les lois Darcos-Pécresse qui sont en train d'achever de détruire l'école républicaine
& l'Université française,
et parce que, quand on me dit qu'on veut se voir sur Touraine sereine,
je prends au mot !
22:11 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 24 février 2008
Jardin privé exclusivement réservé à l’immeuble

Si tu ne sais à quelle source puiser l’inspiration, il te suffit d’ouvrir ton dossier de photographies, et la moindre image banale d’un site entrevu quotidiennement ou presque suffit à raviver l’envie d’écrire. Ainsi, prends cette image dont le centre névralgique – le punctum aurait dit Barthes – est un panneau à lettres blanches sur fond rouge vif : combien de peupliers dénombres-tu ? combien de branches affaissées à faire des cheveux au saule ? Quel est cet arbre dépenaillé et dégingandé qui occupe le premier plan, à gauche du panneau ? Et, au fond, est-ce un épicéa ?
Récemment, tu t’es mis à photographier des saules. Rien, d’ailleurs, n’est plus difficile que de photographier un arbre – ou un groupe d’arbres – sans être ennuyeux. Les arbres, que l’on peut contempler des heures durant en tournant autour, ou en les scrutant depuis un banc, requièrent, dans le passage à l’image, une sorte de mise en scène qui les dramatise, qui accentue leur présence. Ils crèvent le ciel, ils épuisent le regard, mais ils ne crèvent pas l’écran, ne débordent pas du cadre. C’est curieux.
D’ailleurs, comment savoir si l’avertissement ne vaut pas aussi pour les photographes, et s’il n’est pas interdit aussi de prendre des clichés de ce jardin exclusivement réservé ? Photographier un sens interdit, c’est déjà s’engager sur la pente glissante.

07:55 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie, écriture
vendredi, 15 février 2008
De la cornemuse...

11:00 Publié dans BoozArtz, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Art, Photographie, Littérature
mercredi, 13 février 2008
Vendanges tardives

09:00 Publié dans BoozArtz, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Art, Photographie
samedi, 09 février 2008
Saule pleureur, farouche de février

15:10 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie
jeudi, 07 février 2008
Saules pleureurs, jaunes de janvier
Il y a huit jours, un mercredi de grisaille et de bourrasques, je photographiai les saules pleureurs des bords de Loire, ceux dont les branchages sont à la hauteur des promeneurs de la rue des Tanneurs et de la place Anatole-France.
Aujourd'hui, il faisait un grand soleil, un ciel bleu magnifique, et il faisait même bien chaud, au soleil.
Moi qui, pour de sombres histoires de voiture laissée chez le garagiste, ai marché, entre deux travaux, pas loin de deux heures, je n'ai pas eu, débordé, le temps de "développer" les photographies ensoleillées de ce jeudi de février, et encore moins d'écrire quoi que ce soit d'un peu construit, d'un peu constant.

21:41 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie
lundi, 04 février 2008
Perutz, Poitiers, saules, lentes dédicaces
Comme je voulais aborder l'écriture du (long, peut-être) texte que je veux consacrer à Petite nuit de Marianne Alphant, j'ai ouvert le document Word où j'écris certains textes avant de les publier dans l'un ou l'autre de mes carnétoiles, et j'y retrouve ces bribes, datées du 19 janvier dernier et jamais publiées / franchement oubliées :
19 janvier, déjà, minuit quinze, je ne m’endors pas du tout.
Le seizième chapitre de Turlupin est parfaitement hilarant. Leo Perutz, dont le goût du roman historique – même déconstruit – me semblait un peu fade, sur les premiers chapitres, est maître dans l’art de faire dérailler progressivement, mais non sans une violence jubilatoire, un récit de prime abord anodin. (Il y a aussi la façon dont, subrepticement, « la danse de Toulouse », p. 104, me rappelle « la jambe de Poitiers », octobre 2003.)
Autour du titre. D’emblée : Je crache des gauloiseries. Avant, il y eut turlupiner, dont je crus lire que l’expression française était « ça me turlupiline » (j’avais sept ans, mettons, ou huit). Turlupin était, nous apprennent les dictionnaires, un auteur de comédies vite populaire pour l’inanité de ses calembours en dessous de la ceinture (ou, en adaptant à la mode du dix-septième siècle, ses mots proches du haut-de-chausses). Le nom de Tirelupin, dans Gargantua, a fait couler beaucoup d’encre : les auteurs du Robert culturel y consacrent d’ailleurs un encart instructif.
(Accessoirement, le lecteur vagabond finit par apprendre qu’en français du Québec et d’Acadie, la turlutte n’est pas ce qu’on pense. Cela dit, il n’est pas indifférent que le substantif turlupin soit encadré par turgescence et turlute.) Ça, c’était autour du titre. De pleines bouchées de mots crus...

Pour tout compliquer, j'illustre ce billet au moyen d'une photographie de l'exposition "Julio Gonzalez en famille" [Julio Gonzalez. Les saules, 1925. (Ils n'ont pas l'air de saules, mais bon... la pâte prend l'ascendant...)].
14:35 Publié dans Blême mêmoire, BoozArtz, Ecrit(o)ures, Lect(o)ures, Mots sans lacune, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Art, écriture
samedi, 02 février 2008
. /.
Me suis ébouillanthé, mais le russe fort a des atouts, côté migraine.
Rêve de C., la nuit dernière : des pentathlètes doivent traverser à la nage une mare pleine de crocodiles toutes dents dehors, mais, en vue de faire diversion et de permettre aux sportifs de ne pas se faire dévorer, un organisateur marche au bord du rivage avec, en guise de chaussures, de fausses pattes de dinosaure.

Courrier international : il ne me reste, à lire, que le long article sur Sucre. (Je suis en avance sur mon organisation habituelle.) Le match de rugby ne m'intéresse pas ; surtout, le canapé n'est pas, contrairement à la table de la salle à manger où je procède à mes recherches sur Julio Gonzalez (dans L'Art au XXe siècle des éditions Taschen, en deux volumes, que j'ai accoutumé de nommer "le Rose/Rouge"), et où se trouve cet ordinateur, situé derrière les vitres que chauffe le soleil.
(Oui, je lis (aussi) Petite nuit de Marianne Alphant.)
Pour les auteurs du "Rose/Rouge", Julio Gonzalez est ni plus ni moins que "le père fondateur de la sculpture en fer" (p. 470). Lors de mon parcours trop rapide de l'exposition du Château de Tours, hier après-midi, j'avais été séduit par les dessins du rez-de-chaussée, puis tout à fait impressionné par la masse imposante des ouvrages, monographies et catalogues raisonnés exposés dans les vitrines du premier étage. Un retour s'impose, comme je le pressentais.
Brunehaut, notre voisine, qui joue de plus belle, et depuis des heures, des mélodies pas vraiment solaires : est-ce Schumann ou Debussy ? (Pas de Gnossienne aujourd'hui.)
16:27 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Art, Photographie, écriture, Littérature
vendredi, 18 janvier 2008
Sept heures du soir, RN 124
( La zane de yeul, ça n'est pas folichon. )
Ce matin, il s'est passé ça. Puis, j'ai écrit ça. Idiot que je suis : l'énoncé j'ai vu passer une jolie jupe est toujours une métonymie, puisqu'il attribue à la partie du tout (le corps habillé) des propriétés du tout, la personne entière (la marche - "passer").
Autrement, après trois heures de cours, une traduction de poésie, deux heures et demie de recherches sur JSTOR et huit rendez-vous, j'ai quitté l'université à six heures du soir, pour me consoler avec Leo Perutz.

Six mulets et six hérissons font la douzaine, et la plupart des gens ont le nez au milieu de la figure. Avez-vous entendu, madame Sabot ? Demain, on enterre un mort !
(Leo Perutz. Turlupin. Traduction de J.-C. Capèle. Le Livre de Poche, "Biblio", p. 29.)
22:45 Publié dans Hors Touraine, Lect(o)ures, Moments de Tours, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie, Littérature
vendredi, 11 janvier 2008
Quartier Chopin, mercredi soir








08:10 Publié dans Kleptomanies überurbaines, Moments de Tours, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie
jeudi, 10 janvier 2008
Jackie McLean, Consequence.
Un quintette solide pour six morceaux de grande tenue. Lee Morgan à la trompette dépasse presque le leader. Impossible de savoir de qui sont les compositions (j’aime beaucoup Tolypso). Il s’agit d’enregistrements du 3 décembre 1965, sortis en album pour la première fois en 1979 seulement (inexplicablement). La musique – comme la photographie de Ron Leighton qui se trouve en couverture – oscille entre l’abstraction chaleureuse et l’éclat glacial de la figuration. Nous sommes dans le même navire des draps dépliés, chiffonnés. L’introduction somptueuse de Harold Mabern (parfait inconnu pour moi) sur Slumber suffit à pousser la note grave de l’insomnie créatrice.
Ce vinyle du saxophoniste Jackie McLean, je l’ai découvert, comme tant d’autres, depuis la mort de P. Lui qui m’a initié au jazz, ne m’avait, je crois, jamais parlé de ce saxophoniste dont il possédait pourtant deux doubles albums, et celui-ci. Sur les deux premiers solos de Bluesanova, on se dit qu’en matière de splendeur, McLean n’a pas grand chose à envier à Coltrane. (En consultant la vieille édition du dictionnaire du jazz qui se trouve ici, je me dis que j’ai déjà dû croiser la route de McLean, via Mingus toujours. Speaking of which je m’y perds et je découvre aussi que le Mahavishnu Orchestra avait enregistré un album qui s’intitulait Good Bye Pork Pie Hat ; dans la collection des vinyles de P., il y a cet album de Joni Mitchell que je n’ai toujours pas osé écouter, et également consacré à Mingus.)
Le finale de Slumber, dans le dialogue cuivres/section rythmique, emporte loin du navire, sur la mer maintenant refermée des draps qu’aucun ciel n’a froissés.
[Hagetmau, 31 décembre 2007]
10:10 Publié dans Hors Touraine, Jazeur méridional, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jazz, Musique, écriture
mercredi, 09 janvier 2008
Stambouli(t)otes
Sur la jaquette de couverture d’Istanbul, c’est le patronyme Pamuk qui est mis en évidence, alors que, sur la couverture crème, c’est le titre du livre qui ressort en grand. Peut-être est-ce le cas de tous les ouvrages de la collection « Du monde entier », mais cette remarque est particulièrement significative, s’agissant de ce bel ouvrage sous-titré ‘Souvenirs d’une ville’.
Istanbul confirme ce que j’écrivais il n’y a pas très longtemps, à propos de Moby Dick, dans un commentaire et en réponse aux deux François : le fait qu’un livre soit traduit par plusieurs (ici : trois) traducteurs n’est pas bon signe. Ici, il y a de très belles pages, mais aussi des phrases lourdes, voire fautives, sans qu’il soit vraisemblable que les lourdeurs en question soient des effets de style imputables à l’auteur. Soit les trois traducteurs se sont répartis la tâche, et l’un des trois est mauvais ; soit (et c’est plus probable) la traduction a été confiée à un premier traducteur, qui a complètement merdé, ce qui a nécessité la reprise (ou le reprisage) tant bien que mal par les deux autres.
Istanbul rappelle, par certains côtés, les textes autobiographiques de Leiris, que pourtant Pamuk ne cite jamais. Il n’est pourtant pas en peine quand il s’agit de citer les textes d’auteurs français et turcs, qui constituent le soubassement et l’un des motifs essentiels de sa méditation sur la tristesse inhérente à la vie imaginée vécue durant cinquante ans à Istanbul.
Ce qui m’a d’abord attiré dans ce livre – dans la mesure où je n’avais encore pas eu l’occasion de lire des romans d’Orhan Pamuk – c’est, bien évidemment, le mélange subtil et enivrant des textes et des (nombreuses) photographies en noir et blanc, dont les sources et les auteurs sont très divers. Ainsi, plusieurs sont des reproductions de gravures de Melling, qui datent de la fin du dix-huitième siècle.
Il me revient que Didier Goux avait lancé, comme une boutade, la grande ressemblance entre telle photographie d’Orhan Pamuk publiée dans le Magazine littéraire l’été dernier et ce que je serai moi-même dans vingt ans : or, les quelques portraits de l’auteur à la fin de l’adolescence ne sont pas sans rapport, en effet, avec mon visage photographié sur le coup de mes seize ou dix-huit ans. Affaire à suivre…
[Le texte ci-dessus – ébauche plus que débat – a été écrit le 29 décembre dernier à Hagetmau, sur mon vieil ordinateur portable, remisé sur la planche à tréteaux de la mezzanine ; entre-temps, j’ai achevé, dans les Landes, ma lecture d’Istanbul, et l’ai prêté à ma mère. N’ayant plus l’ouvrage sous la main, il m’est difficile d’en écrire plus : affaire à suivre, vraiment... ? Cependant, j’écoute les Bad Plus.]
16:20 Publié dans Hors Touraine, Lect(o)ures, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, écriture, Ligérienne
samedi, 22 décembre 2007
Itinéraires, au Château de Tours
D'emblée, j'ai un faible pour les expositions du Château de Tours. Le bâtiment a beau avoir subi les outrages du temps (et surtout des restaurations), il me plaît beaucoup ; il me plaît plus encore en tant que lieu d'exposition. Les salles sont vastes, amples, d'une grande sobriété pierreuse.
Ce vendredi après-midi, je m'y suis donc rendu, pour y découvrir l'exposition de l'association Itinéraires, qui occupe les trois étages et le rez-de-chaussée. Bien entendu, on ne s'attend pas à rencontrer le génie à toutes les cimaises, quand on parcourt les salles d'une exposition consacrée à 39 artistes tourangeaux contemporains : si la Touraine était peuplée d'artistes de premier plan, cela se saurait. Mais il y a tout de même, outre les inévitables croûteleux et ringards à la mode (dont Jean-Claude Loizeau est en passe de devenir le pire), quelques remarquables artistes du second rideau.

J'ai retrouvé avec un grand plaisir les ardoises de Florence Lespingal, qui est de plus en plus inspirée et dont les meules, notamment, nous avaient séduits lors de notre visite de l'atelier. Les dernières en date sont encore plus belles.

Dans un style voisin, j'ai découvert Hélène Sellier-Duplessis, dont les toiles gagnent sans doute à partager la même salle que la kitschissime Malou Ancelin.

Charles Bujeau a livré plusieurs grands formats abstraits, tôles peintes qui font grand effet sur les murs.

Les compositions d'Alain Plouvier sont très déconcertantes, et je ne sais trop qu'en penser.

Après un premier mouvement de recul, je me suis surpris à aimer plutôt la peinture d'Eraldo Buratti, grands aplats de lumières bleues ou jaunes qui portent, si mon souvenir est bon, des titres conceptuels. J'ai photographié le tableau ci-dessus à quatre heures moins dix, alors que le soleil dessinait, à travers les carreaux, de jolies découpures de jour. La photographie, malheureusement, n'est pas à la hauteur de l'épiphanie.

Au troisième étage, il y a aussi la salle conçue par Philippe Phérivong, artiste dont j'ai eu l'occasion de voir naguère des petits formats aux Bons Enfants. Philippe Phérivong propose une véritable installation, une série de toiles et de totems qui portent tous le titre Mise en cène. Le jeu de mots est un rien vaseux, mais la reprise du motif de la Cène est très convaincante. Il y a trois ou quatre grandes toiles rectangulaires, dont chacune représente les treize figures sous une couleur dominante, de petits triptyques, un ou deux Christ isolés, et enfin, au milieu de la salle, alignés, treize totems dont chacun représente deux ou trois apôtres et un verre de vin incarnat.
11:11 Publié dans BoozArtz, Moments de Tours, Sites et lieux d'Indre-et-Loire, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Art, Ligérienne
jeudi, 20 décembre 2007
Ut in silentium descendant nimia bene dicendi cupiditate
Comme souvent dans les moments de surchauffe, je suis incapable de ne pas gribouiller quelques inepties, ou de publier vidéos ou photos, histoire de garder le contact avec les quelques lecteurs qui me font l'honneur de venir égarer leurs galoches dans ces vertes pâtures, et qui, parfois, pour être les moins diserts, sont aussi parmi les plus fidèles, comme Irène, qui flippait méchamment, juste avant sa soutenance, quand j'ai photographié ce fragment de la table où je venais de m'installer, fragment dont le sens, le confesserai-je, m'échappe follement, de sorte que je ne voudrais pas, happé par cet énoncé cryptique, oublier le motif de ce billet, qui est d'adresser un amical salut à mes lecteurs, et notamment aux (quasi-)silencieux, dont Irène, depuis presque le premier jour, est l'une des plus chaleureuses - et, aux ininstruits de son identité, mystérieuses - figures.
18:40 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
mercredi, 19 décembre 2007
Tout a l'air du toc / Tout a l'air tactique / Tu m'as l'air typique / -Ment sans trac

17:17 Publié dans Autres gammes, BoozArtz, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Photographie
lundi, 10 décembre 2007
Arbre seul dans l'hiver

19:30 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 07 décembre 2007
Voilà ce coeur qui a tant aimé les hommes

16:00 Publié dans BoozArtz, Sites et lieux d'Indre-et-Loire, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 30 novembre 2007
Même pas Johansson

Le voile s'écarte à peine, dans la brume humide de gaze ou de cretonne. Toute une cérémonie s'apprête, à laquelle personne ne vous a convié. Dans quelques mois, vous regretterez ces arômes chassés d'un regard fuyant, ces senteurs suaves de cardamome et de girofle, assez pour que la soif guette derrière les rideaux de bonne femme.
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Claude Egea n'y va pas de main morte, derrière et après Sara Lazarus, sur What is this thing called Love ?, ni Marc Ducret sur Amour à vendre.
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Laissez passer la cicatrice.
15:33 Publié dans Ecrit(o)ures, Moments de Tours, Sites et lieux d'Indre-et-Loire, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie, Poésie, Jazz
Portefaix

11:35 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Photographie
mardi, 27 novembre 2007
Pastilles dans l'ornière
Peut-être suis-je condamné à égréner de pénibles souvenirs agréables : mes quelques séjours, toujours courts (trois jours au maximum), à Angers, ville dont j'ai découvert, à chaque fois, de nouveaux visages. En mai 2000, il y eut un bref trajet en bus et la conversation très ironique que j'eus avec ma soeur et J.-P. N., célèbre universitaire et romancier.
Plus tôt, j'avais livré, face à quelques pontes, une analyse peu timide d'un passage très beau de Maps. À l'époque, je ne tenais pas de carnétoile, et encore moins de journal intime. Mais les souvenirs remontent.
Comme les visions.

21:45 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie
dimanche, 25 novembre 2007
Dans le leurre de Seuilly
Comme il est encore question sur le site de F (comme il aime à signer de sa seule initiale, je poursuis la tradition), de l'abbaye de Seuilly (avec des photos stupéfiantes), je poursuis le dialogue en rappelant ici un billet de mai dernier, et en publiant des photographies inédites.




17:27 Publié dans Flèche inversée vers les carnétoiles, Sites et lieux d'Indre-et-Loire, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie
jeudi, 22 novembre 2007
Berlue

21:35 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie, Poésie
mercredi, 21 novembre 2007
Ascèse double

Eglise de la Madeleine, Châteaudun.
20:20 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie
mardi, 20 novembre 2007
Pas de dragon

12:20 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
jeudi, 15 novembre 2007
1800 - De haute lutte

Avoir les ciseaux batailleurs sur le dos, rageurs de n'être rien. Tout peut arriver, quand tout s'effondre. On regarde ses bottes en croyant que c'est le ciel, la vie éternelle. Une marée noire en remplace une autre, et toujours plus de territoires meurent, défrichés d'inintelligence. Si, quand vous dites ne pas vouloir participer à la mêlée, on vous balance du mazout dans la gueule, les commandeurs du penser bien concluront que ça se règle tout seul. Mordre à l'hameçon, gainés dans les sangles...
18:10 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, écriture, Photographie, Art
samedi, 10 novembre 2007
Automnes appareillés
Pas de soleil, aujourd'hui, alors
se replonger dans la fournaise naguère regardée.
15:19 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 06 novembre 2007
Blocage des Tanneurs, suite


Quand le blocage de la fac sera terminé, ces braves étudiants soi-disant de gauche laisseront les agents se taper le travail de rangement et nettoyer leur bazar.
Par ailleurs, si un incendie se déclare, les membres du personnel coincés à l'intérieur du site Tanneurs ne pourront pas emprunter les sorties de secours. Ceux des "bloqueurs" avec qui j'ai discuté cette après-midi m'ont déclaré qu'il n'y aurait "pas d'incendie". Je suppose qu'ils sont capables de décider en A.G. que les incendies n'existent pas... enfin, du moment qu'ils empêchent les personnes d'un avis différent de parler, bien sûr...
19:10 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
jeudi, 01 novembre 2007
Falleavesdrooping I

When I used to eavesdrop in the spring
There was so much spree to my gait
There was so much ghee to my weight
So there's nothing I wouldn't sing
And dub-neggets frayed in a string
Bringing about just a clean slate
18:50 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, Ligérienne, Photographie
lundi, 22 octobre 2007
Ce que, de Gizeux, vous n'aviez pas vu

22:00 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Ligérienne
lundi, 08 octobre 2007
Arracher des récits
Sur la première photographie marque-page je t'ai photographiée, près de la poignée de porte, fond de peinture bleu ciel, et tu arbores la casquette à carreaux de mon grand-père, que nous avions dérobée furtivement et temporairement, à seule fin de claquer ces deux clichés.
Mon père s'arrêta et se passa la main sur le front ou se le pressa presque, avec quatre doigts, comme s'il voulait en arracher quelque chose, des images peut-être, peut-être des récits. (Javier Marias. Ton visage demain II. Danse et rêve. Traduction de Jean-Marie Saint-Lu. Gallimard, 2007, p. 280.)
Sur la seconde photographie marque-page tu m'as photographié, près de la grande reproduction d'une toile d'Odilon Redon, et j'arbore la casquette à carreaux de mon grand-père, que nous avions dérobée furtivement et temporairement, à seule fin de claquer ces deux clichés.
18:50 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie, Littérature
mardi, 02 octobre 2007
La Possonnière, face endormie

Vous qui enlacez en volutes
Au fil du temps vos souvenirs,
Sans craindre les anacoluthes
Promptes, du tuffeau aux menhirs
L'oeil ne pourra vous soutenir.
07:50 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, Ligérienne, Photographie
mercredi, 19 septembre 2007
Lys d'anus
Un poète dont on voyait les os, ce fut sans doute la première harpe.

Le Squelette
Tout est fumier !
Le Pèlerin du ciel
Et le sceptre et la crosse ne sont que d’ignobles lys d’anus entre les mains du pontife et du roi !

[...] Lentement les Squelettes émergent des terres alentourantes où la besogne les presque ensevelissait : symphonie d’os.
Guillaume réitère son appel dans toutes les directions.

Une fois la chose consommée, les amants observent entre eux deux quelqu’un, fantôme composé de ce qu’ils ont gagné ou perdu à se donner totalement, puis chacun va de son côté laissant l’étrange personnage devant la balance.
Derrière ce rideau l’action grouille informe dans la ténèbre : tragédie au fond de l’encrier.

Le Paon
(ouvrant sur l’homme sa harpe de regards)
Hahehihohu !...
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Photographies : Dunes de Sainte-Marguerite (Finistère)
Textes : Saint-Pol-Roux (Le Fumier & Vendanges)
21:15 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Littérature
mardi, 18 septembre 2007
Du vert ligérien
13:39 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
dimanche, 16 septembre 2007
Félix, 2 avril 1818
C'est toujours pareil : je me dis que je vais "balancer la photo" brute de décoffrage comme le veut une sotte métaphore clichéeuse de notre époque bénie, et sans rien, sans un mot, tant pis, je ne vais pas encore passer dix minutes à pondre une note, un billet, un message, appelez ça comme vous le voulez. Puis survient un remords, ou pis peut-être, une envie, un désir irrépressible, qui n'est pas d'uriner comme le voudrait certain scatologique tigeur pseudo-critique de ma méconnaissance. Je me demande, comme vous, qui pouvait bien être ce Félix qui grava son nom dans le plâtre de la salle haute, oui, tout au sommet de la tour escalaire du château de Beaumont-la-Ronce. (Cette question, je me l'étais posée en appuyant sur le déclencheur de l'appareil photographique, il y a une semaine, et pas seulement maintenant. Sotte, peut-être, mais d'un fil aussi ténu, et même plus ténu, est né l'un des plus beaux livres d'Alain Corbin, alors... Je songe aussi à la bienheureuse faute, et au cadet de nos amis partis cette année pour le Finistère. Né dans un monde austère / Plus lugubre qu'un monastère. Bref, je cède, ne me contente pas de "balancer la photo", mais écrase ce petit texte sous le volumineux format (bordé de mauve, allez savoir pourquoi) de l'image, ce tout en préparant de délicieuses paupiettes de veau qui cuisent, clapotent doucement, baignant dans leur rasade de Sancerre Joseph Mellot 2005. Félix ne grave plus rien dans le plâtre, aeri perennius.
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dimanche, 02 septembre 2007
Miracles arachnéens

(Chapelle du château de Valmer, Indre-et-Loire.)
Ma culture biblique ou chrétienne laissant à désirer, je ne parviens pas à savoir de quoi il retourne dans ce (beau) vitrail.
Le seul "miracle de l'araignée" dont Dame Google consent à m'informer concerne un hadith et se rapporte donc à une tradition islamique post-coranique. C'est aussi, sans surprise, le titre d'un ouvrage du théologien turc anti-évolutionniste Haroun Yahya.
Rien à se mettre sous la dent côté Bible ni hagiographies chrétiennes. Si quelqu'un, parmi mes lecteurs érudits, veut bien éclairer ma lanterne, j'en serai ravi.
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Merci à Astolphe Chieuvrou d'avoir une fois encore suppléé les encyclopédies les plus puissantes et de m'avoir signalé ce passage de Jacques de Voragine consacré à Saint Conrad :
Saint Conrad naquit en Allemagne de parents nobles, et y fut élevé. Comme c'était un personnage, de vie et de moeurs irréprochables, Nothing, évêque de Constance, l’appela pour le faire auditeur des causes du ressort de tout son évêché. Plus tard il fut élu prévôt de la cathédrale. Nothing étant mort, on manda saint Udalric, évêque d'Augsbourg, qui célébra les funérailles du prélat et qui ordonna au clergé et au peuple un jeûne de trois jours pour obtenir de la bonté de Dieu un chef qui lui fût agréable. Au jour fixé pour l’élection ou plutôt pour s'entendre unanimement, saint Udalric fit le portrait d'un évêque tel que l’apôtre le trace à Timothée et à Tite. « Il faut que l’évêque soit irréprochable... » Après la lecture de ces divers passages, l’accord fut unanime pour choisir Conrad qui fut pris, traîné de force et institué évêque, malgré ses résistances. Après son élévation, saint Conrad enrichit de précieuses reliques et de riches ornements la principale église dédiée à la sainte Vierge. Il fit bâtir trois églises, l’une dans l’intérieur de la ville et les deux autres au dehors. La première dédiée à saint Maurice était la reproduction exacte de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Il y fonda douze prébendes à perpétuité pour les clercs qui devaient la desservir; ce qui ne l’empêcha point d'augmenter le nombre des chanoines de sa cathédrale avec ses revenus propres. Ce saint homme, plein du désir de châtier réellement son corps avec l’apôtre, passa trois fois la mer pour aller en la sainte cité de Jérusalem où il visita, avec une extrême ferveur, les lieux témoins de la passion, de la sépulture, de la résurrection et de l’ascension de J.-C. Etant un jour avec saint Udalric au château de Laufen, il vit des oiseaux entrer et sortir d'un' gouffre dont les eaux agitées étaient écumantes : le saint comprit intérieurement que sous la forme de ces oiseaux étaient deux âmes qui subissaient là leur purgatoire en punition d'une multitude de. crimes qu'elles avaient commis. Touchés tous les deux de compassion, Udalric s'empressa de dire une messe pour les morts, et le même jour Conrad en célébra de suite une seconde à la même intention : après quoi ils ne virent plus cette espèce d'oiseaux Un excellent jeune homme appelé Gebhard s'était assis, sans penser à rien, sur le trône épiscopal. Conrad lui adressa cette prophétie : «C'est trop tôt t'asseoir sur mon siège, Gebhard; mon successeur sera celui qui occupera ma place avant toi, savoir : Gamelon. Le saint jour de Pâques, pendant la messe solennelle, une araignée tomba après la consécration dans le calice, et saint Conrad l’avala. Les saints mystères, étant achevés, on se mit, comme de juste, à table, mais le saint ne mangea pas, comme si c'eût été le carême ; tout exténué qu'il fût. On lui demanda pourquoi il ne mangeait point : « C'est, dit-il, que (508) j'attends l’arrivée prochaine d'un hôte », puis baissant, la tête, sur la table, il rendit l’araignée par la bouche.. On peut penser quelle joie ce fut pour tous ceux qui se trouvaient là, a cette occasion, ou plutôt, à ce miracle. Saint Conrad, consommé dans l’exercice de toutes les vertus, mourut le 6 des calendes de décembre, l’an du Seigneur 976, après un épiscopat de 442 ans, dans une vieillesse avancée.
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dimanche, 26 août 2007
Dezsö Kosztolanyi, je te plumerai

Je l'avais acheté début septembre 2006, l'ai photographié sur le dessus de lit le 2 juillet, suis même allé jusqu'à le lire (fin juillet ou début août, je ne sais plus). Monochromes qui se meuvent, à perte de vue l'océan, le ciel bleu, tous ces clichés pour rien, pour ne rien dire. Un jour, le même jour, à Montlouis, on a acheté un vélo d'enfant, présence subreptice qui a fini par s'épanouir sur le parking du gymnase Ronsard. (Donner à un lieu d'abrutissement le nom d'un poète, je dois me tromper.)
D'Alouette on ne parla guère. Son cynisme s'était-il envolé ?
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Dernière minute : devant les mauvais résultats du club, Raymond Barre vient de renoncer à entraîner l'Olympique lyonnais.
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samedi, 02 juin 2007
La douceur s'installe
18:50 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Poésie
mercredi, 16 mai 2007
Seize centième note
17:20 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
mardi, 03 avril 2007
Le Lys d'Or, mardi dernier, 3
Dans les prés fleuris cueillir la violette. Essaie d’attraper en fait le socle violet de la pyramide. La couverture du petit livre rose tout au fond contre le mur ressemble beaucoup à celle de : The Body in the Mind dont Mark Johnson est l’auteur. Cette teinte violette est reconnaissable entre toutes. La rose absente de tout bouquet. J'étais aussi sur fond noir, colonne violette. Je finis par me décider.
Binocles, centons, proffance ; ceci est un billet bipartite.
17:45 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, écriture, Poésie, Littérature
Le Lys d'Or, mardi dernier, 2

Elles sont crades, ces tasses. La littérature aussi c'est sale c'est du propre tiens ce n'est pas ça la littérature si c'est sale ah littérature ! Globuleux les orbes dessinent une sorte de pendule double, une pour les heures l'autre pour les minutes, et si le résidu le café sec collé c'est le passage du temps alors ce sera quoi la saleté la salle étroite la porte étroite par laquelle entrer. Il est six heures dix, ou bien une heure et demie allez savoir. J'ai ça le chocolat dans le nez j'ai ça le chocolat en horreur j'ai sali ma chemise.
06:15 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Ligérienne, Littérature, écriture, Tasses
lundi, 02 avril 2007
Le Lys d'Or, mardi dernier, 1

Vous ne croyez pas, tout de même ?
Oh, juste le temps d'attraper l'appareil. Elles sont sales, mais...
Le placement des cuillères, c'est savant.
...
Non seulement vous me faites tenir des propos imaginaires mais vous avez la goujaterie de ne pas répondre ?
Oui, elles sont sales, ces tasses.
...
Oui, je fais toujours ça. Vous savez, ici je vous invente.
17:45 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, écriture
lundi, 26 mars 2007
Café bu, Le Petit Mesclun

07:10 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Ligérienne
vendredi, 23 mars 2007
Tout ça se tasse, 8
Tout ça
pour ça
20:30 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Photographie
jeudi, 22 mars 2007
Tout ça se tasse, 7
(non, rien...)
18:30 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Photographie
mercredi, 21 mars 2007
Tout ça se tasse, 6
(Sûr que ça va plaire à Fuligineuse et Didier Goux.)
16:30 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Calembours, écriture
mardi, 20 mars 2007
Tout ça se tasse, 5
14:30 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Ligérienne
lundi, 19 mars 2007
Tout ça se tasse, 4
Vaguement, vertement, vous m'envoyer valser.
Vous me toisez, vous me tancez
Dans l'océan
éborgné.
22:30 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Poésie
dimanche, 18 mars 2007
Tout ça se tasse, 3
Oui, c'est un peu décalé...
16:30 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Photographie
samedi, 17 mars 2007
Tout ça se tasse, 2
18:30 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Photographie
vendredi, 16 mars 2007
Tout ça se tasse, 1
22:30 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Photographie
jeudi, 15 mars 2007
Nouveau bâtiment des Tanneurs
Voici quelques images volées, ce matin, dans le nouveau bâtiment du site principal de l'université, rue des Tanneurs. Voyant l'accès, jusque là en travaux, enfin ouvert, je n'ai pu résister à l'appel de la curiosité. Heureusement que cette aile du site reste encore déserte, car je devais avoir une drôle de mine, à traquer les ombres dans ce lieu où ne manque qu'une ultime couche de ripolin, et quelques derniers coups de balai (à suivre je suppose d'ici après-demain, pour la Journée Portes Ouvertes).





18:00 Publié dans Kleptomanies überurbaines, Le Livre des mines, Moments de Tours, WAW, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
samedi, 03 mars 2007
Frasques de fresque
Je ne sais plus à quand remonte le brouillon de billet ci-après, car il est en carafe depuis des semaines. Un mois et demi, peut-être ? Je comptais donner, à ce quatrain, quelques frères, mais il est préférable de poser d'ores et déjà les jalons. De plus, c'est l'occasion rêvée d'annoncer (avec une semaine de retard) la parution d'un ouvrage en collaboration avec Tinou, qui a très bien fait le service de presse sur son blog ! Merci à elle d'avoir accordé sa confiance à mes mirlitoneries.
Vous souriez, mais ce n'est rien.
Vos lèvres déjà vous échappent ;
Le sourcil baissé patricien
Ploie sur la peau comme une chape.
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mardi, 27 février 2007
Passerelle & tableau VERTigineux

Faut se faire tout le boulot ici, depuis que Simon s'évanouit.

(Si j'ajoutais que je lis justement en ce moment le dernier livre de Christine Montalbetti...)
07:50 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Littérature, Photographie
jeudi, 08 février 2007
sous les rires les sourires
Laon, 1997
tu es debout tu as froid les mains croisées gants panthère manteau rouge mais sans musique manteau rouge unique et unique dans le manteau rouge sur fond de brouillard ce brouillard picard tu es debout te tiens debout sur le trottoir devant cette porte fortifiée médiévale noyée dans le brouillard et seule aussi Laon ce jour-là noyé dans le froid noyé dans la brume était superbe Laon était superbe et dans la brume nous écumions l’Aisne nous écumions Laon tu souris tu souris à l’objectif ou au photographe ou derrière moi au brouillard tu souris rêveuse au brouillard
Guignecourt, 1998
c’est l’été finissant ou l’automne commençant ai-je jamais su c’est l’été finissant et devant la muraille d’enceinte de l’église de Guignecourt en plan américain te voilà légèrement décentrée légèrement excentrée sur le côté de face souriant souriante te voilà encore face à moi et légèrement excentrée sur la gauche je ne revois pas du tout les vêtements que tu as sur cette photo sur cette photo de côté tu laisses voir la mosaïque émouvante des pierres blanches rouges grises briquettes et encore briquettes à Guignecourt ce jour-là grand soleil c’était l’été finissant
Saint-Pierre du Mont, 1994
nos ombres bien sûr nos ombres s’allongeant par-dessus les parterres les plates bandes du jardin de mes grands-parents nos ombres lointaines fuyantes rien d’évident nos ombres touchant presque le grillage cette photo en noir et blanc m’est revenue tout de suite en repensant à cette série de photos en noir et blanc ce devait être à Noël il faisait doux j’étais près du figuier et j’appuyais sur le déclencheur de mon Minolta cette année-là je faisais le malin à acheter des pellicules en noir et blanc Ilford 400 et j’avais pris plein de photos ce jour-là je faisais le malin et ce doit être ou pas loin ce doit être la première ou pas loin ce doit être la première photo d’ombres ou pas loin ma première photo d’ombres fuyantes ou pas loin
Va savoir où, 2006
pas de gros plan disais-tu et au moment où tu disais pas de gros plan je t’ai attrapée en gros plan en très gros plan on voit ta peau ses aspérités ton nez ses vagues seulement le dessous de tes yeux leurs arpèges
Sousse, 2000
tu te prends un joli fou rire dans le clair-obscur de la nuit d’été tu es immobile immobilisée c’est la veille du mariage tu te prends un sacré fou rire avec tes pieds tes mains peinturlurées ici tatouées au henné c’est sur la terrasse le toit de la maison jamais finie on mangeait à côté du mouton à une table basse entre les étendoirs tu te piques un rien de fou rire assise jambes tendues dans ton pantacourt mains tendues tatouées au henné et à côté de toi la grand-tante de notre ami rigole aussi complice elle te glisse un sourire en coin joue avec ton fou rire et sous les vêtements déjà secs étendus tu ne souris pas ce n’est pas un sourire tu te prends un joli fou rire
Vianden, 1998
nous deux et le roc la montagne nous deux et les monts au fond nous deux si proches souriant complices d’un air à moitié inquiet comme toujours ces touristes comme tous les touristes qu’un autre touriste inconnu propose de prendre en photo pour que l’album ne soit pas une succession de portraits où manque toujours quelqu’un et dans l’album nous deux et le roc nous deux cet été-là souriions de cet air-là toi en chemisier blanc et jeans bleu moi en chemise blanche et jeans bleu deux toiles blanches dans l’album
19:50 Publié dans Ecrit(o)ures, Résidence avec Laloux, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, écriture
vendredi, 19 janvier 2007
Ferraillons ferme
Il y a un moment, dans la septième partie du disque mythique d’Anthony Braxton For Alto, où le saxophone s’approche du son d’une whistling kettle, et tout ce qui suit, tout ce qui précède, justifie totalement cette stridence ponctuelle. Not so yesterday, mais tout le monde n’est pas Braxton.
*********************
Là, je reviens, lessivé, du S.I.L., qui ne s’appelle plus comme ça. Le Salon d’Information des Lycéens (comme naguère il s'appelait) se tient à Rochepinard, l’une des plus hideuses fertiles friches urbaines de l’agglomération tourangelle. Lessivé je suis, car brouhaha, et redire cinquante voire cent fois la même chose. Toutefois, en discutant avec l’étudiante qui nous aidait – et que je n’avais jamais rencontrée –, j’ai appris qu’un(e) collègue était surnommé(e) Capitaine Crochet, et, quoique je n’aie pas réussi à découvrir l’identité du ou de la collègue, l’idée que les étudiants donnent encore des surnoms aux professeurs, pratique pourtant en constant recul depuis trois décennies, m’a réjoui. Me reste à cogiter.
Entre-temps, une étudiante de troisième année est venue souffler à l'oreille de G.I. qu'il y avait des filles peu vêtues en pleine démonstration d'épilation au stand des formations d'esthéticienne. "Ta réputation, lui ai-je soufflé, n'est plus à faire." Comme j'apprenais, toujours par l'étudiante "cafteuse", qu'un autre encore de mes collègues était surnommé l'Obsédé, cela m'a surpris, car, étant donné le désarroi évident (voire les gloussements incrédules et puérils) des étudiants dès que, lors d'une analyse littéraire, l'on cherche à s'interroger sur les connotations sexuelles implicites d'un texte, je pensais que tous les enseignants de littérature passaient pour des obsédés.
*********
À l’aller, cinq chansons de Dylan, dans les confitures de circulation, et au retour deux seulement, filons sur le pont Mirabeau (embourbé ce matin, pas permis). Je ne fais pas les soldes, mais un beau pull coloré tout neuf m’est tombé tout rôti dans le bec. Même quand je mens, c’est vrai (titre de Stomy Bugsy, excusez la référence).
16:55 Publié dans Autres gammes, Jazeur méridional, Moments de Tours, WAW, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie, écriture
mercredi, 17 janvier 2007
Courbes fourbes

Ce cadrage dramatique — scène du vin — est apparu une poignée de secondes — juste — avant un autoportrait qui lui fait face — et que — fantomatique — force reste d’imaginer. Le bouchon de mauvais liège — en suspens — témoigne — j’en ai par-dessus la tête — que le vin n’était — c’est le moins à dire — pas très bon. Au loin — derrière la gaze — la Clio sagement garée — s’en balance.
06:00 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie, écriture, Poésie
samedi, 13 janvier 2007
Tiou ning

Une fourgonnette comme une autre
(qui me rappelle mon professeur d'arts plastiques de troisième et le boucher chevalin de Dax, quand j'avais six ans)
;

Voir des éléphants roses, c'est possible aussi, selon que fuse un circulez, y a rien à voir ou que s'éclaircisse le ciel, avec d'autres chariots étoilés.
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vendredi, 12 janvier 2007
Diptyque de Truyes

Comme j'ai, d'une part et à ma surprise sans cesse renouvelée, plein de place dans ces carnets, et, d'autre part, promis de me calmer un peu sur les autorportraits, voici deux clichés pris le même jour, le 9 décembre dernier, à Truyes.

La couleur verte (guère perceptible en raison du contre-jour prononcé) est inattendue ici. Le corps de ferme derrière, sans être beau, ne manque pas de caractère. Les nuages dorment désormais.
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lundi, 25 décembre 2006
32, fillette
Celui-ci n'est pas, techniquement ni à proprement parler, un autoportrait, puisque c'est mon fils, cinq ans et demi, qui appuyait sur la détente de l'appareil.
C'est une petite photographie en cadeau de Noël à ceux de mes étudiants qui aimeraient voir enfermé cet animal nuisible. (On se tient fort bien debout, dans une fillette. Ce que l'iconographie de la Troisième République n'a pas propagé, comme erreurs...)
00:05 Publié dans ... de mon fils, Autoportraiture, Sites et lieux d'Indre-et-Loire, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Ligérienne
mercredi, 20 décembre 2006
Erreur sur la personne

05:50 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Jazz
mardi, 19 décembre 2006
Le borgne lorgne

Sans doute ai-je déjà publié cette photographie, mais, comme elle reflète étonnamment mon état d'esprit actuel, je ne prends pas la peine de vérifier et la refourgue sans vergogne. Après quatre jours de jachère, ce carnétoile se renouvelle un petit peu. (À peine si j'ai remarqué que la note précédente, si brève et anecdotique fût-elle, était la 1400ème en dix-huit mois de hauts et de bas.) En ce moment, plus que jamais la tête dans les bouquins et la main à la plume, je délaisse ces pages, il est vrai. Il est douteux, toutefois, que je devienne moins rare après le 23, car je n'aurai plus d'accès haut débit durant une dizaine de jours.
C'est la vieille rengaine de Noël, les affreux rougeauds en plastique à toutes les fenêtres, la main droite glacée, et la gauche moins froide. On s'effarouche toujours d'un rien, car les cheveux font des fourches. Tant pis pour les sentiers de montagne.
En écoute : "Stella by Starlight" (Jean-Pichel Pilc. Welcome Home).
15:55 Publié dans Ecrit(o)ures, Moments de Tours, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 11 décembre 2006
Vitraux de Truyes, 2

Trois mauvais moines contemplaient, avec une tendresse de parade, le vitrail où dansait l'hostie, un ovale presque imperceptible que désirait ardemment effacer le cercle de feu. Face au calice, Saint Martin, de profil, semblait moins les menacer que ces trois scrutateurs austères, drapés de rouge et coincés entre la chasuble bleue du saint et la crosse d'or de l'évêque, une sorte d'image-miroir de leurs propres faux-semblants. La grisaille de la pierre n'est pas plus funeste que le fond de mon coeur.
16:50 Publié dans BoozArtz, Le Livre des mines, Mots sans lacune, Sites et lieux d'Indre-et-Loire, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Ligérienne, écriture
dimanche, 10 décembre 2006
Vitraux de Truyes, 1

Je n'ai pas trouvé, sur le Web, d'informations au sujet des quatre vitraux de l'église Saint-Martin de Truyes (mais j'essaierai de dégotter quelques menus renseignements via le fonds de la Bibliothèque Universitaire). Comme, de surcroît, je suis nul en botanique, je ne sais identifier ni la plante représentée ni, a fortiori, le symbolisme qui s'y attache. (Mais pour ce qui est de placer, dans une même phrase et avec une belle symétrie, deux groupes adverbiaux dont un emprunté au latin, trop fort le mec !)
Tout au plus me semble-t-il que la structure de ce vitrail rappelle la figure longiligne du clocher-tour, avec ses quatre baies géminées. Le bleu est superbe.
20:20 Publié dans BoozArtz, Sites et lieux d'Indre-et-Loire, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Ligérienne
Château de Bel-Air (Truyes)

Je ne vais tout de même pas commencer par l'essentiel... D'abord, la rocaille, c'est-à-dire le style rocaille : quelques escarpements grottesques (délibérément avec deux t), chutes d'eau que l'on contourne.

Le château de Bel-Air, à Truyes, n'a pas même un siècle, mais il est plutôt attachant, dans un style caractéristique de la Troisième République (finissante?). Il s'y tient, chaque année à la fin de l'automne, le Salon du Petit Format, qui ne casse pas des briques (exception faite de Pierre Cousin et de Philippe Maraindaz)...

Il y a, dans l'escalier d'honneur qui conduit au premier étage (et à la bibliothèque), une série de vitraux très Art Déco et assez réussis, dans ce style. Les trois panneaux supérieurs représentent des envols de colvert au coeur de forêts brunes, mais tant l'éclairage très faible que la piètre qualité du zoom de mon appareil photo numérique m'ont empêché d'en garder une trace convaincante.
12:20 Publié dans Sites et lieux d'Indre-et-Loire, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Ligérienne
dimanche, 26 novembre 2006
Hubert Grooteclaes
Une manière particulièrement frappante d'entrer dans le site que l'excellent Jacques Layani consacre au photographe Hubert Grooteclaes est ce beau portrait de Jacques Dufilho.
18:35 Publié dans Flèche inversée vers les carnétoiles, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Photo, Photographie
lundi, 13 novembre 2006
Retour de bal

Hier, sur la route de La Ville-aux-Dames, le compteur kilométrique de la Mégane affichait 90109, palindrome parfait. Mais il n'est pas question de cela. Plutôt (encore) des cormorans, dont nous avions déjà admiré le bal il y a un an et que j'ai pu photographier mercredi dernier, mais mal (en raison d'un appareil numérique compact au zoom faible).

Dans les peupliers, j'ai dénombré une bonne centaine de cormorans, oiseaux fabuleux. Sur l'îlet sablonneux, il y avait un intrus (goéland), que, de toute évidence, ses ailes de géant empêchent de se tenir debout.
Pas l'ombre d'un albatros.

15:15 Publié dans BoozArtz, Comme dirait le duc d'Elbeuf, Moments de Tours, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie
mercredi, 08 novembre 2006
Des livraisons

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dimanche, 22 octobre 2006
Treize centième note
Hier, lors d'un déjeuner d'anniversaire extrêmement agréable, dans le cinquième arrondissement (passage en coup de vent à Paris, où jamais je ne vais), il a été question de ce carnétoile, qui désarçonnerait beaucoup de mes amis de l'ère principalement représentée autour de la table. Fidèle à mes mauvaises manières, j'ai évidemment menacé M*** (qui adore être malmené et que je n'avais pas revu depuis trois ans, au bas mot) de publier ses phrases les plus audacieuses dans ce carnet, en le citant nommément. Toujours est-il que ce carnet, à l'activité franchement ralentie par rapport aux huit premiers mois, en est, aujourd'hui, à sa treize centième note, ce qui méritait d'être signalé (puisqu'il semble que je n'ai rien d'autre à dire) !
Aujourd'hui, grand soleil entre Chambord et Bracieux, puis entre Bracieux et les deux très jolis villages de Cour-Cheverny et Cheverny. Après, c'était mythique : Vallières-les-Grandes et Souvigny-de-Touraine, communes jumelles de l'imaginaire chommelien. (Je me comprends, hein... on peut bien fêter sa 1300ème note dans l'hermétisme et le roman à clefs...)
Illustration :
Gonzalez Perrin, artiste argentin tout à fait secondaire.
17:40 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
dimanche, 15 octobre 2006
Vous n'avez rien raté

Un épi de maïs géant hèle les passants.
Un pied de tomates refuse de nous lâcher la grappe.


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mardi, 10 octobre 2006
Petite énigme tourangelle

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mardi, 03 octobre 2006
Vertes fenêtres...
Vertes fenêtres désuètes,
Quand le soleil brûle, attiseur,
Vous offrez vos grâces --- muettes
Que surprend un climatiseur.
23:25 Publié dans BoozArtz, Ecrit(o)ures, Flèche inversée vers les carnétoiles, Hors Touraine, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie
Sans sel d'enduit
22:25 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie
De la guérite...
Nouveau quatrain barcelonais.
De la guérite que surplombe
À force de planches la toile,
On guetterait pendant des plombes
Au loin, médusée, une voile.
17:25 Publié dans Ecrit(o)ures, Flèche inversée vers les carnétoiles, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie
lundi, 02 octobre 2006
Po(i)nt du (re)Gard
Le 2 octobre 2005,
sous un ciel changeant,
nous avions promené d'atelier en atelier,
mais
l'art
05:50 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
dimanche, 01 octobre 2006
Enigme facile
Où, à Tours ?
... 2 octobre 2005 ...
08:55 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
mercredi, 20 septembre 2006
Sur quatre vues du parc Güell
... toujours en ekphrasîs ...
Ce n'est pas une maïolique
Qui éclate comme un soleil,
Et ma mémoire, mosaïque
Etonnée, n'a pas son pareil.
*
Marchons vers l'arche de verdure
Où le temps s'arrête, pierreux,
Comme le bloc de roche dure
À vos sourires bienheureux.
**
Imaginaires coquillages
Dont seuls mes songes seraient rois,
Vous paraissez, dans le sillage
De mes souvenirs bavarois.
***
Colonne folle jusqu'au dôme
En croix, où le pigeon ramier
Roucoule - au prieuré Saint-Cosme
Il n'y a pas de tel damier !
... d'images tinouesques ...
09:55 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Poésie
lundi, 18 septembre 2006
Quelques quatrains barcelonais...
... sur des images de Tinou ...
Rongé par la folie qui songe
À la façade tel Argus,
L'esprit se débride la longe
En Barcelone aux vifs aigus.
****
Ne se croirait-on au théâtre
Où irait arlequinement
Se découvrir, le teint albâtre,
Un Don Quichotte de roman ?
***
Aubergiste, approche la lampe
Que je puisse m'émerveiller,
Sous les barreaux de cette rampe,
Du bleu globuleux écaillé.
**
Gaudi reconnaissable entre mille
Comme l'illustre Gaudissart
De Honoré et non d'Emile
(Où manque une rime en -issart...)
*
Qu'aux panneaux vides alignés
Comme la grille d'un poème
L'horizon vous ait assignés,
Vous, mes yeux, voilà ce que j'aime.
... un jour, j'irai à Barcelone. (Partie remise depuis 2000.)
12:03 Publié dans Ecrit(o)ures, Flèche inversée vers les carnétoiles, Hors Touraine, Words Words Words, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Poésie
samedi, 16 septembre 2006
Nouvelle énigme tourangelle

Comme Guillaume Lapaque ne trouve rien de plus drôle que de trouver illico la réponse à mes énigmes, en voici une, plus corsée je l'espère, et qui vaudra, au vainqueur (à condition qu'il ne s'appelle pas Guillaume Lapaque!), un pot offert lors du prochain apéro-blog tourangeau.
(En cas d'absence lors du prochain apéro-blog, le cadeau est un exemplaire dédicacé d'un choix de textes...)
Donc : Question : Où ?
(Indice : pas à Tours.)
19:55 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
Tourangelle devinette
Où ?
(Indice : à Tours.)
Une surprise attend le vainqueur.
19:15 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
mercredi, 30 août 2006
Plus de salle Internet

04:00 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
lundi, 28 août 2006
Reflets
11:40 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 11 juillet 2006
St P. le Puellier
Ritournelle & Romulus, 30 janvier 2006.
06:00 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
lundi, 10 juillet 2006
St Pierre le Puëllier
Jardin & Place, la Ritournelle, 30 janvier 2006.
06:00 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
dimanche, 09 juillet 2006
Saint Pierre le Puellier
Jardin & Place Saint-Pierre-le-Puellier, Tours, 30 janvier 2006.
06:00 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 08 juillet 2006
Saint-Pierre-le-Puellier
Place & Jardin Saint-Pierre-le-Puellier, Tours, 30 janvier 2006.
06:00 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 05 juillet 2006
Murales, 3 : You, Robot
08:40 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 03 juillet 2006
Murales, 2 : Fleur
20:00 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
dimanche, 02 juillet 2006
Murales, 1 : Girafe
20:00 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
samedi, 24 juin 2006
La Haye Descartes
La commune s'appela La Haye jusqu'en 1802, puis La Haye - Descartes en souvenir du philosophe, qui y était né. Lors de sa fusion avec Balesmes, en 1967, la ville prit pour nom officiel Descartes.
Il ne semble rien s'y passer. La vie aurait quitté ces lieux. Descartes la Morte. Point de risque de divertissement pascalien (ce qui est logique, somme toute).
09:15 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 07 mars 2006
Basse table

Vue de haut, la table basse du salon, depuis belle lurette abandonnée à A., avec (visibles ici) l'attirail de chevalier (costume, heaume, épées, fleuret, etc.), commode miniature, pot à crayons, petit chien en peluche, mais aussi livres divers calés contre elle, sac à rayures avec cartes et papiers divers. De la tablette, on voit dépasser dessins, jeu de Mémo, rubans etc.
Je passe le relais à Simon, Livy et Tronche de cinoche (ça n'a rien à voir avec son blog, mais tant pis pour elle !)
09:05 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
mercredi, 01 février 2006
Trempette de la renommée

Vallée des singes, 11 juillet 2005.
Rien ne nous sépare du gelada, que l'eau. Peu importe : tout le monde sait que les gelada, comme tous les babouins et la plupart des singes, ont peur de l'eau et n'y tremperaient pas l'orteil pour tout l'or du monde.
N'est-ce pas ?
N.B.: Cette note, qui avait été programmée d'avance et dont je viens d'anticiper la publication de quelques heures, est la dernière de Touraine sereine, qui disparaîtra dans deux jours de la Toile. Merci à tous ceux qui ont fait le voyage avec moi.
Il y a un autre carnétoile. Nous nous croisons encore, n'est-ce pas ?
12:15 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note
samedi, 28 janvier 2006
Théâtre de blancheur

18:50 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
jeudi, 26 janvier 2006
Hommage à Richard (Au vent la lettre II)
21:05 Publié dans Affres extatiques, BoozArtz, Flèche inversée vers les carnétoiles, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Chariots colorés

07:48 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
dimanche, 22 janvier 2006
Vendredi 13, un attentat facial
Suite de 4.

J’attendais. Ma face s’est muée progressivement en bouillie de carton, en phrases livresques – et je ne savais plus à quel saint me vouer.
Saint Attila, protégez-moi, mes cheveux ne repoussent pas.
Voyez cette figurine qui m’empoisse les yeux, ces caractères rouges qui m’empâtent la langue. À quel saint me vouer, dans quel antre devenir ermite, dans quelle gangue attendre ma métamorphose ?
À la crise de vers succéda l’image, douce et cruelle, de la chrysalide.
11:25 Publié dans Autoportraiture, Ecrit(o)ures, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 20 janvier 2006
L'ombre gagne, 7

22:25 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
L'ombre gagne, 6

20:20 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'ombre gagne, 5

16:10 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'ombre gagne, 4

14:05 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
L'ombre gagne, 3

12:00 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
L'ombre gagne, 2

09:55 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
L'ombre gagne, 1

07:50 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






(hélas) pour personne.



