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lundi, 20 février 2017

Quatrain grimaçant

10.02.2016.

Tu traces ton sillon

De bave, belle limace.

 

Le petit gorillon

Est expert de la grimace.

lundi, 09 janvier 2017

Nécrologies animalières

Ne faut-il donc par devers soi

Garder les vers trop complaisants ? —

— Kumba, le gorille anversois,

Clabote à quarante-deux ans.

(09.01.2016.)

 

J'aime, des livres d'Amos Oz,

Suivre les détours et méandres.

Arales, la lémur mongoz,

Est morte ce matin à Londres.

(04.01.2017.)

jeudi, 05 janvier 2017

4060 ▓ Blindeurs chauffants

La lune s'est mirée

Dans des plumes d'harfang.

« Je suis très attirée

Par les blindeurs chauffants. »

5 janvier 2013

vendredi, 16 décembre 2016

Chignon de Krefeld

17.12.2015.

 

Ton gros chignon, en loucedé,

Recoiffe-le, Karl Lagerfeld !

Le petit-fils de Yaoundé

Gambade au zoo de Krefeld.

 

jeudi, 24 novembre 2016

Punda le petit zèbre

Que nous nous délions

Au flot des eaux lustrales !

Le repas des lions 

Suit des lois ancestrales.

 

*

 

Que ma lyre est funèbre

À chanter les orages !

Gnous, gazelles et zèbres

Quêtent des pâturages.

 

*

 

Dans la nuit,

La lumière décède.

Chacun suit

La croupe qui précède.

 

*

 

Voudras-tu, mon gros quinquin,

Finir cette mortadelle ?

Les coliques des équins

Peuvent s'avérer mortelles.

 

*

 

Les petits biscuits Belin,

On en mange à Rouen, au Havre.

Le petit zèbre orphelin

Tète le lait du cadavre.

 

mardi, 18 octobre 2016

Binturongs & fossas

Lorsque je joue au ping-pong

Ça ruine ma permanente.

 

La toute jeune binturong

Est enfin sortie, près de Nantes.

 

 

************

 

 

Faire des selfies hideux

Est malaisé sous un dolmen.

 

Deux fossas viennent de

Rejoindre le zoo d'Olmen.

dimanche, 11 septembre 2016

Défécation

11.09.2015.

Pour moi la bibliothèque

Est allégresse mentale.

Le petit lionceau défèque

À côté des ibis tantale.

 

jeudi, 23 juin 2016

Ocelot & vautour pape

Ah, comme Lancelot

Est brave, avec sa cotte !

À Amiens l'ocelot

Bébé en juin clabote.

 

 

Ah comme j'ai bandé

En célébrant Priape !

Il paraît qu'en Vendée

Est né un vautour pape.

dimanche, 19 juin 2016

Mon panda au Canada ♫

Marcel, le temps perdu,

Tu en montras la beauté.

Selma, la loutre du

Canada va claboter.

 

Afin d'interpréter Don Juan

J'ai revêtu maintes breloques.

Aux dernières infos Huan Huan

N'est toujours pas vraiment en cloque

 

mercredi, 08 juin 2016

Quatre quatrains animaliers de juin

Avec sa lanterne, pas veule,

Diogène marchait, disant « Je cherche un homme ! »

Quand sa mère l'a dans la gueule,

Le panda nouveau-né ressemble à un chouinegomme.

 

Ô, qu'un poète raffiné

Maniera spondées et tribraques !

Au zoo de Leipzig est né

Un bébé tapir à chabraque.

 

Cyrano, ton tarin,

Était-ce une montagne ?

Deux petits tamarins

Sont nés près de Romagne.

 

Jadis, je jouais du rebec

Et j'écrivais de la philo.

Le bébé morse du Québec

Pèse au moins septante kilos.

mardi, 26 avril 2016

Deux quatrains animaliers de fin avril

Souventes fois, j'ai un rictus

Si de génie l'on me taxe.

Un gros bouffeur d'eucalyptus

Vient de débarquer en Saxe.

 

 

Lorsque je tonds la pelouse,

Je ne me crois pas au Nascar.

Bientôt le zoo de Mulhouse

Met à l'honneur Madagascar.

mercredi, 13 avril 2016

Le Chamelon & le bonobo

(quatrains animaliers,

toujours sur le même principe depuis 2012, façon pantoum)

 

Je trouvais ça trop beau,

Un lac au milieu du Sahel !

Un petit bonobo

Vient de naître à Planckendael.

 

 

De la Muse palper, tendre, le mamelon,

Poète, est-ce tout que tu trouves ?

Aviez-vous su, amis, qu'un petit chamelon

Vient de naître au zoo d'Écouves ?

mercredi, 06 avril 2016

Super Mario

Rarement Monastir

Se trouve sous la boue.

Mario le tapir

Est parti pour Cordoue.

 

mardi, 09 février 2016

Quatrains bifides (Gorongoza)

23 janvier 2016.

Qui vivra lira

Son avenir dans le marc.

Carlos Lopes Pereira

Veut redonner vie au parc.

 

********

 

Un plat cuit au curcuma

Ne plaît pas aux enfants.

La guerre civile a trauma-

Tisé les éléphants.

 

 

********

 

Si je souffle du mufle

Très franchement ça coince.

Sur 14.000 buffles

Il n'en restait que quinze.

 

 

********

 

Le lyrisme et tout le tintouin,

C'est pour les poètes — les vieux !

Phacochères et babouins

Ont repris possession des lieux.

 

 

********

 

À peine a-t-il dit bonjour

Qu'il fume une clope.

C'est la saison des amours

Chez les antilopes.

 

 

********

 

Il aimait faire des dames

De beaux portraits au Kodak.

L'excrément des hippopotames

Apporte des nutriments au lac.

 

 

********

 

Jamais je n'irais chercher

De prétexte à être malade.

Le crocodile asséché

A une perruque en salade.

 

 

********

 

Quoi, après notre idylle,

Tu me cherches querelle ?

Le bébé crocodile

Becte une sauterelle.

 

 

********

 

En mangeant de la mort-aux-rats

On risque une grosse gastro.

Carlos Lopes Pereira

A pour sosie Fidel Castro.

 

.

dimanche, 07 février 2016

Loris grêles

2 janvier

 

Sous l'averse et la grêle,

Je connus des revers.

Des jumeaux loris grêles

Naquirent à Anvers.

mardi, 19 janvier 2016

Goonawarra

Conduire dans la neige

Est une paire de manches.

Goonawarra le belge

A claboté dimanche.

 

vendredi, 15 janvier 2016

Sexer les hyènes...

Comme mon esprit rebelle

Vogue en détours aberrants ! —

— Chez l'hyène la femelle

A un pénis apparent.

jeudi, 14 janvier 2016

Trois nouveaux quatrains animaliers

J'aime à 41 balais

Les rimes affriolantes.

Tengah le tapir malais

Débarque au Jardin des Plantes.

 

§

Moi, les pieds de cochons grillés,

Franchement je n'en suis pas fan. —

— Personne ne souhaite empiéter

Sur les privilèges d'Aïndjan.

 

§

De ce vin quelques cruchons

Pourraient bien me rassasier.

L'ourse de La-Chaux-de-Fonds

A dû être euthanasiée.

mercredi, 06 janvier 2016

Vie & mort.

Tu chopes le tétanos,

On te charcute au scalpel.

Un bébé rhinocéros

Est né à Planckendael.

 

*********************************************

Très souvent, sous la lune,

Je laissais aller mes pensées.

Gilberte l'ourse brune

Vient de mourir d'un AVC.

 

lundi, 04 janvier 2016

Quatrain pour Galabru

sur le principe des quatrains conversationnels

 

D'un tsar ou d'un czar on n'a lu

Très souvent qu'un modeste oukase.

Je me souviens d'avoir vu

Galabru dans Kamikaze.

 

samedi, 26 décembre 2015

D'un langur de François

Jamais je ne conçois

Robin Hood sans son arc.

Un langur de François 

Est né au Lincoln Park.

 

mercredi, 23 décembre 2015

Matin à Hagetmau / Trois quatrains conversationnels.

Moi, pour me faire un chignon,

Ce n'est vraiment pas de la tarte.

J'ai vu Christophe Avignon

À la boucherie Labarthe.

 

******

 

Au secret dans un classeur,

Sonnets de Jean Cassou !

Ziama est la sœur

Cadette de Sakassou.

 

*******

 

Dis, c'est quoi, ce chien

Gros comme un lemming ?

Les Hagetmautiens

Font du yarn-bombing.

 

jeudi, 17 décembre 2015

Galidia

Sa recette de cannelés

Contient des figues et des noix !
 

La mangouste à queue annelée

Fait la fierté des Berlinois.

 

mardi, 24 novembre 2015

Quatrain retrouvé

Éloi apprit d'Abbon

La profession d'orfèvre.

Si j'étais un gibbon,

Je m'en mordrais la lèvre.

24 novembre 2013.

vendredi, 10 avril 2015

Deux quatrains animaliers (Wirri-Wirri)

Nos amours et nos tralalas,

Ah, ne faut-il qu'il m'en souvienne !

Wirri-Wirri le koala

S'en va pour le zoo de Vienne.

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Qu'on me serve un daïquiri

Avec un toast de tapenade !

Saviez-vous que Wirri-Wirri

Cela signifie “la tornade” ?

 

jeudi, 01 janvier 2015

Quatrains du P.Z.P.

Lorsque l'on se sent en danger

Ce qu'il faut c'est agir à fond.

La soigneuse donne à manger 

De l'excrément au girafon.

 

Si je suis désespé-

Ré, tout m'est étouffant.

Les lions du PZP

Ont des rochers chauffants.

 

Le gel, le frimas nous lamine

Et nous transit comme un fruit mûr.

Le vétérinaire examine

Le vagin de l'hapalémur.

 

Oyez donc ma complainte

Aux accents sensuels.

Le mâle ara hyacinthe

Était homosexuel.

 

Quand j'ai la tête dans le cu

Je prends un Efferalgan.

Le docteur Alexis Lécu

Arbore un gros catogan.

 

mardi, 02 décembre 2014

Palissandre

L'hiver n'est guère joyeux :

Le ciel a la couleur de cendre.

Les Siphakas soyeux

Dorment dans l'arbre à palissandre.

.

jeudi, 06 novembre 2014

Quatre nouveaux quatrains animaliers d'inspiration initialement berlinoise et télévisuelle

Rappel : Le principe de composition des quatrains conversationnels se trouve expliqué ici.

 

 

J'ai rarement la ripégué

En me piquant à un cactus.

S'il voyait ça, Pierre Gay,

Il ferait un infarctus. *

 

╠═╗

 

Quand j'ai le gosier qui pue,

Même la brosse à dents resquille.

Le petit agame barbu

Se détache de sa coquille.

 

╠═╗

 

Je suis comme Sancha Pança :

Ma Muse mule jamais ne s'arrête.

La jeune éléphante prend sa

Trompe pour une cigarette.

 

╠═╗

 

En revenant de l'usine,

Je me goberge de picrate.

Et jamais de vers de farine

Comme ces cons de suricates.

.

 

* Ce distique, donné dans une police différente, n'est pas, comme le plus souvent, une citation de la voix off du documentaire ou un commentaire à peine détourné de ce que voit le poète à l'écran, mais une citation  mot pour mot de la réaction de mon fils aîné devant ces documentaires consacrés au zoo de Berlin. En français courant, cela signifie que le zoo de Berlin a des cages et des enclos souvent peu dignes, et surtout que les soigneurs du zoo de Berlin sont beaucoup trop proches des animaux (anthropomorphisme, absence de distance pratique/éthique vis-à-vis des animaux etc.)

mardi, 04 novembre 2014

Cinq quatrains animaliers sur le zoo de Berlin

Ce soir, que je me sens flapi,

Plus fourbu qu'un vieux balai.

La pauvre petite okapi

S'est étouffée avec son lait.

 

Je compose en tapinois

Ces vers d'un lyrisme déchu.

Le soigneur berlinois

Est atrocement moustachu.

 

Souffle fort le vent d'autan

Sur les paysages haïs.

La famille orang-outan

Becte des gressins au maïs.

 

Et toujours souffle le zéphyr,

Vibrent les ailes d'angelots.

Maya, la petite tapir,

A encore peur de l'eau.

 

L'inspiration, telle une lampe,

S'allume à mon front ténébreux.

Le couple d'hippocampes

S'enlace par la queue.

.

samedi, 14 juin 2014

L’Hiver de Yellowstone

L’Hiver de Yellowstone

 

Quatrains documentaristes à forte densité animalière

 

 

Ah, je trouve vraiment ardent

Le goût âpre du roquefort.

Plus le froid est mordant,

Plus les loups sont forts.

 

╠═╗

 

Ce vers, petit,

Tu l’as bâclé.

Le wapiti

Est encerclé.

 

╠═╗

 

En naviguant sur mon esquif,

Je chantais à tue-tête “Che sarà sarà”.

Quand le froid sera plus vif,

Le rapport des forces s’inversera.

 

╠═╗

 

Ô, je veux glorifier

La beauté de ma Muse seule.

Les loups frigorifiés

Ont de la buée à la gueule.

 

╠═╗

 

Votre diction monotone

Me rappelle un âpre désert.

Le volcan de Yellowstone

Respire lentement au travers des geysers.

 

╠═╗

 

Dans le lointain azuré

Se dessine la lune grège.

Le gros bison bien fourré

Farfouille salement la neige.

 

╠═╗

 

Devenu fou, Oreste

Épousa la solitude.

Même pour de simples restes,

La concurrence est rude.

 

╠═╗

 

Pour vaincre l’univers entier,

Ce matin je me sens d’attaque.

Les pygargues altiers

Lacèrent des bouts de barbaque.

 

╠═╗

 

Ô ces belles roses fanées

Et votre teint, devenu glace !

Depuis plusieurs millions d’années

Le continent américain se déplace.

 

╠═╗

 

Mon style fort sémillant

Plaît aux reines et aux princesses.

Les loutres, sautillant,

Semblent courir un steeple-chase.

 

╠═╗

 

Toujours en été nous restons

Demi-nus à nous divertir.

Quand il se caille les roustons,

Le bison sait qu’il faut partir.

 

╠═╗

 

Vois-tu, le vase de Soissons,

Souviens-t’en, duc de Tintagel.

La loutre broute-poisson

Fume un cigare Vivagel.

 

╠═╗

 

Très peu probable que j’oublie

Par un froid pareil mon duffle.

Le bison affaibli

A de la neige plein le mufle.

 

╠═╗

 

J’ai brisé ma mine en

Composant ces vers régaliens.

Pour les grands ruminants,

Le choix est cornélien.

 

╠═╗

 

Qu’un poète chante l’amour

En de lyriques vers abstrus !

La louve s’éclipse pour

Se faire choper par l’intrus.

 

╠═╗

 

Embarquez pour Cythère,

Coupe-jarrets et sicaires !

Le loup solitaire

Retourne à sa vie précaire.

 

╠═╗

 

Ce qui n’est pas pareil

Est différent, je crois.

La chaleur du soleil

Fera plier le froid.

dimanche, 22 décembre 2013

3212╠ Un tour du monde à vol d’oiseau

Un tour du monde à vol d’oiseau

 

╩ 19 quatrains animaliers ╦

 

 

Le dauphin commun
Sait ce qu’il faut savoir du monde sous-marin.
    Et que j’aime les embruns
Qui viennent hydrater mon énorme tarin !

°

 

Bien sûr, j’ai quelques rondeurs :

Il faut voir comme je dîne.

En plongeant en profondeur,

Les fous mangent les sardines.


 °


Je ne suis pas Mallarmé,

Pas même Léon-Paul Fargue !

Chaque année, les grues cendrées

Survolent la Camargue.


 °


J’ai la mémoire qui flanche

Et je perds un peu la raison.

Le pygargue à tête blanche

Dépèce un gentil oison.


°

 

Vendre, pauvre, mes vers à l’encan

Serait-il ce qui m’échoit ?

Une colonie de pélicans

Arrive, attirée par les bancs d’anchois.


°

 

Ce jour, il faisait froid

Et le ciel était clair.

On ne sait pas pourquoi

Les raies volent en l’air.


°

 

Si je pinte du Gamay,

Je suis plein comme un seau.

Les grues n’oublieront jamais

Le château de Chenonceau.


°

 

Dans le vin chaud, n’oubliez

La badiane ni les agrumes.

Le balbuzard, trempé,

Doit se sécher les plumes.


°

 

Certains, dès qu’ils sont debout,

Se gavent de cacao.

De son bec, le macao

Lèche les parois de boue.


°

 

L’avez-vous vu, sur mes portraits,

D’un boxeur, je n’ai pas la carrure.

Le pétrel vole tout près

Des otaries à fourrure.


°

 

Savez-vous ce qu’elle a glané,

Ma Muse, loin de floréal ?

Aux adeptes du vol plané,

Le Grand Canyon est idéal.


°

 

Dans cet univers, esseulé,

Tout me transit et tout me glace.

La Grande aigrette laisse les

Autres travailler à sa place.


°

 

Tandis que l’été bat son plein

Dans l’hémisphère Nord,

Soudainement je me souviens

Qu’il reste une côte de porc.


°

 

Je flagelle des genoux

En faisant face au Yéti.

Chaque année, 500 000 gnous

Traversent le Serengeti.


°

 

Mes quatrains sont une légion ;

C’est une vraie calamité.

Tous les grizzlis de la région

Prennent part aux festivités.


°

 

Je suis un prince magnifique

Qui roule phaéton, carrosse !

Le kéta du Pacifique

Est singulièrement féroce.


°

 

Avez-vous vu le Père Ubu

Affublé de son duffle-coat ?

Vraiment très vilain, l’urubu

Sautille comme un pégot.


°

 

De mes poèmes les détours

Ne sont jamais, jamais oiseux !

Encerclées par les vautours,

Les tortues enterrent leurs œufs.


°

 

Ma Muse sort endommagée

De ces quatrains pyramidaux.

Les grues du Japon, soulagées,

Ont atteint l’île d’Hokkaïdo.

 

samedi, 23 novembre 2013

Deux quatrains amazoniens

Les vaches qui font de la viande

Bousillent la couche d'ozone.

« Je n'ai pas regardé s'ils vendent

Des mouchoirs sur Amazon. »


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Je n'en ai rien battre

De ton site Amazon.

« Il y a quand même quatre

Euros de livraison. »

 

 

mercredi, 13 novembre 2013

Quatrains animaliers oubliés (de septembre)

Vous me traitez de gros tas,

Moi qui fis vos délices ?

Les Euphorbia ressemblent à

Des chapelets de saucisses.

 

Une Nuit sur le Mont Chauve

Est sublime, quoique abscons.

Le bébé du lémur fauve

Se fait bouffer par un faucon.

 

DSK, une fois nu,

Est-il aussi adipeux ?

La cigale à jets continus

Pisse un miellat sirupeux.

 

En ville, quand on glandouille,

On va manger un kebab.

Le Microcèbe léchouille

Le pistil du baobab.

 

Préférez-vous le granité

Au citron ou à la mangue ?

Le caméléon, excité,

Touche la branche avec sa langue.

 

J'arpentai de mes pataugas

Aussi la Corée et la Chine.

La moitié des Siphakas

S'embroche sur les épines.

 

Enfermé entre quatre murs,

Je vis sur mon tas d'immondices.

Dans la colonie de lémurs,

Désormais les bébés grandissent.

 

Le rocher Ferrero

Est propre aux indigestions.

Le Propithèque de Verreaux

Est casse-pieds avec ses bonds.

 

Qu'elle est savoureuse et jolie,

La liqueur qui sort de ma treille !

Le Microcèbe, pris de folie,

Se croque le bout de l'oreille.

 

Quand je me sens boulimique,

Je m'envoie deux ou trois fougasses.

Le caméléon endémique

A deux doigts vraiment dégueulasses.

 

Ne trouvez-vous pas que

Je suis un peu renfrogné ?

Le maki se frotte la queue

À la glande du poignet.

 

Avec mes chaussures Bata

J'arpentai en tous sens la Corse.

Le joli lémur catta

Frotte sa raie contre une écorce.

 

Avec son infect Régilait,

La vioque croque des Wasa.

Est-il un oiseau plus laid

Que le perroquet de Maza ?

 

La chatte vient réclamer

De la pâtée ou des croquettes.

Va-t-elle enfin se planquer,

Cette hideuse Perroquète ?

 

La crème au tiramisu

Est un mets vraiment exquis.

Il a une voix de vieux cul,

Ce Michel Papineschi.

 

François Masran, avec moustache,

A l'air encor plus abruti.

Le Crécerelle malgache

Aime le criquet rôti.

 

Quand l'Aimée déguste des prunes,

Gros danger sur le calcif !

Le mâle de la grenouille brune

Est devenu jaune vif.

 

Sans se laver la raie du cul

On sécrète une odeur immonde.

Le microcèbe est le plus

 Petit primate du monde.

jeudi, 04 juillet 2013

Fragment arraché à un documentaire sur les murènes

Vous aimerez toujours

Ma verve introvertie.

Le mérou fait le tour

Pour trouver la sortie.


lundi, 24 juin 2013

Tchernobylisation

Le fier Buffalo Bill

Avait l’esprit rebelle.

C’est vraiment Tchernobyl

Autour de la poubelle !

dimanche, 23 juin 2013

Retour aux quatrains

Ô que ma plume altière

Embrase cet Oronte...

— Où est donc mon Ghesquière ?

— Pas dans le mastodonte ! 

samedi, 19 janvier 2013

Autres vers semi-animaliers

Sur la pizza, aimez-vous

L'artichaut ou bien le câpre ?

L'hyène chasse l'oricou :

La compétition sera âpre.

 

Vraiment, je n'en peux plus de

Toutes ces écharpes Simpson.

La victime sera l'une

Des gazelles de Thompson. 

 

N'affirmez jamais

Que ma femme est une ménade.

L'éléphanteau affamé

N'aime pas la promenade. 

 

Le Trésor Public m'a informé qu'avant-hier

Était la date d'échéance.

Sankao le guépard, qui fut jadis si fier,

Assiste à sa déchéance.

 

Un vilain poil de cul

Me grattouille la raie.

Sédentaire, la grue

Se plaît dans les marais.

vendredi, 18 janvier 2013

Les Alentours de la naissance du petit gnou

en quatrains conversationnels,

dont les vers 3-4 sont des retranscriptions fidèles

du texte de commentaire d'un documentaire animalier

 

 

J'ai le crâne façon genou

Et le buste yéti.

Voici donc l'invasion de gnous

Dans le Serengeti.

*

Ma Fursty Ferret moussant,

J'ai le gosier gourd.

La femelle gnou sent

Palpiter son ventre lourd.

*

Travail d'une traite,

Je suis à la traîne.

Quand les gnous s'arrêtent,

Les combats reprennent.

*

Souvent, mon âme flâna

Sur l'Idéal aux cent délices.

Enfin, le bébé de Lana

Ne vient pas au monde ; il y glisse.

*

Etiez-vous au courant

Que j'aime le magenta ?

Le chacal en courant

S'enfuit avec le placenta. 

*

(Si je mange des tarbais,

Joker sur le Roquefort.

Le cadavre du bébé

Reste chevillé au corps.)

*

Sur le verglas, qui est tombé

Se sera pété le genou.

Fils de Lana et de Djumbé,

On veille sur le petit gnou.

*

lundi, 14 janvier 2013

Quatrain zoologique

Je chante à pleins poumons

De doux airs attendrissants. 

L'orque assomme les saumons

D'un ultrason puissant.

.

dimanche, 06 janvier 2013

De Rome et de canicule

À ma lyre aujourd'hui j'exulte,

Desdichado inconsolable.

« Le lionceau appendra adulte

Que ces marques sont inviolables.»



Je vous aime, ô chastes vestales,

Du grand Amour les vraies aïeules.

« La mère crocodile installe

Les bébés au fond de sa gueule.»

 

Toi que l'amour fou innerve,

Je chante ton feu de glace. 

« Le guetteur mangouste observe

L'attitude du rapace. »

 

Vesta, bien sûr, n'est pas Eros,

Ce garnement au profil morne.

« Karanja le rhinocéros

Est reconnaissable à sa corne. »

 

Souvent, si je fais fomec,

Terré au sol, c'est en rampant. 

« Le vervet lance un cri sec

Pour se prémunir des serpents. »

 

La vestale est sans remords

Au souffle du dieu moqueur. 

« Sur le tronc d'un arbre mort,

Liaram dépose son odeur. »

.

samedi, 05 janvier 2013

Difficile journée

Ô le temps qui nous fuit,

Vieillir force la dèche.

« Ta chemise de nuit

N'est pas tout à fait sèche. »

.

vendredi, 04 janvier 2013

Dix quatrains conversationnels

Je jouais au Monopoly avec les garçons. Ma femme lisait Que Choisir ?, parfois à voix haute. J’ai donc composé quelques quatrains conversationnels, dont le principe – déjà mis en œuvre sur Facebook lors de visionnages de documentaires animaliers – est d’utiliser la citation pour les vers 3 et 4, et de composer les vers 1 et 2 à partir de cette deuxième moitié.

 

Pour emballer lors d’un rencard,

Je déconseille l’orgelet.

« Encore une fois, c’est Picard

Qui a les meilleurs surgelés. »

 

Hollande, le chef de l’Etat,

N’est pas vraiment un héros.

« La nouvelle Prius est à

38.200 €. »

 

Le danseur soufi est en transe

Et fait des cercles exaltés.

« La petite Yaris made in France

Est tout à fait bien notée. »

 

Le chien montrant sa lippe

Dardait des yeux de fou.

« Les bulbes de tulipes,

Mais qu’est-ce qu’on s’en fout ! »

 

L’attente du printemps

A tout instant me hante.

« Marque ‘lait hydratant’

De Carrefour Discount ! »

 

Soleil, que ta splendeur éclate

Au zénith écarlaté !

« Sardines à la tomate…

On n’en a pas acheté. »

 

En relisant L’Astrée

J’éprouve la frénésie.

« Les bébés porcs sont castrés

Mais sans anesthésie. »

 

Ma plainte monte au ciel

En accents empruntés.

« Le miel Lune de Miel

Est vraiment bien noté. »

 

Sous les ors du jour finissant

Les chênes se noient de rousseur.

« Le meilleur adoucissant

Est Le Chat Lait de Douceur. »

 

L’aurore imperturbablement

Déroule ses nuées entre orange et turquoise.

« Dix mille écoliers allemands

Se sont intoxiqués grâce aux fraises chinoises. »

samedi, 29 décembre 2012

Aux sources du Nil

Des enfants jouent à la pala

Et les jours encor rétrécissent.

La panthère hisse un impala 

Tout en haut de l'arbre à saucisses.



Mes lacets me lassent. J'espère 

En revenir aux velcros.

L'araignée loup couleur terre 

En tue une autre avec ses crocs.

 

Quand je me sens vaseux,

En bâillant je feule.

Des buffles, cul bouseux,

Se foutent sur la gueule.


Je picole à mon hanap

Un pion de gueuse lambic.

Souvent les élands du Cap 

Font route avec les dik-diks.

 

Je suis féru d'odalisques

Taillées dans le zirconium.

Mettant bas, la damalisque

Bouffe aussi le myconium.

 

Je suis de ces esprits que mord

D'Apollon le souffle aérien.

Du jeune damalisque mort

Le lion ne laissera rien.


Clairs comme de l'eau de roche,

Mes quatrains plaisent aux enfants.

Le daman est le plus proche

Parent de l'éléphant.

vendredi, 28 décembre 2012

La Tanzanie, toujours

Je ne danse pas la samba 
À la porte cochère.
« Kigori, la soeur de Wamba,
Repère un phacochère.»


J'ai bousillé les essieux 
De la caravane.
« Le petit autruchon gracieux 
Explore la savane.»


Je trouve que ça sent bon,
Le vin de Bourgogne.
« L'hyène emporte le jambon
Du lion en charogne.»


J'espère qu'on ne dira mot
De ma métrique fluette.
« La girafe arrache un rameau
De sa langue violette.»