vendredi, 11 janvier 2008
Quartier Chopin, mercredi soir








08:10 Publié dans Kleptomanies überurbaines, Moments de Tours, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie
mercredi, 12 décembre 2007
60 centimes au 27
Dans ma ville, on voit, au dos d'une boîte à lettres, l'inscription Saïd l'escroc habite au 27 suivie d'une flèche. Dans ma ville, une jeune postière tutoie les clients. Dans ma ville, les regards s'effacent pour un rien. Dans ma ville, les gens sont tout surpris si vous leur tendez un ticket de stationnement qui leur permet d'économiser soixante centimes. Dans ma ville, les cyclistes roulent sur les trottoirs et les passages pour piétons, ce qu'aucun d'eux ne faisait il y a encore cinq ans. Dans ma ville, la grisaille s'efface difficilement en décembre. Dans ma ville, on voit, au dos d'une boîte à lettres, l'inscription Saïd l'escroc habite au 27 suivie d'une flèche.
22:49 Publié dans Kleptomanies überurbaines, Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
mercredi, 07 novembre 2007
9,1 m à l'égoût

Make no bones about dogsThe grass is forever greenThere's no dough in my blogsYour boots are in shagreen
And my soul walks barefootIn the frightened alleys
12:00 Publié dans Kleptomanies überurbaines | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, Anglais, Photographie
samedi, 03 novembre 2007
7 étroit

Drei Augen
Wie Zigeuner die es gern hätten
Möwen zu sehen in den Städten
Wie Roboter das Laufen lernen
Die sich von niemandem kaufen lassen
De guerre lasse.
--------------------------------------
28 octobre. Pour se promener on se promenait. D'aventure on tombe sur divers lieux, variés immeubles même pas transis, avec même des signaux hostiles. On prend le large, mais ce n'est jamais le bitume. Si on croise un visage tendre, on n'a pas le temps d'entendre sa prière. Les cheveux galopent, alors c'est joué d'avance.
19:05 Publié dans Kleptomanies überurbaines | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Ligérienne, écriture
mercredi, 31 octobre 2007
1771 - Meet you at the big pylon

No one or a reflection in / a goldeneye when no one knows / just a golden nose staring / only this golden hose flashing at you / this hose with waterfalls into your nose at night / a green portal
Teas or fleas would kill you straight / just a goldeneye staring / scaring the hell out of you / Meet you at the big pylon
No one or a reflection in / a dead end / in a flashlight with / no one knowing / the beauty of your eyes / like a whiplash
18:45 Publié dans Kleptomanies überurbaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie, Poésie
mercredi, 19 septembre 2007
... rêvent de prendre un fusil ...
Une cacugne bâchée : une guimbarde sous un drap ; éclats de voix, de rire, dans un garage lilliputien. (Cela, c'était au retour.)
Mon fils m'a dit : "la maison au portail bleu, c'est celle de Noémie". Mais celle-là est en travaux, et il y a, mitoyennes, deux maisons au portail bleu.

Chaque fois que je traverse ce champ j'essaie de repenser aux bocages, aux prairies, aux haies jadis de ces campagnes désormais devenues béton. Les promoteurs et les agents immobiliers des dollars dans les yeux doivent y voir tours et barres bonnes à démolir trente ans plus tard. On dira que je suis passéiste et les promoteurs tournés vers l'avenir.
(Ce qui commença comme projet photographique a dérapé dans l'écriture. (La peinture rouge des tags de juin a été nettoyée, mais les trous sont toujours là.))
Les promoteurs : la chanson d'Yves Simon n'a hélas pas pris une ride. Plus personne n'écoute, je crois, les chansons d'Yves Simon. Les promoteurs, cette race abjecte au nom infâme, sont toujours florissants.
{ griffonné jeudi dernier, à 5 heures du soir }
11:30 Publié dans Kleptomanies überurbaines | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, écriture, Photographie
vendredi, 07 septembre 2007
Sourire aux fossettes

Pour rentrer, j’ai coupé à travers champs et me suis retrouvé à devoir enjamber, pataudement, un large fossé. Au bout de la rue Tartifume, j’ai salué une vieille dame très rabougrie et un monsieur plus jeune, septuagénaire peut-être, qui tenait en laisse une sorte de berger allemand et s’est écarté pour me laisser passer, car le fil rouge sur lequel tirait le chien barrait tout le chemin. Malgré mes acrobaties délicates sinon périlleuses, j’ai mis huit minutes à revenir, contre treize à l’aller, sur trottoirs et voies.
J’ai volé des vues, des voix. J’ai volé l’odeur atroce du kérosène, et les couleurs des panneaux À vendre placés aux murets des maisons. J’ai volé le bleu noir des nuages gris, et l’éclair soudain du soleil. J’ai volé du regard les trous dans les parpaings du mur, toujours rue Tartifume. J’ai volé par la mémoire, je me suis rappelé les photos d’avril.
Dans le lotissement, rue du Colonel Chabert, j’ai salué ce monsieur avec qui nous discutions parfois à la sortie de l’école maternelle, et j’ai volé au même instant l’image enfouie d’un enfant arborant tétine et sourires dans une poussette canne.
J’ai volé encore l’odeur du kérosène, et le tintamarre des avions de chasse.
Les clefs du kleptomane ont tinté contre la porte du garage ; c’est l’affaire de cinq minutes.

11:40 Publié dans Kleptomanies überurbaines | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, écriture
mardi, 04 septembre 2007
Incursion
Six rosiers taillés ras. Quatre grenouilles dans une sorte de zinc, qui font sprinkler. J'ai dû toquer trois fois, puis la porte s'est ouverte.
Mutuellement nous nous sommes tenus la jambe cinq minutes peut-être.
Sur le chemin du retour, près du chantier, toujours cette odeur atroce si semblable à celle du lisier, épandu à devoir s'en boucher les narines. Les Jardins Giraudoux, tu parles...
13:31 Publié dans Kleptomanies überurbaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 14 août 2007
Avocat melon
La roche Tarpéienne n'est pas éloignée du Capitole, ce qui signifie aussi que le dépôt de vêtements et de vieux livres des Compagnons d'Emmaüs est proche d'un supermarché mal ficelé où jamais d'ordinaire je ne vais, et proche aussi du cabinet de pédiatrie où l'on n'a guère envie (croisons les doigts) de remettre les pieds avant la prochaine vaccination impérative d'Oméga.
Autrement écrit : je suis de retour en Touraine.
Une série de ronds points après des bâtiments et des murs de béton gris comme ci comme ça rafistolés, et on ne voit que panneaux vantant un film de Michel Boujenah avec l'affreuse Seigner et l'inepte Kad Merad, chiens promenés au vent lourd et chaud d'août gris. De quoi confisquer, dérober la ville à l'attention de ses habitants : kleptomanies toujours.
16:16 Publié dans Autoportraiture, Kleptomanies überurbaines, Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
lundi, 30 avril 2007
Méandres
(Finalement, c'est entre la page 912 et la page 925 que les méandres sont plus frappants encore.) ................ Je parviens à l'orée de l'automne 1976, dans le Journal de Travers, juste comme j'achève la lecture de L'Amour l'Automne (par le (difficile) dernier chapitre)..............

La dernière promenade par là, c'était le 21 janvier : que le temps passe vite, à pleines saisons ! Tous nos mots, tous nos moments, tous nos émois passent aussi. (C'était la platitude du jour.)
18:00 Publié dans Kleptomanies überurbaines | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Lgérienne, Littérature
jeudi, 15 mars 2007
Nouveau bâtiment des Tanneurs
Voici quelques images volées, ce matin, dans le nouveau bâtiment du site principal de l'université, rue des Tanneurs. Voyant l'accès, jusque là en travaux, enfin ouvert, je n'ai pu résister à l'appel de la curiosité. Heureusement que cette aile du site reste encore déserte, car je devais avoir une drôle de mine, à traquer les ombres dans ce lieu où ne manque qu'une ultime couche de ripolin, et quelques derniers coups de balai (à suivre je suppose d'ici après-demain, pour la Journée Portes Ouvertes).





18:00 Publié dans Kleptomanies überurbaines, Le Livre des mines, Moments de Tours, WAW, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
mardi, 23 janvier 2007
Sainte Radegonde, un dimanche après-midi

Dans un trou de vert bétonné, entre des dédales de ruelles, un tennis recouvert de mousse et sans filet, les piquets tordus et rouillés.

En face, un bête bloc gris aux quatre paires d'yeux sans facettes. Il ne pleut même pas d'orangeades. Au loin, je suis hanté, et diverses beautés se reflètent quand même, trop loin, par delà les places de parking encore & toujours
bétonnées.
03:30 Publié dans Kleptomanies überurbaines | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie


