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mardi, 16 octobre 2018

Lancement du projet vidéo autour de Robert Pinget

 

 

Dans cette vidéo, j'ai fait deux ou trois choses, et j'en ai dit bien d'autres.

Ce que je n'ai pas dit, c'est que j'avais l'espoir que ça marche mieux que la très éphémère Retraversée des Rougon-Macquart (projet pas entièrement abandonné au demeurant), parce que, par rapport à mars 2016, je me suis aguerri et je sais de quoi je suis capable/incapable.

 

Pour ce PROJET ░ PINGET (ainsi est-il sobrement nommé), je ne perdrai pas de temps à faire du montage, et je tournerai les vidéos au fur et à mesure.

Comme je me retiens, dans ce billet ou dans la vidéo ci-dessus, de digresser trop abondamment, il faudra que je consacre sans tarder une vidéo à la façon dont je me suis intéressé à l'œuvre de Pinget, et aux raisons pour lesquelles elle a beaucoup compté pour moi dans mes années de formation.

(J'emploie cette dernière expression avec un brin d'ironie, car je suis convaincu — ou alors : j'espère — qu'on n'a jamais fini de se former, et notamment en créant, par les blogs et les vlogs, des espaces d'échange et de construction du sens.)

 

samedi, 13 octobre 2018

Projets / chantiers

Il faudrait, il faudrait...

Tant de projets en l'air qui viennent s'ajouter aux chantiers.

Et tout ça face à quoi : cette après-midi, nous allons participer à la seconde Marche pour le climat, après celle de septembre, déterminés, mais si désemparés à la fois. Je me rappelle avoir passé toute mon adolescence à être tiraillé entre la noirceur de tout ce qui se produisait d'atroce en matière de saccage des ressources naturelles et l'aspiration à quelque chose d'autre — l'art, on dira, pour faire vite. Mais l'art n'est-il pas une manière de se dérober ?

Il n'en demeure pas moins que je suis embringué dans des projets et des chantiers, et que, tout en cherchant à faire de mon mieux à ma modeste échelle pour que « ça aille mieux » (ou que le pire scénario en matière de réchauffement climatique soit évité), ça n'aurait pas grand sens non plus de ne rien faire d'autre.

Donc, les chantiers : les vidéos, bien entendu — et, le 13 novembre, une communication à Lyon sur ce que produisent et/ou ont produit jusqu'ici mes improvisations de traductions.

Les projets.

Il me faut reprendre l'écriture, car l'expression sous forme de vidéo, pour pratique et irremplaçable qu'elle est, ne peut entièrement se substituer au travail en profondeur, au travail de creusement que suppose l'écriture. À court terme, il faudrait que je me mette enfin à la tâche pour écrire un article, ici, un billet de blog donc, sur Empreintes de crabe. Le problème, c'est que, pour bien faire, je souhaiterais y associer une réflexion sur l'ensemble de la trilogie, donc aussi Mont Plaisant et La saison des prunes.

Régulièrement, je me dis qu'il suffit, pour l'écriture dans les blogs, de me forcer à écrire chaque jour un texte, même bref, dans n'importe laquelle des dizaines et des dizaines de rubriques de celui-ci ou de celui-là. Mais ça ne marche pas comme ça, ça n'a jamais marché comme ça.

Il y a quelques jours, lors d'un échange avec Pierre Barrault, je me suis rendu compte — c'est lui qui me l'a soufflé — que le nom des éditions Louise Bottu, dans les Landes, venait du nom de la poétesse dans Monsieur Songe. Quelle honte, de ne pas m'en être aperçu. Ainsi, l'idée qui me trottait dans la tête, de reprendre tout Pinget et de tenir la chronique de cette réappropriation, ne serait pas chimérique.

Et traduire...

Oh la la...

 

jeudi, 11 octobre 2018

LA RIXE À LA FLOTTILLE

LA RIXE À LA FLOTTILLE

poème ultra-contemporain

 

Pour C.F.-D.

________________________________

 

Sans prévenir, il lui a asséné

quatre violents coups de bâton

au visage. Ses lunet-

tes se casseront.

 

L’épouse de la victime

est entrée dans la partie.

Elle est parvenue à s’emparer du bâton. 

Et à son tour, elle a 

frappé l’agresseur 

en plein ventre.

 

Problème, il a 

une poche gastrique.

 

Il devra donc être évacué

en urgence à l’hôpital 

André-Mignot du Chesnay.

 

Le motif de la rixe entre ces trois-là, 

âgés de 51, 63 et 68 ans 

et originaires

de Versailles et d’Orgeval,

est bien banal. 

 

L’un avait pris la place 

de l’autre sur le par

-king de la place d’Armes. 

 

Aucun n’a pour le moment

été placé en garde à vue.

 

mercredi, 10 octobre 2018

Conseil du mercredi

Quand tu écris en inclusif sur YouTube, pense à utiliser le point médian, et non le point classique, faute de quoi YouTube crée automatiquement plein de liens inactifs vers des sites espagnols (doctorant.es, étudiant.es, ami.es).

 

mardi, 09 octobre 2018

Chili

chili.PNG

lundi, 08 octobre 2018

Pour un anniversaire

Fou, Chirac ? Gardiens !

Ignorais fâcher duc.

 

Dis, courage franchi,

Enfourcha caïd gris !

 

Froc ? Adieu chagrins !

 

dimanche, 07 octobre 2018

Nanu?

Ce soir, je reprends la lecture de How German Is It après épisode 3 de Babylon Berlin, en un dimanche marqué aussi par des recherches sur Fichte et une discussion autour de mes récentes TSF à partir de Droste-Hűlshoff et Fadumo Korn. 

Ganz klar.

 

vendredi, 05 octobre 2018

Nanardège

On vient donc de regarder un nanard rigolo, et une des actrices n'était autre que l'étudiante de L3 partie en cours d'année en 2006 pour échouer à Miss France puis reconvertie dans Secret Story puis reconvertie en blogueuse beauté et donc désormais occupée à dire (mal) ses répliques.

 

jeudi, 04 octobre 2018

Conférence de Patrice Nganang (Université de Tours)

mercredi, 03 octobre 2018

Toujours walcott

walcott.jpg

mardi, 02 octobre 2018

Index alphabétique des TSF par auteur (work in progress)

Le 13 novembre prochain, je parlerai, à Lyon de mon projet en cours et au long cours, les Traductions sans filet (TSF), lors d'une journée d'études consacrée à la LittéraTube. Il faut que je m'attelle à jeter les premiers paragraphes de cette communication, peut-être avec le dictaphone, histoire de prendre le problème systématiquement de biais.

En l'espèce, et même si le caractère réflexif est assez pesant, j'ai décidé de constituer enfin — aussi sur l'aimable insistance de François Bon — un index alphabétique des auteurs traduits lors de ces séances improvisées et filmées.

_____________________________________

 

Abrahams, Peter — [82] ; [83]

Ayitey Komey, Ellis — [35]

Baumer, Mark — [88]

Boltanski, Christian — [33]

Bon, François — [24]

Bonnefoy, Yves — [43]

Burnham, Bo — [1] ; [2] ; [3] ; [19] ; [97]***

Butor, Michel — [62]

Carey, Peter — [75] ; [79]

Char, René — [9]

Cheney-Coker, Syl — [36]

Chevillard, Éric — [74] ; [77]

Cooke, Jacquii — [65]

Coover, Robert — [34]

Corbett, Bill — [37]

Creeley, Robert —[32]

“dognapping” — [84]

Doubinsky, Seb — [27]

Durrell, Gerald — [73]

Éluard, Paul — [48]

Feraoun, Mouloud — [51]

Flynn, Nick — [89]

Fourcade, Dominique — [6] ; [12]

Gide, André — [69]

Ginsberg, Allen — [87]

Gilkin, Iwan — [16]

Gotlib — [60]

Gould, Stephen Jay — [70]

Gray, Thomas — [63]

Guillevic, Eugène — [47]

Hejinian, Lyn — [80]

Henri VIII (le faux) — [13]

Hoagland, Tony — [59]

Irving, Washington — [64]

Joans, Ted — [28] ; [29] ; [31] ; [38] ; [44]

Johannin, Simon — [85]

Kamanda, Kama — [23]

Khair, Tabish — [45]

Lopes, Henri — [42]

Lux, Thomas — [92]

Maconie, Stuart — [72]

Mail & Guardian — [8]

Maximin, Daniel — [93]

Menmuir, Wyl — [46]

Montague, John — [61]

Morgenstern, Christian — [7]

Nakhjavani, Bahiyyih — [67]

Nirina, Esther — [53]* ; [54] ; [55] ; [56] ; [57] ; [76] ; [98]

Norac, Carl  — [10]

Nougé, Paul — [15]

O'Brien, Flann — [20]

Okri, Ben — [96]

Osofisan, Sola — [18]

Oyeyemi, Helen — [81]

Patel, Shailja — [99] ; [100]

Phillips, Caryl — [90] ; [94]

Raharimanana — [52]

Ray, Lionel — [95]

Rebotier, Jacques — [4

Réda, Jacques — [5] ; [86]

Ronsard, Pierre de — [71]

Sekiguchi, Ryoko — [17]

Shuttleworth, Red — [25]** ; [91]

Spenser, Edmund — [58]

Sulter, Maud — [39] ; [40]

Tatamkhulu Afrika — [26]

Tutuola, Amos — [49] ; [50]

Very British Problems — [41]

Watten, Barrett — [11]

Wauthier, Jean-Luc — [30]

Welch, Lew — [21] ; [22]

Wells, H.G. — [14]

Weltman-Aron, Brigitte — [66]

Williams, Tex — [78]

Yvert, Fabienne — [68]

 

 

* La 53e vidéo signait le renoncement à tout montage.

** dédiée à V. Scigala

*** vidéo du 1er anniversaire

dimanche, 23 septembre 2018

Not the sharpest apple

Il faut croire qu'on peut toujours s'améliorer. Vingt-et-une années d'enseignement, seize ans à Tours, et voici que je viens d'inventer l'eau tiède ; j'en ris tout seul, ce matin, face à mon écran d'ordinateur.

Cela fait deux ans que j'assure un cours de thème réservé aux étudiant.es d'échange, cours très agréable notamment en raison de la grande hétérogénéité des groupes, tant pour le niveau en français que pour l'origine géographique. Je choisis habituellement de faire traduire des documents très variés : articles de presse sur un événement local, extrait de roman récent plutôt facile, vidéo de François Bon, chanson, etc., le tout parfois suite aux suggestions des étudiant.es même (l'an dernier, on s'est retrouvés à traduire les paroles de Basique d'Orelsan).

Comme je veux qu'ils puissent garder une trace, et comme — malheureusement — les salles équipées de TNI sont toutes trop petites pour que je puisse y enseigner (je n'ai que des groupes d'au moins 35-40 étudiant.es), j'ai pris l'habitude d'utiliser la vidéoprojection de la façon la plus simple : je projette le document Word où se trouve le texte à traduire, et je complète avec les propositions de traduction en anglais, ce qui peut être un peu fastidieux (every cloud has a silver lining). Ainsi, toutefois (regardons le verre à moitié plein), je mets presque systématiquement des propositions de corrigés dans le cours en ligne sur CELENE.

filets protecteurs.PNGVoici donc que, ce matin, en préparant de mon côté les pistes de traduction, j'ai eu l'idée — afin de projeter le document tout en ayant une trame déjà écrite — de blanchir ma traduction afin de ne la faire apparaître qu'après avoir entendu les propositions des étudiant.es. La solution, total bricolage, est d'une banalité affligeante. Je n'y avais jamais pensé.

D'où que je ris tout seul, face à mon écran.

07:04 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 20 septembre 2018

Traduction sans filet, la 150e

 Tout est dans la vidéo, en fait. Rien à ajouter, comme chantait Manset.

 

 

        En marge de la 150e traduction sans filet : le rond-point à déversoir, Petite Arche — Tours-Nord, jeudi 20 septembre 2018.         En marge de la 150e traduction sans filet : le rond-point à déversoir, Petite Arche — Tours-Nord, jeudi 20 septembre 2018.

 

En marge de la 150e traduction sans filet : le rond-point à déversoir, Petite Arche — Tours-Nord, jeudi 20 septembre 2018.

 

        En marge de la 150e traduction sans filet : le rond-point à déversoir, Petite Arche — Tours-Nord, jeudi 20 septembre 2018.          En marge de la 150e traduction sans filet : le rond-point à déversoir, Petite Arche — Tours-Nord, jeudi 20 septembre 2018.

mercredi, 19 septembre 2018

Ours

La phrase du jour (d'hier en fait) :

« Je crois avoir repéré un ou deux mecs dans l'ours. »

mardi, 18 septembre 2018

Ne pas mégoter

La grande collecte de déchets et de saloperies diverses à l'occasion du World Cleanup Day, samedi dernier ? J'y étais avec mon fils aîné.

Mais, plus important : si chacun.e ramassait dix mégots par jour afin de les jeter ostensiblement dans une poubelle à la face de tous ces gens qui ne réfléchissent à rien, ça serait plus efficace que tous les discours.

samedi, 15 septembre 2018

Quasimodo au bout du rouleau

Parmi les emplettes du samedi matin, une bière brune “La Corde raide”.

Rien à faire, j'aurai ça dans la tête toute la journée. (Me suis aperçu que je la connaissais encore par cœur en entier.)

 

jeudi, 13 septembre 2018

Albecker

« Les habitudes meurent difficultueusement. »

 

Même si ce n'est pas l'usage le plus adéquat/précis de cet adverbe, ça fait plaisir de le rencontrer à la fin d'un chapitre du roman qu'on lit.

(Et dont on parlera dans une prochaine vidéo, il va sans dire.)

 

13 septembre 2018

Ainsi, après avoir manqué la briser sans ménagement ou la renvoyer à l'expéditeur, ma mère s'est décidée à installer — en l'ayant adaptée à son matelas — la yourte-moustiquaire qu'elle avait achetée par correspondance début août, et dont elle dit désormais que, même avec les chaleurs qui persistent dans les Landes et malgré un été où (je peux en témoigner) nous avons été plus bouffés que jamais par ces bestioles que pipistrelles et gobemouches (trop rares) ne suffisent plus à réguler, ça lui permet de lire la lampe allumée et les portes-fenêtres ouvertes sur l'air du soir, ce qui, de tout temps, eût été inimaginable.

Il ne lui reste plus qu'à en installer sur tous les lits.

 

mercredi, 12 septembre 2018

La chanson de Benjamin Pavard

Cette après-midi, premier cours de traductologie avec les 12 étudiantes — donc collègues — d'agrégation interne. Huit d'entre elles n'avaient jamais entendu parler de la chanson de Benjamin Pavard, et pour trois d'entre elles le défenseur français n'était même pas un nom.

Comme quoi on peut enseigner en collège/lycée et passer totalement à côté des trucs les plus évidents qui sont les références communes de l'immense majorité des Français, et comme quoi aussi les râleurs professionnels qui disent qu'on ne peut pas échapper au foot se trompent : on peut très bien échapper au foot !

(Je rassure tout le monde : ces 12 collègues ont toutes proposé des solutions de traduction stimulantes et ont bien identifié les recatégorisations et autres modulations dans leurs hypothèses.)

 

En bonus, une traduction à laquelle nous avons abouti, grosso modo et collectivement :

Benjamin Pavard Benjamin Pavard

I don't think you've heard of him

Comes out of the blue

Kicking like a mule

That's our Benjamin Pavard

mardi, 11 septembre 2018

Le matelassier de la rue de l'Enterrement

Je lis le dernier Laferrière

Dans un cimetière

Censé être fermé

 

Pays réel

Pays rêvé

 

 

 
 
 

lundi, 10 septembre 2018

(le pas preste)

7 h 36 —7 h 57

 

parti sans veste

en chemisette

pas dans mon assiette

le pas preste

 

assis confortablement

pas enroué

je lis de Roubaud Jouet

À Lorient

 

quelle carotte

nous dérobera

la vue du Beffroi

sans que l'on sanglote

 

l'apogée

en pyramide

la terre humide

dérangée

 

tu tranches dans le vif

de la rame

avec ce drame : ton

sourire pensif

 

il va se passer quoi

qu'arrivera-t-il

fronce un sourcil

d'homme de loi

 

la sirène

avant Léonard

tant de collégiennes

dans le coltard

 

cet arrêt se nommait

MI-CÔTE

déjà on l'a

rebaptisé

 

la ville aux planches

soleil au pont

sans un brouillon

les îles blanches

 

au loin cette

silhouette

est-ce Manuelle

ou pas elle

 

déjà hors de

l'acier

comment commencer

l'heure déborde

 

dimanche, 09 septembre 2018

Façon lapine

lapine.jpg

samedi, 08 septembre 2018

8 septembre 2018 : Marche pour le climat à Tours

urgence.jpg

manif.jpg ...................

fumiers.jpg

vendredi, 07 septembre 2018

7 septembre 2018 : pas d'accord

Après l'accent circonflexe (défendu à longueur de commentaires Facebook il y a 3 ans par des gens qui faisaient 6 fautes de conjugaison en 3 lignes), après la réforme du collège pourfendue « car sans latin on ne peut plus comprendre notre culture » (nota : quand j'étais collégien, au début des années 80, 80% des collégiens ne faisaient pas de latin, et la majorité de ceux qui en faisaient n'en tiraient à peu près aucun surplus culturel), l'intelligentsia franco-française s'est trouvée un nouveau combat d'arrière-garde, une nouvelle croisade pour gens figés sans compréhension de ce qu'est une langue, bref, une nouvelle guerre picrocholine de grand-boutiens et de petit-boutiens : l'accord du participe passé.

Sans moi, hein.

 

(Nota : une faute d'accord s'est glissée dans ce texte. Sauras-tu la débusquer ?)

 

lundi, 30 juillet 2018

30 juillet 2018

Dormir peu, par intermittences, et craindre, levé, de réveiller ceux qui doivent dormir, dans cette bicoque solide mais laide — et surtout surchargée d'éléments de “décoration” affreux —, tout près du chemin Stevenson, après avoir fini de lire le récit de Stevenson, justement, qui se perd dans des considérations historiques passionnantes mais en racontant de moins en moins son voyage, tandis que moi, je commence une phrase à l'infinitif et je la termine en forme déclarative.

De même, je me trouve à écrire des billets dont les titres n'ont aucune originalité. Pour qui a tant réfléchi aux titres et aux formes dans l'œuvre de Dubuffet, c'est moche.

J'écris ces lignes, l'ordinateur posé sur le buffet de la cuisine.

Hier soir, j'ai bu une Riousse, bière brassée non loin, à Mazan l'Abbaye.

 

dimanche, 29 juillet 2018

29 juillet 2018

Dans une randonnée comme celle que l'on fait autour de Saint-Laurent-les-Bains, à la lisière de l'Ardèche et de la Lozère, on regrette à chaque minute ou presque de ne connaître presque rien aux papillons, car ce sont eux qui vous accompagnent, virevoltent sans arrêt autour de vous, ou parfois semblent vous guider, vous devancer. Les arbres eux aussi, mais j'en reconnais quelques-uns.

Une fois gagné le chemin de demi-crête, avant de descendre sur la Tour dont la première édification remonte peut-être aux carolingiens mais qui est de pierre, puis de redescendre sur le village, on traverse, à intervalles réguliers, des cascades miniatures, des torrents paisibles (n'est-ce pas là un oxymore ?), le chemin étant, à ces endroits, recouvert d'une énorme dalle de béton, peut-être parce qu'il n'était plus praticable sans cela, mais quel dommage.

Nous nous sommes arrêtés à l'une de ces cascadelles et avons dérangé un joli passereau, le bec fin et l'œil doux, du jaune sous les plumes de la queue ; j'ai eu à peine le temps de l'observer, et ma seule photographie n'est guère éloquente. En reprenant le guide d'identification, je pense que c'était un Phragmite des joncs, mais il faudra demander à plus compétent que moi, car, à 1.200 mètres, j'ai quelques doutes.