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dimanche, 15 octobre 2017

d'un palimpseste de blues (tercets)

tercets improvisés sur la dernière vidéo bluesy de F.B.

 

chariots abandonnés

gros blocs de béton tagués

chaque mercredi longés

 

l'horloge sur l'esplanade

avant chaque nouveau cadrage

de l'aiguille en blues malade

 

deux étages : c'est la rame

 

les petits pavés rouges

véhicules et piétons comme accélérés

après le bleu fluo d'un granizado

 

au médian des rails : les phrases

 

blues de penser à la retraite

la vitre où défilent secs

immeubles & lignes (vieillir tes os)

 

à la bottleneck : come on in my kitchen

 

la fatigue avec Beckett

défile dans la nuit refaite

des mots apparus disparaissent

 

dans le ciel gris pétrole

le blues est-il un jeu de rôle

à coups de cutter dans la tôle

 

à l'arrivage : dédicace

 

& encore des murs

encore des murmures

le poème en vidéo perdure

 

samedi, 14 octobre 2017

All Over The Place / #NameTheTranslator

Une amie a posté sur son mur Facebook la citation suivante, attribuée à Pearl Buck.

« Quel que soit son domaine de création, le véritable esprit créatif n’est rien d’autre que ça : une créature humaine née anormalement, inhumainement sensible. Pour lui, un effleurement est un choc, un son est un bruit, une infortune est une tragédie, une joie devient extase, et l’erreur est la fin de tout. Ajoutez à cet organisme si cruellement délicat l’impérieuse nécessité de créer, créer, et encore créer – au point que sans la possibilité de créer de la musique, de la poésie, des livres, des édifices, ou n’importe quoi d’autre qui ait du sens, il n’a plus de raison d’être. Il doit créer, il doit se vider de sa créativité. Par on ne sait quelle étrange urgence intérieure, inconnue, il n’est pas vraiment vivant à moins qu’il ne soit en train de créer. »

 

Comme je suis très sourcilleux dès que je vois fleurir une citation évidemment traduite dont ni la source ni le nom du traducteur ne sont cités, j'ai mené ma petite enquête.

Tout d'abord, des dizaines de blogs reprennent cette citation (moyennement bien traduite d'ailleurs) sans jamais citer le nom du traducteur ou de la traductrice. Une recherche rapide a également permis de retrouver le texte original de cette citation, qui se trouve reprise dans un nombre plus important encore de sites anglophones :

The truly creative mind in any field is no more than this: a human creature born abnormally, inhumanly sensitive. To him, a touch is a blow, a sound is a noise, a misfortune is a tragedy, a joy is an ecstasy, a friend is a lover, a lover is a god, and failure is death. Add to this cruelly delicate organism the overpowering necessity to create, create, create — so that without the creating of music or poetry or books or buildings or something of meaning, his very breath is cut off from him. He must create, must pour out creation. By some strange, unknown, inward urgency he is not really alive unless he is creating.

 

Wikisource — qu'on a connu plus inspiré dans son classement des citations assurées, apocryphes ou douteuses — donne cette citation pour authentique, sans préciser la source primaire et en se contentant de citer un ouvrage de 2001. Je suis allé vérifier dans l'ouvrage en question : aucune source, aucune note de bas de page ; autant dire que l'auteur aurait très bien pu inventer ce texte de toutes pièces. Heureusement, Google Books (qui propose pas moins de 32 résultats pour cette citation) répertorie quelques ouvrages antérieurs à 2001, et même un (malheureusement impossible à visualiser) antérieur à la mort de Pearl Buck (1972).

Il reste toutefois impossible, au stade où j'en suis, de savoir si cette citation apparaît dans un livre évidemment attribuable à Pearl Buck, ni, par conséquent, de connaître l'éditeur et le traducteur de ce livre en français. Le fait que ça traîne partout sur le Web n'est pas pour inspirer confiance.

vendredi, 13 octobre 2017

d'une vision (rouillée) de Cervantès

une pièce de dix centimes

à l'effigie de Cervantès :

autant fumer un vieux londrès

qu'humer ces rouilles anonymes

 

& sur la route qui chemine

on ne manquerait de street cred

qu'à couper de sa carte BRED

la poudre blanche ainsi hermine

 

sur le bureau la pièce jaune

oubliée depuis qui sait quand

telle une toque en astrakhan

 

ferait un clin d'œil à la faune

(gommes & mines biseautées)

de sa framboise tuyautée

jeudi, 12 octobre 2017

d'après l'hydrie

13.10.2017.

que se passe-t-il dans cet antre

où ni le meilleur ni le pire

ni le franc-maçon ni le sbire

n'adulent dieu jésus ni diantre

 

que se crame-t-il à la mire

si tout ce qui entre fait ventre

inerte avec le barycentre

en équilibre Déjanire

 

encore enlevée par Nessos

qui lance des mots de cassos

à Héraklès qui n'en a cure

 

que se passe-t-il, au lasso

d'Achéloos en thalasso,

sur l'urne fait pâle figure

mercredi, 11 octobre 2017

de la ruée vers l'or

13.10.2017.

parcours les routes de la soie

ami plus fidèle que l'aigle

jamais oublieux de la règle

minutieux jusque dans la joie

 

fais donc que ce jour j'entrevoie

les rides de ta face espiègle

& quelque souvenir de Bègle

avec ma gueule de lamproie

 

des sonnets j'écris des brassées

& jamais du même patron

pour célébrer tant de huitaines

 

ou pour chanter notre hautaine

cavalcade & du plastron

planquer les piastres amassées

mardi, 10 octobre 2017

au comptoir enfumé...

13.10.2017.

lui, son allure de nandou

& ses façons de mélé-casse,

son profil de vieille rascasse ——

—— & il courrait le guilledou ?

 

c'est pis que le piaf minidou

même que l'ourson cajoline

de voir sa voix qui dégouline

à prétendre qu'il parle hindou

 

au fond de ce sale troquet

à qui veut-il en faire accroire

& ramener son bilboquet ?

 

c'est vrai qu'il a dû beaucoup boire

& qu'il aboie comme un roquet

(bien fait, la meuf se paie sa poire)

lundi, 09 octobre 2017

à voir cela

13.10.2017.

voici tant de gravures

minuscules dans le

bois brun clair, éclair bleu

bien net et sans bavures

 

aucune gélivure

(vous, ni sourds ni bigleux,

allez donc voir s'il pleut)

n'affecte la nervure

 

en relief ni en creux

du plateau : la morsure

de petits coups de bic

 

variés et nombreux

par cinq sens nous assure

d'un livre en alambic

 

dimanche, 08 octobre 2017

à toucher le bec de bois

13.10.2017.

observé par le calao

en fronde en trombe sous la lampe

je sens mon regard qui décampe

& l'iris balancer tchao

 

au collège, tenter l'ao-

riste c'était d'une autre trempe ;

voguer aussi sur la Gartempe

en ciré et veston mao !

 

aurai-je fait le tour du monde

par Bali Rio et Goa

dans le sable autant que par l'onde,

 

l'œil arrimé sur le boa

comme me fixe cette fronde

dieu lare, cigale ou loa ?

samedi, 07 octobre 2017

d'une brassée de sept sonnets

13.10.2017.

versifier ça va nicodème

à aligner mots façon cairns

vieux réac à la stéphan'bern

ce matin voici le septième

 

pondre poulgom ton stratagème

même en variant le rhyme pattern

ça dépote Welt von gestern

faudra te farcir l'anathème

 

et après : le moral en berne ?

au fond du canal de Riquet ?

tiens, fous-toi de moi, foutriquet,

 

car ce n'est pas la Crête ou Lerne

ni Stymphale encore moins Augias

où tu posas tes pataugas

vendredi, 06 octobre 2017

Nobel

Il n'y aura pas de polémique cette année.

Pourtant, Bob Dylan est 100 fois plus écrivain que Kazuo Ishiguro.

07:27 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 05 octobre 2017

“Petits Biafrais”

Dans le film Animal Kingdom, vers la fin, la grand-mère dit à Josh : “You look Biafran”, ce que l'auteur des sous-titres a choisi de traduire par “tu es tout maigre” (ou “tu as maigri” — j'avoue ne pas avoir noté et ne pas avoir fait de photographie d'écran non plus).

Il s'agit là bien sûr d'un choix consistant à euphémiser, à sous-traduire... c'est ce qu'en traductologie on appelle une modulation lexicale avec effacement de l'image : au lieu de comparer son petit-fils à un Biafrais (image lourde de présupposés culturels), elle se contente, en français, de lui dire qu'il est maigre (concept neutre). Une telle modulation n'est jamais sans conséquences : dans l'intention de ne pas choquer le spectateur (ou de ne pas s'attirer les foudres de la censure ?), l'auteur des sous-titres rend le personnage de la grand-mère, tout à fait abominable par ailleurs, moins raciste. Pourquoi ?

Il me semble que cette image, dont j'ignorais qu'elle existât en anglais (elle est absente de l'OED, mais on trouve dans ce fil de forum quelques éléments complémentaires), est très marquée d'un sociolecte générationnel, celui de la génération de mes parents. Ma mère parlait effectivement des “petits biafrais”, peut-être pour décrire quelqu'un de très maigre ou alors pour évoquer — stratégie assez traditionnelle si l'on en croit les albums de Mafalda, par exemple — le statut privilégié des enfants qui avaient de quoi manger et les inciter à manger leur soupe (ou leur assiette de boudin purée, clin d'œil à ma mère — Maman, si tu lis ces lignes : je t'aime).

Que cette expression pût contenir ne serait-ce qu'un soupçon de “racisme ordinaire” n'est pas ce qui me préoccupe ici... Ce qui m'intéresse, tout d'abord, c'est de me souvenir ici que longtemps j'ai ignoré que cette expression désignait une population. Enfant, j'y voyais certainement quelque analogie avec le verbe bâfrer : biafré (comme je devais l'orthographier dans ma tête) était une sorte d'antithèse de bâfreur. Ce n'est pas très logique, mais bon. Quand j'ai appris que ce terme faisait référence aux habitants du Biafra, on n'a pas dû m'expliquer très clairement ce qu'avait été la guerre du Biafra, car la famine m'a alors paru semblable à celle qui frappait au même moment l'Éthiopie.

J'avais regardé, dès l'âge de sept ou huit ans, sans tout comprendre, le film de Jean Yanne Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Ce n'est qu'en le revoyant longtemps après que j'ai compris les différentes plaisanteries du générique de fin, dont certaine réécriture de Verlaine (autour de 1'25") et surtout le jeu de mots sur demi-Biafrais et demi bien frais (autour de 2'35"). (Je mets un lien vers la vidéo, en avertissant que c'est très Hara-kiri dans l'esprit.)

Dans les années 70, la guerre civile nigériane avait suffisamment marqué les esprits pour que de telles expressions entrent dans le langage courant, d'autant plus, sans doute, que la France avait soutenu militairement et financièrement l'armée sécessionniste. Ce que je constate encore de nos jours, quand j'anime un cours ou un séminaire sur Chinua Achebe, par exemple, c'est à quel point ces noms (Biafra, biafrais) ne disent rien, à quelques exceptions près, aux Français nés après 1980. L'enthousiasme supposé du lectorat français pour les romans de Chimamanda Ngozi Adichie n'y a pas changé grand chose : on lit des romans sans que la dimension historique ou politique soit au centre.

Il ne faudrait sans doute pas beaucoup creuser pour s'apercevoir que le génocide rwandais de 1994 est pris dans une semblable brume vaporeuse d'incertitudes autant historiques qu'idéologiques et géographiques. Et la quasi absence totale de “couverture médiatique” du lent mais tragique glissement vers la guerre civile au Cameroun confirme combien les tragédies africaines donnent lieu à une expression populaire et passagère dans le meilleur des cas...

 

mercredi, 04 octobre 2017

En bilingue latin/ribéryen

5 octobre 2015

Version latine

Suave imbro magno venella Tanneurorum

magna tremulantes adspectare auditores

dum Tityre tu pernabutyrum sandwichum es

atque nigram potionem caldam potas.

 

Version ribéryenne

On a doux qu'on est vu sur le trottoir magueule

Les étudiants eux qu'ils bien se trempont la gueule.

mardi, 03 octobre 2017

Prescription sans ordonnance

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lundi, 02 octobre 2017

Art poétique

Zoo de Chklovski, p. 31 (traduction Paul Lequesne)

dimanche, 01 octobre 2017

“un nom pour sonnets basanés”

01.10.2016.

soleil pluie simultanés

on dit le diable bat sa femme

entends-tu du cerf le brame

éteint par des succédanés

 

d'amour à ternir je clame

un nom pour sonnets basanés

imprimés gris étonnés

comme quelque intrus qui te spamme

 

c'est octobre soleil & pluie

simultanés pas tel le zèbre

la chaleur serait enfuie

 

dans la tiédeur de l'algèbre

il fallait dire qu'on s'ennuie

ultime phrase célèbre

 

mardi, 26 septembre 2017

Quatre distiques ribéryens retrouvés

26.09.2015.

 

On est froid à Tours c'est septembre février

On a débectant la course de lévrier.

 

Sur de le nom Paphos refermu mon bouquin

D'être appris Ramsès II il a un gros rouquin.

 

La défense du Canada s'a affaissé

Garcia le hipster roux il a marquu l'essai.

 

La raclette ç'a bon mais je n'aimons pas comme

Ensuite le salon il puont le fromtome.

lundi, 25 septembre 2017

Journée mondiale de la contrepèterie

25.09.2012.

Rappelez-vous ces temps où,

prêchant dans le désert,

vous priiez pour que

vos étudiants fussent tous des Sénèque.

dimanche, 24 septembre 2017

Avec phoques [Mit Seehünden]

Décidément, le Courrier international de cette semaine est truffé d'approximations... Ainsi, j'ai dû aller vérifier l'article d'origine car l'article de la page 58 (“Memmert, l'île aux oiseaux”) est illustré par une photo représentant un banc de sable et ce qui semble bien être des silhouettes de phoques. Or, pas la moindre allusion aux phoques dans l'article français.

Même sans comprendre l'allemand, on constatera que l'article de Die Welt fait effectivement la part belle aux phoques.

(Au demeurant, l'article allemand, plus complet, est également mieux écrit. Ce numéro spécial sur l'Allemagne semble avoir nécessité de faire appel à des traducteurs de seconde zone.)

samedi, 23 septembre 2017

Quinze quatrains animaliers

composés le 23.09.2016.

à partir d'éléments littéralement repris d'un documentaire animalier

 

Loin, très loin sur la dune

Mes adieux je les ai signés.

 

La nature s'emplit d'une

Polyphonie de cris indignés.

 

¤¤¤¤¤¤

 

J'étais déjà très bête avant

Que ma mère ne m'ait bercé.

 

Les léopards et les éléphants

Ont fait cette traversée.

 

¤¤¤¤¤¤

 

Au porte-manteau

Avec votre étole vous étiez.

 

L'éléphanteau

Apprend les trucs du métier.

 

¤¤¤¤¤¤

 

Je ne suis pas dans la dèche

Parce que j'ai perdu mon bic.

 

La saison sèche

Atteint son pic.

 

¤¤¤¤¤¤

 

Au château de Blois

Je fais le trafic d'enclumes.

 

Le paon déploie

Ses radieuses plumes.

 

¤¤¤¤¤¤

 

Elle est petite, sa quéquette

À ce tout petit garçon.

 

Les nuages promettent

L'arrivée de la mousson.

 

¤¤¤¤¤¤

 

Sur ton vieux funiculaire

Tu dénombrais les barreurs.

 

Un régal spectaculaire

Aux éléphants bagarreurs.

 

¤¤¤¤¤¤

 

Cette description de Colette

A un effet dragée fuka.

 

Le langur à face violette

Est endémique au Sri Lanka.

 

¤¤¤¤¤¤

 

Mon poème est excellent

Même écrit dans ma guenille.

 

La Pirolle de Ceylan

Épile une grosse chenille.

 

¤¤¤¤¤¤

 

Ô comme ma poésie ourle

Même la vie de Ramatuelle.

 

La compétition pour le

Territoire est perpétuelle.

 

¤¤¤¤¤¤

 

Il paraît que Claude Guéant

N'est pas facilement inquiet.

 

L'énorme écureuil géant

Dévore le fruit du jacquier.

 

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Jamais à Barbie Ken

N'exhiberait sa bite.

 

Le lichen

Est un épiphyte.

 

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Un parfum d'encensoir

Vient nourrir ma Muse, sévèrement burnée.

 

Le chant du bulbul noir

Annonce le début d'une belle journée.

 

¤¤¤¤¤¤

 

Appréciez-vous mes dactyles,

Vous dont la voix est si belle ?

 

La roussette se ventile

La biroute avec les ailes.

 

¤¤¤¤¤¤

 

Sur mon ancien écritoire, 

Mes vers viennent prestement.

 

La fonction excrétoire

Libère les nutriments.

 

vendredi, 22 septembre 2017

Images de sièges, 1/365

Sièges 1/365

jeudi, 21 septembre 2017

Français chiffonné

Le (la ? article non signé) journaliste de la NR invente un mot... par incompétence...

Alors, le jeu s'appelle “pierre feuille ciseaux” ou chi-fou-mi dans sa version de cour de récré... mais shiffoni ??? WTF...

mercredi, 20 septembre 2017

D'après un exercice de français de 6e

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mardi, 19 septembre 2017

3 traductions du début du chapitre 2 d’Alice in Wonderland & 1 réécriture

Comme je pense que ce document que j'ai établi à l'intention de mes étudiants de troisième année (cours Approches de la traduction) peut intéresser quelques lectrices ou -eurs de passage, je le mets également en ligne ici. 

3 traductions du début du chapitre 2 d’Alice in Wonderland & 1 réécriture

 

Il s'agit d'un passage connu (et bref) d'Alice au pays des merveilles, dont j'ai donné le texte anglais, français (Henri Bué, 1869), allemand (Antonie Zimmermann, 1869) et italien (T. Pietrocola-Rossetti, 1872), ainsi que la réécriture — pas très réussie, imho — de J.C. Gorham (1905).

Bien sûr, les étudiants ne connaissent pas tous l'italien ou l'allemand, mais c'est la première fois que j'essaie, de manière marginale, de proposer ce genre de prolongement dans un cours de LLCER. On verra ce qu'il en sera.

lundi, 18 septembre 2017

Dizain bizarre (19.09.2014)

il pleut

des claques et des calligrammes

 

il pleut

du vide autant que du plein

 

odeur de

graisse rance peuple les faubourgs

 

il pleut toujours

des vers brûlant la verticale

 

un début d'au-

tomne furtif à l'angle mort

dimanche, 17 septembre 2017

Chimères

Sous le regard des Chimères domestiques (elles sont au nombre de 42, et je vérifierai plus tard si j'en ai déjà parlé dans ces carnets), je réponds depuis un petit moment maintenant à la quinzaine de mails professionnels accumulés depuis hier soir.

Plaisir des mots qui sont interdits ailleurs.

Que l'on s'est interdit.

Prolifération de ce son ici, alors.

samedi, 16 septembre 2017

Glyphosate...

Glyphosate Le Monde daté du 18 septembre 2017.PNG