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dimanche, 25 décembre 2016

Dia(b)logue robotique

X — Ce film de la venaison hôpital hostile à la primaire de la fois la façon dont nos amours.

Y — Je triche ?

X — Le pharmacien ne m'a pas approuvé...

Y — Le monde veut vraiment ?

X — C'est la fiancée d’Angelo qui avait déjà emprunté s'intitule Histoire des liens vers nouvelles fièvres à trouver toujours eu des romans et j’ai parcouru les deux tours.

Y — La crinière est choquante ?

X — Je reconnais mes professeurs insufflant l’envie de...

Y — Am I had what is the word ?

X — J’étais perdue car on disait facilement fridolins.

Y — Tiens, Corinne, you're not into onto ?

X — Je reconnais mes lunettes, anéfé.

Y — Ni souvenir, ni image, nada.

X — Je reconnais mes étudiants d'échange.

Y — Don't mistake Irish settlers for Irish coffee ?

X — La crinière est en caravane dès les tissus comme une étudiante d’échange. Franchement, ce qui est überpoilant avec lui.

samedi, 24 décembre 2016

Divers distiques recouvrés

Ça mal de golri mais après la super trempe

Faut pas croive un cheval que c'est un hippocampe.

 

Golri-je beaucoup le sénateur du Loiret

Über vieux ressemblut à Jiminy Cricket.

 

Mec qu'il a Augustin Trapenard pète en soie

Traquenard son cocker s'appellont Jean-François.

 

Nabilla trop de place et n'a pas sur ses Fès

Mais sur ses bras tatoue Amor vincit omnes.

 

Dictature que j'ai pas trouvaille de vanne

Où que Dieu Fidel a un fumeur de havanne.

jeudi, 22 décembre 2016

Distiques retrouvés de l'automne

On a dur Cultura le stand-up de Norman

Comme il est imita la pub Chaussée aux mwan.

 

Corps de bébé potelé qu'il a qu'on a dur

S'il est été photoshop l'album de Gradur.

 

On a dur le lundi la messagerie pro

Proposir des lovetoys lingerie en promo.

 

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On a dur qu'un manuscrit n'a pas acariâtre

Si comme on chevauchut un biroute verdâtre.

 

 

On a dur CM1 la théorie genders

Si leur montrut un film avecque des poppers.

 

CM1 que la propagande homo raffine

Comme le film étut avecque des pin gouines.

mercredi, 21 décembre 2016

Huitain retrouvé

dites-moi

ces grands réverbères

ces illuminations

les voit-on mieux les yeux fermés

 

ou s'imagine-t-on

la venue d'autres étoiles

parmi les myriades de mélancolies

murmurées

27.11.2013.

mardi, 20 décembre 2016

Ai-je déjà raconté...

14 décembre 2016, 7 h 52 — 8 h 04

Ai-je déjà raconté

Cet émoi quand s'éloigne

Un visage entrevu

Dans la noirceur de l'aube

 

La douceur gagne

Les premiers prés

Dissipés sous le bitume

Un regard une robe

 

Qui habite ce saule

Seul imprévu

Pour d'autres horizons té

Nèbres sans un signe

 

Moi aussi dans l'étuve

Glaciale j'aurai été

Mieux que le colobe :

Le singe au cœur qui saigne

 

L'avenue

Luisant de chatoyances mauves

Offre la plaie

De sa modernité maligne

 

Le cœur qui saigne cogne

Dans le cadastre étoilé

De la besogne

Corps couvert par sa verrue

 

Descendant vers la Tranchée

J'aurais pu écrire "vertu",

L'apparence sauve

Et le parfum des châtaignes

 

Voici dans la cohue

L'image se dérobe

Pour un point à la ligne

Ou un point de côté

 

Grand assemblage des

Pierres le long du

Boulevard où s'abreuve

Chaque jour mon regard

.

lundi, 19 décembre 2016

au bec du masque songye

12.12.2015.

sans parler de débandade

au général inquiet

voir qui dormait et qui est

réveillé par la saudade

 

au bec du masque songye

suspendre la rebuffade

la douleur n'est pas en rade

ni sommeil pour la pitié

 

après lire Atatao

âpre poème pastiche

retrouver son territoire

 

front bombé du calao

pleurer pour exécutoire

& rien soulage hémistiche

 

dimanche, 18 décembre 2016

Musique d'endives

27.11.2013.

aujourd'hui pas de lessive ·

je joue aux congas

avec deux endives ·

vous voyez les gars

 

c'est pas compliqué ·

c'est pas des salades

brumes maussades ·

une tronche de vieux ticket

 

hachuré par la moissonneuse ·

mine poisseuse

 

je tape sur des bongos ·

avec la pince à linge

peau tendue les méninges ·

un bruit de vieux frigo

samedi, 17 décembre 2016

Rondel 12 — Déploiement d'ayaux

Toi, tu me pètes les noyaux

À chercher le jaune aux narcisses.

Qu'inlassablement tu grossisses

Le trait me gonfle les boyaux.

 

Où sont les ayaux ? quels tuyaux

As-tu pour farcir les saucisses ?

Toi, tu me pètes les noyaux

À chercher le jaune aux narcisses.

 

Tu gémis en vers déloyaux —

Cherche, pour tes fards liliaux,

D'autres Torretons ou Hancisses.

Qu'Österglöckchen, tu les noircisses ?

Toi, tu me pètes les noyaux !

 

09:12 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)

Anciens sans hapax

Recyclage de statuts FB n'ayant eu aucun like.

 

6.XI.2016.

Mon épouse fait des powtoon, et après j'ai la petite musique casse-noix dans la tête pendant des plombes.

 

6.XI.2016

Pour ceux qui comprennent le russe...

Et, pour les autres, l'occasion d'entendre un opéra du vingtième siècle avec, si je pige, un seul personnage. Combien existe-t-il d'opéras-monologues ?

(Et, curieusement, connaissant Gogol, j'ai l'impression d'entraver quelque chose à ces modulations du baryton.)

 

5.XI.2016. — 3 h 37

Encore la grasse matinée.

 

4.XI.2016. — 13 h 37 (après le cours de Littérature L3)

C'est poussif aujourd'hui.

 

3.XI.2016.

Découverte de Valentin Jamerey Duval.

 

3.XI.2016.

Tabish Khair. — JIHADI JANE, Indian edition of Just Another Jihadi Jane, listed for the Tata Book of the Year Award.

vendredi, 16 décembre 2016

Chignon de Krefeld

17.12.2015.

 

Ton gros chignon, en loucedé,

Recoiffe-le, Karl Lagerfeld !

Le petit-fils de Yaoundé

Gambade au zoo de Krefeld.

 

jeudi, 15 décembre 2016

Diffraction

J'ai aperçu — au passage zébré de l'I.U.T. — un piéton qui était le sosie d'Olivier Gourmet, mais en jeune et efflanqué.

Olivier Gourmet efflanqué, quel peut être son nom ?

Olivier Vegan, peut-être ?

******************

 

Peu avant, rue Colbert, j'avais assisté au spectacle d'enfants de dix ou onze ans s'amusant à faire les fous après l'école, et dont l'un d'eux lança à un autre, sur le mode de la blague, « Eh, bléda ! ». L'autre venait de faire mine de lui piquer un bonbon. Donc voleur = bléda. Tout s'arrange, dans ce pays.

mercredi, 14 décembre 2016

4040

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de ma sœur.

On ne se voit pas très souvent, on s'écrit beaucoup moins qu'à une certaine époque, aussi parce qu'on se suit sur Facebook (est-ce un maintien illusoire du fil ? question complexe).

Bien qu'elle soit née, elle, en Gironde, nous avons vécu ensemble toutes mes premières années, jusqu'à son départ pour Paris en 1988.

Quatorze années dans les Landes.

Et elle, donc, ma sœur aînée, quarante-six ans aujourd'hui.

4039

D'innombrables sites Web attribuent à Richard Strauss ou à Richard Wagner la citation suivante : « Never look at the Trombones, you'll only encourage them. »

Évidemment, aucun des deux n'a dit cela, fût-ce en allemand.

C'était la minute d'érudition inutile et de vaine déhoaxisation du jour. Ne me remerciez pas.

07:00 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 13 décembre 2016

Rondel 11 — Le bonheur à cinq sous

Un beau jour un ménage ami

Arriva rue Henri-Martin.

Je vous passe le baratin

Qu'engendra un tel tsunami.

 

Qu'importe cet origami

Pour un cœur vraiment libertin ?

Un beau jour un ménage ami

Arriva rue Henri-Martin.

 

Plût à Nobodaddy qu'à mi-

Chemin on s'arrêtât parmi

Les missels comme à Poyartin,

Et que décampât du fortin

Un beau jour un ménage ami !

 

21:31 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 12 décembre 2016

Rondel 10 — Le dangereux jeune homme

Il fut élevé à Grenoble

Et sa famille est très vieux jeu.

Que son physique avantageux

Et son allure fière et noble

 

Ne tourne façon paso doble

Aussi votre esprit ombrageux :

Il fut élevé à Grenoble

Et sa famille est très vieux jeu.

 

Comme Noé dans son vignoble

Il joue très rarement franc jeu.

Épousez-le, si c'est l'enjeu,

Mais c'est vous qui tiendrez l'escoble. —

Il fut élevé à Grenoble !

05:15 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 11 décembre 2016

Rondel 9 — L'hérésiarque

Foin des sympathies bohémiennes

Au centenaire de Victor

Hugo. Comme un alligator

Dénoue ses parties diluviennes,

 

Oui, il faudrait que tu contiennes

Ton fin sourire de butor.

Foin des sympathies bohémiennes

Au centenaire de Victor !

 

De Gand jusqu'aux Aléoutiennes

On entend ta voix de stentor

Résonner dans le transistor

Pour quels narvals, quelles juliennes !

Foin des sympathies bohémiennes.

10:13 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 10 décembre 2016

Ralliez-vous...

J'ai donné à traduire, en sujet de thème, un extrait du plus récent roman de Philippe Djian, Dispersez-vous, ralliez vous ! (L'écriture en a l'air navrante, mais là n'est pas le sujet ce soir ; je choisis des textes dont la syntaxe ne pose pas de difficulté, car il s'agit d'un cours de traduction pour étudiants d'échange.)

Le titre du roman est évidemment le vers qui clôt la deuxième strophe des “Corbeaux” de Rimbaud.

 

Or, cherchant sur le Web des traductions anglaises du poème de Rimbaud , je constate, comme toujours, une grande diversité de choix, ainsi qu'une véritable disparité dans la qualité des textes. Par exemple, l'une d'entre elles, sur le site French Songs Translations, multiplie les contresens : longs angélus traduit par “long angels” (?), calvaires traduit par “ordeals” (alors qu'il s'agit bien de l'ouvrage d'art, pas d'un sens abstrait), et j'en passe.

Or, et c'est ce qui m'intéresse, l'auteur de ce blog — comme tant d'autres — affiche sa faible compétence en écrivant ceci en préambule : “Those are mostly litteral translations (at the best of my means, mistakes happen) in order to convey the meaning of the songs. I'm not trying to recreate the poetry.”

Non seulement les erreurs sont loin d'être occasionnelles (mistakes happen a lot !), mais surtout ce blogueur anonyme tombe dans un double panneau assez courant :

1) Il croit qu'une traduction littérale n'implique pas de connaissance précise des langues mises en jeu, alors que les deux erreurs que j'ai signalées plus haut relèvent d'une incapacité totale à trancher dans les cas de polysémie et montrent bien, très entre autres, que les moyens modestes du blogueur l'empêchent totalement de rendre le sens du poème, même de manière maladroite.

2)  Il croit que la poésie de la langue source doit être “recréée” à partir du mot à mot, ce qui est absurde : la poésie est dans les mots, dans leur interaction, et n'est évidemment pas distincte ni distinguable du langage. Un traducteur qui commence par un mot à mot pour tenter ensuite, dans une phase séparée, de “recréer la poésie” n'aboutit à rien.

« Quelqu'un a perdu son charme »

Ce matin, après avoir passé l'aspirateur, j'ai dû reprendre Oméga qui, en se faufilant sous l'immense épicéa — on se souviendra longtemps de l'année où j'ai envoyé un SMS « Le sapin est trop petit » et où mon épouse n'a saisi l'antiphrase qu'en débarquant à la maison — a fait tomber des brassées d'aiguilles, ce deux heures à peine avant son frère aîné, qui, dansant pour nous faire rire entre deux plis à la belote (oui, nous avons des débuts d'après-midi très traditionnels !), en a aussi fait tomber. 

 

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Avec ça, et le reste, je n'ai pas commencé à corriger de copies, mais je visionne Coiffeuses, le film que François Bon a fait avec le réalisateur Fabrice Cazeneuve et qu'il vient de mettre en ligne. Ça aussi, notre dialogue, nos polylogues sur la Toile, même par la vidéo : ce matin, j'ai fait ma cinquante-neuvième vidéo de traduction, avec une qualité inférieure, des hésitations à la pelle. En regardant une des séquences dans lesquelles une des apprenties lit le texte qu'elle a écrit pour l'atelier de François, je suis frappé par cette phrase : « Quelqu’un a perdu son charme mais a toujours son charme quelque part. » — Frappé, car je trouve ça très fort, très durassien. Je vérifie le texte, que je n'ai aucun mal à retrouver sur le site de François, et il s'avère que l'antithèse repose, non sur une répétition mais sur une paronomase que je trouve, pour le coup, plus faible : quelqu’un a perdu son charme mais a toujours son arme quelque part.

Les rayons percent, filtrent, et les aiguilles peuvent tomber. Ça fait des semaines que je bloque sur deux sonnets à écrire, et quelques chapitres à relire. J'aimerais m'en moquer.

 

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C'est vers cette même époque, fin 2006 puis 2007, qu'on a un peu travaillé ensemble, avec François Bon.

Sur des erreurs de perception repose beaucoup, pour moi, le charme de la poésie. On a perdu ce charme en fixant trop à l'écrit. Le passage par la piste audio — ici, par le visionnage — restitue un charme ambivalent. Dans l'image, retenir par exemple ce plan où, tandis que la jeune fille parle du renoncement à sa vulgarité, on voit le couple de dos, main dans la main, marcher le long des panneaux électoraux, avant le rodéo du scooter tout seul devant des portails de garages.

Faut-il aussi me moquer de tout ce que je laisse en plan (ici) ?

 

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Aiguilles d'épicéa qui tombent : mes cheveux ras qui tombent dans la bassine quand je me tonds la tronche, deux fois par moi, ou les mèches blanches dans cet autre film de François que j'ai découvert ce matin (on partait pour l'Angleterre).

 

vendredi, 09 décembre 2016

Quatrain écrit aux gogues

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Dans les WC pour messieurs du site Tanneurs

Il y a un graffeur

Qui a trouvé un bon moyen

De déconstiper ses concitoyens. *

 

 

* Structure métrique à retenir (ou pas) : aabb & 12/6/8/10.

jeudi, 08 décembre 2016

Rondel 8 — Empoisonnement

À noircir le quadrilatère

Où nos espoirs sont enterrés,

Les chevaux, bien ou mal ferrés,

Martèlent durement la terre.

 

Qu'on tombe au fin fond du cratère,

On mettra la langue en carrés

À noircir le quadrilatère

Où nos espoirs sont enterrés.

 

Ton manteau cloué à la patère

Arrache des collés-serrés

À des cossons énamourés,

Qui trouvent la potion amère

À noircir le quadrilatère.

 

13:49 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 07 décembre 2016

Choses qui font mourir de rire mon fils cadet dans la voiture que nous prête une amie

  • Le bruit du moteur en première.

 

  • Le hochet rose Hello Kitty.

 

  • Le jeton de caddie qui fait un barouf d'enfer à chaque virage.

 

  • Le klaxon qui sonne par inadvertance quand on baisse le siège du conducteur pour faire entrer le camarade que l'on prend le matin chez lui.

 

  • Papa a bien du mal à enclencher la marche arrière. Que c'est cocasse.

 

  • Un pruneau fendillé au marché d'Akutanagawa.

mardi, 06 décembre 2016

Rondel 7 — portrait à charge

Votre long large cou d'autruche

Noué d'un foulard à rabats

Renâcle poireaux et abats

Sous la tête en forme de cruche.

 

Vais-je dégonfler la baudruche

Et n'est-il donc d'autres combats

Que votre large cou d'autruche

Noué d'un foulard à rabats ?

 

Ainsi que l'abeille à la ruche,

Vous luttez — et tu te débats !

Vous plongez — toi, tel Joël Bats,

Ton corps si noueux de lambruche

Sous votre large cou d'autruche.

 

18:40 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 04 décembre 2016

Rondel 6 — sous la figurine Zandé

Calé dans le fauteuil Régence

Sous la figurine Zandé,

On s'est peut-être demandé

Ce qui en soi criait vengeance.

 

Est-ce d'avoir connu Argence

Ou joué son avenir au dé,

Calé dans le fauteuil Régence

Sous la figurine Zandé ?

 

Oh les beaux jours ! Denise Gence

D'un sourire t'a brocardé,

Et le poème de Kandé

Te tance pour ta négligence

À clé dans le fauteuil Régence.

16:48 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 03 décembre 2016

Rondel 5

Pondre des vers sur un parking

N'est pas plus dur que d'en traduire.

On passe la brosse à reluire

À un minus qui se croit king.

 

Google, ni Reverso, ni Bing

Ne sauraient, ici, nous suffire :

Pondre des vers sur un parking

N'est pas plus dur que d'en traduire.

 

La prochaine fois, Stephen King

Dans ma voix joue les durs à cuire,

Ou peut-être Duras : détruire,

Dit-elle, ton beau vase Ming

(Pondre des vers sur un parking ?) !

 

08:25 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 02 décembre 2016

Rondel 4

L'âme s'embrase d'un rien

Dans les trumeaux ou les pierres,

Qu'on lève un peu la paupière

Écrabouillé sous l'airain.

 

On ne donne un coup de frein

Qu'au mépris de la jambière.

L'âme s'embrase d'un rien

Dans les trumeaux ou les pierres.

 

Sculpture pour ce vaurien

Ou délice à garçonnière,

L'âme contrefaçonnière

Y mène toujours grand train :

L'âme s'embrase d'un rien.

20:29 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 01 décembre 2016

Premier décembre

Décembre vient à point

En tabac de Hollande.

Vous direz que je glande

Ou que je fume un joint.

 

Le maître a mis grand soin

À cette réprimande :

Décembre vient à point

En tabac de Hollande.

 

Le safran, le benjoin

Font tes yeux en amande

Plus belles que guirlande.

Quand s'épuise le foin

Décembre vient à point.

 

21:49 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)