mercredi, 24 juin 2026
10 kilomètres de clim
17:15 Publié dans 2026, Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 23 juin 2026
Mireille (1975)
Comme je l’ai expliqué dans le premier billet, j’ai découvert cet album en 1992. Pour poursuivre la contrainte anthologique, qui devrait déboucher in fine sur un best of d’une cinquantaine de titres, je retiendrai avant tout :
Si je m’en tenais au critère des chansons que je chante le plus souvent, Coutances (qui avait perdu son -s sur le vinyle) et Paladin braconnier auraient pu être du voyage. J’aime énormément Nicotine queen aussi, chanson oubliée mais qui démontre aussi la diversité de ces premiers albums. Il y a des raisons personnelles, intimes disons, au choix que j'ai fini par faire.
« Toi tu dors / fais le mort » : le fait qu’Annegarn aime les hommes s’entend dans ce masculin (encore que les libertés avec le genre grammatical soient devenues une de ses marques de fabrique), mais ça ne m’a jamais empêché d’associer très profondément cette chanson à ma vie intime.
Maison à vendre : avec son refrain en néerlandais, c'est une chanson que j'ai toujours trouvée très émouvante... et que j'ai diffusée lors de la deuxième émission d'I Love Mes Cheveux...

Et vous, vos deux préférées ?
06:04 Publié dans 2026, Annegarn ––– Anthologie | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 22 juin 2026
1975
Cet album n’ayant jamais été réédité, j’ai dû attendre qu’il soit mis en ligne sur YouTube pour découvrir la plupart des chansons. Les deux ou trois qui ont été reprises sur le best of des chansons de jeunesse ne sont pas mes préférées, et celle qu’Annegarn reprend souvent en concert, Le roi du métro, m’a toujours paru un peu anecdotique.
Je ne citerai pas ici Tourne en rond, que je n’ai longtemps connue que par la reprise en duo avec Souchon (sur l’album d’hommage de 2005, Le grand dîner), mais, après beaucoup d’hésitations (comment peut-on écarter Frizoschénie ?) :

Et vous, vos deux préférées ?
05:50 Publié dans 2026, Annegarn ––– Anthologie | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 21 juin 2026
Sacré géranium (1974)
Difficile, d’emblée, de respecter la règle du jeu : il faut écouter le premier 33 tours de Dick Annegarn dans son intégralité (et dans l'ordre de départ, pas dans le réagencement des CD best of ultérieurs). À ce titre, même s’il (Annegarn) s’agace (légitimement, c’est pénible pour quelqu’un qui a écrit peut-être 250 chansons d’être toujours ramené aux 3 ou 4 mêmes) de cela, cet album a dû être un choc pour les contemporains ; moi, j’étais dans le ventre de ma mère.
Et d’ailleurs – vous direz que je digresse pour retarder le moment d’exclure 9 de ces 11 chansons – avant de découvrir vraiment Annegarn grâce au prêt du double vinyle par ma tante, je ne connaissais ce chanteur que très indirectement, mon père chantant de temps à autre (faux et en intervertissant les vers 2 et 4 du refrain, je le dois à la vérité) Albert. Ma tante, elle, avait dû me parler d’Annegarn, peut-être avant ce fameux été 1992, et en chantant le refrain et la toute fin de Mireille. Bon, ce ne sont pas mes chansons préférées d’Annegarn : celles-ci, le moment venu, je n’aurai pas de mal à les recaler. Lors du concert, jeudi, Annegarn a dit : « j’ai la légion d’honneur, je suis chevalier des arts et des lettres, et en fait j’ai seulement écrit trois mots hein, zoum zoum zoum ». Cela dit, après avoir arroumégué, il a tout de même fini le concert en chantant Bruxelles et Mireille… Sic transit.
Fini de digresser.
Les deux chansons que je retiendrai, de façon absolue, du premier album, sont :
- La Transformation – pour la mélodie, les accords, l’imaginaire si fort, étrange, conceptuel, et la langue tout simplement (la faune et la flore / et les métaphores / entrent en transcendance / en transformation »), pour les cinquante dernières secondes etc.
- L’Univers – peut-être trop proche, dans l’esthétique, de l’autre chanson choisie… bon, cela dit sans doute quelque chose de mes goûts, mais je me rattraperai peut-être en allant repêcher Volet fermé ou Faubert Waltz autrement.
Qu’est-ce à dire, « esthétique » ? Ce qui m’a tout de suite plu chez Annegarn, c’est sa liberté : ah, on peut écrire et chanter ce genre de choses ? Ah, on peut répéter douze fois les deux premières syllabes d’un mot avant de le dire en entier ? On peut balancer des onomatopées inouïes ? On peut geindre par-dessus ses frottements de cordes ? Et tout ça passe, tout ça forme un tout cohérent, qui capte l’attention, charme, se fixe ?
Il faut dire qu’à l’époque, j’écrivais – en n’ayant pas la moindre notion de solfège ou de composition, donc mélodies intégralement à l’oreille – des chansons. Une soixantaine, je dirais, entre 1990 et 1993. Je me suis même enregistré, a cappella, avec ma voix atroce, sur cassettes audio. Je crois, j’espère que tout ça a disparu. Mes inspirations étaient diverses, mais on va dire, grosso modo : Manset, Yves Simon, Mama Béa. – Annegarn, là-dedans, ça a été le bébé éléphant dans le magasin de porcelaine. Les autres artistes francophones que j’écoutais suivaient des règles, obéissaient à certains codes. Annegarn, j’avais l’impression qu’il jouait et qu’il chantait ce qu’il avait envie de dire et de jouer, sans s’embarrasser d’aucune norme. C’était, en un sens, sidérant.

Et vous, vos deux préférées ?
05:33 Publié dans 2026, Annegarn ––– Anthologie | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 20 juin 2026
3 en 1
3 en 1, oui : après m’être levé dès 4 h du matin pour faire aérer et baisser un peu la température de la maison (en finissant par lire pour relâcher la tension), je lis le corpus de mémoire d’une de mes étudiantes de Master (pour l’année prochaine) en glanant des textes de version.
(Il s’agit de When the Shark Bites de Rodney Morales. Je dois lire ce roman depuis octobre, mais, l’étudiante ne m'ayant guère donné de nouvelles, je n’avais cessé de repousser à plus tard. Eh bien, c’est un très beau livre, très riche.)
06:25 Publié dans 2026, Chèvre, aucun risque, Lect(o)ures, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 19 juin 2026
Ecriture citronnelle
Levé à 5 h. Nuit trop brève : cela me permet au moins d’ouvrir en grand les volets et de mettre à aérer (il n’y a pas assez d’air pour parler de courant d’air ce matin). J’écris ces lignes avec une bougie de type chauffe-plat à la citronnelle de chaque côté de l’ordinateur portable. Je n’écris pas assez ces temps-ci. Me laisse aller. Ai laissé les projets de l’autre blog aller à vau-l’eau. Me mettrais des beignes.
05:51 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 18 juin 2026
Annegarn champêtre
Très beau concert de Dick Annegarn ce soir : la troisième fois qu’on le voyait, et la première fois en solo (guitare, harmonica, flûte). Il a eu beau dire qu’il ne veut pas chanter « Bruxelles » et « Mireille » (« c’est pas YouTube ici » – je lui ai lancé un bravo), d’autant que ces deux chansons n’ont aucun rapport avec le thème du concert (Chansons agricoles ou Chansons naturalistes), il les a quand même chantées, « Mireille » en bis : comme, au vu du sujet du concert, j’espérais « Orbre », « Sécheresse », « De tuinman », « Beau bateau » ou – pourquoi pas – « Adieu verdure » en pied-de-nez, ça m’a un peu déçu. Mais tout le reste était incroyable, franchement. La voix est toujours belle, forte, juste ; elle résonne avec chaleur, émotive – rien que pour la version de « Même en hiver » a cappella ce concert valait le déplacement.
Avant de chanter « Il pleut », il a raconté qu’il avait essayé de la placer auprès de Françoise Hardy, mais que ça n’avait pas pris, d’autant qu’elle n’arrivait à chanter que trois notes et qu’un monsieur avec un gros cigare était entré dans la pièce en lui faisant comprendre qu’il fallait « décamper ». Autre anecdote, que les quatre millions de vues de la reprise de « Bruxelles » par Angèle lui ont rapporté 600 euros en tout et pour tout : « j’ai changé les quatre pneus de ma bagnole, j’en avais pour 700 euros ».
Pour Claire et moi, dont c’était le trente-quatrième anniversaire, et qui avons découvert Annegarn quelques mois après avoir commencé à sortir ensemble, ça tombait particulièrement bien d’entendre en ce jour « Sacré géranium », « L’orage », « Bébé éléphant » (avec un couplet en moins).
23:09 Publié dans 2026, Autres gammes | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 17 juin 2026
Hawai'i plombé
Matinée à l’université : trois communications entendues dans le cadre du colloque « L’ère du trauma et de la mémoire », puis un rendez-vous avec l’étudiante qui va poursuivre en M2 sous ma direction un travail sur le romancier hawaïen Rodney Morales, déjeuner avec E°. De retour à la maison dans l’après-midi, j’ai pu serrer la main du plombier, qui m’a expliqué où il en était des travaux : tout sera installé d’ici vendredi soir.
18:08 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 16 juin 2026
Paris radio
À Paris, avant l’enregistrement de l’émission « Le Book Club » avec Patricia, j’ai visité les deux expositions du Musée du Quai Branly, la (toute) petite rétrospective Kwame Akoto et la grande (très riche) exposition Plumes du Paradis – à la croisée de la biologie, de l’anthropologie, de l’histoire coloniale et de l’histoire de l’art. Singulier projet, très bien mené, instructif.
C’est amusant de voir, plus de trente après que j’eus traîné mes guêtres à France inter et RFI, comment une telle émission est enregistrée ; entre autres, ils sont deux ou trois en régie pour faire ce que je fais seul à Radio Campus Tours tout en menant les débats. Certes, le résultat technique n’est pas le même.
19:04 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 15 juin 2026
Découverte d'Annegarn à l'été 1992
J’ai découvert l’œuvre de Dick Annegarn par hasard. Je sais très bien comment : après une visite à Bagnères-de-Bigorre, j’avais, en farfouillant dans les vinyles de ma tante, été intrigué par ce double vinyle qui était une nouvelle gravure de son premier et de son troisième album, ceux de 1974-75. Connaissant mes goûts – un peu – elle m’avait dit qu’elle me le prêtait le temps que je le « repique » (sur cassette, donc), à moins qu’on n’ait procédé à la duplication le jour même, j’avoue ne plus savoir. Je ne sais pas si j’ai beaucoup écouté les chansons au mois d’août, mais ce qui est certain c’est que cette cassette audio a servi de bande-son aux deux premiers mois de l’année de khâgne : nous sortions ensemble depuis à peine quelques mois, avec Claire, et nous alternions nos soirées et nos nuits entre sa chambre d’étudiante et mon studio. Dans le studio, de façon classique, on préparait le mercredi après-midi la version latine pour le cours du jeudi, assis tous deux à la table sur tréteaux, Gaffiot bien en place. En faisant la vaisselle du petit déjeuner, je chantais Faubert Waltz. À la pause thé, c'était Ubu... peut-être...
Les sept premières notes de Sacré géranium, première chanson de la face A du premier disque, se sont gravées à tout jamais dans ma mémoire à cette époque-là, suivie d’un silence, de trois notes, et du premier vers, avec cette voix et ces intonations si particulières :
Sacré géranium, tu sens bon la terre
Tout l’univers sonore et imaginaire d’Annegarn, tel qu’il s’exprime dans ces chansons de jeunesse – dire qu’il avait à peine la vingtaine quand il a balancé à la face du monde ces 20 ou 30 titres invraisemblables –, m’a immédiatement accompagné : à l’époque, il me suffisait de quelques écoutes pour connaître par cœur un album complet, et encore aujourd’hui je connais à peu près sans faillir ces chansons-là.
À quelques jours d’un concert reprogrammé – ce devait être le 14 février, fête paraît-il des amoureux, et ce sera le 18 juin, notre fête, à Claire et moi –, je me suis dit que je pourrais reprendre la discographie d’Annegarn par ordre chronologique, vinyle après vinyle, et constituer mon anthologie personnelle, en ne gardant que 2 chansons par disque.
Rude épreuve. Il se peut que je triche.
(D’ailleurs, je triche déjà, vu que j’écris ces lignes le 25 juin.)
05:03 Publié dans 2026, Annegarn ––– Anthologie, Autres gammes | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 14 juin 2026
Début de dimanche
Du retard dans mon travail, et je ne fais pas grand-chose de ce mois de juin. Pas grand-chose d’un peu approfondi, veux-je dire.
Avant-hier soir j’ai reçu le fichier de la traduction qui paraîtra le 22 septembre avec les modifications suggérées par l’éditrice : 505 pages d’un fichier Word à relire à la loupe, je vais m’y mettre sérieusement aujourd’hui. Sur mon bureau également : deux mémoires de master, dont un que nous faisons soutenir vendredi prochain et dont j’ai tout de même lu la moitié, et un article à expertiser… sans compter les copies de la session de rattrapage, qui vont affluer à partir de vendredi prochain.
La chaleur revient ; se lever trop tôt, cela permet de mettre la maison en courant d'air...
06:41 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 13 juin 2026
En pleine triade ghanéenne
Deux mois après la parution de Notre Sœur Rabat-Joie, de l’écrivaine ghanéenne Ama Ata Aidoo, et trois mois avant celle du nouvel essai de Howard French, traduit par mes soins, et qui est en grande partie une biographie de Kwame Nkrumah, me voici en ce jour – la mine quelque peu ahurie – devant Ugwu, l’une des œuvres d’El Anatsui que l’on peut admirer dans le parc du château de Chaumont.
La plus impressionnante, la plus belle peut-être, est XiXe, que nous avons vue pour la première fois le 30 août 2015.
En igbo – et il ne faut pas s’étonner du choix de cette langue, car El Anatsui, dont la langue maternelle est l’éwé (alors qu’Aidoo et Nkrumah parlaient fanti) a effectué l’essentiel de son travail d’artiste au sein d’un collectif nigérian – « ugwu » signifie colline, montagne : ici, ce tas de rondins, qui ressemble quand on arrive par le côté opposé à un simple tas de bois, est orné, pour chaque billon, de peintures, de fanions colorés, de fragments de pages du journal local La Nouvelle République. Outre le clin d’œil à ce qui s’apparente, pour moi, à une sorte d’année ghanéenne, cette colline asymétrique, multicolore, est aussi une allégorie de la vie, avec ses différentes strates, ses moments, ses souvenirs enfouis, sa superficialité toujours complexe.
19:33 Publié dans 2026, Affres extatiques, Autoportraiture, Sites et lieux d'Indre-et-Loire | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 12 juin 2026
L'après-midi d'un (télé)faune
J’ai acheté un nouveau téléphone avant-hier, mais, même avec une nouvelle carte nano-SIM récupérée à mon bureau de poste le jour même, la ligne téléphonique personnelle continuait de ne pas fonctionner normalement – comme depuis novembre – de sorte que j’ai passé un certain temps avec quatre conseillers clientèle et trois conseillers techniques hier, aucun d’entre elleux n’ayant pu m’aider. Le service expertise devait me rappeler hier après-midi, « avant 20 h » : bien entendu, rien du tout.
Et ce midi, la conseillère technique avec qui je me suis entretenu :
i) a fait une manipulation puis m’a demandé de redémarrer mon téléphone
ii) a dit qu’elle me rappelait « dans cinq minutes »… et l’a fait !!!
iii) a, de fait, réglé mon problème (cela faisait huit mois que la prolongation automatique de mon forfait au 6 du mois s’était bloquée, et aucun-e de ses collègues n’avait vérifié cela)
13:37 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 11 juin 2026
Coupe du monde raciste & complexe du sauveur blanc
Le White saviourism (ou complexe du sauveur blanc) a de beaux jours devant lui.
Au lieu de proposer un boycott de la compétition tant que l’administration fasciste des Etats-Unis triera les joueurs et arbitres, ou tant qu’elle multipliera les vexations contre ceux qu’elle n’a pas pu empêcher d’entrer sur le territoire US, les Canadiens procèdent au sauvetage (on admirera la métaphore filée de la noyade, pas du tout problématique) de l’arbitre somalien Omar Artan.
Le visuel reprend le mème connu sous le titre du Disappointed Black Guy et s’inscrit dans une culture de l’image détournée, mais malgré cela, nul doute que les auteurs de la page facebook Oh My Goal ne se rendent pas compte de leur phraséologie raciste. Coming to the rescue, throwing a massive lifeline... C’est tout le problème de l’inconscient culturel collectif, du suprémacisme internalisé : tout va bien pour les Noirs du moment qu’il y a quelques valeureux Blancs pour leur jeter des miettes.
Il faut ajouter que cette « information » ne vaut pas tripette, vu qu'en fait Omar Artan n’arbitrera aucun match de la Coupe du Monde ; c’est ce que n’a pu que confirmer l’ignoble Gianni Infantino en conférence de presse. Ce visuel n’est donc pas seulement raciste, il est mensonger.
17:57 Publié dans 2026, Chèvre, aucun risque, Indignations | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 10 juin 2026
A Pagan Place... female/feminist gaze
J’écrivais avant-hier que j’avais des sentiments partagés en lisant A Pagan Place d’Edna O’Brien.
J’en ai achevé la lecture aujourd’hui et c’est un livre très puissant, dont l’écriture me rappelle beaucoup – mais elle lui est antérieure – les textes de Jamaica Kincaid. Ce découpage itératif et obsessionnel du réel par une écriture fondée sur un mélange contradictoire d’hyperperception et de mise à distance n’est pas nécessairement de l’ordre du female gaze (encore que…), mais en tout cas je serais curieux de lire d’autres livres d’Edna O’Brien…
19:49 Publié dans 2026, Lect(o)ures, Questions, parenthèses, omissions | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 09 juin 2026
Prunier koumpo
Hier soir, une fine pluie a achevé d’alourdir les branches de l’énorme prunier qui a poussé presque à l'horizontale à partir de la haie et dont les branches, qu’il faudra sérieusement émonder au début de l’automne, balaient de leurs fruits la terrasse, avançant vers les murs à l’instar du koumpo.
07:52 Publié dans 2026, Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 08 juin 2026
A Pagan Place
C’est rudement reposant de faire le voyage en train, même avec une bonne heure de correspondance : à l’arrivée, nous n’avons guère mis plus de temps qu’en voiture, et j’ai pu lire, rêvasser – entre Dax et Bordeaux nous avons même retrouvé Cécile, avec qui nous avons discuté plus librement que lors de la fête des 80 ans d’Y., hier.
Autour de cinq heures, en lisant Edna O’Brien (je ne sais que penser de ce livre, A Pagan Place), je jouais avec la chienne de S., qui me rapportait le bâton devenu, à force, simple bout de bois suçoté, tronqué et mordillé.
17:52 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 07 juin 2026
Chacun son Salammbô
Ce jour s’est passé en une fête dominicale, pile pour les 80 ans d’Y., dans la salle de l’Amicale.
(Vous poursuivrez avec le Salammbô qui vous sied.)
19:53 Publié dans 2026, Gertrude oder Wilhelm | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 06 juin 2026
21 ans
21 ans de blog.
Aujourd’hui j’ai observé assez longtemps le lièvre (la hase ?).
18:53 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 05 juin 2026
Ping
J’ai bien fait de ne pas rater les deux derniers matches de mon équipe pour la deuxième phase, car il s’agissait, vendredi dernier et aujourd’hui, des deux équipes le plus faibles : cela m’a montré que j’ai quand même fait quelques légers progrès cette année, et que je suis capable de battre des joueur·euses d’un classement équivalent au mien.
Huit victoires, dont les deux doubles. Mon service de revers coupé long me permet, face à de tels adversaires, de gagner facilement deux ou trois points par set ; j’ai aussi mis au point un service très court en coin, à plat, mais qui permet d’enchaîner en coup droit long sur le côté opposé.
Pour les finales de classement, il faut espérer cependant que mes trois partenaires seront disponibles, car si on veut gagner la coupe il faudrait se passer du maillon faible.
23:59 Publié dans 2026, Ping-pong | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 04 juin 2026
Le temps passe
De samedi après-midi à mardi, j’ai été souffrant, avec des migraines et des pics de fièvre à 39°, et depuis hier, alors que la météo est redevenue presque automnale, j’essaie de rattraper le temps perdu, avec pas mal de petites choses en retard. Cet après-midi je ferai passer en visio quelques oraux de L3, ce foutu examen reporté déjà trois fois suite au blocage par une ultra-minorité qui en a fait un combat politique sans rapport avec les revendications de départ.
Une partie de ce que je dois rattraper, ce sont les billets de blog, ici même. J’ai lâché l’affaire depuis un mois sur l’autre blog (et ça me déprime, en fait), donc pas question de lâcher ici aussi.
08:20 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (2)
mercredi, 03 juin 2026
Un bihoreau de près
Dans les jours qui viennent, il faudra que je commence à mettre en forme ma brochure de textes de version pour le cours d’agrégation que je vais désormais assurer, l’an prochain, en plus de cours de traductologie d’agrégation interne.
Il faut que je réfléchisse à ce que je vais faire dans le cours de « traduction et langues de la recherche » de M2.
Cet après-midi, lors d’une promenade au bord de la Loire à Rochecorbon : goélands, grande aigrette sur l’Île aux Oiseaux, sternes bien sûr, bihoreau en vol contre le vent le long de la rive, et même un faucon (ce n’était pas un crécerelle… hobereau peut-être ? en contre-plongée à contre-jour ce n’était guère évident).
Soir : nous avons fêté le succès aux examens d'Éva et Odilon, reçus tous deux haut-la-main à leur L2.
22:20 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 02 juin 2026
My Brilliant Career
J’ai commencé ce matin à lire un classique australien que je voulais lire depuis des lustres, My Brilliant Career de Miles Franklin. C’est très vivant, très astucieux ; certains passages, comme le chapitre V, relèvent pleinement de la littérature prolétarienne, avec même une dimension antispéciste antipatriarcale. Il me semble que l’intrigue amoureuse va être plus convenue, dans une lignée Austen/Brontë finalement nettement moins moderne que le reste du roman.
Ce premier roman publié à 22 ans à Edimbourg par son autrice est resté inédit en Australie jusqu’après la mort de celle-ci, pourtant couronnée de succès pour ses autres livres. C’est l’un des deux seuls traduits en français… et d’ailleurs j’aimerais bien jeter un œil à la traduction, car il y a de vraies gageures. J’ai d’ailleurs corné plusieurs pages dans l’idée d’y pêcher des textes de version.

Ici, il faudrait vérifier les termes techniques liés à l’art équestre.

Là, il faut trouver un jeu de mots passable. ——— N'attrape pas un coup de soleil ! Et toi, ne prends pas goût au soleil ! ——— C'est nul car il y a évidemment une allusion qui relève ici de la pure drague
Plus loin, la narratrice évoque, dans une scène champêtre très proche du ton de certaines nouvelles de Maupassant, “the plop, plop of a platypus disporting itself mid stream” : comment restituer une allitération avec notre foutu ornithorynque ?? j’ai tenté « le plic, ploc d'un ornithorynque folâtrant dans le courant », mais il faudrait un verbe avec au moins un son /k/ pour remplacer le verbe folâtrer.
18:22 Publié dans 2026, Lect(o)ures, Translatology Snippets | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 01 juin 2026
I Love Mes Cheveux, 44 déjà
Aujourd’hui a été diffusée l’émission enregistrée avec ma co-traductrice Patricia Houéfa Grange mercredi dernier avant la rencontre aux Temps sauvages. L’année risque de se terminer un peu en eau de boudin pour l’émission : après deux émissions les 8 et 15 juin, je n’ai rien de prévu, et je serai absent les 29 juin et 6 juillet – sans compter l’intervention chirurgicale du 13 juillet, déjà repoussée deux fois par l’hôpital.
Je n’ai pas osé évoquer récemment avec Nicolas, l’excellent libraire, ni avec Karine sa collègue depuis six mois, le projet d’une émission autour du fonds en traduction de la librairie, mais comme il me lit, peut-être réagira-t-il à ce message…
Malade depuis hier, je dors – et ai passé même une grande partie de ce lundi – dans la chambre du sous-sol, ce qui est l’occasion d’écouter les neuf vinyles de Sonny Rollins légués par mon beau-père, qui aurait eu 79 ans aujourd’hui.
19:00 Publié dans 2026, ILMC | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 27 mai 2026
Varia
En cherchant quel livre commencer avant-hier, je me suis avisé que les deux piles de ma table de chevet sont surtout mal rangées : deux livres qu’on m’a prêtés et que je n’ai pas encore rendus, quatre ou cinq livres que j’ai lus ou que je n’ai pas envie de lire, etc.
Finalement, le fichu oral de L3, reporté deux fois déjà – une fois à cause d’une erreur dans la convocation, la deuxième à cause du blocage de la salle d’examen par une poignée d’étudiants –, aura lieu lundi prochain, ce qui nous a été annoncé hier soir et me semble étrange.
En courant d’air derrière les volets, la température du salon était tombée de 26°6 à 24°9 au cours de la nuit. Depuis que j’ai ouvert en grand, il y a une demi-heure, c’est tombé à 23°8. Un peu de vent secoue les branches des pruniers, chargées de fruits. Mais je sais que ça va caler autour de 23°, et remonter dans la journée. C’est juste pour éviter le pire. Comme hier j’ai réussi à travailler dans le bureau en oubliant même de mettre le ventilateur en marche, ça montre qu’on réussit à se passer de clim’.
Le café réchauffé que je bois est infect.
L’énorme prunier qui déborde sur le milieu de la terrasse fait partie des arbres qui ont poussé à l’oblique : lourd de milliers de prunes vertes, certaines de ses branches balaient le sol. Au début de l’automne il faudra que j’élague.
Il y a quatre semaines, c’était le lancement de Notre Sœur Rabat-Joie à Bordeaux ; ce soir ce sera la dernière étape de notre tournée, à Tours.
06:30 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 26 mai 2026
Accablant
Bien entendu, la chaleur est si forte que j’étais déjà heureux d’avoir dormi six heures et quelque, jusque vers 5 h 30. Cela me permet aussi de mettre en courant d’air volets ouverts : derrière les volets fermés, ça ne fait autant diminuer la température du rez-de-chaussée. (En fait, notre rez-de-chaussée est deux mètres au-dessus de la chaussée et du jardin côté rue : il faudrait dire rez-de-terrasse, mais au bout de 17 ans ici on ne va pas commencer pareille préciosité. De plus, les placards s’effondrent : faudrait-il déménager ?)
La chaleur est accablante, comme fin juin certaines années récentes.
C’est la catastrophe. On y fonce, on le sait. Hier une amie écrivait sous une publication Facebook où je relayais le communiqué d’une adjointe au maire de Tours : « Je suis tellement en colère. » Oui, on peut l’être : trente ans que c’est connu, trente ans que globalement les pouvoirs publics ne font rien pour lutter contre l’artificialisation des sols, pour empêcher la confiscation des ressources en eau, pour financer la transition massive vers le solaire, pour reboiser intelligemment, etc.
06:32 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)






