Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 09 février 2017

Comment lutter, à sa modeste échelle, contre la propagation des “fake news”

FILLON, FAKE NEWS, FB, etc. — COMMENT TENTER D'AGIR À L'HEURE OÙ DEUX PARTIS MAJEURS (LE FN ET LES RÉPUBLICAINS) SUCCOMBENT AU CHARME DES "FAITS ALTERNATIFS".

 

Je viens de voir — par le hasard qui veut que quand un "ami FB" commente quelque chose ça apparaît sur votre fil d'actualités — deux FAKES complets relayés, au hasard Balthazar, par des fillonistes patentés :

– un truc sur la fille d'Edwy Plenel qui toucherait un salaire fictif de 3.000 € mensuels

– un visuel sur les aides à la presse reçues par le Canard enchaîné

 

Pour le truc sur la fille de Plenel, l'intéressé (ou le père de l'intéressée) vient de répliquer en donnant des éléments factuels (ce que Fillon n'a toujours pas fait, en 15 jours de révélations chaque jour plus accablantes).

Pour le Canard enchaîné, il fait partie des rares organes de presse entièrement indépendants, à savoir qu'il ne reçoit pas un centime en aides de l'État mais également qu'il ne recourt pas à la publicité. Le post largement diffusé par les Républicains (qu'il va falloir rebaptiser Les Ennemis de la Démocratie) fait état de sommes reçues dont le montant est déjà extravagant, quel que soit l'organe de presse.

16664888_10208330239839173_501193023178602074_o.jpgSi on consulte le détail des aides versées à l'ensemble des titres de presse, auquel tout citoyen peut accéder, on constate que le Canard n'a absolument rien touché en 2015. En revanche, un ami me fait remarquer, via une autre source, que l'hebdomadaire a bien reçu indirectement une ristourne de 413 922 € en 2014, au titre de la « compensation du tarif postal », ce que j'aurais d'ailleurs su si j'avais lu... le Canard !

↑↑↑ article du Canard
que j'aurais dû lire avant
la première mouture de ce billet

 

Revenons-en aux “fake news”, dont la DGSE craint d'ailleurs qu'elles n'envahissent plus que jamais les réseaux sociaux avec l'aide des services secrets russes.

Que faire dans ces cas-là ? c'est très facile et ça ne prend que quelques minutes. Dès que le "post" est public, normalement on peut commenter. Quand on peut commenter, il suffit de copier-coller le petit texte ci-dessous, que je vous prête volontiers.

Il s'agit d'une information erronée, d'un fake. [insérer lien vers démenti] Je vous rappelle que diffuser en mode public sur FB des informations fausses engage la responsabilité civile du diffuseur, ce qui signifie que vous êtes susceptible d'être poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles.

Astuce supplémentaire : en cliquant sur "14 shares" 'si l'article a été partagé 14 fois, vous ferez apparaître directement tous les partages avec possibilité de copier-coller votre message d'alerte.

 

Et SURTOUT n'oubliez pas, individuellement, de vérifier et de recouper les infos à partir du Web avant de vous énerver, de commenter "tous pourris" ou de partager quelque chose de bidon.

mercredi, 08 février 2017

Sonnet en émoticônes IX

32659651341_373b2747f4_o.png

Le vétilleux exemplaire de McSorley.

Ce matin, Laurent Évrard m'apprend qu'il va organiser dans quelque temps une rencontre autour de Joseph Mitchell, écrivain américain des années 30 à 60 qui n'était pour moi, qu'à peine un nom. L'occasion en est la publication de la traduction (doublement posthume) de Bernard Hoepffner aux éditions Diaphanes (Le merveilleux saloon de McSorley), mais aussi de Street life aux éditions 33 morceaux (traduction F. Tizon).

Une rapide recherche afin de tenter de me procurer McSorley's Wonderful Saloon me révèle que

1. Le livre est disponible en français, en allemand et en néerlandais, mais il est épuisé en anglais (au prix de 53,71 € pour l'exemplaire  d'occasion le plus abordable ).

2. L'édition de langue anglaise ne se trouve, d'après le SUDOC, dans aucune des bibliothèques universitaires et de recherche de France.  (À l'exception de quelques livres obscurs d'auteurs africains que j'affectionne, je n'avais jamais vu ça.) Donc pas possible de la faire venir au moyen du prêt entre bibliothèques.

4114 — Rondel 21, sur un abus de langouste

Cet imprudent de Germondy

Reprend trois fois de la langouste.

Les Zebda chantaient Ouste, Douste !

“On” était jeune, comme on dit.

 

Esquisser le dos arrondi

Avant de se prendre une rouste :

Cet imprudent de Germondy

Reprend trois fois de la langouste.

 

En ce temps-là, Pierre Mondy

Était sur les murs. Le Monde y

Consacrait rien, ni au chibouste.

Il furetait comme mangouste,

Cet imprudent de Germondy !

 

 

06:32 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (3)

mardi, 07 février 2017

Autre sonnet avec animaux

32724729186_46d0a6624c_o.png

lundi, 06 février 2017

Sonnet avec animaux (et coquille)

31932443843_699e966c08_o.png

Rugby & riff

6 février 2016

On a dur la mi-temps du rugby le zapping

Si comme on est tombe les reines du shopping.

 

La France dominée renâcle le gros flop.

Qu'Italiens blinderont le score avec un drop.

 

6 février 2015

On a dur d'entendir un riff d'NHOP

Si virus d'envoyu la cougar à choper.

dimanche, 05 février 2017

Einstmals

Pas du tout germaniste, j'hésite toujours à relever ce qui me gêne ici ou là, car mon autorité est décidément bien faible. Toutefois, relisant hier certains poèmes de Paul Celan dans l'anthologie parue dans la collection Poésie/Gallimard, avec des traductions de Jean-Pierre Lefebvre, j'ai été une nouvelle fois gêné par le parti pris, certes très rigoureux et cohérent, de traduire littéralement les néologismes abstraits de Paul Celan. Il me semble, à lire Celan en allemand, que ces néologismes agglutinants ou ces adjectifs substantivés passent, sinon comme une lettre à la poste en allemand, mais du moins en accord avec la langue allemande.

Cette fois-ci, j'ai remarqué autre chose, qui me semble étrange : dans le deuxième des poèmes de la séquence “In Prag”, Lefebvre choisit de traduire “Pontisches Einstmals” par “Naguère Pontique” (avec une majuscule à Pontique, c'e qui est déjà discutable, p. 263). Il assortit cette traduction d'une note que l'on trouve à la page 369 : « Einstmals (ici en position et graphie de substantif neutre) évoque le passé lointain (la mer Noire, ou Pontus Euxinus, qui connote le poète exilé Ovide écrivant les Tristes et les Pontiques). Cet adverbe perçu comme archaïque peut aussi parfois, conformément à son étymologie, désigner le futur éloigné (un jour, une fois...). »

Il me semble que le traducteur commet une erreur grossière, puisque naguère en français n'est pas un synonyme archaïsant de jadis ou d'autrefois, mais qu'il signifie “il n'y a guère”, donc récemment. Cette erreur est fréquente, mais pas sous la plume de traducteurs de poésie de la génération de Jean-Pierre Lefebvre... 

Jadis et naguère de Verlaine, c'est une antithèse, peut-être (mais pas nécessairement) mal comprise par Gérard Manset quand il reprend le titre à son compte et chante Jadis et Naguère / Se sont fait la guerre / En ce temps-là.

 

samedi, 04 février 2017

L'affaire Fillon, suite.

À ceux qui craignent (à raison) que la tempête autour des Ripoublicains ne profite plus encore à Marine Le Pen et ne favorise plus encore son élection...

Il faut inlassablement répéter que, si la famille Fillon est soupçonnée de fraudes multiples, ce n'est encore qu'un soupçon alors que le FN a été condamné à de multiples reprises, y compris, tout récemment, pour les emplois fictifs au Parlement européen, donc répéter inlassablement à quiconque vous dit vouloir voter FN au nom du "tous pourris" que le FN est un parti financièrement corrompu.

Ensuite, sur la rapidité du lancement de l'enquête préliminaire, argument avancé par ceux qui soupçonnent une collusion entre la justice et l'État :

* la justice se saisit très rapidement de tout dossier qui provoque un emballement médiatique

* c'est Fillon lui-même qui a passé la journée du mercredi 25 janvier à demander à être entendu dans les plus brefs délais... avant d'envoyer ses larbins Ciotti et consorts chouiner à l'acharnement judiciaire la semaine suivante.

Rappelons les faits, toujours les faits. Les analyses ne peuvent s'appuyer que sur des faits.

 

***** Ajout d'une contribution sur Facebook de Françoise Guichard : Dans sa vidéo de com, Fillon dit à ses “partisans” que s'ils sont troublés, c'est normal parce que les infos sont martelées. Non, c'est parce que les faits mis à jour sont accablants. Aucune campagne de com fumeuse usant d'un mot pour un autre n'y pourra rien changer.

Quelques titres de presse pour se forcer à l'optimisme

  • Trump Effort To Pin Botched Yemen Raid On Barack Obama Falters

Trump ne parvient pas à mettre le raid raté du Yémen sur le dos de Barack Obama/

 

  • Vincent Viola, Nominee for Army Secretary, Drops Out

Vincent Viola, choisi par Trump pour devenir son secrétaire chargé de la Défense, jette l'éponge.

 

  • Court Temporarily Blocks Trump’s Travel Ban, and Airlines Are Told to Allow Passengers

Après la suspension temporaire de l'interdiction de voyager, l'administration Trump  se voit contrainte d'autoriser les compagnies aériennes à accepter les passagers.

 

  • Ivanka Trump and Jared Kushner Said to Have Helped Thwart L.G.B.T. Rights Rollback

Les mesures restreignant les droits des communautés LGBT n'ont pas été prises, peut-être sous l'influence d'Ivanka Trump et de Jared Kushner.

 

  • Kellyanne Conway made up a terrorist attack but later admitted it was mistake

Après avoir inventé un attentat terroriste, Kellyanne Conway a admis qu'elle s'était trompée.

vendredi, 03 février 2017

Tweets alternatifs

lem2.jpg

lemurs.jpg

lem3.jpg

Désensablé sur Loire

Enseigner, même avec ses fatigues et ses frustrations, reste la partie la plus jouissive de mon métier.

16298868_1220384547998702_6424909361380335334_n.jpgCe matin en cours de traduction pour étudiants d'échange on regardait un peu les titres du Canard enchaîné... Je leur expliquais quelques trucs sur l'actualité politique en France, et donc, on traduisait. “Ensablé-sur-Sarthe”... Je leur explique le jeu de mots, je cherche une vanne équivalente... Et soudain une étudiante (nord-américaine) me propose, du fond de la classe : di-sable-d sur Sarthe... Waow.

L'heure précédente, en L1, un des cinq étudiants faisant l'exposé m'avait appris que Robert Baldwin Ross, le dédicataire de The Importance of Being Earnest, était né à Tours*. Une autre a vu un jeu de mots que je n'avais pas vu (“a sad blow”). Une autre encore avait des étoiles dans les yeux quand j'ai établi un parallèle entre telle structure de dialogue dans la pièce de Wilde et la langue des pièces d'Ionesco.

 

 

* À noter d'ailleurs que ni l'édition de la pièce sur Gutenberg ni celle sur Wikisource ne contiennent la page de dédicace, ce qui est une omission surprenante. Robert Baldwin Ross, on l'apprend aussi sur Wikipédia, était le petit-fils d'un des artisans de l'indépendance du Canada.

Réussange 3

C'était à Orange

Au cœur de la nuit.

Mon âme s'enfuit

Au souvenir cuit

 

De cette mésange.

Était-ce sans bruit

— Au cœur de la nuit —

Un hibou fortuit ?

 

Sans esprit de suite,

C'est un boomerang

Ce poème dang

 

-Ereux. Prends ta cuite

Au vil kaoliang,

Ta mémoire en sang.

 

Borée

Vent glacial

À l'arrêt Marne

Le tramway débarque

Ce n'est pas sans mal

 

Les yeux mi-clos

Du sommeil qui a fui

Bien de la nuit

Sans reste dû

Fixe les carrés

Blancs de l'immeuble gris

Un trou de souris

Pour ta langue à l'arrêt

 

jeudi, 02 février 2017

L'affaire Fillon

Entendons-nous bien.

Même s'il n'y a pas d'enrichissement personnel, de détournement d'argent public, de recel, de faux en écriture, nous constatons que François Fillon est quelqu'un qui peut multiplier les approximations et les mensonges sur sa propre situation financière lors d'une émission de télévision, et nous constatons qu'il tient un discours de restrictions budgétaires et salariales alors qu'il a trouvé normal d'employer (sur deniers publics) son épouse ou ses enfants pour un salaire mensuel supérieur à celui d'un agrégé hors classe en fin de carrière, et alors qu'ils n'avaient encore aucun diplôme.

Sans présumer de ce que la justice décidera, ces simples faits suffisent à le disqualifier entièrement à toutes fonctions électives, et font de lui un imposteur et un Tartuffe.

mercredi, 01 février 2017

Rondel 20 — Poignes

S'agit-il que la mort nous poigne

Pour un peu on le croirait.

Votre escapade en forêt,

Carrez-vous la au fond de l'oigne.

 

Je sais que la vie nous soigne

En nous engluant dans son marais.

S'agit-il que la mort nous poigne

Pour un peu on le croirait.

 

 

En hissant des mâts de cocagne

Quasi Grande Garabagne,

Suivre le cheval de trait

Pas si loin du château de craie :

S'agit-il que la mort nous poigne ?

mardi, 31 janvier 2017

D'autres 31 janvier (distiques de 2015)

Bonne raison qu'on est de reposer la chatte

Ce matin qu'elle avut du caca sur la patte.

 

L'attaque du Bayern il est été fatal

Comme qu'un vol de gerfauts du charnier natal.

 

On s'a ennui le coach qui tout tout décortique

Si je suis habité sous de vastes portiques.

 

Gros tacle ma cuisse semble d'un gros méchoui

Que le vierge vivace et le tel aujourd'hui.

 

Quand joue-je à l'US Boulogne j'avais content

Où qu'on n'a pas sérieux quand on est dix-sept ans.

 

Le coach m'est dit à moi j'ai un joueur instable

Où que l'espoir luit brin de paille dans l'étable.

 

On a facile de dribbler et bien kiltran

Où que je suis fait rêve étrange pénétrant.

 

Comme il est très loupu la passe Adil Rami

Ne suis-je donc vivu que de cette infâmie.

 

On a dur d'être vu lui tombi dans les pommes :

Pour grand que soit Messi il a ce que l'on sommes.

 

Comme quand à Marseille mes défenseurs vannés

La valeur n'attendont pas le nombre d'annés.

 

La grammaire ça n'a pas mon fort mais le sport

Nous nous voisons trois mille au stade le vieux port.

 

Zahia qu'elle est viendue me pépon la mi-temps

Et le combat s'arrêt faute les combattemps.

 

Le coach que sur le banc tandis je m'a repose :

« Observe exactement la loi que je t'impose. »

 

Quand j'a mal à le dos sans football je s'ennuie

Si ç'a pendant l'horreur d'un profonde que nuit.

4100, another bullshit video by con translator

La vidéo ci-dessous, elle vient d'être filmée (improvisée) et mise en ligne illico grâce à la connexion vraiment ultra-rapide (ou qui me semble telle) de l'Université.

 

J'y traduis un paragraphe du roman de Nick Flynn, another bullshit night in suck city, roman de 2004 dont je constate, en faisant la vérification après l'enregistrement, qu'il a été traduit en français dès 2006... et par mon ex-collègue Anne-Laure Tissut, qui était encore en poste à Tours à l'époque. (Parmi les très bons souvenirs que j'ai d'Anne-Laure, c'est ce magnifique et si enrichissant collloque Paul West qu'elle avait organisé.)

Parmi les bizarreries imprévues, les trois secondes atroces où je pousse la chansonnette, Blueberry Hill de Fats Domino (ce ne serait pas arrivé si j'avais été certain que blueberry c'est la myrtille), et la pique à la bravitude de Ségolène Royal (circa 6'10").

Parmi les points les plus intéressants, la question de la traduction du jeu de mots trigger-hippie : je m'en suis sorti en traduisant par “hippie qui aime les flingues”, mais il n'y a plus de jeu de mots. L'idéal serait de trouver un mot-valise (hippitre ? hippitbull ?) mais je n'en trouve aucun qui situe le sens du côté de la mitraille... La B.U. n'a pas d'exemplaire de la traduction française, mais si quelqu'un peut vérifier comment Anne-Laure Tissut s'en est sortie...

Parmi les points les moins intéressants : oui, c'est le même pull depuis dimanche, mais je change de t-shirt.

Graphique sur les ressources de presse

US news.jpg

Source : Katie L. Price

07:00 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 30 janvier 2017

Décade 3

  • James Agee & Walker Evans. Let Us Now Praise Famous Men. @
  • Jacques Réda. La Physique amusante.
  • André Markowicz. Le Soleil d'Alexandre.
  • Huysmans. Là-bas. @
  • Chevillard. L'autofictif à l'assaut des cartels.
  • Simon Johannin. L'été des charognes.
  • Dominique Meens. Mes langues ocelles.
  • Jacques Réda. Les cinq points cardinaux.
  • Yaa Gyasi. Homegoing. @
  • Dominique Meens. Ornithologie du promeneur. @
  • Caryl Phillips. Crossing the River. ▓

 


En 2017, tous les dix jours, je publierai — espérons que je tiendrai le rythme — la liste de mes livres lus ou en cours de lecture (d'où de possibles doublons d'une décade l'autre). Il ne s'agit pas d'une bibliographie en bonne et due forme, d'où l'absence de date de publication, nom d'éditeur etc.

Symboles utilisés : @ en cours de lecture / ° lu partiellement / achevé / ▓ repris pour travail

Çamedi çoir çur l'atterre

28 janvier, soir

Shampooing ? Ciboulette ? shampooing à la ciboulette ?

Dans l'Angoumois je suis moi.

Refais passer le côtes-du-rhône, que je prêche un prône.

Avec ce que j'ai déjà mal à la tronche en permanence, pas de risque que je picole.

Écrire jusqu'au 141e signe, écrire jusqu'à ce que la police rapetisse.

Sona Jobarteh, tout de même, quelle voix, quel toucher.

On pond des œufs pour les futurs textes robotiques.

Facebook côté poulailler ou côté poêle à frire ?

Ce truc de vidéo t'a énervé, avoue.

La çoquille prend une cédille.

A-t-on assez commémoré les 940 ans de Canossa ?

La coquille ne prend pas de cédille.

La coquılle , on lui mettrait les poınts sur les “i”.

Pollock soufflerait ses 105 bougies, raison pour faire du dripping sur Facebook ?

Dégoulinure de jaune d'œuf. (Écoutez “Jarabi”.)

Robert Wyatt et Ismaïl Kadaré s'envoient des textos, laissez-moi en dehors.

L'observatoire des gloutons est une bonne affaire.

Comment prononce-t-on “çoquille” ? Je vais écrire à Arnaldur Indriðason.

Un œuf cassé. Sohba saya. Un œuf mangé.

« On ne marque pas un essai sans faire d'omelette. » (Sireli Bobo)

Pénibles, les mecs. Tout ça pour déborder un robot.

C'est SALE dans la machine.

On ne met pas la table en toute impunité.

Notifie : environ 888 résultats.

Villiers de l'Isle-Adam n'est pas né un 28 janvier. Ève de St Roch non plus.

« il importe que je vous notifie la résolution sacrée que j'ai prise touchant votre avenir »

_________________________________________

 

Je ne suis pas devenu fou, mais j'étais parti dîner.

De quoi John Tavener et Marcel Broodthaers sont-ils le nom ?

On a trop tardé. Le Capra n'est plus sur le cloud.

La chatte est assise à côté du coquetier qui sert de gobelet à anches.

Dan Carter pète un bras lyonnais.

∆ Pluton scandalisé nous fit repasser l'onde. ∆

217.218 textes dans Wikisource.

√ À vrai dire l'ipécacuanha saurait hâter l'heure gente. √

Boire de l'arak avec Michalak ou un pastaga avec Nalaga ?

Au moins on saura pourquoi ça ne trafique pas.

C'est triste, tout de même, qu'on n'ait jamais retrouvé la Riparographie.

¢ Le bouvreuil, le linot, le geai, le hochequeue ¢

Trois poteaux rentrants en une mi-temps pour Frédéric.

37-25. Le LOU est rentré dans Paris.

In memoriam Mark Baumer, journal des traductions sans filet

Je viens de faire ma quatre-vingt-huitième vidéo de traduction improvisée.

[Edit de 15 h 45 : TSF #88 + traduction en cours de tout le chapitre 5]

 

En un peu moins d’onze mois, j’ai eu l’occasion de faire trop long, de faire trop bref, de dire beaucoup de bêtises, d’hésiter, de m’interrompre longuement dans le projet avant de décider de ne plus perdre de temps à faire de montage, etc. Ce qui est intéressant, c’est que cette série déjà assez colossale (à ma modeste échelle) de vidéos ne porte pas seulement témoignage de questions de traduction, mais comment elle vient doublonner les blogs, en quelque sorte, en quoi elle permet d’inscrire — non en creux, puisqu’au contraire ma tronche y est partout convexe — une sorte d’autobiographie par les livres, par les extraits, par les découvertes.

 

Journal, donc, qui compte ses commémorations tragiques (les attentats de Bruxelles — TSF #15) et ses saluts adressés à des écrivains morts : Bonnefoy [TSF #43], Butor [TSF #62], Gotlib [TSF #60],  plus récemment Peter Abrahams [TSF #82]. Journal qui cherche à varier ses lieux : principalement les pièces de ma maison, mais aussi bureau de l’université [TSF #34], maison landaise [TSF #73], parking en sous-sol [TSF #54], parc de la Cousinerie [TSF #32], échafaudages [TSF #87] etc.

 

Histoire d’ancrer cette pratique, le moment me paraît donc amplement venu de créer ici une rubrique afin de prolonger l’expérience vidéo. (J’avais commencé à le faire pour le projet mort-né de retraversée des Rougon-Macquart.)

 

Pourquoi aujourd’hui ? Pas vraiment à cause du nombre 88, encore qu’il puisse suggérer un double infini dressé à la verticale (plutôt que le chiffre cryptique des néo-nazis). Plutôt à cause de la vidéo du jour, justement. Après avoir découvert, hier, l’œuvre de Mark Baumer – sa profusion de traces par divers biais non-textuels et surtout non-imprimés, mais aussi sous forme de poèmes et de livres – et la fin tragique (je raconte tout cela, mal, à l’emporte-pièce, dans la vidéo) de ce poète activiste très inspiré par les beatniks et les hippies, j’ai voulu consacrer mon activité de traducteur sans filet à une des pages de son livre de 2016, I Am A Road. *

 

Je proposerai d’ici demain une traduction française peaufinée du chapitre 5 dans son entier, dans la rubrique Darts on a slate, qu’on ne présente plus bien que son titre demeure peut-être opaque. Il me semble que ce livre serait susceptible d’intéresser certains éditeurs. Dans l’immédiat, se contenter de mes balbutiements et de mes borborygmes tels qu’un appareil photo de piètre qualité les saisit et – provisoirement – les immortalise.

 

Si l'idée est ici aussi de raconter comment s'est décidée la vidéo, son cadrage etc. — eh bien, justement, j'avais décidé de tourner dans le petit salon de l'étage (où j'ai déjà fait une ou deux vidéos, dont une, très longue, avec les cadres bien visibles), assis au secrétaire, avec l'ordinateur portable bien en vue puisque j'avais besoin de voir l'ebook. Comme je travaille sans aucun matériel, une des contraintes est que je n'ai pas de pied pour poser l'appareil photographique (cette fois-ci, le “vieux” Lumix). Je l'ai donc posé sur un des accoudoirs déplacés puis mis en L vertical du sofa de camelote qui fut neuf (en 1997, à Beauvais) mais ne l'est plus. N'ayant pas (sur le vieux Lumix, donc (il faut suivre)) d'écran rotatif pour contrôler l'image, je ne me suis pas aperçu que j'étais scalpé (ce n'est pas la première fois). De plus, bien entendu, les ouvriers qui ont commencé l'isolation par l'extérieur le 17 janvier (et qui en ont encore pour deux semaines) se sont mis à jouer du marteau vers le milieu de la vidéo, pendant la lecture de l'extrait.

 

 

* Le livre est à télécharger en PDF avec les photographies pour la somme dérisoire de cinq dollars ; je n’ai aucun doute sur le fait que ses parents feront bon usage de cet argent et le donneront à des causes justes.

Trump, ou le leurre de la dispersion

Je parle très peu, ici — contraste avec mon activité ailleurs —, de l'administration Trump.

Je vois passer depuis deux ou trois jours quelques articles sur telle ou telle hypothétique destitution de Trump, pour telle ou telle raison (le 25e amendement, par exemple), ou sur le fait que les patrons des grands groupes de la Silicon Valley feraient part de leurs inquiétudes.

Tout cela, c'est un rideau de fumée pour que la société civile se disperse. Pendant que les patrons des grands groupes font semblant de se désolidariser (haha, Zuckerberg et le patron d'Uber qui font semblant d'être choqués par le décret sur l'immigration, quelle comédie) ou que la “presse” (Yahoo !)* balancent ce genre de choses, les citoyens sont incités à se bercer d'illusions.

Je m'interdis totalement de relayer ce genre de château en Espagne : il faut relayer les vraies infos concernant les décisions antidémocratiques de l'administration Trump (comme le font de nombreux internautes américains et comme l'a notamment fait mon amie Valérie en traduisant la liste des décisions et déclarations antidémocratiques de la première semaine de pouvoir), et les vraies mobilisations populaires ou institutionnelles contre les dites décisions : manifestations dans les aéroports, discours très fort du gouverneur de Washington, mise en œuvre d'une mobilisation des scientifiques américains et du monde entier, etc.

 

* Au demeurant, every cloud has a silver lining** : l'article de Yahoo! News rappelle que la procédure d'impeachment est réservée aux méfaits commis par un Président au cours de son mandat (“investigating if a president acted illegally while in office”), donc ceux qui parlent d'impeachment pour toutes les casseroles antérieures du Twittler-In-Chief peuvent se mobiliser sur quelque chose d'un peu plus consistant.

** Tout n'est pas tout noir, ni tout blanc. [?] — Je laisse filer ; ceci n'est pas un billet de traductologie.

dimanche, 29 janvier 2017

Un seul chant amébée

S'il est un point quelconque où l'espace et le temps,

Semblables aux deux voix d'un seul chant amébée,

Rivalisent à mort pour renaître, j'entends

Les lointains unissons de ces deux combattants

Fleurir avec nos mots comme leur retombée.

 

Jacques Réda. Le Tout, le Rien et le reste, 2016, pp. 44-5.

Rondel 19 — Onirique

Le rêve qui te tarabuste,

Est-ce le silence des bois ?

La biche n'était aux abois

Que pour qu'on lise Graal Flibuste.

 

Tu pousses ton âme robuste

Tannée au cuir roche-bobois :

Le rêve qui te tarabuste,

Est-ce le silence des bois ?

 

Cesse de te pousser du buste

Avec l'écorce de l'arbuste.

Assoiffé, illico tu bois

Et s'accompagne du hautbois

Le rêve qui te tarabuste.

 

07:14 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 28 janvier 2017

Rondel 18 — Sur un incident qui arrive à d'autres

La brosse à dents a ripé :

Ça m'a chibré la gencive.

Pas de poésie lascive

Pour qui n'est guère équipé.

 

Le dé, peut-être, est pipé

Et la phrase aussi nocive.

La brosse à dents a ripé :

Ça m'a chibré la gencive.

 

On n'a rien anticipé :

De la rime émancipé,

Ce poème me lessive,

Et moins frais * qu'une vacive,

Ma * brosse à dents a ripé.

 

* Oui, il y a une anacoluthe.

09:46 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)