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jeudi, 25 janvier 2018

Un chronotope plutôt diffus

25 janvier 2018

 

Et après tout ça bien sûr le silence

le long silence comme un désert

et puis non la comparaison

est fausse : pas un désert, non, plutôt

une longue prairie

infinie presque, interminable, une longue prairie

où on se serait arrêté

herboriser,

batifoler,

s'allonger pour dormir,

s'allonger pour se repaître des sons et des odeurs,

l'odeur de l'humus surtout

et le mélange étrange entre pattes de grillons et tiges amères

dans cette longue prairie on a franchement oublié

d'écrire, on a oublié,

peut-être même qu'on aura désappris

d'écrire, qu'on aura

oublié de s'apercevoir qu'on ne saurait au bout du compte

plus écrire,

et est-ce que ça serait gênant,

ce texte qui a eu un début, oui, ça se retrouve,

le début, ou un début à tout le moins,

mais la fin jamais,

on ne sait jamais quand ça finit,

comme la longue prairie où on s'étala

dans l'herbe,

dans l'odeur étrange mélange de tiges

et de pattes de grillons, de taupinières,

la longue prairie où on baguenauda

(de douze à onze, oui, je réapprends écrire)

enfin, un début ça oui,

une ou la ou quelle fin,

non, à tel point que je ne sais même plus comment se nommait ce texte

interrompu (forcément

interrompu – presque tous les « chantiers »

comme je dis sont sans borne),

je l'avais entamé en me fixant sur le concept de chronotope,

il y a deux ou trois ans,

et sur l'heure de cinq à sept, le lundi,

tous les lundis de cinq à sept j'apportais mon netbook,

c'était je m'en avise la première année de conservatoire

& donc ça doit faire trois ans,

d'ailleurs je me revois écrivant un texte sur les attentats de janvier,

je revois dans quel café,

c'était bien il y a trois ans,

et depuis combien de temps en revanche le texte interrompu,

là c'est jeudi

de six heures et demie à huit heures

autre immanquable rendez-vous, la leçon de solfège

au beau milieu des murs sales,

le bâtiment pris entre les murailles et le bitume,

la mélodie récurrente des répétitions à l'étage au-dessus

(une voix féminine convenue, claviers et guitare basse, tchac des cymbales)

comme on est loin de la prairie

imaginaire,

ce temps où l'on avait oublié jusqu'à ce texte

et jusqu'à savoir

écrire.

 

 

 

Avec le mot rêve et le mot rive, trouvés très proches l'un de l'autre sur une même page, au bas d'une page, que faire sinon les poser là.

Rive.

Rêve.

Rive. Rêve.

En fait, c'est : comme un rêve. […] Les rives

ça ne dit pas grand-chose ; ça ne me dit pas grand-chose.

Posés là, d'une certaine façon, je m'étais dit que ça pouvait faire poésie.

Posés. Poésie.

On ignore ce qui se passe, avec les mots rive et rêve, avec le mot posés et le mot poésie.

 

 

 

oklm.jpgBien entendu, il m'a toujours paru singulier de se passer des possibilités presque infinies qu'offre un traitement de texte même rudimentaire (disons qu'au début des années 90 ce n'était pas folichon), et pourtant moi-même je n'ai pas exploité ni exploré grand-chose. Certaines polices de caractères sont atroces, mais d'autres sont magnifiques.

Si on posait rive et rêve dans des polices et des couleurs différentes, les répétant dans une multitude de couleurs et une myriade de polices, avec des phrases différentes ou en tous points semblables, que se passerait-il ? Ça vaut le coup de se le demander, surtout que même les tripotages auxquels condamne la publication sur un site Web on les évite avec l'outil tout bête et si précieux de la conversion sous PDF. J'en ai usé, par exemple, lors du centon composé à la mort de Johnny Hallyday.

 

 

 

Il faudrait toujours avoir ce netbook avec soi, alors que je ne l'allume qu'une fois tous les trois mois, et encore.

Un texte de prescriptions qui iraient à rebours de ce que je fais.

Un texte de couleurs et polices, rêve et rive, poésie et posés.

Pourquoi pas.

 

 

 

Dans cette salle d'attente où aussi je me suis autoportraituré et pris un chocolat fort au distributeur qui accepte les pièces de cinq centimes, je lis – poursuis ma lecture – du Roubaud, l'Autobiographie romanesque qui est aussi (Brouillon de prose), et à la page 109 trouve ce paragraphe qui, comme dans toute bonne autobiographie, me va droit au cerveau car je m'y reconnais pleinement. C'est de Jean Bénabou qu'il est question, et ce midi à déjeuner avec F* j'ai évoqué cet aspect essentiel et tourmentant de moi-même, alors que je suis comme sidéré et je vois l'issue. Mais cette issue même, du fait même que toute publication est un déperfectionnement, est impossible, évasive, improbable. On peut regarder tomber la pluie à travers les vitres d'un restaurant thaï, on peut guetter le sourire – au moment où elle s'est levée – de l'étudiante qui déjeunait avec son copain (aussi étudiant (je les avais tous deux au premier semestre)) et dont j'espère que ma présence (voir ce prof, bêrk) n'a pas gâché le déjeuner en amoureux, on peut voir et dire bien des choses, mais on voit bien que le Brouillon permanent que constitue un blog est l'état le plus désirable de toute publication, imparfait et brouillon justement. Envisager d'autres textes, ou plutôt un livre, n'a pas de sens.

Je n'arrête pas de parler de ça en ce moment, comme c'est étrange.

Et stupide.

A little bird gone daft.

Il faut tourner la page pour ne pas manquer la chute du faucon (qui n'est pas celle du poème).

Bref je m'égare.

 

 

 

Ça ne court pas les rues, à Tours, savez-vous, les distributeurs de boissons qui acceptent les pièces de cinq centimes.

Pensez-y.

Visualisez ce distributeur automatique.

Entre six heures et demie et huit heures, les néons dans la salle d'attente surplombent le netbook, et tantôt lisant tantôt pianotant tantôt quittant la salle d'attente pour aller chercher un chocolat fort, un type pris dans son chronotope oublié se cherche des noises.

Visualisez ça.

Le gobelet, le costume, la sacoche, le stylo, la table de formica, les fauteuils en skaï, les affiches vieilles et dégoulinant sur le mur pas repeint depuis qui sait quand, autres accessoires, et surtout autres sons, toujours la même voix féminine convenue sur les mêmes accords et harmoniques de clavier basse batterie.

Cinq centimes.

Oui, mais il en faut dix.

Pièces.

 

 

Je ne peux tout de même pas clore ce texte de reprise sur une phrase d'un seul mot qui fait pièce à un titre de Ponge.

 

 

 

Si je m'étais arrêté là, le texte aurait fait 1.066 mots.

Avec tout le ramdam autour de la tapisserie de Bayeux, vous pensez. Il faudrait illustrer, et encore ravauder.

Bah…

Il sera huit heures dans une minute.

Lève le camp.

 

 

66 secondes de lecture, 15 : Kaplan à (1+7x)

Cette lecture, faite à huit heures du matin et illico publiée, j'ai attendu toute la journée avant d'en publier l'écho ici, sur le blog.

Bizarre, de s'être tourné plus vers les vidéos, même pas une solution de facilité.

Mais le carnet vert persiste. Le carnet gris, agonisant, n'a pas toutefois disparu. De temps en temps, le fantasme émerge d'en faire, comme pour les sonnets, un bouquin, un énorme pavé.

Même avec les méandres ou les traversées du désert, ce n'est pas si mal d'avoir tenu déjà douze ans et demi l'aventure du blog. Roubaud, que je lis en ce moment (car en fait & en dépit des apparences je ne lis pas du tout Leslie Kaplan), rappelle l'aphorisme de Gertrude Stein selon laquelle en écrivant chaque jour pendant une demi-heure on débouche sur un bon paquet de pages au bout de 40 ans.

Eh bien, oui, la polygraphie.

D'autres diraient : la logorrhée.

Je n'en ai cure.

Et puis tiens, si je me remettais à écrire des rondels ?

Intermède : un rappel

Il y a un an commençait ce qui fut nommé plaisamment le PenelopeGate. À cette occasion, je commis quelques oiseuses mirlitonneries :

 

 

 

 

Et, en bonus, un truc de novembre 2016, avant l'affaire : la Ballade des drames du tens futur. (On remarquera, avec Jacques Roubaud, que, si l'élu ne fut pas Fillon, le résultat, pour le pays, est le même.)

 

mercredi, 24 janvier 2018

66 secondes de lecture, 14 : en traduction

J'avais pensé ne pas lire de textes traduits, et puis tant pis.

Disons que j'essaierai de cantonner les lectures de textes traduits aux épisodes multiples de 14.

Une autre difficulté qui me taraude est d'éviter de ne faire entendre ici que des textes en cours de lecture. Hier, par exemple, j'ai pris sur mes étagères mon vieil exemplaire d'Ailleurs. C'est vers cela qu'il faudrait tendre.

mardi, 23 janvier 2018

66 secondes de lecture, 13 : les Gaurs (Ailleurs)

 

Avant-hier, François Bon évoquait — commençait à évoquer — Henri Michaux en se concentrant sur Ailleurs — recueil fondamental pour moi, c'est-à-dire dans l'emprise que la poésie de Michaux a fini par avoir pour moi, vers la fin de l'adolescence. Je crois que j'ai dévoré les trois parties d'Ailleurs pendant les oraux du concours de l'E.N.S., quand je l'ai tenté pour la première fois, et donc en 1993, mais peut-être que je confonds avec Face aux verrous. Peu importe.

lundi, 22 janvier 2018

66 secondes de lecture, 12 : le test du dictionnaire

Dans une journée de pleine panique au boulot, prendre un des rares livres pas trop pénibles sur une étagère (bureau 38 toujours) et en lire un passage.

En plus, ça fait écho à l'essai de Bill Bryson sur lequel on fait travailler les étudiants de première année.

dimanche, 21 janvier 2018

66 secondes de lecture, 11 : un poème lu, relu

Hier soir, c'était la Nuit de la lecture dans les bibliothèques de France, et ailleurs.

Ici, chaque jour, une lecture à voix haute.

Ici, le poème était trop bref, ou j'ai lu trop vite, donc je l'ai lu deux fois d'affilée, différemment. — C'est un poème de Sarah Howe.

samedi, 20 janvier 2018

66 secondes de lecture, 10

Parmi les projets possibles, en matière de vidéos publiques, il y avait — il y a — la présentation d'un certain nombre — ou peut-être d'un nombre infini — d'écrivains africains.

Diekoye Oyeyinka ne serait pas du lot.

Ce roman je n'ai jamais réussi à en achever la lecture.

vendredi, 19 janvier 2018

66 secondes de lecture : un dialogue théâtral

Dans Mother Tongue, Bill Bryson écrit que dog — qui a remplacé hound vers la fin du Moyen-Âge — est un mot dont l'étymologie demeure obscure.

À vérifier.

 

jeudi, 18 janvier 2018

66 secondes de lecture, 8 : lecteurs en transit

 

L'exercice, au fond, a quelque chose de vertigineux : même si je fais cela chaque jour pendant des années, il y aura toujours des livres à ouvrir comme ça, des lectures à livrer impromptu, au point même que, pour aujourd'hui, j'hésitais entre trois livres — et trois pages différentes, donc. Ce n'est pas la disette qui guette, donc. Le texte d'aujourd'hui, comme tout le bref livre de Laure Murat, d'ailleurs, j'aurais aimé le partager avec Valérie, elle qui a photographié pendant plusieurs années des gens lisant dans le métro. Le problème est que Valérie s'est irrémédiablement fâchée contre moi et que des paroles épouvantables, calomnieuses, ont été écrites ; comment dépasser — sinon effacer — cela ?

mercredi, 17 janvier 2018

66 secondes de lecture, 7 : un sonnet

 

On arrive à la fin de la première semaine. L'idée est d'ouvrir un livre (presque) au hasard, de filmer l'extrait tout en le lisant à haute voix, une minute environ.

Aujourd'hui, dans le tramway, j'avais embarqué la petite anthologie de sonnets que ma sœur m'a offerte. J'aurais pu choisir un nom moins illustre — mais ce sonnet m'a emporté...

mardi, 16 janvier 2018

66 secondes de lecture, 6 : “Fairyland exists”

 

74 secondes pour la lecture, 4 secondes pour le titre. On triche un peu.

Je l'écrivais hier, on prendra 66 secondes comme une métaphore, ou comme une moyenne : il faudra donc quelques vidéos d'à peine une minute pour contrebalancer.

J'évoque ici les nombres, car le minutage compte pour beaucoup dans la manière dont je lis à voix haute ces textes non préparés, à peine choisis. En ouvrant tel livre, je me dis qu'à vue de nez ce paragraphe doit tenir dans la minute... et puis je me suis leurré, je dépasse (ou je tronque).

Bref, ça tâtonne...

À suivre...

lundi, 15 janvier 2018

66 secondes de lecture, 5 : Impatience

 

Ce matin, en l'honneur de l'écrivain dont je lis un texte, un minimum de montage : quatre plans au lieu d'un seul continu et brouillon. Cependant, il était difficile de cadrer correctement le texte, qui a tendance à devenir, par moments, flou. De quoi susciter l'impatience du spectateur ?

Une remarque sur les “66 secondes” : lors de la première vidéo, jeudi, je croyais que le film durait 1'06" et me suis rendu compte après coup que — imprécision du smartphone — il en durait 1'07". On dira donc que les films font en moyenne 66 secondes, ou que ce sont les lectures qui durent 66 secondes (ici, ça fonctionne : le film est un tantinet plus long mais la lecture est calée dans cet intervalle). Quand on arrivera à la centième vidéo, on vérifiera si l'ensemble dure bien 6.600 secondes (1 h 50 précises).

 

dimanche, 14 janvier 2018

66 secondes de lecture, 4 : “nous fûmes obligés de fuir”

 

Pas retrouvé, sur mes rayonnages, le premier livre d'Ananda Devi, celui par lequel j'ai découvert son œuvre — Moi l'interdite : c'était aux éditions Dapper... ça devrait se retrouver facilement sur une étagère...

Et puis non... alors voici, en écho à son recueil le plus récent, le très beau (et trilingue) Ceux du large, une page de son Illusion poétique (2017).

N'oubliez pas : cette (grosse) minute de lecture quotidienne est l'occasion d'un partage.

 

Prolongement : billet de 2002 consacré à Pagli.

samedi, 13 janvier 2018

66 secondes de lecture, 3 : le début d'un chapitre 11

 

Pour cette troisième lecture de la série, passage à l'anglais, et au second roman — jamais traduit (j'ai l'impression de ne jamais dire ou écrire que cela (combien de livres magnifiques qu'aucun éditeur français n'a jamais daigné même regarder...)) — de Jamal Mahjoub, Wings of Dust.

vendredi, 12 janvier 2018

66 secondes de lecture, 2 : un poème (tronqué) de Lionel-Édouard Martin

 

Zut et flûte — il faudra que je rende mieux justice, la prochaine fois, à Lionel-Édouard Martin : en enregistrant cette lecture impromptue, j'ai lu trône à la place de tronc.

(À ma décharge, l'éclairage dans la salle 55 du site Tanneurs est étrange. J'ai tiqué en lisant, trouvant curieuse l'absence d'accent circonflexe. Et pour cause : en vérifiant après achèvement de la vidéo, j'ai vu que ce qui était entre tirets était bien mon tronc. Ça n'avait guère de sens, sinon.)

Ce poème se trouve à la page 46 du dernier recueil paru de Lionel-Édouard Martin. (Nul besoin, d'ailleurs, de passer par l'éditeur : mon libraire l'a fait venir en 48 heures.)

 

Poème tronqué, donc, et doublement : du mot tronc et de sa strophe finale.

Mais je reste fidèle à la règle de cette toute nouvelle série : enregistrement en (à peu près) 66 secondes, sans lecture ou relecture préalable.

Je relirai du Lionel-Édouard Martin.

jeudi, 11 janvier 2018

66 secondes de lecture, 1 : deux pages de Leslie Kaplan

 

On redémarre doucement.

En novembre & décembre, publié presque chaque jour, comme toujours dans l'indifférence.

Alors, pour les vidéos aussi, reprendre peut-être avec un projet pas du tout chronophage. Le principe ? ouvrir un livre au hasard, lire une minute environ en filmant avec le smartphone, publier immédiatement sur YouTube. Si j'ai le temps, je ponds un texte sur le blog.

 

Comme ici.

 

Pour dire que c'est la première fois que j'ouvrais un livre de Leslie Kaplan.

Le nom de l'écrivaine ne m'était pas inconnu. C'est François Bon, comme il arrive, qui m'a incité à aller y regarder de plus près.

L'excès — l'usine : ce serait un des premiers livres de L.K. — 1982 ? mais cette édition est de 2004, et rien ne signale, contrairement au site officiel des éditions P.O.L., qu'il s'agisse d'une réédition après 1982 et 1987.

 

mercredi, 10 janvier 2018

poème de 748

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mardi, 09 janvier 2018

i

i

 

Les doigts frigorifiés, je ne vais tout de même pas pousser le chauffage.

Il faudrait écrire : relancer le chauffage.

Ou mieux encore : basculer le thermostat en position manuelle afin qu’il se relance. (Actuellement, il est en position automatique, sur Nuit donc, comme le samedi jusqu’à huit heures du matin, réglé à 17°5.)

Au fond, je n’ai pas froid.

Il s’agit seulement de créer une scène d’écriture.

Dans les blancs, qu’on va noircir.

lundi, 08 janvier 2018

ii

ii

 

Sur les bancs, hier 26 janvier 2018, personne d’assis.

Les bancs, sur les bords de la Loire, en contrebas du pont Wilson et de la rue des Tanneurs, étaient submergés, comme en juin 2016.

Personne d’assis sur ces bancs, tandis que je les filmais et que je regardais les poubelles également submergées, un simple signe parmi tant d’autres : les inondations ont leur rôle à jouer dans tant de pollutions.

dimanche, 07 janvier 2018

iii

iii

 

Time is out of joint : le temps se disloque : le temps est disloqué par un déniaiseur (moi).

Un nouveau texte, et déjà l’envie, ou le besoin d’expliquer.

On peut le faire. Après tout, même si c’est publié ici, dans ce carnétoile comme je disais jadis, ça peut toujours être retiré après.

Et qui lit.

Le temps ? Oui, car j’entame ce texte samedi 27 janvier 2018 au matin, les doigts frigorifiés, sans aller relancer le chauffage, mais je le publie sur d’autres journées, selon un procédé que j’avais commencé d’expérimenter l’an dernier sur le blog anthracite.

Ainsi, le texte semble avoir été publié dans le passé.

Surtout, il est « écrasé » par les textes plus récents : il faut aller le dénicher.

Surtout, ce texte, une fois qu’on ne choisit que lui, qu’on l’extrait de la gangue du blog, apparaît dans l’ordre des chapitres, et non dans le sens rétrochronologique comme c’est l’usage sinon (l’usage par défaut).

samedi, 06 janvier 2018

iv

iv

 

Pas sage, mais en forme ce matin, même avec les doigts froids.

J’ai écouté au casque le Service de presse, puis j’ai enlevé le casque, alors qu’une autre vidéo tourne.

Compteurs, thermostats, chapitres. Toujours on numérote, on ordonne.

vendredi, 05 janvier 2018

v

v

 

J’écris ce texte encore désordonné en Gentium Book Basic 11.

Je le note ici, craignant que la plupart des navigateurs – et peut-être même l’interface de mon hébergeur de blog – n’écrasent aussi cette police.

C’est la deuxième fois ce matin que j’emploie le verbe écraser dans un sens informatique (diffus, mes connaissances en informatique sont voisines de zéro).

J’écris ce texte en Gentium Book Basic 11 et en espérant que cette police apparaisse ensuite à l’écran, et j’écris cette phrase en me demandant si la répétition de en dans la première partie de la phrase empêche le zeugme : en tout cas, quelle lourdeur.

jeudi, 04 janvier 2018

vi

vi

 

Les doigts gourds, un peu, je commence un nouveau chapitre car, dans le coin inférieur droit de l’écran est apparue une notification YouTube : une réponse d’Erika Fülöp à un commentaire que j’ai écrit hier (vendredi 26 janvier 2018, donc (il faut suivre)).

Interruption, puis je reprends ce fil.

Les doigts froids se posent soit sur le clavier, où je tape surtout avec les deux index, soit sur le bois du bureau. Parfois, je les recroqueville, peut-être dans l’illusion de les réchauffer. La mug de thé, vide, est restée près des livres et du cabriolet Régence (faux), à l’autre bout de la bibliothèque, là où j’ai commencé ma journée (ou fini ma nuit).

Ainsi, ce texte commence, aura commencé par une scène d’écriture : il écrit, il pianote, il a les doigts froids, devrait-il se lever pour relancer le chauffage.

mercredi, 03 janvier 2018

vii

vii

 

Je me lève (fictivement), fais quelques pas dans la pièce.

Bientôt, je m’habillerai sommairement pour aller à la boulangerie ; j’irai y acheter le pain pour le week-end et des viennoiseries pour marquer la journée de congé (samedi).

Je m’assois (facticement), écris en faisant aller mes deux index sur le clavier. Parfois, en cours, quand j’écris au clavier, il m’arrive de me demander si les étudiant·e·s observent la façon dont je typographie avec amusement. S’en rendent-ils compte, que je tape « avec deux doigts, comme un gendarme » (dixit M. Sabas, mon professeur de biologie de seconde et de première), trouvent-ils cela idiot ou normal, et surtout, eux, comment tapent-ils à l’ordinateur ? Je les vois souvent pianoter sur leur smartphone, dans les couloirs (gare à eux s’ils le font en cours), mais très peu à l’ordinateur. Quand ils prennent des notes à l’ordinateur pendant mon cours, je suis trop concentré sur l’essentiel (orchestrer les débats) pour y prendre garde.

mardi, 02 janvier 2018

viii

viii

Eu égard à l’avancement de ce texte très réflexif, il faudra bientôt expliquer l’autre principe de composition – pas celui de publication rétrospective : un vrai principe d’écriture.

En kyrielles.