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mercredi, 28 mars 2018

Pardon my French

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Comment traduire un tel poème ?

Saroyan 1967.PNG 

 

Ce poème a été publié par Aram Saroyan en 1967.

On peut associer ce type de poème au courant dit “minimaliste”, voire, je suppose, aux “Language poets”.

De toute évidence, Saroyan a repris tels quels des mots extraits d'un titre d'article, ou du moins c'est ce que l'on est censé s'imaginer.

La vraie difficulté est de rendre compte de l'ambiguïté du participe passé final : le lecteur anglophone comprend que la phrase est laissée en suspens, avec le recours à l'ellipse si fréquent dans les titres de presse : driver held in custody (le chauffeur a été placé en garde à vue). Bien entendu, held tout seul peut suggérer d'autres sens, voire même d'autres interprétations grammaticales (ce pourrait être un preterit et donc un verbe à la forme active).

C'est cela, et non la forme très brève elle-même, qui est difficile à traduire.

Voici ma proposition :

une embardée,

11 blessés :

le chauffeur a été

mardi, 27 mars 2018

Deux quatrains animaliers de fraîche date

Si je monte sur un grand bi

Ça va moins vite qu'en calèche. 

 

La délicieuse Motambi 

A déniché des feuilles fraîches.

 

ÞÞÞÞÞ

 

Johnny, pas Gégé,

Chantait "Je suis pas un héros".

 

L'herbe kijéjé

Est riche en sels minéraux.

lundi, 26 mars 2018

La belle & le goulu

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dimanche, 25 mars 2018

SandpaperGate

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samedi, 24 mars 2018

Pélophobie (quatrain).

Pour éviter les microbes,

Il faut bien se laver les mains.

 

Le gorille pélophobe

Marche comme un être humain.

vendredi, 23 mars 2018

Sur la nomination de John Bolton

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jeudi, 22 mars 2018

3 limericks traduits du 22 mars 2018

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*

 

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*

 

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mercredi, 21 mars 2018

Insurrection

Même si je fouette le bouc,

Je ne laisse jamais d'être un fier optimiste.

 

Aujourd'hui, dans mon fil Facebook,

Surgit la photo d'une Civette palmiste.

 

dimanche, 18 mars 2018

Printemps des pouêt-pouêt

17 mars 2018.

Ayant entendu mardi, à la radio, l'insupportable marchande de soupe qui dirige l'infect organisme dénommé Printemps des poètes vanter le succès de librairie des quatrains de François Cheng, je feuillette ce matin, à la gare de Tours, le dit volume.

Les quatrains en question sont ineptes, mal écrits, d'un spiritualisme à l'eau de rose dont je pensais que même les collégiens n'en inondaient plus leurs carnets personnels. On dirait des pubs pour de la lingerie vulgos ou pour des bagnoles. 

Et c'est donc cette merdasse qu'on nous vante comme preuve de la vigueur de la poésie en 2018, alors que c'est le plus sûr signe de sa mort ou de sa mise au rencard.

samedi, 17 mars 2018

Derek Walcott, l'inconnu éditorial

Il y a un an mourait Derek Walcott.

 

Il y a deux jours — ou trois, peut-être —, sur le mur Facebook d'un ami, j'écrivais ceci :

Avec 25 ans de lectures accumulées dans le domaine, si on me demande de ne retenir qu'un seul poète anglophone du vingtième siècle, je garde Walcott. Et pourtant, il y en a des dizaines qui me feraient deuil...

 

Rappel : il n'existe pas, pour Walcott, contrairement à Ossip Mandelstam ou Sylvia Plath par exemple, d'édition française complète des poèmes. En fait, l'immense majorité de ses pièces de théâtre sont inédites en français, de même que tant de ses recueils de poésie. Alors que la plupart des grands poètes du vingtième siècle sont disponibles in extenso en français, voire souvent que des traducteurs différents ont proposé des interprétations différentes de leur œuvre (pour Trakl, par exemple, la traduction Petit/Schneider de 1972 et la traduction Legrand en deux tomes chez GF), Walcott, dont chaque poème bouleverse et dont chaque recueil est absolument essentiel, reste en dehors des radars parisiens.

vendredi, 16 mars 2018

Not dismissed

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Je ne sais plus quel est le logiciel de traduction automatique utilisé par Facebook, si ce n'est que, contrairement à Google Translate ou DeepL, il est très peu performant. Là, seul l'anglais apparaissait sur mon fil d'actualités. Il a fallu que je clique pour faire apparaître l'original et avoir la confirmation que la légende disait bien que le Brésil avait fait ses adieux (se despede) à Marielle Franco... pas qu'il l'avait envoyé bouler (dismiss).

jeudi, 15 mars 2018

Soljénitsyne

En lisant qu'un ami vient d'achever la lecture d'un recueil de nouvelles de Soljénitsyne, je m'avise qu'à part Le Pavillon des cancéreux que j'ai lu à 13 ou 14 ans et dont je garde un souvenir très vif — j'avais vraiment adoré ce livre —, je n'ai rien lu de lui, preuve, s'il en fallait, qu'un livre peut compter beaucoup sans qu'on aille pourtant lire les autres du même auteur pendant plus de trente ans, et que je pourrais me botter les fesses et passer à l'acte II avant le centenaire (le 28 novembre prochain). Ça me laisse huit mois et demi.

mercredi, 14 mars 2018

Le koala et la pellicule

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Voici un excellent exemple de l'emploi du passif dans les titres de presse. Combien d'étudiants auraient du mal à interpréter ce “filmed” ? Je ne serais pas surpris que certains maintiennent, contre toute cohérence, une traduction du style : “Un koala a filmé un chien en train de nager...”

(On peut même imaginer pire pour traduire paddle : un koala a filmé un chien en train de pagayer...)

samedi, 24 février 2018

66 secondes de lecture, 45 : André Gide à Francis Jammes

Un départ

17 mars 2017

une feuille de laitue

sur le trottoir

les réverbères 

Un à un s'éteignent

 

fenêtres 

des yeux

dans les écoutilles l'accent 

anglais pourri de Jain

 

couleurs de la pharmacie 

mises sous l'éteignoir 

de la mémoire 

pour quelle fatrasie

 

au loin la comète 

son éclat radieux 

comme un rire de fille

à peine

vendredi, 23 février 2018

66 secondes de lecture, 44 : le début du chapitre 3 de EVE'S RANSOM

Ce matin, j'ai emprunté quatre romans de George Gissing, et comme j'ai tendance à tout penser sous format YouTube ces temps-ci j'ai aussitôt embrayé avec une nouvelle série

BOOKS I BORROW

C'est un assez beau titre.

On verra ce qu'il en sortira. Après tout, ce qui a commencé comme un gag, ou presque (les Traductions sans filet), en est à 142 épisodes.

 

Donc, ma mère me force, en quelque sorte, à m'intéresser à Gissing, qui n'est pas du tout l'auteur que je m'étais paresseusement imaginé.

Tout à l'heure, en mangeant mon premier kebab de 2018, j'ai commencé la lecture d'Eve's Ransom. Le moins que l'on puisse dire est que l'écriture et la situation narrative donnent envie d'aller plus avant. Voici donc, pour faire feu de tout bois, le début du chapitre 3, dans le cadre des 66 secondes quotidiennes.

 

Le livre, un reprint déjà ancien, est très agréable à lire : fort volume relié, gros caractères, papier épais. Bien entendu, ce roman de Gissing est disponible sous de nombreux formats dans le Projet Gutenberg, mais aussi comme livre audio, pour ceux qui aiment (moi, je n'y arrive pas).

 

(J'écris ces lignes dans le bureau 38, site Tanneurs, grand soleil dans la poire à travers la vitre. Hors de question que je baisse le volet roulant : le soleil a été trop rare ces dernières semaines. Qu'on fasse, même au grand froid, une cure de soleil.)

jeudi, 22 février 2018

66 secondes de lecture, 43 : Leslie Kaplan (et Sade imaginaire) à 7x+1

mercredi, 21 février 2018

66 secondes de lecture, 42 : macabre vigoureux

 

On a pris le livre presque par hasard chez le libraire, et c'est un beau texte, en fin de compte, un qui, une fois encore, donne envie d'aller plus loin et de lire d'autres livres de

Léon Werth,

qui ici, donc, trouve à l'adjectif macabre quelque chose de vigoureux. Ce n'est pas du tout mon impression, ma sensation pourrais-je dire.

Est-ce à cause de la présence des chevaux, qui, vifs, se cabrent ?

Toute une rêverie très structurée, à la Leiris, s'ensuit.

Et après, toujours pour ce moment de la guerre : relire La Route des Flandres ? (Giono : Le grand troupeau est sur la pile.)

4344 — CorbynSmear

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mardi, 20 février 2018

4343 — Qui contrôle les trolls ?

LImerick Russian.PNG

66 secondes de lecture, 41 : étonnamment...

 

Apprise la mort — en lisant plusieurs semaines de L'Autofictif — de Jean-Luc Sarré, dont je ne possède qu'un seul recueil, de sorte que la lecture du jour s'impose.

Pénible que l'image devienne floue, m'empêchant moi-même de voir ce que je dois lire.

Une série à embûches.

 

lundi, 19 février 2018

66 secondes de lecture, 40 : (un lit, un portemanteau)

 

Une amie me demande quels livres de Lobo Antunes je lui conseillerais, moi qui les ai (presque) tous lus. Et voici que je reprends presque tous ces lourds et beaux volumes des éditions Bourgois...

Quelle épreuve de biathlon préférez-vous ?

Quelle épreuve de biathlon préférez-vous ?

  1. Relais 4 × 7,5 km
  2. Relais 6 x 6 km
  3. Sprint 10 km
  4. Sprint 12 km
  5. Sprint 18 km
  6. Sprint 24 km (sponsorisé par la NRA)
  7. Poursuite 12,5 km
  8. Poursuite 800 m
  9. Poursuite 42.195 km (en car Macron)
  10. Départ en ligne 15 km
  11. Départ en ligne 20 km
  12. 20 km en épreuve individuelle
  13. 30 km en épreuve individuelle (mais avec appel à un ami)
  14. 50 km en épreuve individuelle (mais avec smartphone autorisé)
  15. 70 km en épreuve individuelle (mais dans un sofa)
  16. Relais 4 × 6 km
  17. Sprint 7,5 km
  18. Sprint 45 km
  19. Sprint 150 km (avec Blablacar)
  20. Sprint 500 m (avec les skis sur le dos et la carabine aux pieds)
  21. Sprint 2,5 km
  22. Ski-joëring 15 km (avec tir sur le cheval à mi-parcours)
  23. Ski-joëring 30 km (avec carabine confiée au cheval)
  24. Ski-joëring 22 km (avec lancer de crottin sur les adversaires)
  25. Ski-joëring 17 km (avec hennissements obligatoires en steeple-chase)
  26. Ski-joëring 12 km (avec lancer de fléchettes)
  27. Combiné nordique Ski-joëring / boucherie chevaline 45 km
  28. Poursuite 10 km
  29. Poursuite du bonheur
  30. Poursuite de la montagne
  31. Départ en ligne 12,5 km
  32. Départ en ligne 30 km
  33. Départ en ligne 40 km (penser à trouver une ligne droite de 40 km)
  34. Départ en ligne 50 km
  35. Départ en ligne 600 km (avec Blablacar)
  36. 15 km en épreuve individuelle
  37. 25 km en épreuve individuelle (avec appel à chien de traîneau autorisé)
  38. 35 km en épreuve individuelle (avec pose de sabots au chien de traîneau)
  39. 45 km en épreuve individuelle (avec hennissement obligatoire du chien de traîneau)
  40. 55 km en épreuve individuelle (mais en chasse-neige)
  41. Combiné nordique Ski-joëring /chien de traîneau (avec acouphènes)

 

dimanche, 18 février 2018

66 secondes de lecture, 39 : le choucas Kafka de Jane Sautière

Que le nom de Kafka signifie choucas, et que l'enseigne du magasin paternel ait figuré l'oiseau, j'ai dû le savoir vu que j'ai lu (il y a peut-être trente ans, ou pas loin) Le Livre du rire et de l'oubli de Kundera.

En tout cas, ce matin, en commençant ma lecture du nouveau livre de Jane Sautière, je l'ai découvert. Je ne l'avais jamais su, puisque je ne le savais pas.

 

(En revanche, je me rappelle avoir découvert assez tard le verbe anglais crave, et m'être fait la réflexion qu'il était amusant que ce verbe, qui signifie le désir irrépressible, soit homographe du nom français du corbeau le plus rare, celui que déjà à l'époque je regrettais de n'avoir jamais vu, et que je n'ai pas encore vu. (Enfin, l'été 2016, en Cornouailles, il se pourrait qu'on en ait vu un.))

samedi, 17 février 2018

66 secondes de lecture, 38 : “superheavy heaven”