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vendredi, 19 janvier 2024

19012024

20240119_114924    Les couleurs n’ont pas été retouchées.

J’étais dans la salle des profs de Fromont ; en reprenant mon manteau, peu avant midi, j’ai aperçu cette enfilade de bancs que j’avais déjà vue une heure plus tôt, et j’ai décidé de prendre la photo avec mon smartphone vert.

Je l’ai simplement recadrée, d’où ce format étiré, avant de la poster sur Flickr.

Ces bancs ont été installés récemment, avec la volonté de rendre le site Fromont moins inattrayant, moins glauque.

 

dimanche, 08 janvier 2023

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Aujourd’hui, temps toujours maussade, bruineux, gris. O* va un peu mieux, mais encore fièvre et courbatures. C* s’est fait un tour de rein depuis deux jours. J’ai corrigé les copies d’agrégation interne et fini la saisie des notes de L1. J’ai quasiment fini de lire The Fugitives, dont la dernière partie, quelque peu odysséenne, traîne en longueur.

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Chiffre d’Olivier Martin tient toutes ses promesses. J’ai appris beaucoup de choses sur l’histoire des statistiques – et même de la typologie – liées à la question du chômage, mais aussi sur les questions de convention qui encadrent toute mesure, tout chiffrage. J’aimerais citer plusieurs passages, outre la citation rapportée de Charles Goodhart (« quand la mesure devient l’objectif, elle cesse d’être une bonne mesure ») :

S’appuyant nécessairement sur des conventions, les statistiques contribuent à les renforcer, à les légitimer et à les réifier. Les statistiques participent directement à installer ces conventions au cœur des sociétés. Il est essentiel de comprendre que la connaissance produite par les statistiques concerne une société elle-même fabriquée par cet acte de mise en statistique. (p. 46)

Le chiffrage apparaît comme le préalable à toute analyse, qui elle-même est le préalable à toute décision. En fait, ces trois étapes n’en sont pas trois temps successifs, mais bien trois facettes de la même démarche de connaissance et d’action. (p. 80)      

Après l’avoir lu, je me suis replongé, hier soir, dans la rubrique « Mathématiques » des Carnets de Paul Valéry. C’était un peu le grand écart.

 

Pour Décolonial de Stéphane Dufoix, je connais mieux le sujet. Toutefois, l’angle sociologique est assez innovant pour moi, et, même si je regrette que Dufoix consacre un chapitre à repenser l’universalité contre l’universalisme – travail qui a déjà été opéré dans deux autres volumes de la même collection, Universalisme de Mame-Fatou Niang et Julien Suaudeau et Race de Sarah Mazouz – j’ai trouvé stimulante sa manière de distinguer l’histoire des théories décoloniales issues d’aires décentrées du qualificatif péjoratif et attrape-tout de décolonialisme. Il montre bien comment ces mots sont bradés par celleux qui cherchent à « diaboliser » et non à comprendre.

Les chapitres les plus riches sont les chapitres 4 (« Les circulations de la pensée décoloniale ») et 6 (« Décolonisons les pensées captives et captatrices ! »), parce que ce sont ceux qui contiennent le plus d’analyses de fond, avec des apports bibliographiques en grande partie nouveaux pour moi : Syed Hussein Alatas (pp. 68-9), Enrique Dussel (pp. 43-4), Archie Mafeje. Il m’a rappelé que je voulais m’appuyer en partie, pour mon séminaire de M1 de ce semestre sur les écritures non binaires décentrées, sur les travaux d’Oyèrónkẹ Oyěwùmí, qu’il cite juste en passant.

Être capable de lire la revendication de décolonisation des sciences sociales comme une pratique ancienne, présente dans de nombreuses parties du monde, soutenue par une organisation internationale comme l’Unesco, évite de tomber dans le piège d’une vision trop présentiste de la question. Voir cette revendication non comme une simple demande militante mais comme un acte à la fois académique et militant, épistémologique et politique – en un mot, épistémopolitique – mis en œuvre par des chercheurs et chercheuses originaires de pays dont la visibilité scientifique dans les sciences sociales mondiales demeure très faible, offre l’opportunité de saisir l’activité scientifique de manière moins idéalisée, plus pragmatique, plus engagée et plus attentive à l’importance des réalités nationales locales sans pour autant renoncer à la dimension universelle de la science. (S. Dufoix. Décolonial, pp. 69-70)

 

____________________

 

En écoute : CD 5 et 7 de la boîte Holy Ghost d’Albert Ayler [pas idéal pour corriger des copies] ; La Mer / Nocturnes / Printemps de Debussy ; Rebelle d’Idrissa Diop ; best of de Mercedes Sosa.

 

mardi, 25 juin 2019

Mardi brûlant

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mercredi, 03 octobre 2018

Toujours walcott

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jeudi, 27 novembre 2014

Violons pour L’Uræus

 Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Alechinsky – lui dont les belles planches pour le Traité des excitants modernes de Balzac m’ont tant ému – ne s’est pas trop foulé pour illustrer (encadrer ? ses traits violets servent en effet de marges aux poèmes de ce bref recueil)  L’Uræus de Salah Stétié. Les traits du premier poème sont très dynamiques, avec trois fois rien Alechinsky invente un monde ; et puis après, on a l’impression qu’il s’est désinspiré.

(Ce n'est pas la page que j'ai choisie comme illustration de ce billet. Ici ↓ je reprends le poème dansé/dansant.)

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Il a résisté à la tentation de dessiner ou d’évoquer des cobras (l’uræus est, je l’apprends à cette occasion, le cobra femelle (pas une seule occurrence de ce mot dans l’ensemble des textes intégraux mis en ligne sur le site Latin Library (!??))), tout comme Stétié n’explicite guère son titre. Certains poèmes sont très forts, prenants, résonnent. Il y a au moins un choix de préposition que je ne comprends pas :

Des enfants pourtant crient sur un préau d’école

ils vivent tous sur un seul grain de sable

échappé

 

Le premier sur est-il appelé par le second ?

Beau mot, en tout cas, que préau, peu présent en poésie ni prose. Citons seulement Les Misérables : « La première chose qui le frappa dans ce préau, ce fut une porte du seizième siècle qui y simule une arcade, tout étant tombé autour d'elle. »

 

mercredi, 29 octobre 2014

Passerelle 1934

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La vue sur l'ouest de Tours, quais de Loire et avenues sans que le fleuve ne soit visible, à sept heures et demie du soir (19 h 34 très précisément), offrait, depuis la passerelle des Tanneurs, un mélange de gris bleuté et de violine – j'ai saisi mon smartphone, et pas pour un selfie.

(01.10.2014.)

Puis-je ajouter le café avec S.C. l'avant-veille, les bancs abandonnés ce mercredi soir, le gardien qui nous a presque chassés de l'amphithéâtre, et finalement la descente à pas pressés vers le placis des Joulins, une scène de théâtre ?

mercredi, 31 octobre 2012

Point sur les "i", botanique

Sans titre   Et le sequoïa passa.

Pas la force de chercher 12 mots à tréma.

Par la trémie d'une mangeoire, j'aurai vécu ma vie d'encre.

jeudi, 15 septembre 2011

No Arizona thumbsicle (we're Ligerians)

La ville chavire, à l'état gazeux ou à l'ambiance nocturne.

 

Guingois du mercredi - 14 septembre 2011 : escalier de la Bibliothèque municipale (II)

Nous ne sommes plus grand chose. Nous nous regardons de biais, ou bien sommes enfoncés dans ce qui est devant nous boudeurs ? Le contraste a permis d'appuyer sur ce qui était gris, ou alors délavé ocre.

 

Aujourd'hui, tout de même, deux mots : thumbsicle (n'est pas dans l'OED) + bolosse (n'est pas dans le Robert).

 

samedi, 15 décembre 2007

Brosses glaces noires

Absolument vous vous moquiez de moi, vous tapiez ma fiole. Plein le flacon qu'il en avait le rombier.

 

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" J'ai rencontré aussi la veuve de Marfaing, une femme au beau visage, vêtue comme un Marfaing, si l'on peut dire, id est en noir, bien entendu, un peu à la japonaise."

(Corée l'absente, p. 453)

 

 

L'évier enfin débouché, on put remercier en lever de rideau les bras au ciel l'homme au torse musculeux qui s'extirpait difficilement du faux placard.

 

jeudi, 19 janvier 2006

Gisants de Bueil, III

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mercredi, 18 janvier 2006

Place Foire-le-Roi, à Tours

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C'était le 6 juillet dernier, un mois après la création de ce carnet de toile, et alors que, encore sur mon vieux portable et utilisant Netscape, il m'était impossible de mettre des images en ligne. Je repense à ces photographies en feuillettant l'album de l'ami Simon, qui publie ce jour ardoises et colombages de la place Foire le Roi.

 

 

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Voilà l'un des signes auxquels arsouilles ou anglophiles (on peut être les deux) peuvent reconnaître cette place, en passant par la partie semi-piétonne de la rue Colbert.

(Le signe en question n'est pas le distributeur de sacs à crottes, mais le pub rutilant au second plan.)

 

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On peut, tout naturellement, préférer cet ensemble plus médiéval, qui attire l'oeil aussi, et pour cause... (C'était le 6 juillet, à Tours, non loin de la Loire et près du dédale des rues où se perd l'hôtel où je "descendais" au cours de l'année universitaire 2002-2003 et que dont je publierai une vue dans une prochaine note.)

mardi, 17 janvier 2006

Une allée de Chenonceau

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Ce sont potences, poternes, poteries, potions, potages...

 

et, à l'horizon, je manque

[... singulièrement ...]

 

de courage.

Angelot de Chenonceau

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Au vent la lettre

Les images, les cieux, les coudées, les frimas, les brisées, les territoires, les sagesses, les blessures, les terrasses de couleur, tout cela est si beau.

lundi, 16 janvier 2006

Photo mystère

Je vous invite à deviner ce que représentent les trois photos illustrant une note déjà très ancienne. C'est surtout la deuxième qui devrait vous donner du fil à retordre.

dimanche, 15 janvier 2006

Dualité

Il faut que je donne quelques précisions sur les deux photographies qui illustrent une sorte de poème en prose écrit et publié samedi dans ce carnet, “Hymne”.

 

L’une, qui a pour titre « Bibliothèque municipale » représente le ciel nuageux et couvert au-dessus de la Loire, avec le haut du monument aux morts proche de la place Anatole-France (sa statue dorée), le dôme adamantin de la bibliothèque, et un pylône qui fend l’air pour redresser sa course en un point invisible de nous. C’est un lieu (une vue) bien connu(e) des Tourangeaux.

 

L’autre, intitulée « Trinité », représente, encadrée par un creux dans le mur des jardins du Musée des Beaux-Arts, un horodateur et un lampadaire, notre Renault Clio, garée vendredi à cette place après un créneau somptueux. Cela peut paraître trivial, d’autant qu’il vous faut me croire sur parole : au moment du créneau, il y avait, devant et derrière, des véhicules très proches, et la place de stationnement était un trou de souris. Ce n’est qu’une demi-heure après que je me suis avisé que la proximité de l’horodateur pouvait faire un cadrage intéressant. Après rognage des parties de droite et de gauche pour ne pas avoir à subir la vue de pare-chocs disgracieux, voici l’image. (D’ordinaire, je ne retouche pas. (Diable ! je vous demande bien de la confiance sur parole aujourd’hui !)

Recoins méconnus d'Amboise, 2

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Deux étoiles en ferraille, et trois branches,

pour un point d'interrogation

lent, terne.

samedi, 14 janvier 2006

Eléments d’un dîner, vendredi 13

Convives

Ceux qui pieusement… : Trois messieurs et trois dames.

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Mets et boissons

Pruneaux au bacon, dés de gruyère, rôties à la tapenade.

Huîtres de Cancale. Champagne Fleury père & fils.

Confit de porc & tomates à la provençale.

Château La Fleur Peyrabon 1999.

Fromages divers, dont Saint Félicien, Pont-l’Evêque, Epoisses.

Château Liversan 1996.

Galettes à la frangipane. (Irène a eu la fève.)

Excellent armagnac proposé mais refusé – heure tardive ou activités du lendemain ? – par les convives. Café. Tisane au sureau.

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Types de discussions

Universitaires.

Personnelles.

Moqueuses.

Inavouables.

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Quelques sujets de discussion

Vaut-il mieux se faire refourguer des responsabilités de vice-doyen ou de directeur de département ? (Composition de philosophie en six heures.)

Eric Rohmer et les films de SF américains.

Les professeurs d’E.P.S. férus de didactique.

Pieds d’appel.

La Thaïlande et le processus de Kyoto (Là, j’ai peut-être mal noté).

Il était une fois l’homme.

vendredi, 13 janvier 2006

Chenonceau par les croisées, 4

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jeudi, 12 janvier 2006

Note n° 1001 : Une photographie d'Antoine Tue-tête

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Enfants I
Droits réservés Antoine (Tue-tête)
....................................
Je regette de ne pouvoir publier cette photographie dans un plus ample format (je n'ai toujours pas trouvé le moyen, H&F réduisant toujours les photographies que j'insère), mais je tiens à remercier Antoine pour son présent si touchant et si désintéressé. Cette photographie est superbe, de même que la célébration improbable de Dame Fuligineuse et le texte si pur de Philippe S. (qui n'est pas Philippe[s]).
......................
Joye m'a envoyé aussi un poème d'Emile Verhaeren, que je publierai, à titre de bonus, comme la Note n° 1010. Soyez tous remerciés de votre chaleur, et à très bientôt pour la note n° 2000...

mercredi, 11 janvier 2006

Chenonceau par les croisées, 3

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mardi, 10 janvier 2006

Chenonceau par les croisées, 2

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Cela n'a rien à voir (hors le Cher assombri par les boiseries du temps), mais, à l'heure précise où est publiée cette note, je dois répondre aux questions d'une journaliste de France Bleu Touraine, à propos de... mon carnétoile, évidemment.

lundi, 09 janvier 2006

Chenonceau par les croisées, 1

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Vierge florentine du XVème siècle

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Cette Vierge à l'enfant, absolument magnifique, se trouve dans la chapelle sise au rez-de-chaussée du château de Chenonceau.

Le menton et les arcades sourcilières de la Vierge, sa chevelure, l'expression de l'enfant Jésus, l'ange espion juste dans le fond... quel mariage osé entre la douceur et la merveille !

Je n'étais jamais allé à Chenonceaux, ni à son château (qui, lui, ne prend pas d'x), et je vais avoir besoin de temps pour m'en remettre. Le château, avec son mobilier et sa collection d'art, est splendide et mérite tous les éloges mirobolants que l'on peut lire ès tous lieux.

samedi, 07 janvier 2006

Six vues du monument aux morts de la place René-Coty

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Comme pour l'ensemble de ce site, tous droits image et texte réservés Guillaume Cingal.

jeudi, 05 janvier 2006

Jeu de piste à Tours

Je vous propose, ce jeudi, un petit jeu. Qui saura deviner le long de quelle avenue de Tours ont été prises, hier mercredi, les photographies qui composent cette note ?

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J'avertis
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les mauvais esprits
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et les amateurs
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de sarcasmes :
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ce n'est pas
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un bel endroit
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mais l'une des avenues
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les plus moches
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de la cité
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ligérienne.
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Toutefois,
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faites preuve de patience,
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élevez votre esprit.
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Quelqu'un vous le rendra ;
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peut-être moi.

mercredi, 04 janvier 2006

Double coup double

Je cherche une citation précise de Hervé Guibert, dans L'Image fantôme, et je tombe sur celle-ci, plus belle encore :

Mon désir va vers les personnages qui entrent intrusément dans le cadre familial. ("Photo animée", p. 50)

 

Je le parcours. Le pré reverdit de son encre noire, encore. Il faudrait citer chaque phrase de ce livre. Voilà, enfin, celle que je promis de recopier dans ce carnet de toile :

Les photos que je trouve bonnes, moi, sont toujours les photos loupées, floues ou mal cadrées, prises par des enfants, et qui rejoignent ainsi, malgré elles, le code vicié d'une esthétique photographique décalée du réel. ("Inventaire du carton à photos", p. 40)

 

Voilà une citation, qui, outre réparer un oubli, devrait contribuer à un débat.

vendredi, 16 décembre 2005

Le Père Noël est dégueulasse

La débauche de cadeaux, d'achats, d'endettements, mais aussi de gavages et de fausse bonne humeur que représente bien souvent Noël, cela suffit à gâcher une bonne partie du plaisir, en particulier quand, comme depuis quelques années, le mauvais goût l'emporte toujours plus.

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Rien ne justifie ces immondices déposés en tous lieux. L'autre soir, après une promenade en ville, nous nous sommes arrêtés devant la vitrine des Galeries Lafayette, la seule à proposer quelque chose d'un peu joli. En effet, la décoration de la rue Nationale, du pont Wilson, tout ça est à vomir. Les cabanes du marché de Noël, boulevard Heurteloup, ne seraient pas laides, s'il n'y avait pas des guirlandes d'un mauvais goût atroce et un "accompagnement" sonore parfaitement répugnant.

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J'en veux pour preuve que mon fils n'avait d'yeux que pour les bus, dont il aime lire les chiffres et aussi observer si ce sont des accordéons ou pas.

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Je n'ose même pas évoquer ce que ce consumérisme forcené a pour moi de choquant, du point de vue de l'environnement. On se doute bien de ce que deviennent la plupart des Père Noël en plastique, une fois que le vent les a bien cradingués : à la poubelle. Et les illuminations partout... bonjour la facture électrique et le respect du protocole de Kyoto. Avant de critiquer les Américains, on pourrait commencer à regarder ce qu'on fait chez soi...

A bas Noël

Comme deux de mes groupies m'ont fait savoir, de vive voix, que c'était un scandale* que je ne publie pas de note aujourd'hui, comme je l'avais initialement prévu, je vais me contenter de pousser un coup de gueule, déjà esquissé ailleurs, pour déplorer combien, chaque année, les prétendues décorations de Noël enlaidissent les villes par leur clinquant plastique.

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Le comble de l'horreur, ce sont les Père Noël en caoutchouc accrochés aux fenêtres. Sont-ce des pendus ou des cambrioleurs ? Non : ces rougeauds ridicules sont le signe du conformisme ambiant. Il faut avoir ces horreurs à sa fenêtre pour montrer que l'on est comme les autres, que l'on dépense du pèze pour des conneries en fin d'année, que l'on va à Auchan, dans les galeries marchandes e tutti quanti.

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La magie de Noël, mon os ! Les supermarchés qui ouvrent le dimanche (comme Carrefour, qui vient d'annoncer par ailleurs la suppression de mille emplois (et tout le monde semble avoir oublié qu'il y a six mois le golden parachute de l'ex-PDG démis pour incompétence, dans les 30 millions d'euros, avait défrayé la chronique)), les ménages surendettés qui gavent leur chariot à ras bord de jouets fabriqués par des gamins de six ans dans les pays pauvres... vous voulez que je les trouve rigolotes, moi, ces grosses bouses rouges dégoulinant le long des crépis.

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* Oui, je sais, Irène : je déforme tout ce que tu dis. Mais je le fais exprès.

mardi, 13 décembre 2005

Saint-Pierre dehors, 6

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Comme un passage pour piétons

Cette image nous émiettons.

5 : Saint-Pierre encore

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Comme quoi ce corridor, sans doute, ne saurait être embelli...

... des corps ... (quatre)

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"Splendeur de la treille" (Guillaume Cingal)

 

 

Cette photographie est dédiée à Philippe[s], Bordelais et vénitien.

St Pierre des corps / 3

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Les jeux d'ombre et de lumière me paraissent souvent transfigurer un lieu sordide ou pas très beau, à moins que ce ne soit le prétexte fallacieux d'un photographe amateur pas très inspiré, ou braqué sur son quota d'images par jour.

 

(Dimanche 11 décembre, à 15 h 15 : Marignan)

Saint Pierre : décor [2]

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Leurs ombres, comme un passage rayé de la grille à l'escalier. C'était un couple d'étudiants (dimanche).

 

 

C'est la 900ème note...

Corpopétrucienne, 1

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Aujourd'hui, mardi 13 décembre, journée (peut-être) sans limericks, est placé sous le signe d'une gare que le monde entier nous envie : la gare de Saint-Pierre des Corps qui, comme l'a dit Valsador Dali, est le trou du cul du monde.

(Question urbanisme, il y a peu de coins aussi laids que les alentours de cette gare, et la gare elle-même.)

 

lundi, 12 décembre 2005

Antoine Antoniol

Ce n'est pas souvent qu'une photographie de presse me plaît. Aujourd'hui, dans le International Herald Tribune (que je reçois gratuitement à mon domicile depuis deux semaines, merci Delphine...!), il y a une très belle photographie d'un certain Antoine Antoniol. La recherche via Google n'a pas donné grand chose : il s'agit apparemment d'un jeune photographe dijonnais, qui a réalisé une série dans un hôpital bourguignon, mais également quelques sujets dans le milieu de la mode. Ce qui est certain, c'est qu'il est doué d'un vrai regard. J'espère qu'il trouvera sa place et fera son chemin.

A suivre...

dimanche, 11 décembre 2005

Lieux de l'agglomération tourangelle, suite de l'énigme

Suite de l'énigme : troisième & dernière image du même lieu. L'autre Guillaume a vu juste dans son hésitation entre St Pierre des Corps et La Riche ; je pencherais même pour cette dernière commune. Mais où, à La Riche ?
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samedi, 10 décembre 2005

Arceaux

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Ce dédoublement sur fond de lignes verticales se perdant à l'infini a été vu et capturé tout près du banc et de la poubelle semblablement obsessionnels.

 

Il s'agit d'un lieu qui ne brille pas par la beauté de son urbanisme. C'est dans l'agglomération de Tours.

 

Qui devinera ?

 

 

 

 

 

 

[Cette note est la 880ème. D'où deux 8 déformés, à tenir des vélos.]

vendredi, 09 décembre 2005

Quelque part en Touraine

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La ribambelle

Nous ébouriffe

Et l'hirondelle

Est dans la friche

jeudi, 08 décembre 2005

Loire hivernale

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Un mercredi de brouillard, un matin de brume, la Loire paressait sous le vol indécis des cormorans mûris au froid des courants. Les bancs gelaient, au passage des voitures qui ne les savaient pas.

mercredi, 07 décembre 2005

Touraine étrange sous la neige

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Vous ne voyez pas, là-bas dans la blancheur, plus loin que le bout de votre nez transi. Vous semblez naviguer, comme à bord d'une gabare, sur le fleuve de glace. Un saxophone contrebasse au loin vous attend. 

 

dimanche, 04 décembre 2005

Ô sur des ailes s'enfuir

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Depuis deux heures, le quintette de Miles Davis (Live at the Plugged Nickel, 1965, disques 4 et 5), un bon fauteuil et la vie de famille, lire les cent premières pages d'Amriika, qui traîne sur ta pile de livres à lire depuis des mois, voire des années, oublier le monde, le travail, l'envie de s'enfouir, de disparaître, de n'être plus que cela, ici, là, l'envie de s'enfouir, plus travailler, trop de travail a fini par vaincre tes moindres pulsions, l'envie de s'enfouir, de s'enfuir - puis, tu te relies à Internet, compulsively indeed, et trouves là, dans ta boîte de réception, deux photographies que t'envoie ton père, au retour d'un de ses incessants voyages européens.

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dimanche, 27 novembre 2005

Bouchemaine

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Le froid saisit l'Anjou, vous engourdit les membres.
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Sur les bords de la Maine, avec les quatre barques qui flottillent, je prends la mesure du temps qui passe en suspendant mes yeux au ciel; une dame, accompagnée d'une petite fille, lâche son gigantesque chien, qui, bonasse, baguenaude près du rivage.
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Vous n'aurez plus, dans ce théâtre désert et glacial, qu'à lancer des gerbes de fleurs à une cantatrice absente.
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A quels lugubres oratorios avions-nous été conviés ? La porte était fermée; je me contentai d'un tour au bord de la Maine.
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La vie erre dans les piaillements.
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C'était un samedi matin, à Bouchemaine, la vie dans les plis, comme un poisson sur sa paroi.
J'ai vu les lettres s'incurver. Vous êtes resté dans l'auto.
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vendredi, 18 novembre 2005

Neuf couleurs : Violet

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La plume mue en volume.

La surface glisse sur place.

Catabase

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La terre a frotté ses arpions contre la pierre des frelons. La pierre-à-feu, elle aussi, pleure, et je pleure dans ma demeure. Rustre, apaisé, mortel talonné par les bises, le skaï sussurre des promesses, ô carminatif louangeur. Mortel, talonné par les braises, une heure a passé sur ma tête.

Au point du jour, dans un gouffre, nous nous ensevelirons.

jeudi, 17 novembre 2005

Neuf couleurs : Rose

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Mignonne, dans la rue Ronsard,
On sort son poudrier,
son fard
...
son cendrier.

mercredi, 16 novembre 2005

Neuf couleurs : Marron

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Les plis du plastique font
des reflets
sur le fond marron -
divers objets.

lundi, 14 novembre 2005

Passage interdit

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Aux terres, aux solitaires, aux rouilles trouées de vos vieux cimetières...

Langeais: Vues du haut du chemin de ronde

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Au début, ce n'est rien... juste un balbutiement.
Qui va se précisant,
au moins la foi étreinte.
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Tout d'un coup, vous vous éveillez
en pleines boiseries,
les arbres au loin couvant de leurs
branchages le rideau de pluie.
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Puis encore, la tour si ronde,
la tourelle autrement plus belle
vous enveloppe de fumées
et vous martèle un sortilège.
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Enfin la rue, le précipice,
une tache de sang vous guette;
c'est que, du haut des échauguettes
où la douleur vous a saisi,
la trouée encore étincelle.
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Et vous vous retournez,
grillagé de stupeur
dans la blancheur des pierres.

vendredi, 11 novembre 2005

Neuf couleurs: Jaune

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En écoute: "La lionne et l'éléphant" (Trouble-fête, 1996)

jeudi, 10 novembre 2005

Neuf couleurs : Vert

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Que ton monde un jour s'envase
Et c'est la chute des comètes
Un arbre caméléon
Comme une vertèbre fleurie
Te dispense de tes poèmes

Le faux Tourangeau n'a pas lu Ravelstein

Russie éternelle, ou encore grimaces.

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Âtre où folâtrent des pigeons,

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vide, éteint, sans embrasement.

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Est-ce cette planète, ou ce roi

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lucide, en sa danse de la pluie,

sereinement conquis?

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Terreur, apothéose!

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Est-ce, de sons, une overdose?

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Il paraît que je ne suis rien,

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non, au chaud sous les couvertures.

mercredi, 09 novembre 2005

Neuf couleurs: Rouge

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Le sculpteur aveugle
a des fourmis dans les mains
qui ont trop vu de visages
comme le tien
comme le mien
***
En écoute: Arthur H. "Le sculpteur aveugle". (Trouble-fête, 1996)

Rue Briçonnet, toujours

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Est-ce un lion, un griffon?

 

Toutes griffes dehors,

comme un très curieux chat

posé sur la corniche -

 

Il se refuse même

(en pierre) à nous toiser

Eglise d'Azay

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Glisse, église.
Ton fronton aux statues tues, taiseuses, merveilleuses, qui blanches s'épanchent, s'aveugle.

lundi, 07 novembre 2005

Neuf couleurs: Bleu

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Le triangle du ciel...

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... que découpe le bloc terreux des entrepôts.
(Entrepôts Lainé, à Bordeaux, 8 août 2005.)

samedi, 05 novembre 2005

Impasse du Colombier

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Mon quartier, 3

 

Je me pousse du col

Et les tuyaux fuyant,

J'appelle le plombier

Qui arrive en riant.

jeudi, 03 novembre 2005

Rue Jehan de Daillon

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Cette rue sentait le graillon. J'avançais à pas de géant.

mardi, 01 novembre 2005

Les Trois Rois

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les trois rois
traînent reines
rincent princes
***
aux princesses reste l'inceste
  [Vue prise le 1er octobre 2005.]

Cent-quarante-neuf ans après...

... souvenons-nous de l'éruption volcanique du mont Ragang*, dans les Philippines.

* On dirait un nom inventé par mon fils (qui, un temps, nommait tous ses animaux imaginaires, dinosaures en plastique, etc., Rigang et Pechté), mais non: il existe bel et bien.

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(Le mont Ragang: photographie aérienne)

lundi, 31 octobre 2005

Vue pyrénéenne agrémentée d'une énigme

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Mais que faisait cette jument?

 

Bordeaux barbapapesque

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Comme dirait mon beau-père: les Barbapapa sont ridicules et mal dessinés. Mais leur succès est dû à deux idées de génie: le caractère protéiforme de ces créatures surnaturelles, et l'emploi des couleurs.

(Photographie prise en août 2005 à Talence.)

 

mardi, 25 octobre 2005

Le chiffre de VS (Saint-Vincent de Neuvy)

Longtemps promise, image due.

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dimanche, 23 octobre 2005

La douce dame de Bueil

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vendredi, 21 octobre 2005

Chambre de Commerce de Tours

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Ô, de ton ciel assombri
En ce début juillet, que berce
Un regard par sauts de cabri,
Emerge, Chambre du Commerce!

jeudi, 20 octobre 2005

Chien orange en bois

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Ce très beau chien, d'une belle et ancienne maison qui, rue Colbert, sert de gîte au restaurant Le Franglais.

mercredi, 19 octobre 2005

Fauteuil du Château du Rivau

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Ce beau

Fauteuil du Rivau

Nous ouvre les yeux

Arrondit les angles

 

Ô tanguent berceaux

Gangue des vaisseaux

Sangle des chevaux

 

samedi, 15 octobre 2005

Boulangerie de Champigny

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De passage à Champigny, dimanche dernier, j'ai appris que Chaïm Soutine y avait trouvé refuge et peint plusieurs toiles, et aussi que ce peintre que j'aime beaucoup était d'origine lituanienne, ce que savaient certainement Marione et Simon, les auteurs du blog Oreilles de cochon grillées, grands ambassadeurs des relations entre la Touraine et la Lituanie.

(P.S.: Vérification faite, il semblerait que Soutine soit d'origine biélorusse mais ait passé son enfance en Lituanie avant de s'exiler en France.)

jeudi, 13 octobre 2005

Château de Cinq-Mars la Pile

Samedi dernier, nous avons eu l’excellente intuition d’aller visiter le château de Cinq-Mars la Pile, tout près de Tours, sur la rive droite de la Loire. Excellente intuition, car il sera bientôt fermé aux visiteurs, comme beaucoup de « petits » châteaux qui n’ont intérêt à ouvrir qu’entre mai et octobre, mais surtout en raison du temps splendide et presque estival : le château, en effet, se réduit à deux tours étêtées ou “découronnées” (sur ordre de Richelieu, qui avait fait exécuter Henri Ruzé d’Effiat, Marquis de Cinq-Mars, pour haute trahison), mais il y a une très agréable promenade autour des tours, dans les douves herbeuses, puis au-dessus de la terrasse de la Juiverie, et enfin par le bois d’ifs. Nous y avons été accompagnés par le maître des lieux, un chat fort aimable et joueur.

Nous avions été, de prime abord, accueillis par la propriétaire, qui nous a appris que la majorité des visiteurs n’étaient pas de la région, soit que les Tourangeaux ignorassent l’existence même de ce château, soit qu’ils préférassent partir en promenade plus loin et se garder, en quelque sorte, cette excursion voisine pour de plus lointaines journées : c’est tout près, on aura toujours l’occasion de le visiter plus tard… Curieuse mentalité, mais si elle le dit, comment ne pas la croire ?

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Du haut de la première tour, on peut observer le panorama. La propriétaire nous avait promis que nous pourrions admirer Villandry, en raison du temps dégagé, mais tout ce que nous avons vu, c’est cette affreuse et immense usine que l’on voit depuis la route qui relie Tours à Saumur. Cette terrasse est toutefois un lieu mémorable et singulier, en raison aussi des nombreux graffiti gravés, parfois fort anciens, et creusés à l’aide d’outils très perfectionnés (burin de marbrier, certainement). Il y a, notamment, une gravure représentant une silhouette assise.

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Dans la salle du premier étage sont exposés trois tableaux d’un certain Nicolas Untersteller, notamment une Descente de croix, apparemment des années 1950, très influencée par l’expressionnisme allemand et le nouveau réalisme français d’après-guerre (Hélion, par exemple), mais sur le mode mineur. Comme la propriétaire nous a introduits dans son salon (la demeure occupée par les actuels propriétaires correspond aux anciens communs) et que nous y vîmes chevalet, tableaux, matériel de peinture, nous ne savons si l’artiste est son mari, son père, son beau-père, etc.

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Il y a, dans les douves, plusieurs figuiers superbes, aux figues toutefois complètement vertes, ce qui est étonnant.

Après cette visite, nous avons admiré la porte qui ouvre sur la rue de la Juiverie, acheté rillettes et rillons dans la charcuterie locale et pris un verre dans le bistrot complètement désert, et décoré d’affiches dont le thème commun était « le corps féminin fortement dénudé », exposition aussi d’un autre genre.

lundi, 10 octobre 2005

Ironie des images

Tandis que je photographiais, samedi, au château de Cinq-Mars la Pile, cette inscription dans les douves, le Cameroun était éliminé de la participation à la Coupe du Monde de football.

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Bonne chance quand même au Togo et à l'Angola!

Gardez la parole

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Vu à Saint-Etienne de Chigny, sur la rive nord de la Loire, ce conteneur destiné au recyclage du verre semble appeler des remarques sarcastiques sur l'adéquation entre le message des affiches politiques et le support choisi. Non?

 

jeudi, 06 octobre 2005

Note de tout bois

Juste entre deux tâches ingrates, un petit mot pour vous signaler que ce carnétoile a reçu hier 364 visites, pour 2012 pages vues, soit le record ex aequo avec la journée du 26 septembre. il faut dire que je m'applique pour publier un peu tout et surtout n'importe quoi ces derniers temps...

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mercredi, 05 octobre 2005

Atelier mode d’emploi: Ségolène Garnier et Cécile Cluzan

Mercredi, 11 h 40

 

Dimanche dernier, en début d’après-midi, dans le cadre d’une manifestation culturelle appelée Atelier mode d’emploi et qui consistait, pour les artistes tourangeaux, à accueillir le public dans leurs ateliers respectifs, nous nous sommes rendu, mes parents, ma compagne, A. et moi, au 32, rue Delpérier, où demeure Ségolène Garnier, qui avait exposé certains de ses mobiles tridimensionnels, et une série fort longue de figures rouges sur supports imprimés retravaillés. C’est, de ses œuvres, cette série que j’ai préférée. J’ai aussi remarqué, sur les rayonnages de sa bibliothèque, qu’elle avait lu Le sujet monotype de Dominique Fourcade, dont j’avais promis de parler mais que j’ai dû rendre, entre-temps, à la Bibliothèque Universitaire (ou S.C.D.).

 

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Auparavant, nous avions été accueillis, dans la courette de l’immeuble, et pendant une battante averse, par l’invitée de Ségolène Garnier, Cécile Cluzan, qui avait édifié une sorte de tente-igloo entièrement constituée de pull-overs et de chandails décousus puis recousus les uns aux autres, dans une sorte de sarabande colorée très insolite. J’ai photographié le reflet, dans la théière, des visiteurs et hôtes assis autour d’un thé fumé sur ce fond multicolore.

Je ne sais si Ségolène Garnier m’autoriserait, elle, à inclure dans ce carnet de toile une ou deux images volées à ses figures rouges ; je vais essayer de retrouver sa trace, afin de lui signaler, au moins, l’existence de cette note.

Après cette incursion dans l’atelier de ces deux jeunes artistes, nous avons profité du soleil revenu pour flâner avant de conduire mes parents à la gare de Saint-Pierre des Corps. Je leur ai montré les bâtisses de style art nouveau de la rue Jules Charpentier ; nous avons visité, dans ces parages-là, un autre atelier dont je préfère éviter de parler.

mardi, 04 octobre 2005

Les Musiciens de Brême, version plastique

medium_hpim1698.jpgSaisie à Vieux Boucau, à la fin de juillet, cette image renouvelle considérablement l'interprétation du célèbre conte allemand des Bremer Stadtmusikanter. Incidemment, cette pyramide animale a été détruite l'instant d'après par mon fils, furieux que son père joue avec ses jouets.

 

lundi, 03 octobre 2005

Connaissez-vous les suricates

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Connaissez-vous les suricates,

Avec leur museau fort pointu

Et leur sourire si dentu

Qu'en une grimace il éclate -

Connaissez-vous les suricates?

dimanche, 02 octobre 2005

Place du Grand Marché

La Place du Grand Marché, à Tours, n'offre pas, à la vue, le seul Monstre robotique. Il y a aussi, de l'autre côté de la place par rapport à ce trio de maisons, la meilleure librairie de Tours, j'allais écrire la seule, Le Livre.

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mardi, 20 septembre 2005

Aucard, suspends ton vol

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Horsarrieu, août 2004

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La silhouette crée le nombre

Et la vie s'en va dans les foins

Zoo de Beauval: béton paysager

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"Alors, c'est tout ce que tu as pris en photo?"

vendredi, 16 septembre 2005

Acharné

Je suis

 

noirci sous le harnais

jeudi, 15 septembre 2005

Jean-Gilles Badaire, suite

 

Un crâne sur une chaise,

La boue brune qui tourmente

Et nous laisse au firmament

 

 

[Voir aussi ici.]

dimanche, 11 septembre 2005

Autoportrait au kalanchoë

 

Plus que lui, en effet, le kalanchoë a l'air expressif.

samedi, 10 septembre 2005

En halos

 Levant les yeux d'un air complice,

Elle dit: "Bravo, Seigneur, c'est du joli travail!"

vendredi, 09 septembre 2005

Un autre encore

Comme au balancier d'une horloge
De l'ogre en moi je fais l'éloge

jeudi, 08 septembre 2005

Autoportrait soufflé au vent

 Je te demande

Et toi

Que deviens-tu?

mercredi, 07 septembre 2005

Un autoportrait, en août 2004

 

C'est encore la série des images ridiculement minuscules...

 

mardi, 06 septembre 2005

Nature morte au torchon

 

Cependant, tout autour, la nature frissonne, vit, se désespère.

lundi, 05 septembre 2005

Pause (suite) : les images

La remarque de Livy sur la taille des images est juste. C’est mon côté radin ou rabioteur qui a encore eu le dessus : pour ne pas me retrouver dans la situation désagréable de voir mon espace disque alloué par H&F saturé au bout de deux ou trois semaines de publication d’images, j’avais eu l’idée de ces petites vignettes. Je vais œuvrer à améliorer le système. Je crois d’ailleurs avoir trouvé la parade, car la fonction « découper l’image » de mon très riche logiciel Ulead Photo Express, réussit à diminuer le nombre de kilo-octets de manière conséquente en ne réduisant pas trop la taille.

Elle a dit non

 

Ce jour-là, sans langue de bois, elle a dit non.

dimanche, 04 septembre 2005

Lettre à...


Ce n'est plus un songe
Ce mal qui te ronge

L'heure est venue...

 

Au mur ligneux, ferrugineux, il était trois heures et demie.

samedi, 03 septembre 2005

L'épouvantail

 

C'est  - ou ce n'est pas -  un grillage.

vendredi, 02 septembre 2005

Orthez à Tours

Au moment de donner un titre à cette photographie (la première de ma main (ou de mes yeux) qui s'attache à ce carnétoile), j'ai choisi Orthez, tout simplement. Les Tourangeaux, pourtant, devraient reconnaître le lieu.