vendredi, 29 août 2025
29082025 (deux sonnets à partir d'un même vers)
À partir de la même phrase sans verbe de 11 syllabes écrite ce matin dans un SMS, j'ai écrit deux sonnets, l'un en alexandrins, l'autre en hendécasyllabes.
(Mais sinon, oui, j'ai du travail...)
pas de câprons à Auchan Supermarket (a
vant le magasin s’appelait Simply (et en
core avant Atac (il m’arrive, en repliant
mon cervelet (je suis un peu beaucoup bêta)
de dire encore « Atac »)), sûr que David Guetta
et tant d’autres muzak s’y entendaient céans)
même au rayon de l’huile et du sel d’océan
de sorte que de retour dans mon galetas
douillet (quel est cet oxymore ?) je ne pus
ranger dans le placard ce bocal de câprons
tant espéré pourtant (nos intellects repus
s’agacent cependant de ce paradoxe âpre :
si, pour un petit âne on peut dire « un ânon »,
le câpron, disons-le tout net, est un gros câpre)
* *
*
pas de câprons à Auchan Supermarket
(écrire un sonnet en hendécasyllabes
c’est un gros taf (il faut fonder un fablabe,
à moins de n’avoir cure des pickpockets
poétiques) : je risque un poème drabe)
et pour qui n’a jamais fait restau-basket
ça ne change absolument rien (qui tacet
consentire videtur (écrire en crabe,
à reculons, c’est ma nouvelle pratique))
car il n’y a rien de rien à chouraver
sur les rayons (je rime du tac au tac)
et m’enfonçant dans le néant poétique,
je demande (hélas ! mon cas va s’aggraver) :
sais-tu qu’Auchan jadis s’appelait Atac ?
11:07 Publié dans 2025, Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
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