dimanche, 15 février 2026
Dans un humide froid mordant
Première journée à Paris, sous un ciel gris, un vent glacial, des bruines et des giboulées. Un peu déçu par l’exposition Grottesco d’Éva Jospin : c’est admirable, très bien fait, très beau même, mais ça me laisse globalement froid. Pourtant, on y est restés une bonne heure, à scruter, tourner autour, observer aussi la manière dont les autres personnes (un vrai grouilli-grouilla) observaient les œuvres.
Il faudra voir in situ, quand ils seront achevés et installés, les vitraux de Claire Tabouret pour Notre-Dame, aussi présentées au Grand Palais, et qui paraissent très kitsch.
Finalement, ce sont les deux expositions du Jeu de Paume qui ont marqué la journée : d’une part, la Sud-Africaine Jo Ratcliffe (une véritable découverte, travail à la fois cohérent et continu mais constamment renouvelé), et d’autre part Martin Parr, dont je connaissais très vaguement le travail et donc je craignais, justement, la superficialité. Or, il s’agit de séries extrêmement rigoureuses, avec une intention esthétique très déterminée et une signification politique dans laquelle je me reconnais.
Soir : dîner en excellente compagnie, dans le quinzième arrondissement, avec l’admirable Corinne, et Benoît dont nous avons enfin fait la connaissance, qui est gentil et passionnant, et qui m’a offert sa nouvelle pièce de théâtre. Abats d’eau invraisemblables entre la bouche de métro et l’hôtel : en trois minutes, rincés.
23:28 Publié dans 2026, BoozArtz, Hors Touraine | Lien permanent | Commentaires (0)




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