jeudi, 05 février 2026
« Ce n'est pas comme ça qu'on mangera ce soir » (Double sonnet inspiré par une vignette sur YouTube)
le frérot cryptochrist là c'est pour me tuer
(quoi, encore un sonnet ? on n’en a rien à foutre !
vous pouvez ne pas lire, adoncques passer outre)
et ses longs cheveux blonds roux* façon Albert Dürer**
(si c’est “Albrecht Dürer” la rime prend la poutre
& l’auteur de ce sonnet se vautre) — embué,
mon esprit s’égarait***, et l’œil sur la nuée
tel ce simili-christ velu comme une loutre,
j’atteins péniblement le rivage du si-
xain (interrompu par l’échange avec Lucie
sur WhatsApp****) alors que le Marais du Décou-
ragement (the Slough of Despond*) me retenait**
dans sa griffe*** de boue !**** —— et ce n’est pas à coup
sûr le faux christ* qui épluchera les panais**… ——***
* “blond vénitien” n’entre pas dans l’alexandrin
** on aurait pu aussi parler de macarons*
*** ce n’est pas trop un scoop, mec, que tu as un grain
**** non, je ne dirai pas ce dont nous discutions**
* car le point de départ était Pilgrim’s Progress
** comme moi je retiens ce satané Bunyan
*** est-ce verbatim dans le texte ? rien ne presse
**** beaucoup d’exclamations (poète pas très zen)***
* on apprécie ces changements adjectivaux
** de la dernière pluie (la vanne est hilarante****)
*** c'est un peu forcé mais y en a dans le bac à
légumes du frigo * « les Français sont des veaux »
** la J.P.O. (c’est reparti comme en 40 !)
*** comme rime à Bunyan **** non, je sais, c’est caca
14:27 Publié dans 2026, Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)



Écrire un commentaire