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dimanche, 01 février 2026

Double sonnet vendredominical

Vendredi midi

 

J’ai vu un troglodyte et un sosie de Trump

En mangeant mon sandwich sur les bords de la Loire

Et (je sens que ces vers ne sont pas à ma gloire)

Tout en fredonnant ‘Tupperware Stripper’ de Stump.

 

L’oiseau fut vite enfui. Comme le ciel se moire

De gris avant l’ondée, on s’était muni d’un p-

Arapluie. Le sosie, quinteux, promenait un p-

Ékinois (repoussant). Chercher dans un grimoire

 

Un joli pékinois, quelle paire de manches !

On me reproche de détourner l’attention

De mes truanderies à la rime. Dimanche,

 

J’écrirai un sonnet d’une autre confection

Plus fastoche, au premier vers sans nulle redite :

« J’ai vu un sosie de Trump et un troglodyte. »

 

 

 

Vendredi midi (remix dimanche matin)

 

J’ai vu un sosie de Trump et un troglodyte :

L’un promenait son chien ; l’autre alerté fuyait

D’un saule à un buisson, sous le ciel gris de lait,

Sans se préoccuper de la rime érudite.

 

Dans la tête j’avais un vieil air congolais

(En fait, c’est un bouyon ! Aussitôt je médite

Sur cette mélodie un peu hermaphrodite.).

Le sosie lanternait. Dans l’autre sens j’allais.

 

L’homme traînait. Il faut dire que son clébard

(Un pékinois, le genre à qui un vieux slibard

Sert d’imper quand il est pomponné par mémère)

 

S’arrêtait tous les trois mètres (bon, c’est un chien).

Et je songe à présent qu’à mon vieux dictionnaire

De rimes je n’ai pas mis de bonnet phrygien.