lundi, 23 janvier 2006
Littéral
22 janvier.
À l’aube.
Terni par les pensées,
Vaincu par l’amertume,
Vertèbres bleues coincées
Contre un infect bitume,
Le mot mort déshabille
Un instant son carnage,
Et tel Rouletabille
Sur les flots d’os surnage.
Elle a pourri, la fleur ;
Ses pétales sont gris.
Délacée la couleur,
Les miroirs sont aigris.
Contemple sans remords
Les lettres du mot mort.
11:40 Publié dans Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (2)
Commentaires
Le dimanche matin ne te va pas, Guillaume. Pourquoi t'être levé à l'aube ?
Écrit par : Jacques Layani | lundi, 23 janvier 2006
Subtilité : le poème a été écrit dimanche dans la journée, mais il est dédié à l'aube.
Écrit par : Guillaume | lundi, 23 janvier 2006
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