samedi, 04 avril 2026
« je n'en suis encore qu'à mes débuts »
Je travaille sur la façon dont Beckett, dans son va-et-vient entre le français et l’anglais, exprime la notion de commencement. Vaste sujet, que je me contenterai d’effleurer, d’autant que je ne suis évidemment pas spécialiste de Beckett. En procédant à un relevé préliminaire, je découvre ce passage de L’Innommable (1953), traduit par Beckett lui-même (The Unnamable, 1959), et dans laquelle il a supprimé les phrases que j’ai indiquées en les barrant dans le texte-source (français).
La phrase sur « les débuts » a donc disparu.
12:35 Publié dans 2026, Translatology Snippets | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 03 avril 2026
Temps gris
Depuis deux jours, comme j’ai enfin rendu l’énorme traduction, je me réveille plus tard. Ou je me lève plus tard, plus à même de traîner à moitié somnolent entre les draps. Ce matin, entre 7 h et 7 h 30, entre le moment où je me suis levé et celui où, entre la douche et le café, je me suis mis au travail, le jour avait commencé à poindre. Il fait gris, et le changement d’heure nous a volé les matins pour encore quelques jours.
Je ne savais pas si mes réveils presque quotidiens entre 4 h 30 et 5 h 30 étaient vraiment liés au fait que j’avais intégré la nécessité d’allonger mes journées de travail tant que le livre ne serait pas remis ; peut-être que j’ai la réponse.
09:07 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 02 avril 2026
L'usine des animaux
En soirée nous avons assisté à la projection du documentaire de Caroline du Saint, L’usine des animaux, réalisé pour Arte en 2023 et que j’ai trouvé, pour ma part, un peu long. J’ai beau ne pas avoir lu tant de choses que cela sur les élevages industriels, je n’ai pas appris grand-chose. Les images de l’Iowa ou de Chine et du Vietnam sont hallucinantes, mais le documentaire n’évite pas du tout non plus, heureusement, l’accélération du carnage en raison du lobby agro-industriel français ; les séquences montrant Castaner posant avec un porcelet dans les bras après avoir annoncé la criminalisation des lanceurs d’alerte « écoterroristes » sont un rappel utile. Le problème, c’est que si on devait montrer toustes les responsables politiques français·es qui bouffent au râtelier des producteurs de glyphosates et des massacreurs d’animaux dans des conditions indignes, il faudrait un film de dix heures.
Il n’y avait presque personne pour cette projection, une trentaine, toustes convaincu·es, de toute évidence, alors que c’est évidemment un film qu’il faut montrer aux personnes qui mangent de la viande à haute dose et n’ont, par là même, aucune idée de – ou se voilent la face pour ne pas comprendre – ce qu’elles font.
22:07 Publié dans 2026, Tographe | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 01 avril 2026
Même pas un poisson
J’ai donc envoyé la traduction à l’éditrice à midi moins cinq, quelques minutes avant le test sirène, et, tandis qu’on fêtait ça avec Claire à La Case, rue Étienne-Marcel, l’éditrice me répondait qu’elle avait signalé au service paiements de procéder au versement de mon deuxième tiers.
18:08 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 31 mars 2026
24 heures de retard (annoncées)
Mon ordinateur de bureau n’a jamais été aussi lent. Il faudrait que je l’apporte chez le réparateur mais je devais finir la traduction et je ne pouvais pas me le permettre – tout en perdant du temps à cause de cela – et maintenant je vais avoir encore d’autres bonnes raisons de ne pas pouvoir « perdre une demi-journée ». Au demeurant il me reste 5 chapitres à relire et les notes de 7 chapitres à insérer/reformater/traduire. Je rendrai le travail avec un jour de retard, mais l’éditrice m’a répondu : « parfait, bon courage pour la dernière ligne droite ».
*
* *
Trans Visibility Day : outre l’inauguration des nombreux autres ateliers de pratique artistique étudiante, le spectacle de voguing, ce soir, donnait la pêche. Mon ami le poète et grand critique/traducteur Alex Dickow a conseillé l’œuvre de Jay Besemer.
21:35 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 30 mars 2026
Sonnets (annoncés)
J’ai pris du retard ici, et ailleurs aussi il faut bien le dire.
Un malheur n’arrivant jamais seul, j’envisage d’écrire des Sonnets vénitiens au mois d’avril.
05:39 Publié dans 2026, Aphorismes (Ex-exabrupto) | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 29 mars 2026
Fake news (dénoncées)
Changement d’heure, toujours la même saloperie.
Promenade sur les bords de Loire, rive gauche, « sous » les Tanneurs, puis en ville, toujours aussi animée. Une des fake news les plus répétées et les plus insanes de la droite tourangelle et de ses bataillons de trolls, même une fois la campagne finie, est que « le centre ville de Tours est mort » et que « la ville a sombré », alors qu’il n’y a jamais eu autant de monde ni de petits commerces vivaces que depuis quelques années… et donc même un dimanche après-midi…
18:40 Publié dans 2026, Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 28 mars 2026
Notre Sœur Rabat-Joie (parution le 17 avril 2026)

21:20 Publié dans 2026, Autoportraiture | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 26 mars 2026
Seuils, les remerciements
Hier, coïncidence amusante, alors que j’avais traduit le matin les 2 pages et demie de remerciements du livre dont je rendrai le manuscrit complet à l’éditeur la semaine prochaine – je dois ajouter les notes, vérifier certaines références, et procéder à la relecture d’encore une bonne moitié des quelque 1.300.000 signes de l’ouvrage –, Claire a découvert la page de remerciements co-écrite, dans Notre Sœur Rabat-Joie, par Patricia Houéfa Grange et moi-même. Nous avons parlé de la fonction de cette rubrique très particulière, au croisement du personnel et du politique : oui, mon paragraphe de remerciements a été dûment pesé et mûrement réfléchi, et il y entre aussi des considérations politiques, au sens de mon positionnement comme des éléments d’appel.
Il se trouve qu’avant-hier en relisant les ‘Acknowledgments’ du livre de Howard French, je me suis fait la réflexion qu’il ne me semblait pas que Genette eût traité de ce cas précis de paratexte dans Seuils. J’ai redit cela à Claire, hier. Et ayant enfin pris l’ouvrage sur son étagère ce midi, je confirme qu’a priori les « remerciements » ne sont pas une catégorie étudiée de près par Genette, sans doute parce qu’elle était encore très marginale en 1987. Le chapitre sur les dédicaces est sans doute ce qui s’en rapprochera le plus, qui ou permettrait un point de départ méthodologique .
Il reste à faire des recherches pour voir si des narratologues ont travaillé plus récemment sur cette question, et en particulier dans le contexte très particulier des genres (sciences humaines vs creative writing), ou des positions distinctes d’auctorialité : on voit de plus en plus de paragraphes commençant par « l’éditeur tient à remercier » ou par « la traductrice remercie »… Si quelqu’un écrit un jour un livre sur le sujet – et il y aurait largement de quoi -il faudrait envisager un chapitre sur les effets d’humour ou d’autodérision souvent présents dans ces textes.
12:03 Publié dans 2026, Ecrit(o)ures, Lect(o)ures, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 25 mars 2026
Du caléidoscope
J’ignorais cette orthographe de kaléidoscope, avec un c- au début à la place du k-.
Le Larousse l’indique, et le Wiktionnaire offre même une citation de 2020, qui, dans le contexte de la crise sanitaire, parlait du « caléidoscope des réactions humaines ».
Or, il n'y a aucune citation avec cette orthographe sur Wikisource, qui répertorie, je le rappelle, des textes du domaine public, donc (relativement) anciens : ni Proust (qui emploie plusieurs fois ce mot), ni Verlaine (bien sûr), ni Hugo, ni Huysmans (le seul à l'écrire avec un tréma, et dans sa Cathédrale qui m'évoque Marien Defalvard)), ni Balzac, ni enfin Irène Hillel-Erlanger dans son ouvrage Voyages en kaléidoscope ne l’écrivent autrement qu’avec son hellénique k.
Voici donc une citation du Robinson des Alpes de Gustave Aimard :
Ils choisirent un chemin plus long et résolurent de se diriger sur Grenoble en passant par Saint-Jean-d’Entremont, l’Alpette et la vallée du Graisivaudan. Des citadins auraient reculé devant cet itinéraire, qui ne parut qu’une promenade agréable aux deux vigoureux montagnards, accoutumés à courir par monts et par vaux, à travers les chemins les plus difficiles. Ils étaient d’ailleurs convenus de faire le trajet à pied, le sac sur le dos, afin de jouir, dans toute leur splendeur, des accidents pittoresques de la route et des admirables paysages qui se dérouleraient sous leurs yeux comme un magique caléidoscope.
20:40 Publié dans 2026, Mots sans lacune | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 24 mars 2026
Sonnet printanier un brin métapoétique
Sonnet printanier un brin* métapoétique
(à partir des légendes de deux BeReal matinaux)**
Le merisier flamboie (ça ne va pas durer) :
N’attendez pas que l’herbe reverdisse***
et les fleurs en bouton, poètes****. Le calice
jusqu’à la lie* vous allez récurer.
Pris entre dix et douze**, un sonnet est en lice
pour torturer l’ouïe des culturés. ***
C’est le printemps, alors je m’exclame : « Purée !
Les coronilles au****ssi resplendissent ! »
Mes vers sont du chiendent, et Malherbe* est aux fraises**
face à ce ramassis indécrottable
fait de cacophonies et de diérèses.
(On échappa de peu*** au taratantara,
au vers 10.)* Printaniers, les poètes, à table,
braillent « C’est pas** la soupe qui rata*** ! »
* C’est le premier jeu de mots d’ordre bucolique.
** Le sous-titre dénombre quatorze syllabes.
*** Sur cette pierre je bâtirai mon église.
****Première synérèse (nul besoin d’astrolabe).
* Les clichés, c’est toujours pratique à déconstruire.
** Faute de cinq à sept, le poète est matinal.
*** En un vers, une diérèse et un barbarisme !
**** Cette horrible liaison a donné le signal
Du motif cacophonique.
* … n’est pas Cingal !
** Les seules que l’on voit sont d’Espagne, et toxiques.
*** Non, le printemps n’est pas la saison des colchiques.
* C'est la seule trace d’un vers qu’on a perdu.
** Rien n’est donc évité, d’un langage banal.
*** Sur ça, tu clos le ban, pénible individu.
16:30 Publié dans 2026, Sonnets de janvier et d'après, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 23 mars 2026
Réception de mes exemplaires de Notre Sœur Rabat-Joie
Comme je manque de temps, ou que je ne le prends pas pour écrire dans ces carnets avec la rigueur qu’il faudrait, je me contente de copier-coller ici la petite capsule vidéo que j’ai enregistrée aujourd’hui à réception de mes exemplaires de Notre Sœur Rabat-Joie. Sur Instagram, la vidéo a déjà obtenu 70 likes et une dizaine de partages, sans compter plusieurs commentaires. Je vais encore rabattre les oreilles de tout·e un·e chacun·e avec cette publication, donc je n’en dis pas davantage aujourd’hui.
21:16 Publié dans 2026, Affres extatiques | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 21 mars 2026
Pénible
08:30 Publié dans 2026, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 20 mars 2026
Saluts nazis aux Tanneurs
J’ai appris ce matin que suite à une enquête une procédure disciplinaire est en cours contre 4 étudiants de Lettres et Langues qui ont fait des saluts nazis de façon répétée, tenu des propos racistes délictueux etc. La décomplexion du fascisme est totale. Les Tanneurs n’ont jamais été le « repaire de gauchistes » que fantasment certains. Aujourd’hui moins que jamais.
Il va de soi que la préfecture devrait, au vu des collusions entre ces étudiants et le “syndicat” étudiant d'extrême-droite, dissoudre ce dernier, dont les membres ont plusieurs fois agressé des personnes issues des minorités.
Parallèlement, j’ai appris qu’une ancienne camarade de classe prépa, candidate aux élections municipales à Amilly, avait été victime d’une campagne de diffamation de la part du RN. Elle a porté plainte. Il ne faut rien laisser passer.
17:55 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 19 mars 2026
Avant-printemps
Il faisait frisquet, quand même, ce soir vers 18 h 30, en remontant le pont Wilson puis la Tranchée à vélo.
18:56 Publié dans 2026, Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 18 mars 2026
“Les îles sur la Loire...”, sonnet
12 mars 2026
Les îles sur la Loire, encore submergées.
Un cormoran se sèche au ponton des gabares.
L’œil vif voit reverdir les amas de samares
Contre le bleu du ciel. L’érable a ses frangées.
Je traverse le pont, mes songeries rongées
Par la guerre. Le tintouin et le tintamarre
Sont tragiques. Faut-il relâcher les amarres ?
Le monde est doux-amer comme sont les dragées.
Au soleil le cormoran se sèche les plumes.
Un autre plonge. Lent, un goéland s’embrume.
Et je n’ai ni repos ni répit en marchant.
Fielleuse, la dragée n'est plus que d'amertume
Et je suis étonné qu’ici en m’épanchant
J’aie sali le papier sans élever mon chant.
06:59 Publié dans 2026, Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 17 mars 2026
À vau-l'effiloche
Difficile de tenir le rythme, entre les cours d’une part, la traduction d’autre part, à quoi s’ajoutent tous les menus travaux (séance type Ted Talk hier en collaboration avec les collègues de Nicosie et de Salerno, séance de séminaire aujourd’hui, avec présentation de travaux de recherche récents autour du Cameroun) et enfin mon désir d’écrire chaque jour dans ces carnets. Les projets de l’autre blog sont un peu en effilochade ces temps-ci, mais je réussis à ne pas totalement laisser aller la chose à vau-l’eau. Ici, j’abuse régulièrement du recyclage de discussions sur Facebook.
La fatigue gagne, et la situation politique est toujours plus déprimante, avec les socialistes qui sont prêts à donner Paris et Marseille à la droite fasciste ou fascisante plutôt qu’à travailler avec des programmes de progrès social un peu plus radicaux que le leur (ce n’est pas difficile).
16:59 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 16 mars 2026
Salomone plutôt que Habermas
Ce matin, j’ai enregistré une émission dont je suis plutôt content avec ma collègue Cécile Chapon, qui n’est avec nous que depuis cinq ans mais qui est si dynamique et travailleuse qu’on dirait qu’on travaille ensemble depuis des – et non un – lustres. J’ai pris le temps d’écouter aussi une des archives vidéo des rencontres autour de Scale Boy de Patrice Nganang : demain, c’est son anniversaire et je vais évoquer son travail, brièvement, au détour d’une séance du séminaire de l’EHESS. Et je compte lire ce soir le chapitre du Regard éloigné que m’a conseillé mon collègue Florent Kohler mercredi dernier.
Ce matin, nettement plus tôt, j’étais retombé, totalement par hasard, à la faveur d’un commentaire sur le mur Facebook de quelqu’un qui n’est même pas un contact, sur Marien Defalvard, alors que j’évoquais son nom et sa disparition des réseaux avec C* pas plus tard qu’hier midi. D’ailleurs, il a récemment ironisé, avec beaucoup d’esprit, sur l’écriture de Gurnah et sur une vidéo que je lui avais consacré. S’il savait les nombreuses réserves que j’ai sur l’écriture de Gurnah… mais il n’est pas forcément ouvert à une discussion complexe. Dommage, car il semble toujours aussi incisif et drôle. Il semble (comme moi) très dubitatif sur l'importance de Habermas, et a répondu à quelqu'un qui le traitait de crétin : « Par contre la mort de Bruno Salomone m’attriste profondément. »
18:30 Publié dans 2026, Ecrit(o)ures, ILMC | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 15 mars 2026
Bouscarles
Nous sommes donc allés voter, toujours dans notre bureau de vote de l’école Pérochon, comme depuis 2009, mais seuls tous les deux.
Lors du précédent scrutin, O* n’avait pas encore le droit de vote mais il vivait avec nous, et, dans la foulée de ses épreuves de baccalauréat, il était venu le dimanche soir du second tour, fêter la victoire du second tour de Charles Fournier avec nous à la Madeleine, dans la demi-liesse d’une majorité très relative du NFP dont on ne pensait pas que Macron réussirait à lui cracher dessus avec autant d’insolence et de collusions fascisantes. A* était à Poitiers ; il avait participé à la campagne de Lisa Belluco.
Aujourd'hui il faisait un grand soleil, d’où ensuite une longue promenade (digestive) à la Cousinerie (boueuse), le chant de la bouscarle entendu furtivement, et les aboiements canins moins furtivement.
16:51 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 14 mars 2026
Cormorouettes de Venise
Commençant à lire un essai sur Venise (où je ne suis jamais allé), je note le ton plein d’autorité, avec une pointe de distance ironique, de son auteur. Et puis, page 16, à propos des pilotis de bois de la Lagune : « Les oiseaux sont leurs hôtes, ils s’y posent et s’y attardent. Ce sont le plus souvent des mouettes, parfois des cormorans – de loin, on les confond facilement. »
Alors, à moins qu’il s’agisse d’une erreur de traduction, forte envie de balancer le livre contre un mur car même de nuit, même de loin, de par leurs silhouettes, on ne peut ABSOLUMENT PAS confondre les mouettes et les cormorans. Tous ces doctes écrivains qui s’offusqueraient qu'on confondît un Giotto et un Tintoret sont tellement ignares et aveuglés pour les animaux ou les plantes, c’est vraiment agaçant.
16:49 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 13 mars 2026
“Hommage à Antonio Lobo Antunes” (VIII-XXI), em andamento
05:45 Publié dans 2026, Autoportraiture | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 12 mars 2026
Tayari, Taboma
Aujourd’hui je donnerai enfin mon premier cours d’agrégation sur Paradise de Gurnah.
Assez content de la synthèse que je propose du contexte historique (diapos 10 à 13) mais pour illustrer cette citation de la 4e partie, je n'ai pas pu faire autrement qu'une capture d'écran Google Maps afin de montrer la distance séparant Oman du sultanat de Zanzibar et enfin de la ville de Tayari (version fictionnelle de Taboma dans le roman).
(Pour une diapo ultérieure j’ai « basculé » Google en anglais, afin que les noms de lieux apparaissent tout de même dans la langue du cours…)
05:53 Publié dans 2026, Affres extatiques, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 11 mars 2026
Lisbonne Reykjavik
Commencé hier soir ce roman, le tout nouveau, paru la semaine dernière, de Jon Kalman Stefansson. Finalement, ce sera le cinquième que je lis de lui, dont deux lus pour préparer l’émission avec son traducteur Éric Boury. Des quatre traductions parues en ce début d’année sous la plume d’Éric, c’est la seule que je lis (pour le moment), mais s’il faut certainement une vie pour traduire les livres que traduit Éric, il en faut quasiment une pour lire tout ce qui paraît en littératures islandaises.
Le titre a presque quelque chose de Lobo Antunes, à moins que ce soit moi qui ai du mal à m’en remettre. Il y a trois romans de lui qui ne sont pas encore traduits, ceux parus entre 2011 et 2014 :
* Comissão das Lágrimas
* Não É Meia Noite Quem Quer
* Caminho Como Uma Casa Em Chamas
05:54 Publié dans 2026, Autoportraiture, ILMC, Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 10 mars 2026
Contre la fixité de la lecture
Barthes, répugnant aux étiquettes et ne voulant en aucun cas apparaître comme le porte-parole d’un mouvement ou d’un groupe, brouille les pistes en avançant l’idée de productivité textuelle contre la fixité de la structure. Un premier point commun s’inscrit là entre Barthes et Derrida, dans la façon de prendre le contre-pied de tout ce qui stabilise et enferme le sens, même si Barthes va plutôt du côté de la pluralisation quand Derrida revendique le glissement perpétuel, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Quoique reposant sur des présupposés et des corpus extrêmement différents, ils sont tous deux toujours en avance sur leur propre pensée, toujours en dépassement de ce qu’ils sont en train de dire. Et même si, pour des raisons en grande partie institutionnelles, ils ne l’affirment pas encore en 1966, ils se rejoignent sur l’idée que l’essentiel se joue hors de la pensée du livre comme argumentation close ou comme une totalité.
Tiphaine Samoyault. Roland Barthes. Seuil, 2015, p. 414.
05:57 Publié dans 2026, Gertrude oder Wilhelm | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 09 mars 2026
Can't refuse
Le 17 janvier, quand je me suis remis d’arrache-pied à la traduction, j’avais deux mois et demi de retard sur le planning initial. Cinquante jours plus tard, j’ai six jours d’avance. Le risque, avec moi, c’est qu’au lieu de me rappeler que je me suis épuisé à la tâche, ça risque de me pousser à savoir encore moins refuser quand on me proposera un projet aussi lourd qu’alléchant. Cette semaine, je dois aussi corriger un gros paquet de copies de L3 et préparer le premier cours d’agrégation sur Paradise.
11:45 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 08 mars 2026
Telle est la question sinusoïdale...
Levé depuis une heure, alors que j’ai un travail monstre, je viens de passer la dite heure (ou « ladite heure ») à consulter les réseaux sociaux et surtout à rédiger les billets qui auraient dû être publiés hier et avant-hier. Si je laisse filer, il y aura bientôt une ou deux semaines sans publication, et ce sera râpé.
Le chauffage ne s’est pas relancé depuis hier en fin de matinée, signe de l’invraisemblable (et catastrophique) douceur de cet avant-printemps.
Il faut que je boucle le chapitre 37 ce matin, avant la manifestation pour les droits des femmes (place de la Liberté à 11 h).
J’ai ouvert, dès 4 h 50, le volet donnant sur la rue, mais plus personne ne passe dans cette rue – en particulier, très rares sont les véhicules. Cela fait deux ou trois ans qu’on voit/entend passer beaucoup moins de voitures. Tout en m’en réjouissant, je ne m’explique pas pourquoi : coïncidence de déménagements de plusieurs voisins qui roulaient particulièrement beaucoup ? recours (enfin !) aux transports en commun ? davantage de véhicules électriques plus silencieux ?
Défi : écrire un paragraphe sans parenthèses (ça y est ! (ah non, zut)).
Relisant ce billet après publication, je m’avise que le mais du quatrième paragraphe n’a pas de sens. En tout cas, moi qui ai écrit cette phrase il y a moins de dix minutes, je ne comprends pas.
05:57 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (1)








