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mercredi, 01 juillet 2020

Le Jour ni l'Eure

Aujourd'hui, nous sommes partis pour deux petites journées, même pas, avec O* seulement, afin de lui montrer Giverny, but ultime du voyage (mais ce sera pour demain). J'ai beau éviter systématiquement , autant que faire se peut et quand on baguenaude, les autoroutes, je dois reconnaître que les routes de Châteaudun à Chartres, puis de Maintenon à Evreux ont de quoi décourager. Il y a toute une partie de la Beauce, puis des abords de la Normandie, où il y a un village tous les deux kilomètres, sans compter les poids lourds, les déviations, les travaux etc.

 

Chartres, mercredi 1er juillet 2020   À onze heures, nous étions donc à Chartres : promenade dans la ville (qui compte seulement 38.000 habitants, ce qui est étonnant), et bien sûr la cathédrale. Je ne me rappelais pas du tout le belvédère derrière le chevet, mais notre seule visite remontait à 1999. Je ne me rappelais pas trop la ville, au point que je crois que nous avions eu du mal à nous garer et n'avions visité que la cathédrale.

L'après-midi nous avons visité la Maison Picassiette, qui est une curiosité, vraiment à voir. Le quartier où vivait le cantonnier Raymond Isidore ne s'est guère amélioré, sans doute, depuis les années 50 : grand jardin public boisé et à l'abandon, mais non sans charme, immeubles bas et maisons de ville-champignon, bagnoles passant a hum de caillaous sur la fameuse rue du Repos (quelle antinomie dans les termes même). Le cantonnier, qui avait probablement un grain, avait aussi un solide talent de composition pour toutes ses mosaïques, et même pour leur agencement : les salles ou cours sont très réussies ; par contre, dès qu'il s'avisait de peindre, courage, fuyons.

 

Le château de Maintenon, que j'ai dû visiter avec mes parents en 1983, au retour d'Autriche, en allant vers Chicheboville (mais peut-être que je me trompe de date), est sublime : le coup d'oeil, la structure globale du château, sa façade et sa cour intérieure ; le parc, bien sûr, avec les lambeaux majestueux de l'aqueduc et l'allée de tilleuls ; mais aussi les intérieurs, meubles et décors (ces papiers peints de style chinois !), la grande enfilade de l'étage, le balcon... Très frustrant de devoir circuler assez rapidement en raison de la réglementation liée à la pandémie de Covid19. Heureusement, dehors, malgré les averses soudaines, aucune restriction, sauf ma lombalgie qui m'a fait un mal de chien.

 

Evreux était la ville idéale pour passer la nuit sans se ruiner, et pour une visite en coup de vent tout en cherchant un restaurant : après Lisieux avec A* il y a cinq ans, il semble que j'aie le chic pour dégotter ces villes à la fois endormies et déshéritées. On tentera de se rappeler que c'est l'Iton, et non l'Eure, qui coule à Evreux.

 

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