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lundi, 18 décembre 2017

poème de 1712

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mercredi, 15 novembre 2017

Sunology

On ne parle pas assez de Pat Patrick, et encore moins d'Art Hoyle.

mardi, 24 octobre 2017

Contribution à une histoire du machisme sur les réseaux sociaux

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Hier, un peu avant minuit, je vois ceci apparaître sur mon fil. 

Pas sympa, j'avoue, je commente : « Ce qui est bien quand ce n'est pas drôle, c'est qu'on est sûr que c'est sexiste. »

Six heures plus tard, mon commentaire a disparu.

 

Ainsi, ce Nils Detournay, qui crée des groupes Facebook sur le thème de l'hypertexte à seule fin d'y déverser des reposts de ses tweets (et sans qu'il soit jamais question d'hypertexte) ne se contente pas d'être sexiste et arrogant : il n'aime pas qu'on le lui dise... Il ne se rend probablement pas compte qu'entre sa blague nulle sur le thème éculé et frelaté de souvent femme varie et le harcèlement de rue il n'y a qu'un pas... Dans le contexte actuel, ça laisse rêveur.

mercredi, 04 octobre 2017

En bilingue latin/ribéryen

5 octobre 2015

Version latine

Suave imbro magno venella Tanneurorum

magna tremulantes adspectare auditores

dum Tityre tu pernabutyrum sandwichum es

atque nigram potionem caldam potas.

 

Version ribéryenne

On a doux qu'on est vu sur le trottoir magueule

Les étudiants eux qu'ils bien se trempont la gueule.

lundi, 18 septembre 2017

Dizain bizarre (19.09.2014)

il pleut

des claques et des calligrammes

 

il pleut

du vide autant que du plein

 

odeur de

graisse rance peuple les faubourgs

 

il pleut toujours

des vers brûlant la verticale

 

un début d'au-

tomne furtif à l'angle mort

vendredi, 15 septembre 2017

Pas vu, pas pris

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Quand, dans un roman en traduction, la première phrase d'un certain passage est en contradiction avec les deux suivantes et que tu ne peux pas savoir si c'est une erreur de la traductrice (“étaient en réalité du même ordre” / n'étaient pas du tout du même ordre) ou une contradiction fondamentale du personnage ainsi mise en avant dès le texte- source, ce d'autant moins que tu ne connais pas la langue d'écriture du roman.

lundi, 11 septembre 2017

Toilettes & grammaire trans-genre

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Pour s'accorder au sujet de l'article, la journaliste de la NR adopte la grammaire trans-genre.   

mardi, 07 mars 2017

Poèmes foireux de 2017

à fond dans le tramway

elle écoute du Keen'V

sans comprendre pourquoi

tout le monde la

regarde d'un air mauvais

(4 mars)

 

elle cherche des trucs sur le Web en usant de Lilo

juste pour distribuer les gouttes d'eau

à une assoce qui fait la promo

des circuits courts et des paniers bio

(2 mars)

 

il joue le rondeau

d'Abdelazar au pipeau

comme il fait la voix B

il a bien l'air teubé

(1er mars)

 

il n'était pas vieux

mais il aimait draguer les mémères

& il ne trouva rien de mieux

que d'aller voter aux primaires

(29 janvier)

 

un sandwich

au pâté de biche

avec un verre de coca

avant d'aller

baratiner

les étudiants de Cluj Napoca

(13 janvier)

vendredi, 03 février 2017

Tweets alternatifs

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lemurs.jpg

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Borée

Vent glacial

À l'arrêt Marne

Le tramway débarque

Ce n'est pas sans mal

 

Les yeux mi-clos

Du sommeil qui a fui

Bien de la nuit

Sans reste dû

 

Fixe les carrés

Blancs de l'immeuble gris

Un trou de souris

Pour ta langue à l'arrêt

 

lundi, 30 janvier 2017

Çamedi çoir çur l'atterre

28 janvier, soir

Shampooing ? Ciboulette ? shampooing à la ciboulette ?

Dans l'Angoumois je suis moi.

Refais passer le côtes-du-rhône, que je prêche un prône.

Avec ce que j'ai déjà mal à la tronche en permanence, pas de risque que je picole.

Écrire jusqu'au 141e signe, écrire jusqu'à ce que la police rapetisse.

Sona Jobarteh, tout de même, quelle voix, quel toucher.

On pond des œufs pour les futurs textes robotiques.

Facebook côté poulailler ou côté poêle à frire ?

Ce truc de vidéo t'a énervé, avoue.

La çoquille prend une cédille.

A-t-on assez commémoré les 940 ans de Canossa ?

La coquille ne prend pas de cédille.

La coquılle , on lui mettrait les poınts sur les “i”.

Pollock soufflerait ses 105 bougies, raison pour faire du dripping sur Facebook ?

Dégoulinure de jaune d'œuf. (Écoutez “Jarabi”.)

Robert Wyatt et Ismaïl Kadaré s'envoient des textos, laissez-moi en dehors.

L'observatoire des gloutons est une bonne affaire.

Comment prononce-t-on “çoquille” ? Je vais écrire à Arnaldur Indriðason.

Un œuf cassé. Sohba saya. Un œuf mangé.

« On ne marque pas un essai sans faire d'omelette. » (Sireli Bobo)

Pénibles, les mecs. Tout ça pour déborder un robot.

C'est SALE dans la machine.

On ne met pas la table en toute impunité.

Notifie : environ 888 résultats.

Villiers de l'Isle-Adam n'est pas né un 28 janvier. Ève de St Roch non plus.

« il importe que je vous notifie la résolution sacrée que j'ai prise touchant votre avenir »

_________________________________________

 

Je ne suis pas devenu fou, mais j'étais parti dîner.

De quoi John Tavener et Marcel Broodthaers sont-ils le nom ?

On a trop tardé. Le Capra n'est plus sur le cloud.

La chatte est assise à côté du coquetier qui sert de gobelet à anches.

Dan Carter pète un bras lyonnais.

∆ Pluton scandalisé nous fit repasser l'onde. ∆

217.218 textes dans Wikisource.

√ À vrai dire l'ipécacuanha saurait hâter l'heure gente. √

Boire de l'arak avec Michalak ou un pastaga avec Nalaga ?

Au moins on saura pourquoi ça ne trafique pas.

C'est triste, tout de même, qu'on n'ait jamais retrouvé la Riparographie.

¢ Le bouvreuil, le linot, le geai, le hochequeue ¢

Trois poteaux rentrants en une mi-temps pour Frédéric.

37-25. Le LOU est rentré dans Paris.

mardi, 17 janvier 2017

Nous repartons routine...

6 janvier, 7 h 42 — 7 h 56

 

Nous repartons routine

Tramway sans préposition

Pile à l'heure un coup de fion

Forfait dans la tontine

 

Arrêt Coppée toujours

Ce coup de blues

D'une voisine qui jouer-

Ait à Candy Crush

 

Hier le soleil dans la fac-

E en descendant à la fac ;

Aujourd'hui visage en glac-

E aux yeux noyés comme un lac.

 

J'ai remisé ma gomme :

Plus besoin.

Dans le foin

Dormirait un homme.

 

Contre l'attrape

À coups de fourche

Langue dérape

Pour rien dans ma course

 

Collégiens de Léonard

En tchatches éparses

On ferait des farces

À grandes gorgées de Ruinart

 

Une poussette monte

Au Christ-Roi.

Tout le monde à l'étroit,

Pas de fausse honte.

 

Hauts totems

Rayés

S'élancent au ciel

Comme des poèmes

 

À Mi-Côte les collégiens

En masse descendent.

Trop nombreux -- certains

Sont coincés. Esclandre ?

 

Voici la Loire. Pas

Comme avant-hier, la

Nuit régnant,

Je ne verrai les goélands.

 

La Loire tourne son limon.

Mon regard s'accointe

À la pointe

De l'île Simon.

 

lundi, 16 janvier 2017

Quel est ce ciel laiteux...

4 janvier, 9 h 54 — 10 h 12

Quel est ce ciel laiteux

Qui nous emmène

Depuis une semaine

Au nouvel an boiteux

3b.jpg67-65-63

Avenue de l'Europe

Cette plaque qu'on croit

Avoir vu même myope

 

On attend dans le froid

Ce tramway qui sait

Se faire attendre. C'est

Autre chose que ce qu'on croit.

 

Croire, une fois au chaud,

Au halo

Lumineux,

Mais de peu.

 

Le clavier qui

Écrit ces quatrains :

Cadavre exquis

Pour d'autres trains.

 

Ciel gris, laitance.

Attente au bord du vide.

Le visage livide

Se saigne de croyance.

 

Reprise des semaines :

Couple taiseux,

Dealer sourcilleux,

Un anorak doublé à l'arrêt Trois-Fontaines.

 

Ces vers ? Des bidules

Fredonnés, crayonnés.

J'en connais un rayon

Pour bercer les crédules.

 

"Rêveur. Réas. Ancore."

Mur couvert de tags

Dont la surface en body-bags

Toujours se redore.

 

Le clavier qui presque

Seul pianote.

Pas même une frasque,

Même pas de faute.

 

L'absurdité se niche

Au hasard

Sur une enseigne ou une affiche :

"La Maison du placard".

 

Longue traîne sur un banc

De sable :

Goélands.

Je reprends mon cartable.

mercredi, 11 janvier 2017

Nul doute

Le tintement de la ceinture

Contre l'enrouleur à papier hygiénique,

On eût dit, sans boursouflure,

Quelque air électronique

De Pierre Henry ou de Sciarrino,

Ou peut-être Boulez... Qui sait... Luigi Nono ?

 

Nul doute, aucune échappatoire :

J'étais bien dans les gogues du Conservatoire !

samedi, 31 décembre 2016

Nouvelle saynète robotique

Les paragraphes ci-dessous peuvent être confiés à un nombre variable d'acteurs, de 1 à 4.

 

L'objet au sein même du camp d'Alain Juppé. Toutefois, l'annonce a gardienné tout le long du Boulevard où s'abreuve chaque jour mon statut, et en cendres.

Cet endroit par son calme et le temps libres aux Triominos mes sincères remerciements ▬▓▬▓▬ Bonjour Guillaume, Je suis préoccupée par un excellent cuisinier.

Nolohom sey Hey hey hey ! Askoudou aloundap.

Vous aimerez aussi plus particulièrement dans les couloirs en inspectant les quarts, on se mouche, mais que Shakespeare, Tolkien et également capturécrané, mais c'est tout.

Vitres fermées, on entend distinctement toute émission télé politique.

Valérie Boyer emploie des Lettres en gabegie — oh, ce pouce nouveau Zorro !

LA FOLIE peuvent faire partie du papa du papa etc.

Enfin, si, Castaneda contre la blague Carambar du jour je prof dans un livre, notamment des facettes de...

Je t'assure que j'ai une petite mine d'or que je veux vérifier que ce soit pas bonne ne constitue pas un vrai poète.

« Coucou, tu sais quel texte original. »

7, 2011 j'ai finalement choisi un soir avec la période dans laquelle l'auteur illustre les auvents, elles aiment démesurément, Barbe du plumitif pour les humains.

“English, please,” mimicked Albertine, in heavily accented English. AnneMarie's spectacles wobbled on the eagle stirs up her body is silver. The ermine will creep through.

Hermant et Pasquier, je n'en veux pas un ours.

dimanche, 25 décembre 2016

Dia(b)logue robotique

X — Ce film de la venaison hôpital hostile à la primaire de la fois la façon dont nos amours.

Y — Je triche ?

X — Le pharmacien ne m'a pas approuvé...

Y — Le monde veut vraiment ?

X — C'est la fiancée d’Angelo qui avait déjà emprunté s'intitule Histoire des liens vers nouvelles fièvres à trouver toujours eu des romans et j’ai parcouru les deux tours.

Y — La crinière est choquante ?

X — Je reconnais mes professeurs insufflant l’envie de...

Y — Am I had what is the word ?

X — J’étais perdue car on disait facilement fridolins.

Y — Tiens, Corinne, you're not into onto ?

X — Je reconnais mes lunettes, anéfé.

Y — Ni souvenir, ni image, nada.

X — Je reconnais mes étudiants d'échange.

Y — Don't mistake Irish settlers for Irish coffee ?

X — La crinière est en caravane dès les tissus comme une étudiante d’échange. Franchement, ce qui est überpoilant avec lui.

mercredi, 21 décembre 2016

Huitain retrouvé

dites-moi

ces grands réverbères

ces illuminations

les voit-on mieux les yeux fermés

 

ou s'imagine-t-on

la venue d'autres étoiles

parmi les myriades de mélancolies

murmurées

27.11.2013.

mardi, 20 décembre 2016

Ai-je déjà raconté...

14 décembre 2016, 7 h 52 — 8 h 04

Ai-je déjà raconté

Cet émoi quand s'éloigne

Un visage entrevu

Dans la noirceur de l'aube

 

La douceur gagne

Les premiers prés

Dissipés sous le bitume

Un regard une robe

 

Qui habite ce saule

Seul imprévu

Pour d'autres horizons té

Nèbres sans un signe

 

Moi aussi dans l'étuve

Glaciale j'aurai été

Mieux que le colobe :

Le singe au cœur qui saigne

 

L'avenue

Luisant de chatoyances mauves

Offre la plaie

De sa modernité maligne

 

Le cœur qui saigne cogne

Dans le cadastre étoilé

De la besogne

Corps couvert par sa verrue

 

Descendant vers la Tranchée

J'aurais pu écrire "vertu",

L'apparence sauve

Et le parfum des châtaignes

 

Voici dans la cohue

L'image se dérobe

Pour un point à la ligne

Ou un point de côté

 

Grand assemblage des

Pierres le long du

Boulevard où s'abreuve

Chaque jour mon regard

.

dimanche, 18 décembre 2016

Musique d'endives

27.11.2013.

aujourd'hui pas de lessive ·

je joue aux congas

avec deux endives ·

vous voyez les gars

 

c'est pas compliqué ·

c'est pas des salades

brumes maussades ·

une tronche de vieux ticket

 

hachuré par la moissonneuse ·

mine poisseuse

 

je tape sur des bongos ·

avec la pince à linge

peau tendue les méninges ·

un bruit de vieux frigo

samedi, 17 décembre 2016

Anciens sans hapax

Recyclage de statuts FB n'ayant eu aucun like.

 

6.XI.2016.

Mon épouse fait des powtoon, et après j'ai la petite musique casse-noix dans la tête pendant des plombes.

 

6.XI.2016

Pour ceux qui comprennent le russe...

Et, pour les autres, l'occasion d'entendre un opéra du vingtième siècle avec, si je pige, un seul personnage. Combien existe-t-il d'opéras-monologues ?

(Et, curieusement, connaissant Gogol, j'ai l'impression d'entraver quelque chose à ces modulations du baryton.)

 

5.XI.2016. — 3 h 37

Encore la grasse matinée.

 

4.XI.2016. — 13 h 37 (après le cours de Littérature L3)

C'est poussif aujourd'hui.

 

3.XI.2016.

Découverte de Valentin Jamerey Duval.

 

3.XI.2016.

Tabish Khair. — JIHADI JANE, Indian edition of Just Another Jihadi Jane, listed for the Tata Book of the Year Award.

mercredi, 16 novembre 2016

Distiques ribéryens culinaires (retrouvés)

16 novembre 2012

Je n'a pas comprendu comment que la salive

Dégoulinur bien dur si on mordur l'endive.

 

Hugo golri me faisit croire on dit 'endaïve"

Comme Parme Ritals qu'avons partu en live.

 

Bogoss trop Valencienne où nous dire "chicon"

Si que César aussi franchu le Rubicon.

 

Virginia que laïker distique remontant

Où ai-je dur de chantir pas Yves Montant.

 

On est ras-le-crampon de Guillaume Cingale

Et tripote internat qu'alors qu'on a la gale.

 

dimanche, 13 novembre 2016

De Donald Trump, et des encyclopédies

Je viens de dénicher encore un très bon exemple pour mon cours de documentation sur les encyclopédies, dans lequel je démontre notamment que :

1. la Wikipedia, anglophone mais pas seulement, est un outil d'approfondissement et de connaissance souvent plus fiable que bien des sources “autorisées” *

2. les encyclopédies “classiques” doivent faire l'objet d'un regard aussi critique que ce qui se trouve sur le Web

 

L'exemple ?

Il s'agit de l'article “Donald Trump” de l'Universalis en ligne (accessible seulement aux abonnés, donc gratuite pour tous nos étudiants via leur ENT).

Cet article en français, dont l'auteur est pourtant un éminent américaniste (vice-président du jury d'agrégation, crois-je savoir), comporte plusieurs énoncés non neutres, plusieurs erreurs rédactionnelles, et surtout des faits non avérés, ou discutables. Par exemple, l'auteur reprend comme une évidence ce que plusieurs instituts de statistique ou politologiques contestent, à savoir que Trump a été élu en parvenant « à mobiliser largement les abstentionnistes de son socle électoral, majoritairement les Blancs non diplômés de l’enseignement supérieur ».

Sur WP, un tel article se verrait immédiatement apposer un ou plusieurs bandeaux d'avertissement : neutralité, nécessité de citer les sources etc. Sur l'Encyclopédie Universalis, le vénérable professeur d'histoire américaine est libre de signer son nom un article contenant plusieurs approximations, et, je le suppose, de dire — comme tant de collègues qui n'ont jamais regardé de près la Wikipedia et son fonctionnement — du mal de Wikipedia !

 

* Ce que j'essaie de montrer dans ce cours, en expliquant le fonctionnement des bandeaux, le système de recherche dans l'historique, le système de vote collectif pour améliorer ou supprimer des articles, c'est que le fait que tout le monde puisse être auteur ne se fait pas au détriment de la qualité. (Au contraire, même : la WP est actuellement l'outil encyclopédique le plus complet et le mieux écrit, en anglais notamment.)

La majorité de nos collègues en sont restés à l'époque des débuts, vers 2004, où on pouvait écrire n'importe quoi et où ça restait en ligne pendant des semaines. Cela est nettement moins vrai de nos collègues anglophones, qui, depuis très longtemps, participent activement aux portails des domaines dont ils sont spécialistes.

En France, quand apparaît un outil formidable mais bouleversant les codes, on préfère cracher dans la soupe plutôt que de participer à l'améliorer. L'exemple plus frappant, dans cette histoire des rapports de frilosité des élites intellectuelles françaises vis-à-vis du numérique, restera pour moi cette baderne de Fumaroli fustigeant le Projet Gutenberg et Google Books en vantant les mérites de Gallica, qui était, à l'époque, cent fois moins complet et surtout cent fois moins pratique que Gutenberg ou Wikisource. Depuis, d'ailleurs, Gallica s'est considérablement améliorée... en se gutenbergisant.

mardi, 08 novembre 2016

Pour renouer avec le robot

Le 21 décembre 2014, à 6 h 31 du matin, j'écrivais ceci sur Facebook, avant de me lancer dans de maigres — et très short-lived — publications de textes robotiques ici même, ce que vient de me rappeler, façon ping-pong, la rédaction du billet du jour dans Untung-untung :

On ne va pas se quitter sur des mots de robot, tout de même. Et puis le robot, il faut l'alimenter. (Les mots de robot, ce sont mes mots. Le robot compose des textes ou des blocs.)

Ce petit logiciel rigolo (mon fils aîné était plié de rire hier soir à un bon quart des textes bricolés par whatwouldisay) sert de structure générative (abstraite mais pas seulement), fait ressortir des bribes enfouies (appel à la mémoire des milliers de moments répertoriés ou créés sur Facebook), enfin enseigne ce que cela signifie d'avoir un robot à sa disposition et comment la possibilité technique, encore une fois, configure l'écriture.

Là, par exemple, suis obligé de faire bien abstraction, de me lancer phrase après phrase dans ma réflexion pour oublier que tous ces fragments de phrases, tel ou tel mot, se retrouveront plus tard, mêlés aléatoirement à d'autres, à une portée de clic.

Volonté de penser le réagencement, donc faire le partage entre blocs de texte tels quels et la possibilité de recoller, mettre ensemble. Par exemple, est-il possible de composer un sonnet régulier avec des bribes de textes robotiques sans les retoucher ? et, si oui, combien de fragments faut-il faire générer au logiciel avant d'avoir la matière du sonnet ? un tel sonnet prendra peut-être 50 fois plus de temps à composer qu'un sonnet normal.

Bref — pourquoi écris-je tout ça ici ? je me suis espalasé, ça irait mieux au blog.

dimanche, 16 octobre 2016

Cinq saints rares du 16 octobre

16 octobre 2013.

 

Un naïf du nom de Bercaire

Aime beaucoup Cora Vaucaire.

Il sait qu'on dit en teuton

Gesang pour la chanson

— Et le trafic se dit fercaire.

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un néo-iznogoud, Eliphe,

Voudrait être caliphe en place du caliphe.

Afin que stressé il soit moins,

On lui a conseillé le joint

Car rien ne vaut, pour se relaxer, un bon spliphe.

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un étudiant de lettres, Konogan,

Ne se lave pas trop le catogan.

Il y a plus de jooing

Chez lui que de shampooing —

Il ne passe jamais son korogan.

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un chanteur prénommé Momble

Fait, à tous les coups, salle comble.

(Un de ses amis, Lull,

Le trouve pourtant null,

Ce qui n'est pas l'avis des fans de Momble.)

 

╝╗║╣╣║╗╝

 

Un vieux chasseur, Saturien,

Qui n'avait jamais lu Le Voyage d'Urien,

Lança « Cornegidouille !

Toujours, je reviens bredouille :

Vraiment, ce fusil, ça tue rien ! »

 

dimanche, 09 octobre 2016

L'algorithme & la prégnance

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Je pense avoir deviné une partie de l'algorithme utilisé par l'application qui génère des nuages de « mots les plus employés sur Facebook ». En effet, je ne l'avais pas mise en route depuis longtemps, et j'ai été surpris de voir apparaître le mot loaded, que je ne pensais pas avoir employé du tout.

Une brève recherche des occurrences de loaded sur mon mur m'a prestement fourni la réponse : j'ai publié en tout et pour tout, depuis 2008, un seul texte incluant ce mot. C'était il y a quatre jours (donc le générateur de nuages privilégie des publications très récentes), dans un pastiche de Gertrude Stein que j'ai publié in extenso, et qui, pastiche de Stein qu'il est, joue sur la répétition des mots et des structures de phrase (donc le générateur de nuages se laisse influencer par une forte répétition dans un seul statut).

Je livre, pour l'occasion, le texte de Robert Duncan imitant Gertrude Stein :

This is the poem they are praising as loaded

This is the poem they are praising as loaded. This is as it is loaded and thrilling. Loaded with death's kingdom which is meaning. Loaded with meaning which is gathering the former tenants. Loaded with the former tenants speaking which brings weeping and fulfilling. Loaded with fulfilling which brings crises and then wealthy associations. This is the poem loaded up without shooting which is an eternal threatening.

The sadness of the threatening makes a poem in the poem's increasing. This is not an increasing in mere size but a more and moreness of pressure and precedence. An explosion that does not come but makes a partial exposure as a disclosure that substitutes for its period.

This makes an imposing poem, an imposter pretending to be what he really is, makes a great poem in collecting. This is the passing of the collection face. An anthology of human beings. A loaded folding up in which history is folded.

Robert Duncan

from "imitations of Gertrude Stein 1953-1955"
in Derivations: Selected Poems 1950-1956
[London: Fulcrum Press, 1968]

lundi, 19 septembre 2016

Rien la tronche.

20.09.2014.,

peut-être sous l'influence de Frankétienne ou de Tram 83

Ribouldingue pour les fous.

Rigodon pour d'autres farcis empiffrés.

Sarabande des mutiques.

Plein la panse.

Rien la tronche.

 

Bancroche à fond la foison des fieffés menteurs roule-mécaniques.