samedi, 29 août 2026
Galihougnes en terre tourangelle
Ce serait le 103e anniversaire de mon grand-père paternel, mort il y a huit ans. Depuis le début de l’après-midi, il tombe une petite pluie fine ; il pleut un peu tous les jours, mais pas assez longtemps, ou trop brusquement. Personne ne semble comprendre qu’il faudrait quatre ou cinq heures de pluie soutenue mais pas drue pendant plusieurs heures chaque nuit jusqu’à la fin septembre pour que la terre refasse les réserves dont l’agriculture intensive et les bassines criminelles l’ont privée.
Parmi les innombrables incendies de l’été, un qui a pu passer inaperçu en-dehors du petit landerneau de Touraine, c’est le feu qui a détruit l’ancien hôpital des Grandes Brosses, sur la commune de Mettray, mais à deux pas de chez nous. Nous étions dans les Landes (ou en Suisse ?) quand ça s’est produit. Hier nous sommes allés promener au parc de la Cousinerie, voir ce qu’il en était ; la démolition de cette bâtisse du dix-huitième siècle, abandonnée depuis plusieurs années et livrée aux squatteurs autant qu’aux praticiens d’Urbex, est bien entamée.
Quelques ornières étaient pleines d’eau, du fait des averses du matin : de véritables galihougnes en terre tourangelle.
Ces derniers jours nous avons pu remarquer, au cours de plusieurs promenades, qu’il nous était impossible de nous rappeler exactement quand avait eu lieu telle ou telle construction, ou tel réaménagement, ni même ce qu’il y avait à tel endroit il y a vingt ans. Cela fait vingt-trois ans que nous vivons dans ce quartier, plus ou moins (cinq ans et demi sur les hauts de Sainte-Radegonde, dix-huit dans le quartier des Sçavans), et la forme d’une ville blabla. Avant-hier j’ai pris deux photos de la « maison du 200 » qui n’a jamais l’air tout à fait abandonnée mais dont la submersion sous la vigne vierge a désormais des allures de château de Ronce-Rose ; il y a quelques mois on pouvait encore avoir quelques doutes car les volets et même le portail sont ouverts (sont, car ils le sont toujours).
15:13 Publié dans 2026, Kleptomanies überurbaines, Moments de Tours, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0)

