Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 22 juillet 2026

Suisse, jour 8 (et dernier)

WhatsApp Image 2026-07-24 at 11.59.25.jpeg

 

 

On pensait que le château de Chillon ne serait qu’un énième château-fort... et non... Le poème de Byron y est bien mis en évidence, sans compter les nombreuses décorations murales retrouvées, reconstituées, émouvantes. Bien sûr, la situation au bord du Léman joue un rôle important dans le caractère mémorable de la visite. Mon ex-collègue Nelly m’a signalé après coup qu’il y a une scène importante de Daisy Miller dans ce château. Pas surprenant que James ait été marqué par ce lieu, aussi.

 

Après avoir longé le lac au retour (j’ai trouvé très reposant de laisser la voiture au garage pendant ces trois jours), Claire a voulu qu’on aille à Montreux visiter la Queen Studio Experience... et ce n’était pas inintéressant (même si, avec celle de Bowie, la musique de Queen me semble être la plus invraisemblable imposture surcotée de l’histoire de la pop).

 

Le Musée Jenisch à Vevey a aussi tenu ses promesses : les lithogravures de Kokoschka pour L’Odyssée résonnent de façon amusante avec toute la hype – liée au film de Nolan – autour du classique homérique.

 

Et surtout, enfin et en fin de journée, une énième baignade dans le lac qui n’était pas une énième baignade dans le lac : regarder les cormorans plonger, réapparaître avec poisson au bec, idem d’un grèbe plus altier et qui toisait les nageurs humains, nager près d’un couple de foulques avec leurs trois canetons (foulqueaux ?) tout petits et intrépides...

 

mardi, 21 juillet 2026

Suisse, jour 7

[Impossible de venir à bout de ce chapitre 6 de Under the Volcano.
Que c'est ennuyeux, plein de fatuité, difficultueux...]

 

Belle journée encore. Ce matin, ascension en train jusqu’aux Rochers-de-Naye, à 2.000 mètres d’altitude. Là, d'un côté on embrasse toute la large vue sur le lac Léman et les Alpes bernoises ; de l’autre, sur les Alpes vaudoises. Les deux créneaux que forment la Tour de Mayen et la Tour d’Aï sont particulièrement mémorables, mais tout le panorama est splendide.

Chocard.jpg

 

Ce que nous ne savions pas, c’est que le site abrite une colonie de plusieurs dizaines de Chocards à bec jaune, un corvidé que je rêve de voir depuis si longtemps et que nous avons pu observer sous différentes facettes : en couple, voletant de piquet en piquet ; en escadrilles, fendant l’air le long des rochers et piquant subitement ; perchés le long des parois, sur des touffes d’herbe qui auraient pu cacher des nids (mais je pense que les nids n’étaient pas visibles). Quel bel oiseau ! *

 

Nous sommes redescendus vers 3 heures de l’après-midi, et après une petite sieste, promenade à Vevey, et baignade bien sûr, bronzette sur les decks ; le paysage que forme le Léman à cet endroit est plus beau qu’à Montreux — un véritable écrin de montagnes et de ciel. Plusieurs statues, dont une, très livresque, du poète Mihai Eminescu. De retour à Montreux, passage par le spa de l’hôtel avant dîner. Montreux est une ville bébête, superficielle, mais ça n’a aucune importance : il ne faut pas y rester.

 

* N’ayant pas pris de photo très satisfaisante, bien sûr, des chocards à bec jaune avec mon bête smartphone, j’emprunte cette photographie à un article du naturaliste Jean-Paul Martinot de 2016. No copyright infringement intended.

 

lundi, 20 juillet 2026

Suisse, jour 6

Il fait un temps splendide, grand soleil (pendant que l’Europe brûle – l’horreur capitaliste au bout de son fuseau).

 

Aujourd’hui, en transit entre les Quatre Cantons et la partie orientale du lac Léman, nous avons traversé, surtout dans les 30 kilomètres avant Thoune/Thun, de beaux paysages de moyenne montagne qui correspondent aux clichés qu’on a de la Suisse mais qui ne sont pas si pertinents. J’ai dit à Claire il y a deux jours : « on comprend mieux pourquoi ils sont fous de leurs hauts sommets, qui sont les seuls endroits qu’ils n'ont pas bousillés ». Il y a une drôle de tradition, uniquement en Suisse alémanique, qui consiste à placarder sur les maisons des « panneaux de naissance », grandes plaques en bois où figurent le prénom du bébé, sa date de naissance et un dessin. Les dessins sont systématiquement ignobles, sans quoi la tradition serait plutôt sympathique : lapins infra-Disney, cigognes méconnaissables, bébés dégueulasses, ça semble être un concours à qui fabriquera ou affichera le truc le plus moche.

 

Thoune est une jolie bourgade, sans plus, mais nous avons pu nous baigner dans le lac éponyme, sur fond de montagnes, dans un espace payant cette fois-ci, organisé, avec trois piscines (où nous n’avons pas daigné poser un orteil). Ici, on a pied jusqu’à très loin, ce qui rend d'autant plus étrange l’information, lue sur le Web, selon laquelle la profondeur maximale de ce lac de dimensions modestes est de... 174 mètres. Il doit y avoir un gouffre soudain. Baignade encore très plaisante ; par contre, n'ayant pas loué de parasol ni mis de crème, je me suis pris un bon coup de soleil sur les épaules.

 

Sur la route entre Thoune et Montreux, on aperçoit le lac de La Gruyère, avec la petite île où s’élèvent deux tours en ruine, qui rappellent que ce lac artificiel a en fait englouti des villages. Le soir, après une baignade dans le lac Léman (bien que Montreux ne fasse pas partie des 110 points du lac où la qualité de l’eau est contrôlée et attestée...), nous nous sommes promenés le long de ce que les locaux ont décidé de nommer la Riviera vaudoise, qui mérite assez bien son nom, avec ses grandes fleurs, ses palmiers, les eaux bleues du lac. Par contre, comme le festival de jazz (dont j’ai pu vérifier sur la programmation qu’il n’accueille absolument aucun artiste ou concert de jazz stricto sensu, mais de la pop plus ou moins fusion) s’est achevé il y a deux jours, toute la partie entre notre hôtel et le marché couvert est gangrénée de praticables et de cahutes pas encore démontées.

Fifty years down the line, let’s stick to Nina Simone hey. (“Like Odetta said last night, if you don't get loose tonight, you'd better forget it.”)

 

dimanche, 19 juillet 2026

Suisse, jour 5

Ce dimanche, après un solide petit déjeuner, le temps maussade nous a emmenés à Schwyz, jolie bourgade un peu figée dans le temps et où nous avons un peu gagné les hauteurs avant de redescendre par l’impressionnant Kollegium. Le long du lac de Zug, nous avons également fait une petite promenade, histoire de regarder avec les jumelles les grèbes, les foulques et surtout la centaine de cormorans massés de façon grégaire, qui voletant, qui plongeant, qui se laissant porter par l’eau. À Zug, comme le soleil s’était enfin levé, nous nous sommes baignés : l’eau du lac n'est pas du tout froide (c’est cela, la plus grande surprise du séjour) et l’espace aménagé pour les baigneurs tout à fait agréable : pelouses, plateformes de planches... Dans l’après-midi, nous nous sommes rendus presque par hasard à Einsiedeln, pour y découvrir un monde fou, un ensemble abbatial colossal (difficile de dire si c’est beau) où l’on croise sans cesse des moines bénédictins qui s’entretiennent avec les fidèles et qui est un des principaux lieux de pèlerinage du pays, en raison de sa Vierge noire (tout à fait sans intérêt au demeurant, mais je suis un sale incroyant). Comme souvent, le village n’a aucun intérêt.

 

À l’hôtel Platten, pour notre dernier soir en surplomb du lac des Quatre Cantons, nous avons robustement dîné de spätzli, et j’ai enfin goûté l’Appenzeller Weizenbier. (Comme j’avais mal compris ce que m’avait expliqué la serveuse le premier soir, je croyais que c’était de la bière blanche, weißes Bier, alors que c’est de la bière de froment, Weizen.)

 

[Ai-je le droit d'écrire que je regrette de ne pas avoir volé un des hymnaires quadrilingues de la cathédrale de Soleure ? je n'en ai pas retrouvé depuis.]

 

 

samedi, 18 juillet 2026

Suisse, jour 4

La météo commence à se dégrader sérieusement, mais on a tellement rêvé d’averses et d’une telle atmosphère rafraîchie en Touraine pendant les semaines de canicule qu’on ne peut bouder notre plaisir. La baignade est tombée à l’eau : pas de brasse sur les bords du lac à Gersau ce samedi.

 

Nous avons passé une bonne partie de la journée à Lucerne. Il y a ses deux ponts en bois sur la Reuss, bien sûr, dont celui détruit par l’incendie de 1993 et entièrement reconstruit, les panneaux peints triangulaires rescapés ayant été soigneusement replacés, y compris ceux qui ne sont plus que charbon. Le Spreuerbrücke, avec ses 45 tableaux de Kaspar Meglinger représentant diverses scènes de Totentanz, est plus émouvant.

 

Des deux côtés de la Reuss s’étale la ville ancienne, terriblement commerçante aussi. Dans la Hofkirche, à 9 h 30, se préparait de toute évidence une cérémonie de mariage avec des chrétiens d’Ethiopie, peut-être des coptes, ou des chrétiens de Syrie (il y avait deux familles, sans compter les invités, et les origines ethniques semblaient diverses). La Jesuitenkirche est presque une caricature de blancheur pâtissière baroque. La collection Rosengart présente une centaine de dessins et tableaux de Picasso, dont certains réussissent à étonner encore, mais surtout trois grandes salles consacrées à Paul Klee (la jeune femme à l’accueil a prononcé /kli/), surtout des dessins, uniquement des œuvres de petit format.

Avant de repartir, nous avons visité le panorama Bourbaki, cette œuvre circulaire de 110 mètres de long peinte en 1881 par Edouard Castres avec l’aide de cinq apprentis, et qui représente l’accueil de 87.000 soldats français par la Croix-Rouge et l’armée suisse après la débâcle face à la Prusse à l’hiver 1871. D’un réalisme proche parfois du trompe-l’œil, le panorama est tout à fait émouvant.

 

Très mal aux jambes : je me remets à ne plus pouvoir piétiner ni même marcher de façon interrompue, comme pour toute visite de ville. Il faudrait que je refasse mes exercices de kiné. Il faudrait surtout commencer chaque journée par une vraie promenade, en marchant vraiment.

Soirée : promenade sur les hauteurs du Plattensweg, au soleil presque couchant.

G. Cingal, Gersau.jpg

vendredi, 17 juillet 2026

Suisse, jour 3

Journée parfaite, d’abord avec la promenade sur les berges du lac, à Gersau et à Brunnen (ville de naissance d’Othmar Schoeck), puis croisière jusqu’à Flüelen et retour.

 

748438234_10236436912756757_8084487913089722074_n.jpg

 

 

Salut à la « pierre de Schiller » : j’ai lu il y a quatre ou cinq ans, davantage peut-être*, son Wilhelm Tell, qui m’avait ébloui. Mais le plus beau, ce sont les montagnes tombant à pic dans les eaux vertes, de dix verts différents. Le paysage est un des plus beaux que j’aie vus.

De retour à Gersau, baignade dans le lac : on pose sa serviette sur un banc en pierre puis on descend directement par un escalier. L’eau n’est même pas froide. Quel bonheur ! On nage avec les oiseaux, ici un grèbe (cf photo, à agrandir).

 

À l’hôtel, en fin d’après-midi, on tente de lire près de la piscine, mais à l’ombre il fait un peu frisquet, sans compter les taons. Après avoir lu deux pages du roman mercredi et deux pages la veille, je suis enfin entré dans Under the Volcano, mais je ne vois pas trop ce que d’aucuns trouvent à ce livre. Après le repas dans la chambre, excellente eau-de-vie de prune sur la terrasse du restaurant surplombant la route avec ses épingles à cheveux.

 

 

* Facebook supplée ma mémoire : « Fini WILHELM TELL. Magnifique pièce. Du coup envie de lire tout Schiller et ce n’est pas possible. » (26 septembre 2019)

jeudi, 16 juillet 2026

Suisse, jour 2

Après le petit déjeuner dans la salle à manger de l’hôtel, avec les moyens du bord, nous sommes repartis faire un tour dans les rues de Soleure, décidément une très jolie ville. La ville moderne et les faubourgs sont ternes, voire hideux, mais nous aurons l’occasion de vérifier que c’est le cas de presque toutes les villes, même petites, en Suisse, du canton d’Argovie au canton de Schwyz en passant par celui de Lucerne. La veille au soir, nous avions déjà visité la cathédrale, flâné le long de l’Aar, pris un verre près d’un des deux ponts-passerelles. Ce matin, après avoir emprunté le chemin qui longe la Loretokapelle (avec son néflier, son figuier et son chemin de croix en extérieur), nous avons acheté des timbres à la poste, visité la Jesuitenkirche (avec son buffet d’orgues très beau et juché très haut). Contrairement à la veille dans la cathédrale, les livres d’hymnes ne sont qu’en allemand, pas dans les quatre langues du Bund.

 

Le Kunstmuseum de Soleure n’ouvre qu’à 11 heures. La collection permanente fait la part belle à la création ultra-contemporaine, ainsi qu’à quelques « locaux de l’étape », notamment Cuno Amiet et Félix Vallotton. L’exposition ‘Was sich als Natur zeigt’ organisée par Luzia Hürzeler autour de certaines de ses œuvres avec un vaste ensemble de tableaux, vidéos et dessins allant du début du 19e siècle jusqu’à nos jours, était très intelligente, profonde. Il faudrait une journée entière, ne serait-ce que du fait que, dans la salle où Luzia Hürzeler présente en diptyque des photos des huit loups du Valais naturalisés entre 1998 et 2010 et des photos des huit sites où ils furent abattus, il y a quatre interviews de différents spécialistes de la présence des loups, chacune d’environ 45 minutes... La salle consacrée à la représentation des gorilles dans les collections et les archives du Muséum d’Histoire naturelle de Berne à partir du 19e siècle, assortie de deux interviews, là encore, dont celle du directeur du Parc National du Kahuzi Biega. J’en passe... Hürzeler est originaire de Soleure, mais la commande de cette exposition n’a rien de complaisant : on voit que la question de la représentation de la nature dite sauvage la travaille depuis longtemps.

 

748541445_10236432416004341_5464645332847435043_n.jpg

 

 

 

 

Sur la route du lac des Quatre Cantons, où nous passerons les prochains jours, nous avons pique-niqué près du château de Hallwyl, avant de nous promener jusqu’aux plages situées sur les bords du lac du même nom (ou presque, le lac s’orthographiant Hallwil (?)). Après une bonne heure de route, nous sommes arrivés à l’hôtel Platten, à Gersau, sur la rive nord du lac des Quatre Cantons (Vierwaldsstätter See). La vue est splendide, l’emplacement de la piscine est exceptionnel, mais il faut bien dire que les deux kilomètres de route pour accéder à l’hôtel, sans gâcher totalement le plaisir, taraudent un peu l’esprit pour les journées suivantes.

 

mercredi, 15 juillet 2026

Suisse, jour 1

Arrivé-es il y a moins d’une demi-heure à l’hôtel, depuis deux heures à peine en Suisse. La première étape, Soleure (Solothurn en allemand) a été choisie car elle permettait de s’approcher des Quatre Cantons et donc de se débarrasser du plus gros du trajet aujourd’hui : en effet, neuf heures de route en comptant les pauses. J’ai préféré quitter l’autoroute après Auxerre ; au final, le trajet total n’a pris qu’une heure de plus, et nous aurons vu l’extrême-nord de la Côte d’Or (moche), et un bout de Franche-Comté que nous ne connaissions pas (craquelée et grêlée par l’agrobusiness).

 

Dès avant le passage de la douane on doit s’acquitter d’une taxe de 40 francs suisses pour pouvoir utiliser les routes du pays. Cela inclut l’accès aux autoroutes, donc pas si mal…

Les villages et bourgades du Jura suisse sont aussi ternes et moches que celles avant la frontière. Dès qu’on arrive en pays germanophone, c’est beaucoup plus joli [mais ça ne durera pas, spoil des journées prochaines], à commencer par cette impressionnante ascension du Weissenstein (1279 m), vraiment très jolie, où on est contents que les freins et le frein-moteur marchent à la perfection (24% en certains endroits, épingles à cheveux incluses), souvenir d’une journée de l’été 1983 avec mes parents et ma sœur : les freins de la R16 avaient lâché pendant la promenade dite des trois cols, et mon père avait fait une des trois descentes entièrement en frein moteur, et heureusement sans la caravane ce jour-là (sinon, je crois que je ne serais pas là pour vous raconter cette anecdote).

 

L’hôtel est un ensemble de six chambres très coquettes installées dans le cloître d’une église. Le couloir est recouvert de peintures à l’huile représentant des sujets pieux et appartenant à l’école universelle dite « des croûtes infâmes ». La fenêtre ouvre sur un vaste champ et sur un clocher rococo, à quelque 400 mètres. Les vacances commencent bien, on peut se laisser aller au cliché complet et fredonner du Mani Matter.

 

vendredi, 26 juin 2026

Vendredi matin

Levé depuis 4 h 45, j’ai mis la maison à aérer : nous n’avons pas eu de pluie, mais il y avait un grand vent et en bloquant portes et fenêtres pour ne pas qu’elles claquent j’ai pu faire descendre le rez-de-jardin à 27°5. Maintenant ça ne descend plus. La maison a tant emmagasiné la chaleur qu’il faudra des jours. Et d’ailleurs on n’est pas encore au bout de nos peines : 36 aujourd’hui, 34 peut-être demain.

Depuis que le soleil est apparu, vers 7 h, on sent la chaleur reprendre le dessus, déjà. Depuis 5 h 40, je pouvais lire sur la terrasse, sans forcer mes yeux : j’ai terminé les deux romans que je lisais simultanément, Azucre de Candia Bibiana et Hackenfeller’s Ape de Brigid Brophy. Puis j’ai (enfin) commencé de lire un roman traduit du lituanien que j’avais acheté il y a un an à Saint-Malo.

Il va falloir passer à la lecture du mémoire de M2.

J’ai reçu mercredi, en format PDF, les épreuves de la traduction que je dois relire pour la mi-juillet, mais j’attends l’exemplaire papier ; ces 650 pages, cette fois-ci, il faut les relire autrement que sur écran.

 

07:15 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 25 juin 2026

Un palier

IMG_20260625_043826    Levé depuis 3 h 45, pour faire aérer – en vain : le salon est à 31° et, dans le meilleur des cas, il « tombera » à 28° vers 7 h 30, avant qu’on ne doive refermer. On a vraiment franchi un palier impressionnant avec la canicule qui sévit depuis samedi dernier : en 18 ans dans cette maison, nous n’avions jamais eu plus de 27 dans le salon, et encore c’était lors de vagues de chaleur, quand on n’avait pas totalement fait attention, et notamment que l’un ou l’autre d’entre nous avait, par flemme, emprunté la porte-fenêtre de la salle à manger pour accéder à la terrasse, au lieu de faire le tour par l’escalier du perron ou par le garage. Depuis dimanche, en évitant totalement le salon, en le laissant entièrement fermé, volets totalement clos, dès le matin tôt, le rez-de-chaussée « monte » quand même à 30° et plus.

 

Tout le monde en fait le constat : cette année, on sent véritablement le début du désastre, de l’invivable.

Malgré cela, Claire a fait passer les oraux de français pendant trois jours, dans des conditions abominables ; j’ai surveillé des examens tous les jours, et rebelote ce jeudi (tôt le matin et à 17 h – j’espère pouvoir faire une petite sieste en début d’après-midi, on ne parle même plus de préparer ma communication pour la semaine prochaine aux REAF 2026). Plutôt que rester figé dans ma torpeur, dans le canapé, à surveiller vaguement, mollement, qu’aucun intrus (rat ou chat surtout) ne s’introduit dans la maison, j’ai décidé de « profiter » de la nuit écourtée pour rattraper au moins le retard dans ce blog-ci. Je compte écrire quelques billets sur Annegarn, faute d’autre chose. Même si le désastre climatique est bel et bien là, je ne peux pas me contenter d’écrire ce truisme du désastre.

 

mercredi, 24 juin 2026

10 kilomètres de clim

44 à la voiture.jpg

 

 

 

 

44 à l’ombre (en allant chercher C*, qui, épuisée par trois journées épouvantables d’oraux, aurait dû encore prendre le bus et marcher 15 minutes), 8,7 litres aux 100 (au lieu de 4,5 normalement (je ne mets jamais la clim, bonjour la conso)). On crève.

 

mardi, 23 juin 2026

Mireille (1975)

Comme je l’ai expliqué dans le premier billet, j’ai découvert cet album en 1992. Pour poursuivre la contrainte anthologique, qui devrait déboucher in fine sur un best of d’une cinquantaine de titres, je retiendrai avant tout :

 

Si je m’en tenais au critère des chansons que je chante le plus souvent, Coutances (qui avait perdu son -s sur le vinyle) et Paladin braconnier auraient pu être du voyage. J’aime énormément Nicotine queen aussi, chanson oubliée mais qui démontre aussi la diversité de ces premiers albums. Il y a des raisons personnelles, intimes disons, au choix que j'ai fini par faire.

« Toi tu dors / fais le mort » : le fait qu’Annegarn aime les hommes s’entend dans ce masculin (encore que les libertés avec le genre grammatical soient devenues une de ses marques de fabrique), mais ça ne m’a jamais empêché d’associer très profondément cette chanson à ma vie intime.

Maison à vendre : avec son refrain en néerlandais, c'est une chanson que j'ai toujours trouvée très émouvante... et que j'ai diffusée lors de la deuxième émission d'I Love Mes Cheveux...

 

Annegarn album Mireille.png

Et vous, vos deux préférées ?

 

lundi, 22 juin 2026

1975

Poly.jpg

 

 

 

Cet album n’ayant jamais été réédité, j’ai dû attendre qu’il soit mis en ligne sur YouTube pour découvrir la plupart des chansons. Les deux ou trois qui ont été reprises sur le best of des chansons de jeunesse ne sont pas mes préférées, et celle qu’Annegarn reprend souvent en concert, Le roi du métro, m’a toujours paru un peu anecdotique.

Je ne citerai pas ici Tourne en rond, que je n’ai longtemps connue que par la reprise en duo avec Souchon (sur l’album d’hommage de 2005, Le grand dîner), mais, après beaucoup d’hésitations (comment peut-on écarter Frizoschénie ?) :

 

Polymorphose.png

Et vous, vos deux préférées ?

 

dimanche, 21 juin 2026

Sacré géranium (1974)

Difficile, d’emblée, de respecter la règle du jeu : il faut écouter le premier 33 tours de Dick Annegarn dans son intégralité (et dans l'ordre de départ, pas dans le réagencement des CD best of ultérieurs). À ce titre, même s’il (Annegarn) s’agace (légitimement, c’est pénible pour quelqu’un qui a écrit peut-être 250 chansons d’être toujours ramené aux 3 ou 4 mêmes) de cela, cet album a dû être un choc pour les contemporains ; moi, j’étais dans le ventre de ma mère.

Et d’ailleurs – vous direz que je digresse pour retarder le moment d’exclure 9 de ces 11 chansons – avant de découvrir vraiment Annegarn grâce au prêt du double vinyle par ma tante, je ne connaissais ce chanteur que très indirectement, mon père chantant de temps à autre (faux et en intervertissant les vers 2 et 4 du refrain, je le dois à la vérité) Albert. Ma tante, elle, avait dû me parler d’Annegarn, peut-être avant ce fameux été 1992, et en chantant le refrain et la toute fin de Mireille. Bon, ce ne sont pas mes chansons préférées d’Annegarn : celles-ci, le moment venu, je n’aurai pas de mal à les recaler. Lors du concert, jeudi, Annegarn a dit : « j’ai la légion d’honneur, je suis chevalier des arts et des lettres, et en fait j’ai seulement écrit trois mots hein, zoum zoum zoum ». Cela dit, après avoir arroumégué, il a tout de même fini le concert en chantant Bruxelles et Mireille… Sic transit.

 

Fini de digresser.

Les deux chansons que je retiendrai, de façon absolue, du premier album, sont :

  • La Transformation pour la mélodie, les accords, l’imaginaire si fort, étrange, conceptuel, et la langue tout simplement (la faune et la flore / et les métaphores / entrent en transcendance / en transformation »), pour les cinquante dernières secondes etc.

 

  • L’Univers peut-être trop proche, dans l’esthétique, de l’autre chanson choisie… bon, cela dit sans doute quelque chose de mes goûts, mais je me rattraperai peut-être en allant repêcher Volet fermé ou Faubert Waltz autrement.

 

Qu’est-ce à dire, « esthétique » ? Ce qui m’a tout de suite plu chez Annegarn, c’est sa liberté : ah, on peut écrire et chanter ce genre de choses ? Ah, on peut répéter douze fois les deux premières syllabes d’un mot avant de le dire en entier ? On peut balancer des onomatopées inouïes ? On peut geindre par-dessus ses frottements de cordes ? Et tout ça passe, tout ça forme un tout cohérent, qui capte l’attention, charme, se fixe ?

Il faut dire qu’à l’époque, j’écrivais – en n’ayant pas la moindre notion de solfège ou de composition, donc mélodies intégralement à l’oreille – des chansons. Une soixantaine, je dirais, entre 1990 et 1993. Je me suis même enregistré, a cappella, avec ma voix atroce, sur cassettes audio. Je crois, j’espère que tout ça a disparu. Mes inspirations étaient diverses, mais on va dire, grosso modo : Manset, Yves Simon, Mama Béa. – Annegarn, là-dedans, ça a été le bébé éléphant dans le magasin de porcelaine. Les autres artistes francophones que j’écoutais suivaient des règles, obéissaient à certains codes. Annegarn, j’avais l’impression qu’il jouait et qu’il chantait ce qu’il avait envie de dire et de jouer, sans s’embarrasser d’aucune norme. C’était, en un sens, sidérant.

Annegarn Sacré G.png

Et vous, vos deux préférées ?

 

samedi, 20 juin 2026

3 en 1

Morales.jpg

 

 

3 en 1, oui : après m’être levé dès 4 h du matin pour faire aérer et baisser un peu la température de la maison (en finissant par lire pour relâcher la tension), je lis le corpus de mémoire d’une de mes étudiantes de Master (pour l’année prochaine) en glanant des textes de version.

 

(Il s’agit de When the Shark Bites de Rodney Morales. Je dois lire ce roman depuis octobre, mais, l’étudiante ne m'ayant guère donné de nouvelles, je n’avais cessé de repousser à plus tard. Eh bien, c’est un très beau livre, très riche.)

 

vendredi, 19 juin 2026

Ecriture citronnelle

Levé à 5 h. Nuit trop brève : cela me permet au moins d’ouvrir en grand les volets et de mettre à aérer (il n’y a pas assez d’air pour parler de courant d’air ce matin). J’écris ces lignes avec une bougie de type chauffe-plat à la citronnelle de chaque côté de l’ordinateur portable. Je n’écris pas assez ces temps-ci. Me laisse aller. Ai laissé les projets de l’autre blog aller à vau-l’eau. Me mettrais des beignes.

 

05:51 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 18 juin 2026

Annegarn champêtre

Très beau concert de Dick Annegarn ce soir : la troisième fois qu’on le voyait, et la première fois en solo (guitare, harmonica, flûte). Il a eu beau dire qu’il ne veut pas chanter « Bruxelles » et « Mireille » (« c’est pas YouTube ici » – je lui ai lancé un bravo), d’autant que ces deux chansons n’ont aucun rapport avec le thème du concert (Chansons agricoles ou Chansons naturalistes), il les a quand même chantées, « Mireille » en bis : comme, au vu du sujet du concert, j’espérais « Orbre », « Sécheresse », « De tuinman », « Beau bateau » ou – pourquoi pas – « Adieu verdure » en pied-de-nez, ça m’a un peu déçu. Mais tout le reste était incroyable, franchement. La voix est toujours belle, forte, juste ; elle résonne avec chaleur, émotive – rien que pour la version de « Même en hiver » a cappella ce concert valait le déplacement.

Avant de chanter « Il pleut », il a raconté qu’il avait essayé de la placer auprès de Françoise Hardy, mais que ça n’avait pas pris, d’autant qu’elle n’arrivait à chanter que trois notes et qu’un monsieur avec un gros cigare était entré dans la pièce en lui faisant comprendre qu’il fallait « décamper ». Autre anecdote, que les quatre millions de vues de la reprise de « Bruxelles » par Angèle lui ont rapporté 600 euros en tout et pour tout : « j’ai changé les quatre pneus de ma bagnole, j’en avais pour 700 euros ».

Pour Claire et moi, dont c’était le trente-quatrième anniversaire, et qui avons découvert Annegarn quelques mois après avoir commencé à sortir ensemble, ça tombait particulièrement bien d’entendre en ce jour « Sacré géranium », « L’orage », « Bébé éléphant » (avec un couplet en moins).

 

mercredi, 17 juin 2026

Hawai'i plombé

Matinée à l’université : trois communications entendues dans le cadre du colloque « L’ère du trauma et de la mémoire », puis un rendez-vous avec l’étudiante qui va poursuivre en M2 sous ma direction un travail sur le romancier hawaïen Rodney Morales, déjeuner avec E°. De retour à la maison dans l’après-midi, j’ai pu serrer la main du plombier, qui m’a expliqué où il en était des travaux : tout sera installé d’ici vendredi soir.

 

18:08 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 16 juin 2026

Paris radio

À Paris, avant l’enregistrement de l’émission « Le Book Club » avec Patricia, j’ai visité les deux expositions du Musée du Quai Branly, la (toute) petite rétrospective Kwame Akoto et la grande (très riche) exposition Plumes du Paradis – à la croisée de la biologie, de l’anthropologie, de l’histoire coloniale et de l’histoire de l’art. Singulier projet, très bien mené, instructif.

 

C’est amusant de voir, plus de trente après que j’eus traîné mes guêtres à France inter et RFI, comment une telle émission est enregistrée ; entre autres, ils sont deux ou trois en régie pour faire ce que je fais seul à Radio Campus Tours tout en menant les débats. Certes, le résultat technique n’est pas le même.

 

19:04 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 15 juin 2026

Découverte d'Annegarn à l'été 1992

J’ai découvert l’œuvre de Dick Annegarn par hasard. Je sais très bien comment : après une visite à Bagnères-de-Bigorre, j’avais, en farfouillant dans les vinyles de ma tante, été intrigué par ce double vinyle qui était une nouvelle gravure de son premier et de son troisième album, ceux de 1974-75. Connaissant mes goûts – un peu – elle m’avait dit qu’elle me le prêtait le temps que je le « repique » (sur cassette, donc), à moins qu’on n’ait procédé à la duplication le jour même, j’avoue ne plus savoir. Je ne sais pas si j’ai beaucoup écouté les chansons au mois d’août, mais ce qui est certain c’est que cette cassette audio a servi de bande-son aux deux premiers mois de l’année de khâgne : nous sortions ensemble depuis à peine quelques mois, avec Claire, et nous alternions nos soirées et nos nuits entre sa chambre d’étudiante et mon studio. Dans le studio, de façon classique, on préparait le mercredi après-midi la version latine pour le cours du jeudi, assis tous deux à la table sur tréteaux, Gaffiot bien en place. En faisant la vaisselle du petit déjeuner, je chantais Faubert Waltz. À la pause thé, c'était Ubu... peut-être...

 

Les sept premières notes de Sacré géranium, première chanson de la face A du premier disque, se sont gravées à tout jamais dans ma mémoire à cette époque-là, suivie d’un silence, de trois notes, et du premier vers, avec cette voix et ces intonations si particulières :

Sacré géranium, tu sens bon la terre

 

Tout l’univers sonore et imaginaire d’Annegarn, tel qu’il s’exprime dans ces chansons de jeunesse – dire qu’il avait à peine la vingtaine quand il a balancé à la face du monde ces 20 ou 30 titres invraisemblables –, m’a immédiatement accompagné : à l’époque, il me suffisait de quelques écoutes pour connaître par cœur un album complet, et encore aujourd’hui je connais à peu près sans faillir ces chansons-là.

 

À quelques jours d’un concert reprogrammé – ce devait être le 14 février, fête paraît-il des amoureux, et ce sera le 18 juin, notre fête, à Claire et moi –, je me suis dit que je pourrais reprendre la discographie d’Annegarn par ordre chronologique, vinyle après vinyle, et constituer mon anthologie personnelle, en ne gardant que 2 chansons par disque.

Rude épreuve. Il se peut que je triche.

(D’ailleurs, je triche déjà, vu que j’écris ces lignes le 25 juin.)

 

dimanche, 14 juin 2026

Début de dimanche

Du retard dans mon travail, et je ne fais pas grand-chose de ce mois de juin. Pas grand-chose d’un peu approfondi, veux-je dire.

Avant-hier soir j’ai reçu le fichier de la traduction qui paraîtra le 22 septembre avec les modifications suggérées par l’éditrice : 505 pages d’un fichier Word à relire à la loupe, je vais m’y mettre sérieusement aujourd’hui. Sur mon bureau également : deux mémoires de master, dont un que nous faisons soutenir vendredi prochain et dont j’ai tout de même lu la moitié, et un article à expertiser… sans compter les copies de la session de rattrapage, qui vont affluer à partir de vendredi prochain.

 

La chaleur revient ; se lever trop tôt, cela permet de mettre la maison en courant d'air...

 

06:41 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 13 juin 2026

En pleine triade ghanéenne

WhatsApp Image 2026-06-14 at 07.24.59.jpeg

 

Deux mois après la parution de Notre Sœur Rabat-Joie, de l’écrivaine ghanéenne Ama Ata Aidoo, et trois mois avant celle du nouvel essai de Howard French, traduit par mes soins, et qui est en grande partie une biographie de Kwame Nkrumah, me voici en ce jour – la mine quelque peu ahurie – devant Ugwu, l’une des œuvres d’El Anatsui que l’on peut admirer dans le parc du château de Chaumont.

La plus impressionnante, la plus belle peut-être, est XiXe, que nous avons vue pour la première fois le 30 août 2015.

En igbo – et il ne faut pas s’étonner du choix de cette langue, car El Anatsui, dont la langue maternelle est l’éwé (alors qu’Aidoo et Nkrumah parlaient fanti) a effectué l’essentiel de son travail d’artiste au sein d’un collectif nigérian – « ugwu » signifie colline, montagne : ici, ce tas de rondins, qui ressemble quand on arrive par le côté opposé à un simple tas de bois, est orné, pour chaque billon, de peintures, de fanions colorés, de fragments de pages du journal local La Nouvelle République. Outre le clin d’œil à ce qui s’apparente, pour moi, à une sorte d’année ghanéenne, cette colline asymétrique, multicolore, est aussi une allégorie de la vie, avec ses différentes strates, ses moments, ses souvenirs enfouis, sa superficialité toujours complexe.

 

vendredi, 12 juin 2026

L'après-midi d'un (télé)faune

J’ai acheté un nouveau téléphone avant-hier, mais, même avec une nouvelle carte nano-SIM récupérée à mon bureau de poste le jour même, la ligne téléphonique personnelle continuait de ne pas fonctionner normalement – comme depuis novembre – de sorte que j’ai passé un certain temps avec quatre conseillers clientèle et trois conseillers techniques hier, aucun d’entre elleux n’ayant pu m’aider. Le service expertise devait me rappeler hier après-midi, « avant 20 h » : bien entendu, rien du tout.

Et ce midi, la conseillère technique avec qui je me suis entretenu :

i) a fait une manipulation puis m’a demandé de redémarrer mon téléphone

ii) a dit qu’elle me rappelait « dans cinq minutes »… et l’a fait !!!

iii) a, de fait, réglé mon problème (cela faisait huit mois que la prolongation automatique de mon forfait au 6 du mois s’était bloquée, et aucun-e de ses collègues n’avait vérifié cela)

 

13:37 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 11 juin 2026

Coupe du monde raciste & complexe du sauveur blanc

Le White saviourism (ou complexe du sauveur blanc) a de beaux jours devant lui.

Omar Artan (OMG).jpg

 

Au lieu de proposer un boycott de la compétition tant que l’administration fasciste des Etats-Unis triera les joueurs et arbitres, ou tant qu’elle multipliera les vexations contre ceux qu’elle n’a pas pu empêcher d’entrer sur le territoire US, les Canadiens procèdent au sauvetage (on admirera la métaphore filée de la noyade, pas du tout problématique) de l’arbitre somalien Omar Artan.

 

Le visuel reprend le mème connu sous le titre du Disappointed Black Guy et s’inscrit dans une culture de l’image détournée, mais malgré cela, nul doute que les auteurs de la page facebook Oh My Goal ne se rendent pas compte de leur phraséologie raciste.  Coming to the rescue, throwing a massive lifeline... C’est tout le problème de l’inconscient culturel collectif, du suprémacisme internalisé : tout va bien pour les Noirs du moment qu’il y a quelques valeureux Blancs pour leur jeter des miettes.

 

Il faut ajouter que cette « information » ne vaut pas tripette, vu qu'en fait Omar Artan n’arbitrera aucun match de la Coupe du Monde ; c’est ce que n’a pu que confirmer l’ignoble Gianni Infantino en conférence de presse. Ce visuel n’est donc pas seulement raciste, il est mensonger.

 

mercredi, 10 juin 2026

A Pagan Place... female/feminist gaze

J’écrivais avant-hier que j’avais des sentiments partagés en lisant A Pagan Place d’Edna O’Brien.

J’en ai achevé la lecture aujourd’hui et c’est un livre très puissant, dont l’écriture me rappelle beaucoup – mais elle lui est antérieure – les textes de Jamaica Kincaid. Ce découpage itératif et obsessionnel du réel par une écriture fondée sur un mélange contradictoire d’hyperperception et de mise à distance n’est pas nécessairement de l’ordre du female gaze (encore que…), mais en tout cas je serais curieux de lire d’autres livres d’Edna O’Brien…

 

mardi, 09 juin 2026

Prunier koumpo

Hier soir, une fine pluie a achevé d’alourdir les branches de l’énorme prunier qui a poussé presque à l'horizontale à partir de la haie et dont les branches, qu’il faudra sérieusement émonder au début de l’automne, balaient de leurs fruits la terrasse, avançant vers les murs à l’instar du koumpo.