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lundi, 27 juillet 2026

Du château à la Foire

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Hier, nous avons visité les nouvelles expositions du château de Tours. Celle consacrée à une rétrospective de plusieurs projets d’Ed Alcock, photographe britannique installé en France depuis une vingtaine d’années, est vraiment émouvante, en particulier la dernière salle autour de Horden, ville minière à l’abandon, en déshérence, et autour de la figure du grand-oncle mort dans un accident il y a un siècle ; la vidéo Buried Treasure, qui contextualise l’ensemble de cette dernière salle est à voir en entier (il ne s’agit pas d’une « installation vidéo »).

Les deux autres expositions nous ont laissés sur notre faim. Au premier étage, le travail de la photographe marocaine Laila Hida est tout à fait digne d’intérêt, mais trop conceptuel pour moi, trop abstrait. Par ailleurs, à force de vouloir déconstruire l'orientalisme, on continue de le placer au centre de l'horizon d'attente. Au dernier étage, HipHop4Life présente beaucoup de documents, mais le choix parcellaire dépend beaucoup de la subjectivité et du parcours personnel du commissaire, Niko Noki : ainsi, par exemple, le groupe Orishas est tout à fait essentiel, mais l’abondance de documents à son sujet contraste avec les nombreux absents.

 

Tour à la foire à l’ail et au basilic : sur plus d’une dizaine de producteurs présents, un seul bio, relégué aux marges de la place de Châteauneuf… Dans une municipalité « verte », à l’heure où les monocultures du capitalocène font brûler le pays et où la loi scélérate qui condamne tout un pan de la population à développer des cancers vient d’être votée, ce n’est pas supportable.