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mardi, 22 septembre 2026

Affaire Thélyson Orélien, le cas Faerber

Alors, Johan Faerber a globalement raison :

1/ Les accusations d’écriture par IA contre Thélyson Orélien émanent de comptes fachos et négationnistes. Aucun autre roman médiatisé de la rentrée littéraire n’a été passé à la moulinette de Pangram.

2/ Aucun logiciel de détection de l’IA n’est à même d’affirmer qu’un texte a été produit, totalement ou partiellement, par une IA. On compte déjà pas mal d’erreurs judiciaires contre des étudiant-es injustement accusé-es (tandis que des milliers d’autres ne se font pas repérer). Demander à une IA de détecter de l’IA, c’est un peu comme confier à l’IGPN une enquête sur les violences racistes dans la police, à cette différence que l’IGPN, elle, ne trouve jamais rien de gênant.

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Mais je ferai remarquer à Johan Faerber qu’il y a deux autres biais racistes, cette fois-ci dans son post :

3/ Ce roman n’est pas le premier de Thélyson Orélien. Dire ça, c’est reprendre la communication de l’éditeur (Grasset...) et effacer les livres publiés avant. Pour quelqu’un qui se dit en lutte contre les idéologies suprémacistes, considérer que seul un livre publié en Europe mérite d’être mentionné, c’est un peu gênant.

4/ Le titre du roman est C’était ça ou mourir, pas “C’était ça ou écrire”. Mourir, dans le roman (que je n’ai pas lu), c’est le risque encouru par le protagoniste à Haïti, puis dans sa longue migration. Le sujet n’est pas, de façon solipsiste, l’écriture. Ce n’est pas un roman de Jean d’Ormesson.

 

Deux addenda du 24 septembre : des éléments accablants tendent à démontrer qu’une nouvelle publiée par Thélyson Orélien en 2012 était largement plagiée d’un texte de Louis Pauwels. Cela n’éclaire que partiellement l’affaire autour de C’était ça ou mourir.

Johan Faerber n’a rien rectifié de son billet du 22/09, pas même le titre du livre, ce que pourtant pas mal de personnes lui ont signalé.