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vendredi, 17 avril 2026

Notre Sœur Rabat-Joie, jour de parution

C’est aujourd’hui que paraît Notre Sœur Rabat-Joie, co-traduit avec Patricia Houéfa Grange.

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Tout à l’heure, près de la mare, j’enregistrerai une petite vidéo afin d’ajouter quelques roulements de tambour à ceux de la maison d’édition. Patricia a déjà fait une publication à J – 2 avant-hier, que j’ai relayée. Hier j’ai pris un selfie en casquette rouge avant d’aller promener, et la légende a eu quelque succès sur Facebook.

 

Je crois l’avoir déjà raconté mais après tout, la répétition ou le radotage ne sont pas inutiles.

Ce livre, je le connais depuis trente ans, pile. Our Sister Killjoy. Quel titre, quand on y réfléchit.

Dans l’édition Longman, avec fleurs et fruits dessinés en couverture.

C’était à Oxford, dans le séminaire de Robert Young, qui l’avait mis en parallèle de Wide Sargasso Sea (je continue de ne pas très bien comprendre pourquoi). Depuis, je l’ai un peu fait lire (pas assez), mis quelques extraits dans des brochures de séminaire. En 2024, un an après la mort d’Ama Ata Aidoo, j’ai chouiné, comme je le fais parfois, sur un réseau social (Bluesky ? Instagram ?) sur le fait que ce livre ne soit pas disponible en français, et j’ai eu la joie d’être contacté par Sarah Fila Bakabadio, qui avait été ma collègue à Tours il y a un peu plus de dix ans, et qui est l’une des éditrices de Rot-Bo-Krik.

 

A partir de là, tout s’est enchaîné : échantillon de traduction, discussion avec les trois éditeurices (maintenant iels sont 4), approbation du projet, exigence (de ma part) d’embarquer une traductrice africaine ou afrodescendante… En février 2025, Houéfa est donc partie dans l’aventure avec nous, et j’ai traduit avec elle ce petit livre d’une très grande puissance. Après pas mal d’allers-retours entre elle et moi, nous avons rendu notre texte complet à l’éditeur début août.

Nouvelles navettes, discussions, relecture complète du texte par Mathilde Deprez (qui a noté un contresens énorme et atroce que j’avais commis et qui était resté jusque là inaperçu), intervention sur l’expérience de co-traduction à Nantes fin octobre (avec Houéfa en visio)… Depuis, on ronge un peu notre frein, mais l’organisation de la petite tournée nous a aussi un peu occupé-es.

Je n’ai pas encore beaucoup l’habitude des publications, de la médiatisation etc., et c’est aussi la première fois que ma co-traductrice est embarquée, pour une traduction, dans une tournée à proprement parler. Dans la mesure où cela fait trente ans que je tiens ce texte pour un livre vraiment capital, pas seulement à titre de « classique afroféministe » (c’est l’étiquette pensée avec la maison d’édition car c’est la meilleure manière de résumer une bonne partie des enjeux du livre), mais parce qu’il est extrêmement ambivalent, et en cela ce qu’est pour moi la grande littérature, il va de soi que j’aimerais que ce livre soit un succès de librairie, qu’il se vende bien, qu’il trouve des échos nombreux etc.

 

Une petite énigme sur laquelle je n’ai pas interrogé J.-B. Naudy dans nos échanges, c’est cette petite phrase à la page 6 : « Les éditions Ròt-Bò-Krik remercient Elvan Zabunyan de les avoir encouragées à publier ce texte. »