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mardi, 24 mars 2026

Sonnet printanier un brin métapoétique

Sonnet printanier un brin* métapoétique
(à partir des légendes de deux BeReal matinaux)**

 

Le merisier flamboie (ça ne va pas durer) :

N’attendez pas que l’herbe reverdisse***

et les fleurs en bouton, poètes****. Le calice

jusqu’à la lie* vous allez récurer.

 

Pris entre dix et douze**, un sonnet est en lice

pour torturer l’ouïe des culturés. ***

C’est le printemps, alors je m’exclame : « Purée !

Les coronilles au****ssi resplendissent ! »

 

Mes vers sont du chiendent, et Malherbe* est aux fraises**

face à ce ramassis indécrottable

fait de cacophonies et de diérèses.

 

(On échappa de peu*** au taratantara,

au vers 10.)* Printaniers, les poètes, à table,

braillent « C’est pas** la soupe qui rata*** ! »

 

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* C’est le premier jeu de mots d’ordre bucolique.

** Le sous-titre dénombre quatorze syllabes.

*** Sur cette pierre je bâtirai mon église.

****Première synérèse (nul besoin d’astrolabe).

* Les clichés, c’est toujours pratique à déconstruire.

** Faute de cinq à sept, le poète est matinal.

*** En un vers, une diérèse et un barbarisme !

**** Cette horrible liaison a donné le signal

Du motif cacophonique.

*                                      … n’est pas Cingal !

** Les seules que l’on voit sont d’Espagne, et toxiques.

*** Non, le printemps n’est pas la saison des colchiques.

* C'est la seule trace d’un vers qu’on a perdu.

** Rien n’est donc évité, d’un langage banal.

*** Sur ça, tu clos le ban, pénible individu.

 

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