samedi, 23 mai 2026
Dans les pages
Hier, avec E~ (aucune idée de l’initiale ou diacritique éventuellement employée déjà pour lui), nous avons donc pioché abondamment dans les huit cartons de livres que la famille d’une collègue que j’ai bien connue entre 2003 et 2011 – nous sommes allés chez elle trois fois – a légués suite à sa mort l’an dernier. Beaucoup de paperbacks déjà anciens et en état d’usage, mais E~ en a embarqué 70 ou 80 peut-être (sac à dos + deux gros sacs FNAC), et moi une dizaine, dont la plupart sont pour le moment dans mon bureau à la fac, où je les récupèrerai la semaine prochaine. Je pense d’ailleurs que je repasserai prendre les Doris Lessing que j’ai laissés de côté.
Hier soir j’ai commencé la lecture de The Accidental d’Ali Smith, déjà tenté à sa sortie ; j’avais réessayé, il me semble, il y a quelques années ; il m’est encore tombé des mains au bout de 25 pages. Depuis plus d’un an nous parlons de désherbage : celui-ci sera du lot. Par contre j’ai commencé de lire Extinctions de Josephine Wilson, acheté il y a 4 ou 5 ans, et qui cette fois-ci me plaît plutôt bien. La façon dont des images et des photographies d’objets ou de constructions architecturales sont insérées dans le récit est plutôt originale (ni Breton ni Sebald ni Guibert ni Rodenbach).
J’ai aussi lu un bon tiers de Fantômes de la révolution noire de Grégory Pierrot, paru chez Ròt-Bò-Krik en même temps que notre Sœur Rabat-Joie (« notre » n’est pas en italiques : désormais, elle nous appartient, à Patricia et moi). Il faudra, in fine, que j’écrive à Grégory Pierrot, mais quel plaisir de lire de vrais développements sur William Kelley, sur Lorraine Hansberry ; une page que je prévois de partager sur Facebook taille un costard à Boris Vian en rappelant (dans mon cas : en m’apprenant) comment il avait écarté d’un revers de la main les objections d’un Zobel, pas légitime selon lui pour évoquer les voix afro-américaines.
17:04 Publié dans 2026, Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0)

