vendredi, 15 mai 2026
Ungodly hours
Levé depuis une heure, réveillé depuis bien davantage. Il pleut des cordes (ça m’a réveillé), et je me demande si ma mère, qui a remis un petit coup de chauffage hier soir, n’a pas oublié de rebasculer le thermostat en position nuit, car il fait très bon, les radiateurs sont chauds et on entend toutes les deux minutes un bruit de robinet au sous-sol.
Comme toujours à Cagnotte depuis quelques années, je passe les heures à ne pas mettre un chat dehors (j’ai cherché un équivalent de ungodly hours, je ne trouve rien, et me demande de surcroît si l’expression anglaise ne sert pas plutôt dénoncer les gens qui ne sont pas encore couchés, l’heure à laquelle les bons chrétiens sont déjà dans leur lit etc.) dans la cuisine, sur l’ordinateur : je n’allais pas me raser à 5 h du matin, en réveillant O* et E*, qui ont fait le voyage avec nous et qui étaient vraiment crevés par leur semestre, hier à l’arrière de la voiture. L’horloge normande Levavasseur (héritage de Chicheboville) fait son tic-tac de vacarme.
Laurent m’ayant parlé avant-hier d’un livre d’Upton Sinclair, j’avais fait deux ou trois très rapides recherches sur cet écrivain états-unien qui n’était qu’un nom, et à peine même. Il se trouve que ma mère possède, dans la collection Tauchnitz – et plutôt abîmés –, deux romans d’icelui, mais pas du tout celui qui intéresse Laurent. Upton Sinclair, mort à l’âge de 90 ans en 1968, a écrit pas loin de cent livres, donc ce n’est pas surprenant. D’après ma mère, ce sont des livres récupérés lors d’un legs fait par une vieille collègue partie à la retraite depuis longtemps, quelque chose dans le genre, et au vu de leur état elle ne les avait pas lus. J’ai commencé Mountain City, pour voir, et c’est assez prenant, tout en étant très classique dans l’écriture.
06:02 Publié dans 2026, Hors Touraine, Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0)


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