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mardi, 05 mai 2026

Engloutis

Hier soir, fini de lire Malone meurt. Au fond, malgré ma passion de longue date pour Beckett, j’ai très peu lu sur lui, même à l’époque du centenaire, quand j’avais un peu écrit, mais de manière plus impressionniste. J’ai très peu lu, et je me demandais donc en finissant de lire Malone meurt (me demande) si la structure de ces romans a été envisagée du point de vue de l’anamorphose : dans Molloy, le Moran du II devient le Molloy d’avant le I, mais avec de nombreuses disparités, de multiples hics ; dans Malone meurt, Malone invente un personnage qui, finalement enfermé dans un asile, parvient au point de départ de son propre personnage. Bien sûr, ces personnages sont des figures, presque des spectres (il faudrait reprendre le beau livre de Xavier Garnier à la lueur de l’essai de Didi-Huberman sur Fra Angelico dont j’ai commencé récemment la lecture : le figural s’oppose au figuratif).

 

Averses, abats d’eau entre 5 h du matin (peut-être, je ne me suis vraiment réveillé qu’à 6 h et quelques) et midi. À 7 h 40, quand j’ai conduit Claire au lycée (le vélo n’était pas envisageable), la chaussée était noyée, au niveau des feux tricolores entre Décathlon et Norauto, dans facilement 30 ou 40 centimètres d’eau. Au retour, dix minutes plus tard, j’ai proposé à un gamin en trottinette de le prendre à bord juste pour lui faire traverser le carrefour, car les trottoirs étaient également engloutis. Il a préféré faire le détour par le parking de Norauto. Je me suis dit qu’il allait falloir faire venir une motopompe, et en effet trois heures plus tard toute cette partie-là était entièrement vidée de son eau, alors que lapluie n’avait pas diminué dans l’intervalle.

 

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