Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 21 mai 2026

De Lille à Douai, solastalgie

WhatsApp Image 2026-05-21 at 09.51.47.jpeg

 

Ce matin dans le train. Quatre personnes pas toutes jeunes derrière moi parlent de leurs nuits respectives, puis de leur transit intestinal, avant qu’une d’elles ne commence à lire à haute voix tout ce qu’elle voyait sur son téléphone. Tout ce beau monde s’est calmé plus ou moins au démarrage du train, heureusement.

 

Me voici, oreilles calées sur le nouvel album de Julien Jacob, superbe et dont une vendeuse de la FNAC de Lille hier m’a confirmé qu’il n’était pour l’instant « pas disponible en physique », et à lire cet essai paru le mois dernier et dont je n’aurais jamais su qu’il existait si je n’avais pas pris le temps, avant la rencontre à la librairie L’Affranchie, de bien regarder les tables. L’essai traite de la poésie de John Clare en lien avec l’appropriation capitaliste des espaces communs, tout en discutant de la traduction de certains de ses poèmes. Beaucoup de photographies prises par les auteurices lors de leurs propres pérégrinations sur les terres de Clare, en 2025, avec des légendes ironiques : le genre de livre qui me fait regretter d’avoir manqué de temps récemment pour le vlog. Moi qui ai découvert Clare en faisant pour la première fois le cours sur la poésie romantique en 2002-2003 et qui n’ai cessé de le lire et de le faire découvrir depuis, ce texte m’a tout de suite happé (requis). Et en lisant l’essai, me revient l’idée de revenir aussi à l’essai si fondamental et inspirant pour moi de Ross Chambers, Loiterature.

Le train s’arrête, vingt-cinq minutes après le départ, en gare de Douai, ville où nous avons passé quelques jours très heureux en juillet 1998.

Dohlâm dhi sonkhet

Dohlâm ni sonkhet

Wagaonn nesônn ditril nereb

Wagaonn nesônn mparap nesep

 

WhatsApp Image 2026-05-21 at 10.04.22.jpeg

Écrire un commentaire