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jeudi, 23 avril 2026

Sans sonnet

En voyage, le temps manque pour tout. On préfère jouir des lieux, du temps qui passe. On peut perdre aussi deux ou trois heures à déclarer auprès des Carabinieri le vol d’un portefeuille contenant un passeport afin de pouvoir ensuite téléphoner au consulat, puis envoyer un mail au consulat afin de tenter d’obtenir un document temporaire de voyage sans lequel, c’est évident, on ne passera ni les contrôles de sécurité de l’aéroport ni l’embarquement.

Même sans cette mésaventure – une première en trente-cinq ans de voyages pour Claire et moi – je n’arrivais plus à écrire, notamment ces fameux Sonnets vénitiens, dont j’ai quelques bribes par ci par là. Peu importe, ils n’ont pas vocation à être tous écrits à Venise.

 

Ni voitures, ni trottinettes : Venise.

Aucun oiseau, à peu près aucun insecte : Venise.

Des endroits où la cohue est presque permanente, d’autres déserts, comme abandonnés par le temps : Venise.

 

(Ce n’est pas un sonnet, on s’en contentera.)

 

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