jeudi, 04 juin 2026
Le temps passe
De samedi après-midi à mardi, j’ai été souffrant, avec des migraines et des pics de fièvre à 39°, et depuis hier, alors que la météo est redevenue presque automnale, j’essaie de rattraper le temps perdu, avec pas mal de petites choses en retard. Cet après-midi je ferai passer en visio quelques oraux de L3, ce foutu examen reporté déjà trois fois suite au blocage par une ultra-minorité qui en a fait un combat politique sans rapport avec les revendications de départ.
Une partie de ce que je dois rattraper, ce sont les billets de blog, ici même. J’ai lâché l’affaire depuis un mois sur l’autre blog (et ça me déprime, en fait), donc pas question de lâcher ici aussi.
08:20 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 03 juin 2026
Un bihoreau de près
Dans les jours qui viennent, il faudra que je commence à mettre en forme ma brochure de textes de version pour le cours d’agrégation que je vais désormais assurer, l’an prochain, en plus de cours de traductologie d’agrégation interne.
Il faut que je réfléchisse à ce que je vais faire dans le cours de « traduction et langues de la recherche » de M2.
Cet après-midi, lors d’une promenade au bord de la Loire à Rochecorbon : goélands, grande aigrette sur l’Île aux Oiseaux, sternes bien sûr, bihoreau en vol contre le vent le long de la rive, et même un faucon (ce n’était pas un crécerelle… hobereau peut-être ? en contre-plongée à contre-jour ce n’était guère évident).
Soir : nous avons fêté le succès aux examens d'Éva et Odilon, reçus tous deux haut-la-main à leur L2.
22:20 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 02 juin 2026
My Brilliant Career
J’ai commencé ce matin à lire un classique australien que je voulais lire depuis des lustres, My Brilliant Career de Miles Franklin. C’est très vivant, très astucieux ; certains passages, comme le chapitre V, relèvent pleinement de la littérature prolétarienne, avec même une dimension antispéciste antipatriarcale. Il me semble que l’intrigue amoureuse va être plus convenue, dans une lignée Austen/Brontë finalement nettement moins moderne que le reste du roman.
Ce premier roman publié à 22 ans à Edimbourg par son autrice est resté inédit en Australie jusqu’après la mort de celle-ci, pourtant couronnée de succès pour ses autres livres. C’est l’un des deux seuls traduits en français… et d’ailleurs j’aimerais bien jeter un œil à la traduction, car il y a de vraies gageures. J’ai d’ailleurs corné plusieurs pages dans l’idée d’y pêcher des textes de version.

Ici, il faudrait vérifier les termes techniques liés à l’art équestre.

Là, il faut trouver un jeu de mots passable. ——— N'attrape pas un coup de soleil ! Et toi, ne prends pas goût au soleil ! ——— C'est nul car il y a évidemment une allusion qui relève ici de la pure drague
Plus loin, la narratrice évoque, dans une scène champêtre très proche du ton de certaines nouvelles de Maupassant, “the plop, plop of a platypus disporting itself mid stream” : comment restituer une allitération avec notre foutu ornithorynque ?? j’ai tenté « le plic, ploc d'un ornithorynque folâtrant dans le courant », mais il faudrait un verbe avec au moins un son /k/ pour remplacer le verbe folâtrer.
18:22 Publié dans 2026, Lect(o)ures, Translatology Snippets | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 01 juin 2026
I Love Mes Cheveux, 44 déjà
Aujourd’hui a été diffusée l’émission enregistrée avec ma co-traductrice Patricia Houéfa Grange mercredi dernier avant la rencontre aux Temps sauvages. L’année risque de se terminer un peu en eau de boudin pour l’émission : après deux émissions les 8 et 15 juin, je n’ai rien de prévu, et je serai absent les 29 juin et 6 juillet – sans compter l’intervention chirurgicale du 13 juillet, déjà repoussée deux fois par l’hôpital.
Je n’ai pas osé évoquer récemment avec Nicolas, l’excellent libraire, ni avec Karine sa collègue depuis six mois, le projet d’une émission autour du fonds en traduction de la librairie, mais comme il me lit, peut-être réagira-t-il à ce message…
Malade depuis hier, je dors – et ai passé même une grande partie de ce lundi – dans la chambre du sous-sol, ce qui est l’occasion d’écouter les neuf vinyles de Sonny Rollins légués par mon beau-père, qui aurait eu 79 ans aujourd’hui.
19:00 Publié dans 2026, ILMC | Lien permanent | Commentaires (0)

