Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 09 octobre 2026

Raid numérique sur Teams (université de Tours)

Nous avons passé, à trois ou quatre, une partie de la matinée à rédiger le communiqué ci-dessous, dont la diffusion a été refusée par la présidence. Mes collègues anglicistes qui sont vice-présidentes pourront continuer de venir râler que Philippe Roingeard est insulté ou caricaturé, ce qui de fait n’avance à rien (mais n’a, également, aucune importance au regard de la situation générale), mais il faut bien dire que cette équipe fait tout pour qu’on croie qu’elle souhaite étouffer toutes les revendications.

 

Communiqué des membres du personnel mobilisés (Université de Tours)

sur le raid numérique du 8 octobre 2026

*************

Nous, membres du personnel mobilisés depuis la semaine dernière, avons appris avec stupéfaction les très graves incidents survenus pendant un cours en distanciel synchrone en droit, jeudi 8 octobre. Nous condamnons les propos sexistes, racistes et antisémites, qui ont été proférés par des personnes se disant “e-bloqueurs” et qui tombent sous le coup de la loi. Nous apportons notre soutien au collègue victime de propos ignobles et aux étudiant·es traumatisé·es par ce raid numérique, qui constitue une véritable maltraitance.

Il est évident que ces intrusions n’ont aucun rapport avec les revendications des étudiant·es actuellement mobilisé·es et qu'elles ont pour but de décrédibiliser le mouvement. Les propos tenus sont totalement contradictoires avec les revendications portées par le mouvement des étudiant·es et du personnel, en particulier sur l’égalité sociale et la lutte contre les discriminations liées aux frais d’inscription différenciés. Les étudiant·es mobilisé·es sont d’ailleurs engagé·es contre toutes les formes de discrimination et de violences sexistes et sexuelles.

L’incident ayant été immédiatement relaté dans un magazine d’extrême-droite en mettant en cause sans aucune preuve les étudiant·es mobilisé·es, nous dénonçons une tentative grossière de discréditation du mouvement. Nous demandons à la Présidence de faire valoir un droit de réponse en affirmant qu’aucun lien n’est établi entre ces discours xénophobes et le mouvement social en cours. Nous interrogeons enfin la responsabilité de l’employeur, qui a encouragé la mise en place hâtive, et hors de tout cadre réglementaire, du distanciel synchrone, exposant ainsi enseignant·es et étudiant·es à ce type d’intrusion.

 

Comité de mobilisation de l’Université de Tours

9 octobre 2026

 

18:01 Publié dans 2026, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)