dimanche, 18 octobre 2026
1 million, 100 milliards
Enfin une bonne nuit, à dormir d’une traite, huit heures tout de même. J’en avais sacrément besoin. Mon ordinateur, tout neuf pourtant, est bruyant, je trouve, sans que j’arrive à savoir si cela fait seulement quelques jours ou si je ne m’en étais pas rendu compte avant.
Nous avions prévu d’aller à Paris aujourd’hui, et puis, entre les tensions (ainsi que la fatigue) liées à la mobilisation et la fin de manifestation qui a dégénéré hier soir – comme on pouvait s’y attendre – nous n’avons pas la tête à visiter des expositions. À Tours la manifestation a été absolument colossale, impressionnante, presque incontrôlable. Le matin, 2 à 3000 personnes (cinq fois moins donc) s’étaient rendues de la place Velpeau aux Atlantes, où la station-service a été neutralisée, avant de bloquer l’autoroute pendant une petite demi-heure ; épuisé, je n’étais pas de l’aventure.
La journée d’actions et de mobilisation d’hier est un succès ; le gouvernement, qui tablait sur « 110.000 à 170.000 manifestants » la veille, et qui a dû en avouer 550.000 (800.000 selon les organisations syndicales), est totalement désavoué, dépassé, incapable de répondre à l’exigence de démocratie.
Il faut un budget qui rééquilibre un peu les choses et qui cesse de multiplier les inégalités sociales. Pour l’obtenir, il faudrait que les macronistes renoncent à leur politique depuis 2017, qui n’a été que cadeaux aux grandes entreprises, aux multimillionnaires et à l’agriculture dite « productiviste » ; on l’envisage difficilement, de fait.
Seule réponse, la répression : orchestres pacifiques gazés, tabassages, nasses pour empêcher des milliers de personnes de se joindre aux cortèges (Benoît Hamon en a témoigné à Paris)...
06:57 Publié dans 2026 | Lien permanent | Commentaires (0)


