jeudi, 29 octobre 2026
29102026
Nous sommes rentrés hier soir de notre petite virée dans le Pays basque espagnol, sur la côte qui va du mont Jaizquibel à Lekeitio, moi avec un beau mal de gorge, aggravé ce matin d’une rhinite carabinée. Je n’ai pas trop dormi, ni très bien.
Presque fini de lire le très beau livre de Raphaël Gallien, À en perdre la raison. Folies et colonisation à Madagascar, qui est précis, fouillé, analytique, et surtout très nuancé. La démarche et le style m’ont plusieurs fois fait penser aux meilleurs textes de Didi-Huberman. L’ensemble du chapitre 6 (« Malaise dans la décolonisation ») offre un angle vraiment novateur sur les formes de psychopathologie réductrices qui ont été appliquées aux romans du désenchantement, qu’il s’agisse des Soleils des indépendances ou de The Beautyful Ones Are Not Yet Born… Le trauma de 1947, inscrit au sein d’une logique coloniale plus ancienne et plus complexe, a fait basculer l’interprétation même – le langage, la mémoire – dans le hors-cadre.
Lors de notre promenade cet après-midi, nous avons vu, Claire et moi, dans le champ en face de chez Dubois, une demi-douzaine de milans et (peut-être) un circaète qui se disputaient quelque chose – une charogne ? – au sol. À notre approche, les rapaces se sont dispersés, par groupes de deux, pour aller se poster dans la peupleraie voisine.
16:24 Publié dans 2026, Affres extatiques, Hors Touraine | Lien permanent | Commentaires (0)

