lundi, 23 mai 2011
Tout blanchit.
22 mai 2011.
C'est qu'il y a beaucoup de visiteurs, à la Ni Bernard ni les autres ne sont descendus si bas, pourtant ils ne cessent d'y songer, à cette tour haut perchée. Diadème, qui a fait le détour par Savonnières et Villandry, ne retrouve ni les mots ni les termes. La tour appelle le tourisme. Diadème recherche le nom de cette figure de style, et le retrouve peu après le confluent : la figura etymologica. Entre-temps, Bernard baguenaude. Entretemps, Bernard baguenaude. L
tour. Et que je sache ils sont contents. Qui serais-je, dès lors, pour critiquer ?a porte de fer qui y donne accès est fermée par un cadenas rouillé. Mon cadenas ! Des mousquetaires on glisse assez facilement aux cadets, en ne pouvant s'empêcher d'entendre la voix de Cyrano. Nous t'envoyons ce message car nous nous faisons du souci. Then she plants in the pot a marigold, a flower that is thought to be fadeless. Tout de même, d'Orthez à la maison de mes grands-parents (où il n'y a plus de poulailler, où il n'y a plus de parc à l'abri des regards, où, pour s'y rendre depuis le bourg, on ne trouve plus de ronciers couverts de mûres juteuses comme lorsque j'avais cinq ans), il n'y a pas une si grande distance, et j'aurais pu faire le détour. Le chemin où nous cueillions des mûres se nommait Tout-Blanc, ou du moins ainsi l'appelait-on dans la famille, et je n'ai jamais vraiment remis en cause cet oracle, d'autant que le chemin a disparu sous les tractopelles et le bitume quelques années plus tard, alors que (peut-être ?) nous n'y cheminions déjà plus (mais est-ce si sûr ?). D'un texte farci d'incertitudes que pourrait-il advenir ? Nous nous faisons bien du souci. It appears that a hoop wreathed with rowan, and bearing suspended within it two balls, is still carried on May Day by villagers in some parts of Ireland. Aussi, n'oublions pas, il y avait
le parc Jean-Rameau. Et la Gloriette, à Cauneille !
Diadème se laisse aller aux souvenirs foisonnants. Pourtant, ne lui semblent-ils pas un peu desséchés ?
Souvenirs, mais aussi : projections ! exils ! Le printemps, malgré le tout début visible d'un dessèchement promis, s'exalte. Si c'est le printemps, le dimanche 22 mai peut valoir le lundi 22 mars. Alors, repensant à la tour, Diadème se souviendra peut-être d'y avoir vu une étrange exposition collective, dans laquelle chacune des photographies en noir et blanc était encadrée par les initiales du photographe, ce dans des polices ou linotypes de plus en plus extravagants au fur et à mesure de la visite, de sorte que c'était aussi une exposition de typographie. La Tour Moncade, tout de même ! L'un des portraits était un très gros plan, qui ne montrait que la minutieuse arcade des sourcils noirs. C'était un vendredi. Et c'est un vendredi, depuis longtemps déjà le confluent est derrière nous. Derrière elle. Jamais je n'aurais
imaginé que le chemin était si long, jusqu'à l'estuaire. Nous nous faisons beaucoup de souci.
21:20 Publié dans Entre Baule et Courbouzon | Lien permanent | Commentaires (0)
Une demi-heure dans la vie du futur non-Directeur
De la main gauche, je scanne, par séries de 2 pages, le chapitre 2 d’American Pastoral en vue de poursuivre l’élaboration du wiki que je vais consacrer au roman de Philip Roth. De la main droite, je consulte mes mails, y réponds, tout en surveillant certaines procédures de retouche en cours sur de récentes photographies (dans Flickr) ; je m’interromps régulièrement pour copier-coller les résultats de reconnaissance d’ABBY FineReader dans un document Word, et même, tout en écoutant les albums Art Deco (1988) et Brown Rice (1975) de Don Cherry, je réponds au téléphone, car H., qui a reçu mon mail sur les décomptes horaires pour les colles, en profite pour me donner les dernières instructions pour la préparation des oraux de l’UE1003. Tout en gardant le bras gauche tendu pour que le scanning des pages 56-57 soit le meilleur possible, je copie-colle dans un autre document Word les instructions officielles et lance une impression afin d’adjoindre icelles au sujet de chaque candidat. Après avoir écrit ce texte, je descendrai à la reprographie récupérer les sujets individuels, les mettrai sous enveloppe avec les instructions officielles, avant de m’atteler à corriger les erreurs de numérisation du chapitre 2.
Qui a dit que les hommes n’étaient pas multi-tâches ?
13:51 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (3)
Champ inframental
Ce qu’il voit n’est pas ce qu’elle voit n’est pas ce qu’on vit n’est pas ce que tu veux n’est pas. Ce qui n’est pas n’a pas d’existence n’a pas de substance n’est pas sans être n’est pas sans s’avérer n’est pas sans poser quelques légitimes problèmes de substance. Ce qui est substance n’est pas essence ce qu’elle voit ce qu’il voit ce qu’on voudra comme on vit comme on veut comme on ne sait rien mieux vaut se taire. Ce que l’on tait n’est pas ce que l’on assume n’est pas un refus de s’exprimer n’est pas le mutisme n’est pas le chaos n’est pas un cataclysme – est-ce le mutysme ? – ce n’est pas et c’est le silence. Ce qui s’isole n’est pas ce qu’on immole n’est pas ce qu’elle adule n’est pas ce qu’il abhorre n’est pas ce qu’on hait n’est pas ce qu’on est. Ce que l’on naît n’est pas ce que l’on devient n’est pas ce que l’on soutient n’est pas ce que tu tiens n’est pas ce qu’elle craint n’est pas du tout pas pas du tout non pas du tout pas moindrement pas ce que pas ce qu’il pas ce dont n’est absolument pas ce dont je me souviens.
09:31 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (0)

