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jeudi, 18 août 2005

Sans écoute

Je me surprends (alors que je suis seul, pourtant, dans la grande maison de Hagetmau (mon beau-père parti chez le coiffeur en compagnie de R°°°, et C. à la piscine avec A.)) à ne pas écouter de musique, et à remarquer que, depuis que nous sommes hors Touraine (ce qui ne va plus tellement durer), la mention « En écoute », sur laquelle plusieurs notes écrites et publiées à Tours se refermaient, a disparu. C’est que, à Cagnotte, en nombreuse compagnie, il m’est arrivé d’écouter quelques morceaux d’un disque, mais pas pendant que j’écrivais; et à Hagetmau, en dépit des protestations de mon beau-père, qui ne m’en a pas découragé, j’ai quelque scrupule à écouter des disques, car mon beau-père, très amateur de jazz (au point qu’il possède sans doute un millier de vinyls et plusieurs centaines de disques compact), a radicalement cessé (et de manière irréversible) d’écouter de la musique dans sa maison, depuis la mort de son épouse, il y a quatre ans. Depuis quatre ans, l’habitude, pour moi, a été prise de me passer de musique ici, car je n’ai que rarement le réflexe d’écouter un disque, avec les écouteurs, par recours au lecteur de l’ordinateur.

Il y a aussi, peut-être, que le manque d’écho donné par les lecteurs de la communauté Jazz à mes notes (à l’exception notable du malentendu sur les deux Avishai Cohen) ne m’a pas incité à poursuivre coûte que coûte.

Varia

Jeudi, trois heures de l’après-midi

Ce matin, je ne pouvais pas écrire (mais j’ai beaucoup lu, en revanche), et cet après-midi, après une heure passée à vaquer à quelques affaires courantes et à prêter mon ordinateur, pour sa connexion Internet, à R°°°, qui loge ces temps-ci chez mon beau-père, je ne peux plus me connecter. Non que j’aie écrit grand chose jusqu’à présent, d’ailleurs. J’ai l’impression que l’écriture me replonge dans mes remords et démons. Je l’évite.

Il me semble parfois que l’écriture de ce carnétoile m’arrache à la lecture, qui est fondamentalement ma passion principale, mais aussi que je lis trop pour tenir le rythme, car j’aimerais parler ici de ces lectures.

A défaut, je recopierai prochainement le bref poème de Stuart Merrill qui se trouve dans un numéro de Scapin de 1886. Maigre moisson, qui ne risque pas de me réconcilier avec la bibliophilie, ni avec les antiquaires.

Je suis très intrigué par ma lecture d’un roman de Lise Deharme, L’Eve blonde.

Hier, à table, il a été longuement question des ostensoirs, aspersoirs et goupillons, ou plutôt du sens de ces différents mots, aucun des convives n’ayant une grande culture religieuse ni de forts penchants cléricaux. C’est une chanson de Brassens qui m’a donné une piste, avant la vérification dans le dictionnaire, et mon beau-père et moi nous sommes accordés pour dire que cette Messe au [du?] pendu compte parmi les incontestables chefs-d’œuvre du chanteur. La phrase de la soirée aura été: «Tu as de la chance, de connaître tous ces textes par cœur.»

C’est à du gibier de potence
Qu’en cette triste circonstance
L’hommage sacré fut rendu…

Plus classiquement, ou baroquement, ce matin, entre six et huit, je me pourléchais de ma lecture du Fou d’Elsa (qui regorge de très beaux vers, et se distingue par une composition poétique et un imaginaire inoubliables).

18:51 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1)

De Beckett

Une bouteille, du 1er avril dernier, qui n'était pas un poisson, quoique jetée à la mer, et qui rencontra un écho favorable auprès de sa destinataire, mais sans, à ce jour, de concrétisation.

Chère M°°°

j'ai l'esprit d'escalier, en ce moment, décidément, mais je viens de m'apercevoir que 2006 sera l'année du centenaire de la naissance de Beckett. J'étais en train de me dire... Irlande... France... arts du spectacle... culture... Beckett...?

Isn't there something to be done? Grand admirateur de Beckett prosateur, comme tu le sais, je m'associerais volontiers à un événement culture/recherche/(enseignement?)

Bises,

Guillaume

L'idée eût été, aussi, de ma part, de faire un film composé d'entretiens avec divers amateurs de Beckett (universitaires, théâtraux, écrivains, étudiants, etc.). Une autre possibilité était de créer plusieurs événements entre la date de naissance fictive et la date de naissance réelle de Beckett (soit entre le 13 avril et le 13 mai 2006, au centenaire). Maintenant que j'y pense, pourquoi pas un blog ponctuel??? A suivre...

Sans...

Sans ascenseur j'assume. (Devise du roi Barnabé Ier)

In memoriam Michel Antoine

Il y a neuf ans mourait Michel Antoine, professeur d'anglais qui avait commis l'irréparable erreur de se trouver, pendant les fêtes de Dax, sur le chemin d'un de ses anciens élèves, qui le roua de coups jusqu'à ce que mort s'ensuive, avec l'aide de deux complices.

Aujourd'hui s'achève l'édition 2005 des prétendues ferias. Que ceux qui aiment "faire la fête", et que ceux qui leur trouvent tous les droits, n'oublient jamais que le festayre est aussi, parfois, un assassin. Il n'y a pas que les taureaux qui trouvent la mort pendant les fêtes.*