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mercredi, 17 août 2005

La Terrauboise, à Terraube (Gers)

Craignant, après nous être cassé le nez à Valence-sur-Baïse, de ne trouver ni restaurant ni épicerie où trouver de quoi nous sustenter en ce 15 août, nous fûmes bien contents de trouver, avant Lectoure, un restaurant assez agréable, La Terrauboise, dans le très joli village de Terraube, jusque là inconnu de nous (nous empruntions, lors de nos précédents trajets, un autre itinéraire), et où se trouve un superbe château qui fera l’objet d’une visite une prochaine année ou ès calendes grecques.

Le restaurant, pour m’en tenir à ce seul côté connu désormais de la commune, n’est pas exceptionnel, mais très honnête. L’entrée du menu à 26 euros, un gaspacho de petits pois au foie chaud, ne rendait guère justice au foie frais cuit, qui n’était peut-être pas d’une qualité irréprochable de toute façon; mais, dans tous les cas, si l’idée mérite réflexion, la réalisation laissait à désirer (le foie était noyé dans le gaspacho, au goût, du coup, passablement écoeurant) et suscitait quelque regret que le foie n’ait pas été servi de manière plus traditionnelle, c’est-à-dire poêlé avec un peu de gros sel. Le plat principal, en revanche, était irréprochable: il s’agissait de ris de veau aux morilles, sauce succulente et infiniment tiounquable, le tout accompagné de ravioles au foie frais (dispensables mais réussies). Le dessert était une crème brûlée à la verveine, très douce et qui clôturait parfaitement le déjeuner.

Nous dînerons une autre fois à l’Hôtel de Bastard.

Huit melons dans la malle

De retour de Plieux, repassant par Lectoure (dont les lecteurs perspicaces auront, depuis longtemps, remarqué l’inscription dans ce carnétoile, par le biais de la catégorie Lect(o)ures), cette bourgade admirable, l’une des plus belles du Gers, où chaque fois je reviens avec délices, je décidai d’acheter, pour faire plaisir à mon père et lui montrer que je savais être beau joueur, après notre désaccord de l’avant-veille sur l’odeur des melons*, une caissette (ou un cageot) de huit melons, dans une ferme, caissette ou clayette que je mis dans le coffre de la voiture (ou, comme on dit dans les Landes, dans la malle), non sans prendre le soin de recouvrir la dite clayette d’un carton, afin de limiter autant que faire se peut les odeurs, et qui, comme de bien entendu, empesta le coffre tout au long des cent quatre-vingts kilomètres de route, sans que, toutefois, nous nous en aperçumes dans l’habitacle, car nous avions recours à la climatisation, qui, semble-t-il, neutralisa la pestilence, ce qui tendrait à prouver que la climatisation est effectivement efficace à plus d’un titre (et non seulement contre la chaleur), mais aussi qu’il s’agit d’une invention particulièrement démoniaque et nocive pour la santé, car ne pas être incommodé par l’odeur de huit melons dans un habitacle restreint est contraire aux lois les plus élémentaires de la nature.


* Mon père fait partie de ces personnes qui soutiennent que le melon n’a pas d’odeur, ou plutôt qu’il s’agit d’une odeur agréable et surtout légère, alors que j’affirme, pour ma part, que rien ne pue plus (en qualité et en intensité) qu’un melon dans un espace clos, si ce n’est peut-être un chou-fleur ou un brocoli déjà cuits ou en train de cuire.

21:55 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)

Allons-y Alonso?

Comme mon ordinateur portable met plusieurs minutes à se lancer et à afficher le bureau, après le traditionnel (mais, je le crains, inefficace) contrôle du système par le logiciel anti-virus (pourtant dûment mis à jour, avec une belle régularité), j’ai pris l’habitude d’avoir un journal ou un livre à portée de main lors de cette opération, afin de ne pas perdre stupidement ces instants à contempler béatement le toujours identique processus de démarrage, et de m’user les yeux avec des visions plus variées. Cet après-midi, j’ai lu, ainsi, une page du supplément des Inrockuptibles qui consiste en un florilège de dix-sept extraits de romans de la «rentrée littéraire». (Je déteste les Inrocks, comme on dit, et je fuis autant que possible la rentrée littéraire, mais enfin, voilà, paradoxe, que j’ai acheté ce numéro du 17 août avec ce supplément.)

La page que je lus était un extrait du dernier roman paru, ou à paraître, de Jean-Philippe Toussaint, Fuir. Toussaint est un écrivain dont j’ai lu parfois quelques pages, dans des revues, ou à l’étal des libraires, mais que, devant la platitude de sa prose, je n’ai jamais pu me résoudre à fréquenter plus avant. Ce ne sont pas ces quatre colonnes qui changeront mon point de vue: quel style pauvre, et quel banal début de roman!

Ce n’est pas de cela dont je voulais parler ici. Vers la fin de l’extrait, le narrateur, dans une sorte de “stream of consciousness” très fragmentaire ou minimaliste, lance cette phrase brève: «Allons-y Allons-o.» Je n’ai pas tout de suite identifié cette formule, qui pourtant fait partie de mes classiques (c’est mon côté calembours répétitifs), sans doute parce que, ne l’ayant jamais vue écrite, et ne l’ayant jamais écrite moi-même, je l’écrivais mentalement comme il me semble qu’elle doit s’écrire pour être intelligible, à savoir selon le rapprochement avec le patronyme ibérique: Allons-y Alonso. (Et, autre bifurcation, je m’aperçois que des journalistes sportifs ont dû s’en emparer, car il existe un coureur cycliste ainsi nommé, non? Monsieur de Gougle en cela nous aidera, s’il le veut.)

Lançons donc ici une brève enquête:
1) connaissez-vous cette expression?
2) l’utilisez-vous?
si vous avez répondu oui à la première question, comment l’écririez-vous?

Toute autre remarque sera la bienvenue.

Du cinéma

Courriel envoyé le 31 mars dernier:

Cher E°°°,

j'avais en effet prévu de te confier la surveillance, car je supposais que l'examen de cinéma devait avoir une tournure un peu spécifique.
Je te fais confiance et te laisse toute latitude en l'espèce.

Merci du sujet et bien à toi,

Guillaume

Un peu de censure (et d'autoglorification)

Traube m'invective abondamment et inonde ce blog de ses commentaires sans queue ni tête. C'est son droit, car je n'ai pas été tendre avec lui. Toutefois, ne tenant pas particulièrement à ce que ce site devienne le déversoir de ses virulences haineuses, j'ai tout de même supprimé trois de ses commentaires, jugeant que ceux que je maintiens à la vue de tous, à la suite de la note Un blogueur inepte, suffisaient à donner la mesure de ses verbigérations.

Traube a-t-il pris des cours auprès de Pierre Driout? Même confusion des thèmes, même amalgame permanent de tout et de son contraire, même incohérence de la langue... Le plus amusant, c'est que l'un (Traube) me traite de pétainiste, là où l'autre (Driout) ne cesse de me reprendre sur ma "négrophilie". L'un m'accuse de provincialisme, l'autre dit que je suis un normalien parisianiste et, de ce fait même, dénué de talent et d'intelligence.

Cela me renvoie une image flatteuse, car cela montre que je suis un écrivain complexe, chatoyant, aux mille moires équivoques, un fanal lumineux, où deux pauvres fous, pareils à des phalènes, sont venus se brûler en y voyant des traces de leurs fantasmes respectifs.

Bon, ironie mise à part (je me sens obligé de signaler que la phrase précédente était ironique, car Traube et Driout sont incapables d'ironie - il faudrait pour cela qu'ils comprennent ce qu'est le langage), heureusement que l'immense majorité de mes lecteurs est douée de raison. Ce serait fatigant, sinon...

Pour clore sur la question de la censure, j'accepte évidemment le débat et la contradiction, mais si l'un des commentateurs se contente de polluer le site avec des monceaux de phrases incohérentes et des commentaires absolument identiques les uns aux autres, je fais valoir toutefois mon droit de suppression.

17:50 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (8)

Les notes que je voudrais écrire si mon ordinateur marchait mieux et si j'avais plus de temps

Voici les titres de quatorze notes que j'aimerais écrire:

* Tariq Goddard (a.k.a. le serpent de mer de Guillaume)
* Deux nouvelles de Henry James
* Deux nouvelles de Florian ("Claudine" et "Valérie")
* Longlive de Menan du Plessis
* La collection Simonow à Flaran
* La Terrauboise, à Terraube
* L'Eté photographique de Lectoure
* Huit melons dans la malle
* Allons-y Alonso?
* Visite de Plieux le jour de l'Assomption
* D'une phrase de Faulkner
* La valise de Lise Deharme
* Où en est la Touraine?
* Les Entrepôts Lainé... est-ce bien raisonnable?
* Tramway de Bordeaux

Silence & emphase

Mon silence de ces deux derniers jours est lié à la panne informatique (qui s'avère être, apparemment, la mort de ma batterie bien-aimée, après trois ans de bons et loyaux services (une neuve est commandée auprès de Lespiauc Informatique, à HAgetmau), ce qui fait que je peux de nouveau, depuis ce matin, travailler, ayant enlevé la batterie et reliant directement l'appareil au secteur) et aux déplacements, avant-hier dans le Gers et hier à Saint-Pierre-du-Mont, chez mes grands-parents maternels, avant de rallier la "patrie douce et chère" de C.

Des dizaines de notes à écrire, sur des sujets qui me tiennent à coeur, et il a fallu, ce matin, que je réagisse à chaud au commentaire de Sylvain Cottin, qui (si c'est lui, toujours (je me méfie des plaisantins depuis les driouteries de juillet)) a pris la mouche sur mon piteux calembour à reconstruire, ne s'apercevant pas que ce n'est pas habituellement le genre de la maison et qu'il y avait donc un effet-miroir de sa propre médiocrité imbécile (de sorte que Roucas, oui, d'un certain point de vue, c'est surtout l'auteur de l'infâme article sur les curistes pendant les fêtes de Dax), mais qui ne se défend nullement des accusations de gérontophobie. S'il existe bel et bien un "péril jeune", c'est celui qui consiste à voir des vieux partout, et surtout à les mépriser. Pourtant, bien des grandeurs du monde sont venues d'hommes et de femmes qui avaient une certaine expérience de la vie.

Autre point que Cottin ne relève pas, sa totale mauvaise foi et sa célébration implicite des festayres, qui se rendent pourtant coupables, chaque année, d'abus et de méfaits. J'attends votre réponse, Monsieur...

La nullité est contagieuse

Sylvain Cottin (si c'est bien lui l'auteur du commentaire ci-joint) a raison: la nullité est contagieuse, et la seule lecture de son article a suffi à tenter le démon calembouresque et scatologique qui dormait en moi. Ne vous inquiétez pas. Ce malin génie s'est promptement rendormi, et M. Cottin (que j'aurais pu comparer à l'abbé du même nom, cible de Molière (mais je craignais que Sylvain ne comprenne pas, car Molière ça fait pas djeunns)) peut poursuivre l'écriture de ses torchons.

Je signale par ailleurs que j'ai transmis l'article criminel et incriminé à un médecin d'une région éloignée, qui recommande souvent des cures à Dax et qui va savoir, avec d'autres parmi ses collègues, ce que les Dacquois "locaux" pensent vraiment des curistes. Dax bientôt sixième ville thermale de France grâce à Sylvain Cottin? Il faudrait peut-être prévenir M. le Maire...