mercredi, 01 août 2007
Tour de force
S’en tenir à ce qui reste serein (l’impétrant reste imperturbable ; il a l’impiété impétueuse).
Trois heures avant la fin du mois, 150 étourneaux sous le prunus, à se gaver de la pulpe des fruits trop mûrs, et, à six heures du matin, le 1er août, les roucoulades des tourterelles. Jamais, dans cette maison dont le silence est ponctué de craquements et de crissements, mais surtout, des arrêts bruyants du frigo, on n’a regardé l’aube se lever avec cette épaisseur de sang coagulé. Il faut que le corps se repose, et ne noter que les phrases où se lira, d’une manière ou d’une autre, une façon de sérénité. Sur le tour du potier, la main façonnait des bribes invisibles à l’œil nu. Si je commençais à narrer mes souvenirs (l’impétigo pyrénéen, par exemple), je n’en aurais jamais fini ; mais, allongé sur le canapé, à guetter les geignements, je préfère lire Il me faut aimer une pierre (aux nombreuses coquilles).
J’ai tout en chantier, surtout la mémoire des lieux. Sur le sentier, comme l’œil va de parenthèse en parenthèse, de paragraphe bref en ligne orpheline, j’ai laissé quelques illusions. Qu’elles s’accordent entre elles, ou se gourment, qu’importe ?
19:01 Publié dans Hors Touraine | Lien permanent | Commentaires (27)

