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lundi, 04 mars 2013

Après Vigny

Dans l’herbe meurt

un souvenir d’hiver ... demeure

pensée gracieuse

ni verbe chair ver marteau à feutre

Au loin dans ma mémoire creuse

Au loin là une vache meugle

étonnée d’être au souvenir

sur la taupinière herbeuse

à la dernière neige de mars qui rameute

un souvenir d’hiver. ....... (demeure)

 

« Rien de plus con que Glee »

(Près de la machine à café. Trois jeunes filles assises.)

 

 

– Attends, tu regardes qu’un épisode sur 10 tu vas rien comprendre.

– C’est pas comme Desperate.

– En plus je l’ai en entière. C’est la saison, c’est ze saison quoi.

– T’as vu que Meredith.

– C’est ze saison, vrai.

– T’as vu que Meredith en plus elle était enceinte.

– Oui.

– Du coup elle adopte son petit garçon c’est trop bien.

– T’imagines qu’y a des gens de 25 ans qui regardent Glee.

– Attends.

– Y a rien de plus con que Glee.

Sept colonnes

Cloîtré dans le bureau – il y fait trop chaud – je poursuis ma trace, mes tâches. Depuis six semaines, la maladie (banale mais défigurante) a creusé l’épuisement, de sorte que je me trouve sans ressort, capable seulement de faire ce que j’ai à faire au coup par coup, et au prix, à chaque fois, d’un effort de volonté qui, le reste du temps, semblerait ridicule et disproportionné. Je dois me dire qu’en écrivant ici ce paragraphe, je tente de reprendre pied – symboliquement ? En tout cas, tout m’épuise.

 

La nuit dernière, j’ai bien dormi. Bien, profondément. Au réveil, vers six heures, je me sentais reposé. Même si cette impression n’a pas duré, il était déjà essentiel de la ressentir. Et, à présent, je dois m’arracher à ce bureau (paperasses, relectures, lettres professionnelles) pour aller marcher au soleil, trouver le soleil.

 

Peut-être qu’après tout – après tout ça (j’en rirai ?) – il ne sera pas tout à fait trop tard pour adopter enfin l’emploi du temps.