mardi, 26 janvier 2016
Ping-pong, 10 : habiter & tuer
Aujourd'hui, à la faveur du jour de grève, j'ai enfin pu prendre une journée pour ce qui traînait depuis deux mois, à savoir l'achat de nouvelles étagères pour la bibliothèque (ou le bureau, c'est selon). Après un aller-retour maison/Ikea qui a battu un nouveau record, je pense (cinquante minutes, déchargement compris), j'ai donc monté ces merveilleuses planches avec leurs surmeubles et autres fariboles, pour passer ensuite deux bonnes heures, en milieu d'après-midi, à ranger les livres qui avaient dû gésir en piles pitoyables depuis la mi-novembre et le remploi de la bibliothèque située à ma droite quand je suis à mon bureau (comme en ce moment) comme séparation entre le bureau et un minuscule coin lecture.
(Je crois que le bureau est, dans cette maison, la pièce à avoir connu le plus de modifications, infimes ou plus significatives. Assez logique, en un sens.)
Du coup, j'ai réorganisé totalement le classement des ouvrages de poésie et profite donc de cela pour saisir, sur l'étagère quasiment la plus à portée de main (sur la droite), deux livres que je n'ai pas ouverts depuis longtemps, voisins d'alphabet et de rayonnage (ce qui n'est pas souvent le cas — le classement alphabétique m'intéresse peu, pour nos livres), Peintures de Segalen et L'écolier sultan suivi de Rodogune Sinne de Schehadé.
J'en extrais deux phrases, (presque) au hasard.
L'auberge habitait un cheval carmin. (“Rodogune Sinne”, ch. II / p. 66)
Avant tout, avez-vous tué en vous le regret innombrable comme les poissons vibrants ? (“Cortèges et Trophées...”, p. 111)
Vienne à présent la chaleur noire du mercure.
22:22 Publié dans Par les lettres, Ping-pong, Pynchoniana | Lien permanent | Commentaires (0)
Offrande d'anciens distiques (16-25 janvier)
Que profs de Vaucanson leur souffrance on abrège
Les lycéens dessin des bites dans la neige.
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Comprendu-je très bien Pamela Andersone
Aimons pas le foigras : ç'a pas en silicone.
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Croivu-je pas quelque chose plus ça m'irrite
L'avalanche de mails du vieux birbe émérite.
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On a übersalé comme ça gerbe un max
Le dentiste est prescrivu du parodontax.
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On a boyau je suis eu les douleurs gastriques
Mais bien qu'avec Zahia on est été la trique.
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Dring dring m'est dit Hugo décrochu le coup d'file
Pour sachoir Slam y ont une pissadouphile.
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Mec qu'il a bien ringardos autant Cataldo
J'ai dur dans le dancing mails de Ménégaldo.
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Golri-je très beaucoup que le vieil harpagon
Son porte-cigarette étut en Captagon.
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Rome
Golri je César qu'il a vraiment salopiau
De trompir sa femme avec un clerc marsupiau.
On aphorisme Atia cadeau à Servilia
Si comme un gros queutard a toujours apprécia.
On a surpris Césarion qu'il tète au goulot
Qu'en fait ç'a été le chiard de Titus Pullo.
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Edmonde-Charles
Zahia m'est dit à moi que j'ai mégaqueutard
Comme si je pas lu Stèle pour un bâtard.
Zahia et que Karim aussi pour la tirer
Charleroux dans le nom on mettut le tiret.
Cingal m'est dit à moi ç'avoir un trait d'union
Confonde avec tiret il me mettrut un gnon.
Rimka craignut un max qu'il prenut prison ferme
Où qu'il auront temps de lire Oublier Palerme.
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Impression-je beaucoup comme Michel Legrand
Au curé des loubards ressemblut fortement.
On a dur le dentier si au tonigencyl
Qu'il cachut un nid de merle dans son sourcyl.
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Golri je Maître Gims chantut le black power
Si comme qu'il est vêtu comme un éboueur.
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Va-je toute la nuit ma piquer au picrate
Louane qu'en fait elle avons Cœur de pirate.
18:21 Publié dans Distiques ribéryens | Lien permanent | Commentaires (0)

