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jeudi, 20 février 2020

*2002*

Levé à 6 h 35. Cela s'améliore, ces temps-ci.

Je découvre, grâce à Laelia Véron sur Twitter, qu'un certain nombre d'auditeurs (et -rices, sans doute) de Radio France et l'Académie française considèrent les interrogatives en "est-ce que" comme relâchées. Non seulement c'est absurde et contraire tant à l'histoire de la langue qu'à l'observation usuelle, mais je tombe aussi des nues. En effet, j'enseigne toujours, et notamment à mes étudiant-es d'échange allophones, que la seule tournure relâchée est la phrase déclarative avec intonation montante : Tu viendras ?

Viendras-tu ? : soutenu

Est-ce que tu viendras ? : courant (voire difficile à pratiquer convenablement)

 

... au point que je me demande si ce ne sont pas les interrogatives indirectes en "est-ce que" qui étaient dans le collimateur de ces auditrices (et -teurs) :

Je voudrais savoir est-ce que tu viendras. (Aaaargh.)

Je te demande est-ce que tu sais. (Re-aaaaargh.)

 

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