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samedi, 10 janvier 2026

Des dictons, des diktats

Il y a toujours quelque chose d’insolite à glaner, lorsqu’on se promène à Paris. Après tout, cela est vrai de Tours, ou de bien d’autres villes. Quand je lis comment Ryoko Sekiguchi réussit à écrire sur Venise d’une manière tout à fait neuve, inattendue, je pense qu’elle pourrait écrire un livre de 500 pages absolument lumineux sur Tours.

Mais je ne suis jamais allé à Venise, et ce livre sur Tours, c’est celui que je voulais écrire en créant ce blog, alors que j’étais encore un nouveau venu dans la région.

En tout cas, aujourd’hui, pour la saint Guillaume, nous étions à Paris.

Dans le train, je lisais Venise, millefleurs de Ryoko Sekiguchi.

 

Ça a commencé, plus ou moins, par un arrêt de trente-cinq minutes en pleine voie au lieu-dit Guillerval ; était-ce une gare ? aucune idée. En tout cas, j’ai écrit sur le groupe Famille ce faux dicton (j’avais réécouté L’almanach amoureux de Murat récemment, ça n’a pas dû aider) :

À la san Guillermo,

À Guillerval ton train sera K.O.

 

Nous avons visité deux expositions, toutes deux très belles, et de deux artistes fort différents : Magdalena Abakanowicz au musée Bourdelle et les œuvres de Soulages sur papier au musée du Luxembourg.

Expo Magdalena Abakanowicz, musée Bourdelle    De 15 h 30 à 19 h nous avons passé l’après-midi avec E*** (je ne sais plus quel système d’initiales et d’astérisques l’ont précédemment désigné ici mais du moment que je m’y retrouve – si je le désigne comme l’excellent traducteur de quatre volumes de Whitman tout le monde saura qui sait) ; il me semble qu’on ne s’était pas vus depuis la Noël 2024 à Pau, mais Claire pensait que si. On n’a pas demandé. Au café Les Éditeurs, caricature de clinquant post-ironique parisien, le sancerre était gouleyant (c’est déjà ça). On se pelait, sinon (dehors). E***, aussi ébloui que nous par les Soulages, préférait les deux dernières salles ; il nous a montré très précisément celui qu’il attend que nous lui offrions lors de son départ en retraite.

 

À 21 h 14, vingt-sept minutes après l’arrivée de notre train, pile à l’heure, en gare de Saint-Pierre-des-Corps, nous avons reçu le mail ci-dessous de la SNCF. Parfaitement ubuesque, ou faut-il dire kafkaïen ? je dirais plutôt barraldien, en hommage à l’auteur de Clonck

 

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Le seul dysfonctionnement est l’envoi d'un mail annonçant un dysfonctionnement inexistant.

 

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