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lundi, 23 janvier 2006

… vissée …

 

« Comment pardonner à Dieu que celui qui fut si vif et si gai ne soit plus ? Plus jamais les sourires de Marcel Pagnol, plus jamais ses rires, plus jamais ses joyeuses histoires. On me l’a enfermé dans une boîte, une affreuse boîte que des vivants indifférents ont vissée, une terrible boîte, et mon innocent dedans, une longue boîte, et des poignées de terre sur la boîte, et on a descendu la boîte avec des cordes, sans trop de ménagements descendue et déposée au fond d’un trou d’argile, sa dernière humble demeure. » (Albert Cohen. Carnets 1978. “Folio”, pp. 49-50)

 

 

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SUR UN POETE MORT A L' ETRANGER

J'apprends ta mort, mon Héraclite, et je revois
Nos promenades et nos entretiens d'autrefois
Si souvent prolongés jusqu'au soleil couchant.
Et tu n'es plus... Au loin, la terre t'a reçu,
Depuis longtemps déjà, sans que nous l'eussions su.
Mais la mort qui prend tout ne prendra pas ton chant.
L'oiseleur noir est sans pouvoir sur tes poèmes,
Et ces vivants ramiers consolent ceux qui t'aiment.

Anthologie palatine, VII, 80 traduction de Marguerite Yourcenar

Écrit par : EF | lundi, 23 janvier 2006

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