vendredi, 22 mars 2013
Poignée d’heures

Déjeuner au BarJu, qui a dû changer de propriétaire (plus classique, moins chichiteux, plus cher aussi – mais avec les insupportables interruptions (« Bonne dégustation » et autres) indissociables des restaurants contemporains), puis achat de nippes (godasses, futals) avant un détour par “Le Cosmographe” (qui ne s’appelle plus Les Amours jaunes depuis trois ans, là encore je semi-débarque), où j’ai acheté un recueil de Fitzgerald que je n’avais pas (mais lu, pourtant : The Diamond as Big as the Ritz), Suicide d’Edouard Levé, La langue maternelle de Vassilis Alexakis, La grammaire en forêt de Josée Lapeyrère, et enfin, in extremis, entr’aperçue sur une étagère, une monographie consacrée à Achille-Etna Michallon, dont je ne cesse de croiser le chemin ces temps-ci et qui, tenez-vous bien, avec son prénom volcanique, a tout de même peint des éruptions de Vésuve !
17:04 Publié dans BoozArtz, Moments de Tours, Pynchoniana, Questions, parenthèses, omissions | Lien permanent | Commentaires (0)
Cinq distiques ribéryens sur l'actualité vénéra(b)le
Qu'on a triste en arrosir les liquidambars
Apprendu plus golri mangir les carambars.
Hugo il on a porti casquette Lénine
Et je bonbon caramel rime léonine.
Niouzes qu'on est migraine et front tiendu en main
Si d'apprendu Sarko metta en examen.
Hugo qu'intello on a écoute du jazz
Et pétu sous la douche est baissa prix du gaz.
Sarko Copé Lagarde en avont casserole
Et ras-le-bruit que j'ont habitants La Membrolle.
14:04 Publié dans Distiques ribéryens | Lien permanent | Commentaires (2)
Avant un déjeuner au BarJu
J'ai réservé au BarJu
Une table pour deux personnes :
Dans leur décor tu détonnes,
Tout comme un sépia de Franju.
À l'école, les daronnes
Et les pères, sans rogntûdju
À Tours pareil qu'à Fouju,
Te croisent sans faire des tonnes.
Ainsi passe le vendredi
Au soleil, l'après-midi
Venteux d'une promenade
Accompagne chaque regard.
Le soir, thé, whisky, limonade
Te coulent qu'il est bien tard.
11:49 Publié dans Moments de Tours, Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
they're as I told you (“street waves”)
they're nothing new
street waves They can be cumber
some bothersome annoy
ing STREET WAVES such as were get
ting on nerves so wet
your bed you feel like it
they're nothing new
street waves they're not for you
sparks way back in '78
don't cry it from the chimneytops
street waves left me aloof
Was in a trance I was in a
loop
nothing new
see this is just as I told you
11:11 Publié dans 373#47, Autres gammes | Lien permanent | Commentaires (0)
El Desaparecido
Qu'imaginer de cet exil
Triste féroce et anxiogène
Dans son tonneau mon Diogène
Nous lance qu'il s'en bat le cil
Le Cid descendu dans l'arène
Du boléro je perds le fil
Bataillant bien après l'an Mil
Pour le pognon pas pour Chimène
Des virgules dont je t'affuble
Veston camisole ou chasuble
Tu t'ébroues pour les arracher
Et nu de tout ton éphémère
Exil à ne pas s'en cacher
T'avances Chacun sa chimère
07:49 Publié dans Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)


